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ISBN : 2226289054
Éditeur : Albin Michel (02/05/2013)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 49 notes)
Résumé :
La découverte en 2010 par une libraire anglaise de 5 nouvelles inédites de Daphné du Maurier, dont la sulfureuse Poupée.
Écrite en 1928 par une Daphné du Maurier de 20 ans, La Poupée raconte l'histoire d'un homme qui découvre que Rebecca (déjà !), la jeune femme qu'il aime, lui préfère un automate, un sex toy grandeur nature... Aucun éditeur de l'époque n'avait voulu publier cette nouvelle « so shocking » !
Ont été rassemblées autour de ce texte-événem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
MARCUS36
  15 juin 2016
Ce recueil de nouvelles inédites en France, révèle le talent naissant de Daphné du MAURIER. La majeure partie de ses nouvelles révèle la noirceur de l'âme humaine, des sujets divers tels que l'église, la prostitution, la jalousie, la solitude,les désillusions de l'amour et l'interrogation sur soi-même que l'auteure à peine 20 ans aborde avec maturité, réalisme sont saisissants, la description et le portrait de ses personnages sont prenants. Son goût du mystère dans "la vallée heureuse" nous laisse interrogatifs, son humour dans " frustration" est affreusement drôle, malheureux amoureux, mais c'est enfin un rayon de soleil et un peu de légèreté dans ce livre.
Je recommande cet ouvrage, évidemment, à tous les amoureux de Daphné du Maurier mais aussi à tous les autres qui ont foi dans la vie et la nature humaine tout en sachant que tout n'est pas blanc.
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missmolko1
  17 mars 2014
Ce qui me connaisse ou qui suivent mes lectures savent a quel point j'aime Daphné du Maurier. Et c'est chaque fois le même plaisir de me plonger dans un de ses romans. Albin Michel publie ici un recueil de treize nouvelles toutes (a l'exception de la Sangsue ) écrites durant sa jeunesse. Et déjà on peut se rendre compte de son talent.
Vent d'est se passe sur une île ou les habitants vivent en autarcie. Aucun ne va sur le continent et personne ne vient du continent. Un jour, le vent tourne et un bateau rempli de marin accoste. Sans suit des fêtes a n'en plus finir, beaucoup d'alcool et une femme a une aventure avec un marin... Dans ce huis-clos, l'ambiance devient de plus en plus pesante et le lecteur sent qu'un drame va arriver. En tout cas j'ai beaucoup aimé la chute.
La poupée raconte l'histoire du femme et d'un homme qui se rencontre et tombe amoureux. L'homme ne sait sur quel pied danser car la femme semble parfois très amoureuse puis parfois très distante. Il va vite découvrir un autre homme mais pas n'importe quel homme non, une poupée....
Notre père m'a fait beaucoup rire. C'est l'histoire d'un prêtre très mondain qui ne pense qu'a sortir, faire des rencontres, se montrer, paraître. Toute sa vie tourne autour de ça et même ses sermons en sont imprégnés.
Des tempéraments contraires. On découvre ici un couple qui s'aime mais qui se déchire. L'homme voudrait plus de liberté mais souffre quand il est loin de sa femme. La femme, elle, est exclusive et veut tout partager avec son mari. Forcement tout ça est sujet a disputes...
Frustration est une nouvelle vraiment très drôle que j'ai beaucoup aimé. Voila un jeune couple fiancé depuis 7 ans. Qui dit fiancé dit pas de relations sexuelles avant le mariage bien sur. Ils se sentent frustrés et veulent maintenant se marier au plus vite pour consommer leur mariage. Malheureusement rien ne se passe comme prévu....
Picadilly. Dans cette nouvelle, nous faisons la connaissance d'une prostituée qui nous raconte comment le destin et la superstition l'on conduite sur le trottoir.
Le Minet est l'histoire d'une jeune fille très naïve. Elle rentre chez elle après un séjour en ville pour ses études et elle a grandit et changé, et devenu une femme. Sa mère est jalouse de sa fraîcheur et de sa beauté. Quand a l'amant de sa mère que la jeune fille appelle toujours son oncle (vous voyez sa naïveté), il craque littéralement pour cette fraîcheur. Bien évidemment un jeu de séduction commence....
