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ISBN : 2253006874
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1975)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 515 notes)
Résumé :
Orpheline et pauvre, Mary Yellan n'a pas d'autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de l'Atlantique. Dès son arrivée à l'Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu'elle a connue jeune et gaie n'est plus qu'une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant, qui enjoint à Mary de ne pas poser de questions sur les visiteurs de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  13 août 2016
C'est un classique de ceux qui appartiennent à ces chefs d'oeuvre dont on dit volontiers qu'on devrait les relire, même quand on ne les a jamais lus.
C'est donc fait, et je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà parcouru cette histoire , qui, du fait de la période où se déroule l'intrigue mais aussi, et là c'est plus étonnant, par le style d'écriture , qui évoque Bronte ou Collins. Bien sûr, les lieux évoqués renforcent ces analogies.
On est dès les premières lignes dans l'ambiance : la pluie est glaciale, la route cahoteuse, il fait nuit. Les passagers qui subissent les accidents du chemin et l'humidité du véhicule ne sont pas à la fête. Même le cocher vit un enfer. Dans l'habitacle, une jeune femme vient de quitter son village natal, pour rejoindre sa tante dans une auberge . S'occuper d'une ferme seule, en Cornouailles au 19è siècle, même si l'on séjourne dans le village de son enfance, est trop difficile.
Mais son arrivée dans cette bâtisse lugubre, fuie et honnie par tous les habitants de la région, car l'on se doute qu'il s'y passe des choses pas très catholiques, lui laisse entrevoir des lendemains qui ne chantent pas. Sa tante est dans un état lamentable, sous l'emprise d'un homme alcoolique, et violent . Les activités qu'il pratique et qui ont lieu à la nuit tombée plongent Mary dans une terrible angoisse.
C'est peu à peu que les faits se révèlent, peu à peu élucidés par Mary. le déroulement du récit évoque ainsi l'ambiance d'un thriller, même si ce terme n'existait pas lorsque Daphné du Maurier a publié le roman. Même si l'on finit par se douter du fin mot de l'histoire, le lecteur ne découvre le pot aux roses que dans les dernières pages.
Un bon point pour l'ambiance, habilement calquée sur les états d'âme de Mary. Les descriptions des paysages sont remarquables et on visualise sans difficulté les landes escarpées et les marécages embrumés.
Par contre la désuétude est manifeste dans les dialogues : on n'arrive pas à croire un seul instant qu'un être aussi rustre que l'aubergiste parle une langue aussi châtiée, même si on imagine que le vouvoiement et le passé simple soient une justice rendue à la langue anglaise.
Expérience très intéressante et très agréable, malgré la faiblesse des dialogues, largement rattrapée par le pouvoir d'évocation d'une ambiance qui n'est pas sans rappeler la lande bretonne, à la morte saison quand vent, brouillard et pluie noient les contours des paysages .
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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calypso
  12 novembre 2017
Mary Yellan a 23 ans et ne connaît rien d'autre que Helford, son village natal qu'elle n'a jamais quitté. Après la mort de son père, elle a vécu seule avec sa mère mais voilà que celle-ci est mourante et qu'une promesse est faite qui scellera le destin de Mary : rejoindre sa tante, Patience, et son époux, Joss Merlyn, qui sont ses plus proches parents. Sans le savoir, elle s'aventure vers un danger qui la dépasse : Joss Merlyn est loin d'avoir fait fortune, il tient une petite auberge que semblent fuir aussi bien les plus proches voisins que les voyageurs. La réputation de cet homme laisse présager le pire…
Embarquée, dès les premiers mots, voilà la première chose qui me vient à l'esprit. J'ai adoré l'ambiance, tout le monde le dit, mais c'est tellement vrai : on a l'impression d'y être, dans cette lande, on a l'impression de le sentir, ce vent, et contrairement à Mary, je crois que je serais partie bien vite de l'auberge, car on la sent aussi, la menace que représente son oncle. C'est un personnage très ambigu, à cause de cette personnalité double – ou du moins changeante – que lui prête l'auteure. Il n'est pas le seul personnage intéressant du roman. Mary, bien sûr, est un personnage fort, bien plus tentée par l'aventure que son portrait initial ne le laisse deviner. Quant à Jem Merlyn, le frère de Joss, mystérieux et ténébreux, il est sans doute pour moi le personnage le plus intrigant et mon seul regret est de ne pas l'avoir vu un peu plus présent.
