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EAN : 9782366240511
384 pages
Éditeur : Cambourakis (21/08/2013)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 24 notes)
Résumé :
La Fin du vandalisme est le premier volume d'une trilogie qui raconte le comté de Grouse, dans le Midwest : ses fermes, ses chemins de terre, ses lacs, son marais Lapoint, son bois Martins, sa saison sèche suffocante, ses pluies automnales, ses pompiers, son conseil élu... Le couple formé par Dan, le shérif, et Louise, jeune femme lunaire, ironique, secrète, est au centre de cette fresque foisonnante de personnages, dont la construction et la tonalité ne sont pas sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
alouett
  16 septembre 2013
Scènes de vies quotidiennes en pleine campagne américaine, dans un Comté du Midwest.
On accompagne Dan Norman (shérif du Comté de Grouse) dans la gestion des affaires courantes : une enquête pour appréhender le responsable de la disparition d'engins agricoles, retrouver la mère du petit Quinn (ce nourrisson abandonné dans un caddie de la supérette Hy-Vee de Margo), encadrer les travaux d'intérêt public d'Albert (fils d'un fermier du Comté qui a vandalisé le château d'eau)…
On rencontre également Louise au moment où elle décide de rompre avec Tiny (délinquant notoire). Nous allons découvrir comment cette femme reconstruit sa vie après son divorce.
La fin du vandalisme est un récit choral de Tom Drury. Ce roman d'environ 360 pages fait intervenir pas loin de 70 personnages différents. le couple de personnages principaux (Dan et Louise) est initialement utilisé pour permettre d'accueillir chaque nouveau protagoniste. Passé le premier tiers de l'album, ce n'est plus le cas. En effet, le lecteur se repère dans ce microcosme et l'arrivée de tel ou tel se fait naturellement.
De fait, il faut un bon moment avant d'entrer dans l'histoire qui, au vu de la multiplicité des intervenants, peut sembler décousue. Car si l'intrigue se construit ressentiment autour de la présence de Dan et Louise, le lecteur devra repérer les noms des personnages secondaires ainsi que les noms des villes du Comté : Margo, Boris, Grafton, Mixerton… Nous sommes effectivement et régulièrement amenés à suivre Dan dans ses déplacements professionnels ou à être pris dans les allées-venues de Louise.
Il m'a donc fallu du temps avant de pouvoir investir les uns et les autres et me sentir à l'aise dans cet univers. Cependant, les ramifications entre les personnages sont permanentes ; on croise chaque individu régulièrement et dans différents contextes ce qui permet de s'approprier chacun d'entre eux assez facilement.
La fin du vandalisme développe des scènes de vie du quotidien. Il y a peu d'action, le rythme du récit est assez constant avec quelques rares passages où l'on est saisit par la tension du moment ; dans ces instants, on ressent de l'inquiétude pour le personnage. Je pense notamment à ce passage où l'on se trouve avec Louise dans sa ferme isolée ; la jeune femme vit seule et, par une nuit d'hiver, elle aperçoit quatre hommes qui se dirigent prestement vers sa maison… Je me rappelle aussi de ce passage où, à la suite d'un appel anonyme très avare en informations, Dan mène tambours battants une recherche pour retrouver un nourrisson abandonné dans un caddie d'un des supermarchés de la région.
J'ai apprécié cet ouvrage qui n'a pas été sans me rappeler Essex County et ce pour plusieurs raisons : les deux histoires se déroulent dans le Midwest, ce sont deux récits chorals, deux scénarios presque dépourvus de scènes d'action et deux univers dans lesquels le lecteur met du temps à entrer et à se repérer. Les pièces du puzzle narratif trouvent lentement leur place mais avec une fluidité étonnante. Finalement, l'atmosphère qui plane sur ces fiction nous permettent de nous sentir à l'aise. La fin du vandalisme est le premier tome d'une trilogie que j'ai très envie de poursuivre. Les deux autres tomes ("Hunt in dreams" et "Pacific") ne sont pas encore traduits en français.
Avec beaucoup de subtilité et un humour pince-sans-rire, Tom Drury nous permet d'explorer un univers réaliste. Son écriture est descriptive et contient de nombreux détails qui permettront au lecteur de matérialiser les personnages aussi bien que leur environnement (couleurs, emplacement des objets, sons, formes…). le lecteur devra pourtant faire preuve de patience pour s'approprier cet univers et y trouver sa place. Une bonne cinquantaine de pages sont nécessaires pour se situer face à la déferlante de personnages que l'auteur installe. Pourtant, au bout du compte, cette lecture s'avère très agréable et assez prenante.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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kanarmor
  09 septembre 2013
J'ai été battu par K.O par l'auteur, Tom Drury à la fin du 3e chapitre. Pourtant j'ai lutté pour ne pas abandonner, mais j'ai jeté l'éponge à la page 71. Il est rare que je ne termine pas un livre. Je suis hermétique au style d'écriture développé par l'auteur. Pas de changement de rythme, d'intensité, pas de moments dramatiques ou humoristiques, d'exclamation ou d'interrogation. Les personnages vont et viennent, agissent, parlent sans émotions apparentes, de temps de réflexion ou de doute. D'autant que l'auteur construit son texte avec une accumulation de considérations, d'apartés, de détails inutiles et parfois hallucinants (cf la citation). Bref cela m'a paru aussi ennuyeux que les grandes plaines du Midwest où se situe l'(in)action. Ah, j'ai quand même appris un mot nouveau, un nombre en fait : quatre-vingt-cinq cents (8500). C'est déjà ça...