Mazie encore une fois ici il est question de prostitution. Mais si Picadilly m'avait beaucoup plu ici, je n'ai pas été conquise par cette nouvelle.
La chagrin n'a qu'un temps est l'histoire d'une femme qui attend avec impatience le retour de son mari parti travailler trois mois a Berlin. Et puis soudain sa meilleure amie l'appelle car son mari l'a quitté. Elle part la consoler puis rentre chez elle pour attendre a nouveau son mari mais le retour ne se passe absolument pas comme prévu.
Week end est l'histoire d'un couple qui part en week-end. Ce week-end tourne a la catastrophe et alors qu'il s'aimait passionnément a l'aller, le retour est vraiment très diffèrent.
Et ses lettres se firent plus sèches est une nouvelle sous forme de lettres. Mais attention pas une correspondance non juste les lettres qu'un homme envois a une femme. Alors au début ses billets sont doux, on est dans la séduction, puis viennent des billets passionnés on sent un rapprochement, puis des relations plus poussés puis on sent un désir de rupture mais la jeune fille s'accroche....
La vallée heureuse est une nouvelle assez étrange que je n'ai pas très bien compris. On est entre rêve et réalité et elle est vraiment difficile a cerner....
La sangsue vient clore ce recueil, comme tout les autres elle est très réussite. C'est une jeune femme qui nous livre sa vie, sa jeunesse avec ses parents, puis sa passion pour le théâtre....
Un recueil très bien construit ou les nouvelles sont toutes très bien (ce que j'entends par la c'est qu'il n'y a pas d'inégalité comme parfois dans les recueils de nouvelles). C'est une autre Daphné du Maurier que l'on découvre ici. Et cela ne peut que ravir le lecteur.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Ellane92
  17 janvier 2014
Albin Michel vient de publier un recueil de 13 nouvelles écrites par une Daphné du Maurier de vingt ans, bien avant de devenir l'auteure connue et reconnue de Rebecca, Ma cousine Rachel, le vol du faucon, ou Les oiseaux.
Ces 13 nouvelles évoquent les relations, notamment amoureuses, entre les hommes et les femmes. Comme dans les romans pour lesquels elle sera connue plus tard, D. du Maurier met en scène des personnages à la psychologie complexe. Elle nous parle du désir, de la frustration, de la violence des sentiments, de la folie, de la bêtise ou de l'absurdité, au travers de récits très (peut-être trop) maitrisés, des premières lignes qui esquissent avec justesse des atmosphères particulières jusqu'aux chutes très réussies.
J'ai beaucoup aimé la première nouvelle, "Vent d'est", qui a une portée poétique et dramatique remarquables, et "Le chagrin n'a qu'un temps", dont on devine la fin dès le départ mais qu'on lit pourtant avec ravissement et impatience. Les autres nouvelles se ressemblent plus. La poupée, qui donne son titre à l'ouvrage, est incomplète et m'a laissé sur ma faim.
Au final, j'ai ressenti un peu de lassitude vers la fin de l'ouvrage : il n'y a pas d'issues, pas de grâce pour les personnages ; les récits sont noirs et dépeignent une réalité (ou une virtualité) cruelle et sans espoir, qui contraste avec l'écriture élégante et souvent suggestive de l'auteure. Peut-être ces nouvelles mériteraient d'être lues petit à petit, une de temps à autre, pour le plaisir ?
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Carolivra
  23 septembre 2015
Mon Book club du mois de septembre sera consacré à Daphné du Maurier. J'ai déjà lu bon nombre de ses oeuvres, en tout cas les plus intéressantes. Certains romans comme Mad ne me font pas du tout envie. Je me suis penché sur son recueil de nouvelles paru chez Albin Michel il y a déjà deux ans. La quatrième de couverture envoie du rêve en nous promettant des nouvelles inédites retrouvées par une vieille libraire au fin fond de la Cornouailles. Qui plus est, ces nouvelles sont sensées éclairer d'un nouveau jour l'oeuvre de Daphné du Maurier, étant donné qu'il s'agit d'oeuvres de jeunesse. Premier point que je n'ai pas apprécié: le caractère mensonger de la quatrième de couverture. Tous ces textes ont paru dans la presse du vivant de Daphné du Maurier. A lire le résumé du livre, j'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'une grande découverte, d'un trésor. Que nenni! Tout est expliqué noir sur blanc à la fin du recueil. Deuxième point: on sent vraiment que l'auteur en est à ses balbutiements. Son écriture n'est pas encore bien affirmée mais pourtant elle contient déjà le germe de ce qui fera d'elle une grande plume.