Allez, je me lance un défi : découvrir toute l'oeuvre de cette romancière anglaise que j'ai mis, je l'avoue, un peu de temps à lire… J'ai déjà un troisième titre en ma possession, prêté par une collègue fan, alors il n'y a plus qu'à !

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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missmolko1
  28 janvier 2017
Je vous met en garde, la critique qui suit ne va absolument pas être objective. Daphné du Maurier est sans contexte l'une de mes auteurs favoris et elle a encore conquis mon coeur avec l'Auberge de la Jamaïque.
Dans ce roman, tout est absolument extraordinaire : d'abord, les descriptions de la lande sauvage vous mette directement dans l'ambiance. le suspense est présent à chaque pages, il est donc quasiment impossible de lâcher le roman une fois commencer. L'action et l'intrigue ne cesse jamais, il y a en effet aucun temps mort et l'on passe d'un rebondissement a un autre.
Les personnages, notamment Mary et Jem, sont tellement attachants. Mary est un petit bout de femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elle est courageuse et l'on suit ses aventures avec plaisir. J'ai bien sur adoré la fin, mais la je ne vous en dirais pas plus, et il vous faudra lire le roman pour comprendre.
Bref, c'est une excellente lecture et un vrai coup de coeur pour moi comme a chaque fois avec Daphné du Maurier. Il me reste quelques uns de ses romans dans ma PAL a découvrir et je n'ai aucun doute qu'ils seront tout aussi excellents.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Arakasi
  09 mai 2016
Perdue au milieu des landes brumeuses de la Cornouaille, l'Auberge de la Jamaïque ne paye pas de mine : murs lépreux, chambres miteuses, hôtes inquiétants… Depuis que le nouveau propriétaire, l'ivrogne et violent Joss Merlyn, a pris possession du lieu, les bonnes gens ont cessé de venir à l'auberge et les diligences n'osent plus s'y arrêter. Pourtant, certains soirs, l'Auberge de la Jamaïque s'anime. de curieux et peu ragoutants personnages surgissent de la nuit pour se glisser en catimini sous sa devanture, souvent accompagnés de charrettes aux contenus inconnus. Malheur à celui qui sera témoin de leurs activités ! Il pourrait bien finir la gorge tranchée ou pendue à un tronçon de corde. Malheur surtout à la petite Mary Yellan qu'un destin malin a jetée sur ses berges isolées ! Après la mort de sa mère, elle est venue rejoindra sa tante Patience Merlyn mais se retrouve rapidement mêlée aux combines odieuses de son époux. Heureusement pour elle, la jeune fille est dotée d'un sacré de sang-froid et de beaucoup de ressources. Hélas, même la tête la plus solide est vulnérable à l'amour et quand Mary rencontre le jeune frère de son oncle, le beau et séduisant Jem Merlyn, la sienne ne tarde pas à tourner…
Ma première lecture de « l'Auberge de la Jamaïque » remonte maintenant à beaucoup d'années et j'en gardais un souvenir agréable mais un peu flou. J'étais plutôt romantique et j'avais gardé un souvenir affriolant de la romance entre Mary et Jem. Avec du recul et le cynisme (tout relatif) des ans, je la trouverais un peu facile et superficielle sans la dose d'ambiguïté subtile insufflée par Daphné du Maurier : impossible d'ignorer les nombreux points communs entre les deux frères et on peut se demander si, malgré tous les bons côtés apparents du jeune Merlyn, l'histoire de coeur de Mary tournera à la longue aussi dramatiquement que celle de sa tante.
L'histoire en elle-même est agréable à suivre et bien menée, mais n'est pas la meilleure qui m'ait été donnée de lire de cette auteure. Elle manque un peu de surprises et d'originalité à mon goût, mais compense par une atmosphère très prégnante, glauque et gothique à souhait. Les descriptions des landes et de la mer sont particulièrement magnifiques avec ça et là une petite pointe de fantastique noir qui vient rehausser agréablement le tout. Comme souvent chez Daphné du Maurier, le personnage principal est un peu plat (quoique moins que ceux de « Ma cousine Rachel » ou de « Rebecca »), mais les secondaires sont très réussis. J'ai apprécié notamment celui de l'oncle Joss dont on comprend par éclairs, malgré sa brutalité et son ivrognerie, la séduction qu'il a pu exercer sur sa pauvre épouse. Mention spéciale également au très énigmatique Vicaire d'Altarnum dont on ne cesse de remettre en question les motivations : ami ? Ennemi ? Ou témoin impassible et moqueur du drame qui se joue entre les quatre murs poisseux de l'auberge ?