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Guixxx
  18 août 2013
Je mets la moyenne pour la forme et l'écriture, parce que je sais que je passe à côté d'un bon livre, parce que j'ai aimé La contrée immobile du même auteur paru l'année dernière (et qui avait l'avantage d'avoir un vrai fil conducteur avec trois fois moins de pages) mais ce format de roman m'ennuie particulièrement : suivre la vie de soixante-dix protagonistes dans un comté américain où rien ne se passe (car Rien ne se passe, c'est comme suivre la vie de ses voisins de palier pendant 370 pages...), ça ne doit intéresser qu'un américain de ce même comté ou quelqu'un qui s'émoustille de peu.
Mention spéciale pour des dialogues bien ficelés, rien d'autre.
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Guixxx
  18 août 2013
Je mets la moyenne pour la forme et l'écriture, parce que je sais que je passe à côté d'un bon livre, parce que j'ai aimé La contrée immobile du même auteur paru l'année dernière (et qui avait l'avantage d'avoir un vrai fil conducteur avec trois fois moins de pages) mais ce format de roman m'ennuie particulièrement : suivre la vie de soixante-dix protagonistes dans un comté américain où rien ne se passe (car Rien ne se passe, c'est comme suivre la vie de ses voisins de palier pendant 370 pages...), ça ne doit intéresser qu'un américain de ce même comté ou quelqu'un qui s'émoustille de peu.
Mention spéciale pour des dialogues bien ficelés, rien d'autre.
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lessorcieres
  08 avril 2015
Dans le comté de Grouse on retrouve des bébés dans des caddies, les chevaux marchent à l'envers après avoir mangé de drôles d'herbes, un vandale saccage la fête pour la fin du vandalisme et le shériff tombe amoureux.
Dans cette ville typique des coins les plus reculés des Etats-Unis comme on se l'imagine, il s'en passe des choses. Ces choses ordinaires deviennent extraordinaires sous la plume grinçante de Tom Drury, auteur inconnu à mon bataillon jusqu'a ce jour ^^
Les personnages, nombreux, se croisent et s'entrecroisent au rythme des saisons qui se suivent mais ne se ressemblent pas.
Sous des allures de chronique de la vie de tous les jours l'auteur nous montre les travers de la société: alcoolisme, religion, abandon, vandalisme sont racontés avec humour.
Les nombreux personnages, le style d'écriture m'a un peu déroutée au début puis je m'y suis faite au bout de quelques pages et je me suis prise au jeu de cette comédie loufoque.
La division en trois parties n'apporte pas plus que ça donc on aurait pu s'en passer. Par contre un gros point noir j'ai constaté de nombreuses coquilles dans mon exemplaire et autant une ou deux ça ne me dérange pas que là c'était un peu trop. Dommage.
Lien : https://memelessorciereslise..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
DAYTONADAYTONA   08 septembre 2014
Leur mère, c'était Colette Sandover, de Boris. Elle s'était mariée trois fois, chaque mariage ayant donné lieu à une naissance et s'étant terminé par la mort du mari. C'est pour cette raison qu'on l'appelait parfois Killette au lieu de Collette.
Les enfants de Boris la prenaient pour une sorcière, phénomène qu'elle encourageait elle-même en jetant des sorts ; elle arpentait le jardin en lançant des imprécations telles que : "Ô Lucifer, apparais-moi maintenant. Ô Lucifer."
Elle était tellement en retard pour sa déclaration d'impôts que même les fonctionnaires municipaux esquivaient la question.
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DAYTONADAYTONA   07 septembre 2014
Apparemment, elles avaient déjà commencé à picoler sec au milieu des décorations d'Halloween. Le visage de Pansy était rouge vif, et Diane avait cassé un verre. Si l'alcool, pour Louise, était comme un tortillard progressant à son rythme à travers collines et plaines pittoresques, pour Pansy et Diane c'était davantage un ascenseur après la rupture du câble.
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kanarmorkanarmor   09 septembre 2013
Helen Plum apporta même un ragoût de macaronis au bœuf dans un plat en céramique de Corning, quant à savoir qui était censé en manger, ce n'était pas clair. Mais il faut dire que Helen Plum réagissait à presque n'importe quelle sorte de nouvelle stressante en cuisinant des ragoûts, et avait une fois rappliqué à Faribault, Minessota, où un semi-remorque avait pris feu, avec une poêlée de pommes de terres aux pétoncles et au jambon. Véridique, histoire rapportée par sa belle-fille.
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DAYTONADAYTONA   07 septembre 2014
Comment tu t'accommodes du divorce ? demanda-t-il.
- Ca va, répondit Louise. Je n'ai pas à cuisiner des choses que je n'ai pas envie de manger. C'est un plus.
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Tom Drury - Pacifique
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