Si je n'ai pas apprécié toutes les nouvelles de ce recueil, certaines m'ont tout de même marquée. Il y a d'abord la nouvelle « La poupée » qui donne son titre au recueil. Dans ce texte, on croise le chemin d'une certaine Rebecca!! Si l'intrigue se révèle assez simple (on se doute rapidement de la fin), j'ai eu plaisir à lire l'évocation de cette figure féminine qui donnera son nom au chef-d'oeuvre éponyme. Daphné nous décrit un personnage charmeur, séduisant mais fatal. le personnage de Rebecca apparaît comme redoutable par sa perversité. le narrateur du récit y succombera d'ailleurs.
L'auteur m'a aussi beaucoup étonnée par la variété de ses thèmes et de ses personnages. Daphné est très jeune lorsqu'elle écrit ces textes et pourtant elle n'hésite pas à évoquer l'arrogance d'un prêtre se souciant davantage de sa notoriété que de ses fidèles dans « Notre Père ». La nouvelle se termine d'une manière plutôt violente. Daphné du Maurier nous laisse analyser la conscience d'un prêtre corrompu, sans scrupules, l'emportant sur tous. L'auteur peint aussi le quotidien de Mazie, dans la nouvelle éponyme. Mazie est une prostituée qui nous raconte comment elle en est arrivée là. Sans concession, sans empathie, l'auteur nous dresse un portrait criant de vérité et encore d'actualité. Elle explore toutes les couches de la société sans tabou.
Dans « La Vallée heureuse », elle fait osciller le lecteur entre le rêve et la réalité. Une femme fait des rêves étranges. Elle se promène dans une vallée, ornée de fleurs. Elle semble avoir vécu dans cet endroit et va mener l'enquête. Peu à peu, le fantastique s'invite dans la nouvelle.
Enfin, j'ai beaucoup apprécié la dernière nouvelle du recueil « La sangsue ». On y retrouve l'humour de Daphné du Maurier. Elle y met en scène une femme qui, par son influence, manipule son monde comme elle le veut et pousse à bout tous ceux qu'elle croise. Elle se plaint d'être rejetée et seule! C'est très drôle car la nouvelle est racontée du point de vue de cette « sangsue » qui ne se rend pas compte du mal qu'elle fait aux autres et qui plaide l'innocence pure.
Ce recueil de nouvelles m'a donc beaucoup plu. On sent la jeunesse et la maladresse de l'auteur en devenir et pourtant elle pose déjà les fondations de son oeuvre future. On y trouve déjà en germe des grands thèmes comme la femme fatale, la destinée, l'ascendant psychologique sur les autres. Un recueil à découvrir pour les mordus de l'auteur…
Lien : https://carolivre.wordpress...
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selena_974
  27 août 2013
J'ai découvert et adoré Daphné du Maurier au travers de son célèbre Rebecca, que j'ai lu très jeune. Ce sont ici les prémices de son talent qui nous sont proposés avec ce recueil de nouvelles inédites et oubliées, écrites à l'aube de sa carrière, alors qu'elle avait à peine 20 ans...
Ces quelques nouvelles, retrouvées des années après la publication des grands succès de Daphné du Maurier, nous montrent déjà le génie en herbe qu'était la jeune femme lorsqu'elle les a écrites. On retrouve dès les premières lignes et dans la plupart de ces courtes histoires cette même sensation de malaise, cette atmosphère en suspens, ce sentiment que derrière ce qui n'est pas écrit se cache quelque non dit maléfique, tapi dans l'ombre. Les autres nouvelles sont certes plus sages, mais intéressantes sur le plan humain. On peut dire que l'auteur savait déjà, si jeune, comment faire surgir de ses personnages les travers de l'âme humaine, ses vices, ses rêves brisés et ses désillusions. L'écriture en elle-même est très agréable, frisant parfois la poésie en jouant avec les mots et les métaphores pour rendre compte de la manière la plus belle qui soit de la médiocrité humaine qu'elle nous relate.