Sans être mon préféré de du Maurier, « l'Auberge de la Jamaïque » est donc un livre réussi, riche en suspense et en portraits psychologiques savoureux. A lire comme la majorité de la bibliographie de cette auteure.
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iarsenea
  31 mai 2012
J'ai subitement décidé de lire l'auberge de la Jamaïque en revenant de ... la Jamaïque. Même si je savais que l'action ne se situait pas en Jamaïque, je cherchais par tous les moyens à prolonger mon voyage d'une façon ou d'une autre. Je suis tombée par hasard sur ce titre dans ma liste, et je me suis dit, pourquoi pas ?
Évidemment, il n'est pas du tout question de la Jamaïque dans cette histoire se passant au XIXe siècle en Cornouailles. La Jamaïque, ce n'est que le nom de l'auberge où se situe la majorité de l'histoire. Jamais on n'apprendra le pourquoi de ce nom. En plus, l'histoire se passe entre la fin de l'automne et le début de l'hiver, dans une température grise, maussade et froide. Bref, un faux espoir pour moi et une déception totale en ce qui concerne ma volonté de prolonger mon voyage.
Cependant, l'histoire en elle-même m'a enchantée. Suite à la mort de sa mère, Mary Yellan, une jeune fille, déménage à l'auberge de la Jamaïque où vivent sa tante et son oncle qu'elle n'a encore jamais vu. Elle retrouve sa tante complètement depuis son mariage. Elle n'a plus aucune jovialité, elle tremble de peur et elle parle sans arrêt, comme pour masquer sa nervosité. Mary se doute que cela a à avoir avec son oncle et ses activités suspectes, et elle est déterminée à le dénoncer pour sauver sa tante.
J'ai été surprise de découvrir une héroïne avec du front tout le tour de la tête et une tête sur les épaules. Elle prend des risques inconsidérés, mais elle sait ce qu'elle veut et pourquoi elle prend ces risques. Pour l'héroïne d'une auteure de cette époque, c'est fort étonnant de voir une héroïne si forte. Il faut dire qu'à l'époque, les demoiselles étaient considérées comme de petites bêtes fragiles...
Le personnage de Jem m'a aussi fascinée. Il a toutes les qualités des héros des romances aujourd'hui : il est beau, il est grand, mais il est rebelle et il s'assume. Pour Mary, Jem représente un danger, mais elle sait qu'elle ne pourra pas y résister...
J'ai eu l'impression en lisant l'auberge de la Jamaïque d'avoir le privìlège de lire une des toutes premières romances moderne. Moderne par le portrait de ses personnages et par son scénario. Bien sûr, ne vous attendez pas à de l'érotisme... mais le personnage de Jem est tout de même diablement sexy !
Une autre qualité que je ne m'attendais pas à retrouver dans ce roman, c'est qu'il y a beaucoup de mystère, de suspense. On a l'impression de lire un véritable livre d'aventures tellement les rebondissements se succèdent rapidement ! La fin est plutôt facile à deviner, mais le fait d'avoir tout compris ne m'a pas du tout dérangée, parce qu'elle m'a satisfaite.
Ce n'était donc pas du tout ce à quoi je m'attendais, mais ce fût une très très belle surprise pour moi ! À quand mon prochain Daphne du Maurier ?
Lien : http://lecturesdisabelle.blo..
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
MeduzanticMeduzantic   13 août 2018
Des vents étranges soufflaient, qui semblaient ne venir de nulle part. Ils se glissaient à la surface de l'herbe, et l'herbe frissonnait ; ils soufflaient sur les petites flaques de pluie, dans le creux des roches, et les flaques ondulaient. Parfois, le vent hurlait et ses clameurs résonnaient dans les crevasses ; puis ses gémissements se perdaient de nouveau. Il y avait, sur les rocs, un silence qui appartenait à un autre âge, à un âge révolu, évanoui comme s'il n'avait jamais été, un âge où l'homme n'existait point, où seuls des pieds païens foulaient les collines. Il y avait dans l'air un calme, une paix plus ancienne et plus étrange qui n'était pas la paix de Dieu.
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Eric76Eric76   05 juin 2017
Des vents étranges soufflaient, qui semblaient ne venir de nulle part. Ils se glissaient à la surface de l'herbe, et l'herbe frissonnait ; ils soufflaient sur les petites flaques de pluie, dans le creux des roches, et les flaques ondulaient. Parfois, le vent hurlait et ses clameurs résonnaient dans les crevasses ; puis ses gémissements se perdaient de nouveau. Il y avait, sur les rocs, un silence qui appartenait à un autre âge, à un âge révolu, évanoui comme s'il n'avait jamais été, un âge où l'homme n'existait point, où seuls des pieds païens foulaient les collines. Il y avait dans l'air un calme, une paix plus ancienne et plus étrange qui n'était pas la paix de Dieu.
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CarosandCarosand   23 août 2012
Et voici qu'en dépit d'elle-même le visage de Jem lui apparut de nouveau ; il avait l'air d'un chemineau, avec sa barbe naissante, sa chemise sale et son regard hardi. Il était rude et manquait de tendresse ; il y avait en lui plus d'un trait de cruauté ; c'était un voleur et un menteur. Il s'ingéniait à faire tout ce qu'elle craignait, détestait et méprisait. Mais elle savait qu'elle pouvait l'aimer. La nature se souciait bien des préventions ! Les hommes et les femmes étaient comme les animaux de la ferme à Helford, supposait-elle ; il y avait une commune loi d'attraction pour tous les êtres vivants, quelque affinité physique qui les faisait aller l'un vers l'autre. Ce n'était pas l'esprit qui choisissait. Le bétail ne raisonnait point, pas plus que les oiseaux. Mary n'était pas une hypocrite ; élevée à la campagne, elle avait vécu trop longtemps avec les oiseaux et les bêtes ; elle les avait vus s'accoupler, élever leurs petits et mourir. Il n'y avait guère de romanesque dans la nature, et Mary entendait ne pas le rechercher dans sa propre vie.
Non, Mary ne se faisait pas d'illusions. Etre amoureux n'était qu'un joli mot pour excuser la chose. Jem Merlyn était un homme, elle était femme ; que ce fût ses mains, sa peau ou son sourire, quelque chose en elle répondait à cet homme ; le seul fait de penser à lui était irritant et stimulant à la fois et cela la tourmentait. Elle savait qu'il lui faudrait le revoir.
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ArakasiArakasi   03 mai 2016
- Je n’ai qu’une faiblesse dans ma vie, dit-il, et je vais vous la confier : c’est l’alcool. C’est une malédiction, et je le sais. Je ne peux pas m’en empêcher. Un jour, cela me perdra et ce sera une bonne chose. Certains jours, je ne prends qu’une goutte, comme ce soir. A d’autres moments, je sens la soif s’emparer de moi et je bois comme une éponge, je bois pendant des heures. C’est la puissance, la gloire, les femmes, le Royaume de Dieu, tout cela à la fois. C’est alors que je parle, que je parle jusqu’à ce que la moindre des damnées choses que j’ai faites soit dispersée aux quatre vents. Je reste dans ma chambre et hurle mes secrets dans mon oreiller.
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patrick75patrick75   10 novembre 2013
Ici,sur le sommet, le vent s'agitait et pleurait avec des murmures de craintes, sanglotait à de vieux souvenirs de sang versé et de désespoir : il y avait là une note déchirante dont l'écho se répercutait et se perdait dans le granit, très haut au-dessus de la tête de Mary, sur le pic même de Roughtor, comme si les dieux eux-mêmes étaient là, dressant vers le ciel leurs têtes imposantes.
En imagination, la jeune fille entendait le murmure de milliers de voix, les pas de milliers de pieds ; elle voyait les pierres autour d'elle se changer en hommes. Mais leurs faces étaient inhumaines, plus vieilles que le temps, sculptées et rugueuses comme le granit ils parlaient une langue qu'elle ne pouvait comprendre.
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Vidéo de Daphné Du Maurier
Bande annonce (VO) de la série Jamaica Inn, adaptation du roman de Daphné du Maurier, paru en français sous le titre L'Auberge de la Jamaïque.
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