Ces nouvelles ne sont pourtant pas toutes du même niveau selon moi, et j'ai trouvé que certaines d'entre elles ne méritaient pas réellement leur place dans ce recueil. Elles font cependant partie d'un tout très agréable, qui se lit facilement, et qui montre bien quel écrivain de génie allait bientôt devenir Daphné du Maurier.
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critiques presse (4)
LaPresse   13 septembre 2013
Les romans de l'auteure britannique dégagent un climat à la fois trouble et angoissant qui exerce un puissant empire sur leurs lecteurs.[...]Il en va de même de ses 13 nouvelles réunies pour la première fois en un seul volume.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   30 juillet 2013
Daphné du Maurier n'avait pas 20 ans quand elle écrivit ces nouvelles dont certaines étaient restées inédites. Il ne s'agit pas de brouillons adolescents ni d'ébauches pour ses romans à venir mais de terribles radiographies sociales, des fictions noires souvent perverses.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   26 juin 2013
Daphné Du Maurier avait une vingtaine d'années quand elle écrivit La Poupée. Déjà, elle auscultait les secrets de l'âme. Pour en révéler la troublante noirceur.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   17 mai 2013
Ces short stories joliment troussées ont pour objet de montrer les peurs et les désirs secrets d'une écorchée vive, très au fait de la comédie que se jouent les pantins d'un monde faussement policé qui l'entoure et lui inspire une franche détestation.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Ellane92Ellane92   17 janvier 2014
« Bonne nuit, ma chérie », dit-elle tout en l'embrassant tendrement et en caressant son visage rougi par endroits, défiguré, qui suscita en elle le désir malsain d'éclater de rire (Je suis vraiment ignoble, pensa-t-elle) et elle chercha fiévreusement une formule d'adieu consolatrice ; puis, parce que dans une demi-heure elle sera avec lui, blottie contre lui, ivre et déraisonnable, elle s'écria, joyeusement, le visage radieux, debout sur le pas de la porte : « Tout ira bien ; le chagrin n'a qu'un temps ».
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CarosandCarosand   14 avril 2015
Alors c'était ça l'âge adulte : un tissu sordide de relations intimes aussi complexes qu'ignobles. Rien de charmant ni de romantique. Elle devrait vivre de cette façon à son tour, être fausse, être dure, porter le même masque que sa mère.

LE MINET
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CarosandCarosand   21 avril 2015
Il était peut-être comme le reste du monde, irrité malgré lui de ses absences. "Je ne suis pas dans la lune", répondit-elle, s'appuyant contre son épaule, sachant qu'elle l'aimait, mais aussi qu'une partie d'elle était encore vierge, inviolée, une partie qu'il ne pouvait atteindre, et malgré l'adoration qu'elle avait pour ses mains, sa voix et sa présence, elle avait envie de s'enfuir à son insu, de trouver le silence, de trouver le repos.

LA VALLEE HEUREUSE
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AmorinaAmorina   29 novembre 2014
Je perds le compte des jours et des semaines alors que j'écris, rien ne semble avoir de logique pour moi, le revivre, revivre toute ma chienne de vie, c'est comme ressusciter, comme si j'étais réincarné à partir de poussières et de cendres - car qu'était ma vie avant que j'aime Rebecca, où étais-je, qui étais-je ?
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nathalia1307nathalia1307   10 juillet 2013
Tous s'accordait à dire que Jim Holloway était un hôte parfait, et que sa conversation était aussi brillante que ses sermons. Il prenait soin de ne jamais aborder le sujet de Dieu, ni rien d'embarrassant, mais était toujours partant pour débattre de de la nouvelle pièce de la veille, du dernier livre, de la nouvelle mode et même du tout dernier scandale. il donnait son excessive modernité en spectacle et non content d'être un fervent joueur de poker et un danseur enthousiaste, il enchantait aussi la jeune génération par la liberté de son langage. Il y avait quelque chose de tellement original à être choqué par un prêtre. A l'église bien sur il n'était pas le même, et cela était apprécié
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