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ISBN : 2253176702
Éditeur : Le Livre de Poche (08/01/2014)

Note moyenne : 4/5 (sur 178 notes)
Résumé :
Hitchcock, qui s'est inspiré à plusieurs reprises de l’œuvre de Daphné Du Maurier, n'a jamais porté à l'écran Le Bouc émissaire - que l'on jurerait pourtant avoir été écrit pour lui : en façade, bonnes manières et respectabilité ; en coulisses, cruauté, noirs calculs, goût marqué pour les confidences inavouables.
On lit ce récit - fondé sur une assez affolante substitution d'identité - en gardant le souffle court ; avec le sentiment rare de tenir entre ses ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  28 décembre 2016
Vous entrez dans un café bondé, de l'épaule vous bousculez quelqu'un, et vous vous retrouvez face à votre double parfait. Là, en face de vous, aussi stupéfait que vous, votre « moi » vous observe. Abasourdis par cette situation invraisemblable, vous vous asseyez tous deux à une table et vous commandez un alcool fort parce qu'il faut bien vous remettre de vos émotions. Votre ressemblance avec l'autre vous met mal à l'aise ; elle a quelque chose de maléfique tant vous retrouvez dans votre double votre voix, votre manière de vous exprimer, votre façon de bouger vos mains, de sourire ou de cligner des yeux…
Imaginez-vous durant quelques instants dans cette situation ? Eh bien, cette chose improbable arrive à Paul et John qui, le premier choc passé, se « racontent » comme deux vieux amis qui ne se sont pas vus depuis longtemps.
C'est ainsi que John va prendre l'identité de Paul. Paul, comte de Gué, dernier rejeton d'une vieille famille noble à bout de souffle en ce début des « trente glorieuses » bien décidées à être sans pitié pour ces aristocrates guindés et fiers, ces reliques du passé.
J'ai suivi John quand il est entré de plein pied, parfois avec effroi, parfois avec exaltation et insouciance, dans la vie de Paul. Il faut le voir découvrir des gens qui croient le connaître depuis des décennies, depuis toujours. Il faut le voir perdre pied, se ressaisir, prendre maladroitement la tangente pour éviter quelque impair… L'épouse, la soeur, le frangin, la belle-soeur, le château qui sent l'abandon, la vieille mère alitée, l'entreprise familiale, les domestiques dévoués et comploteurs, les secrets de famille, les bonnes vieilles saloperies, les sentiments de rancoeur, il se prend tout dans la figure par gros paquets… Et puis il y a Marie-Noëlle, sa fille, enfin celle de l'autre… Une petite princesse, une fille garçonnière avec ses cheveux blonds coupés courts, une petite Jeanne d'Arc avec ses visions mystiques, qui a tant d'admiration pour son papa.
Le vrai Paul n'est guère sympathique, au demeurant ! Un être fourvoyé, un fainéant, un homme affreusement seul, horriblement égoïste qui règne en tyranneau sur son petit univers en perdition. Alors, John l'imposteur se dit que peut-être il pourrait arranger les choses en mettant un peu de lui dans Paul ?
Daphnée du Maurier s'y prend à merveille pour fourrager dans les sentiments humains, tout un clair-obscur d'amertume, de convoitise, de douceur, de pardon et d'allégresse partagée.
J'ai pris un grand plaisir à suivre John dans sa découverte, au fil de l'eau, de l'univers de Paul, me demandant à chaque page tournée comment cette histoire se terminera… Je n'avais pas envisagé ce final mais, à bien y réfléchir, elle est logique pour ces deux hommes qui ont tenté de rompre les fils du destin.

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isabelleisapure
  04 février 2016
Deux hommes se croisent au buffet de la gare du Mans et sont stupéfaits de constater qu'ils sont en tout point semblables, même stature, mêmes yeux, même sourire, même voix .
John, est anglais en vacances en France, mal dans sa peau, il songe prolonger son séjour par une retraite dans un monastère. Rien, ni personne ne l'attendent outre-Manche. Personnage falot, sans amis, il ne sait trop que faire de sa vie.
Jean de Gué, lui, est châtelain, étouffé par une famille qu'il juge envahissante, il croule sous les dettes.
Après un dîner bien arrosé, Jean propose à John d'échanger leurs vies. Devant la réticence de ce dernier, il le drogue s'empare de ses effets et disparait.
John n'a plus qu'à enfiler les vêtements de Jean et à suivre le chauffeur.
Il se rend donc au château où il fait connaissance avec la famille.
Pris dans les mailles d'un véritable filet, il devra jouer le jeu et affronter "sa" famille, "son" château, "ses" affaires véreuses, "sa" maitresse. Il nous entraine, haletants, à travers ses diverses découvertes dans une ambiance surréaliste.
Le cadre même du récit se prête à merveille à cette atmosphère lourde et sinistre un château isolé au fond de la campagne, des tourelles enveloppées de brume, des chambres aux sombres rideaux souvent fermés…
Lors de la parution du « Bouc émissaire » près de 20 ans après « Rebecca », on ne parlait pas encore de thriller et encore moins de page turner, c'est cependant l'étiquette que l'on ne manquerait pas d'y associer aujourd'hui tant cette lecture est addictive, impossible de lâcher ce roman avant d'avoir le fin mot de l'histoire.
En ouvrant ce livre j'ai été littéralement envoûtée par l'univers si particulier des romans de Daphné du Maurier.
J'avais déjà lu ce livre il y a quelques dizaines d'années, j'y ai cependant retrouvé intact ce plaisir que seuls peuvent procurer au fil du temps les très grands romans.
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scarlett12
  29 mai 2018

Deux hommes se rencontrent au Mans, l'un est anglais et professeur d'histoire française à Londres, il se prénomme John ; l'autre est un châtelain français et s'appelle Jean de Gué.
Ce sont deux sosies parfaits : physique, voix, gestes sont identiques.
Médusés, ils engagent la conversation : John est un être solitaire qui se considère comme un raté, rêve d'avoir une famille et parle le français sans aucun accent ; Jean,comte de Gué, au contraire, se sent étouffé par sa famille et ne rêve que de liberté.
Après avoir fait boire John jusqu'à l'évanouissement, Jean échange leurs vêtements, papiers d'identité, clés ... C'est ainsi que John se réveille travesti en Jean le lendemain et Jean a disparu avec toutes les affaires de John.
Après avoir tenté de révéler l'imposture, John voyant que personne ne le croit car il est encore légèrement ivre ce qui arrive fréquemment à Jean, John décide de jouer le jeu et se rend au château conduit par le chauffeur de John.
Tout lui est étranger, il ignore où se situe sa chambre et ne connaît évidemment aucune des personnes qui font partie de son soi-disant environnement familial. A force de ruses et de psychologie (laisser parler les autres en feignant ne pas se rappeler de certains événements), il convainc tout le monde et pas une seconde son imposture n'est soupçonnée par son entourage familial.
Il découvre une famille complètement dysfonctionnelle, situation dont le vrai comte Jean de Gué est en grande partie responsable. Il perçoit que le comte en question est un être cynique, sans intérêt ni sentiments pour sa famille.
Il va progressivement s'attacher à cette famille et tenter d'améliorer les choses, notamment en faisant amende honorable auprès de ceux qu'il a blessés et ça va fonctionner.
N.B : seuls les chiens ne se laissent pas berner ;-)
Tout va donc pour le mieux jusqu'à ce que ...
J'ai beaucoup apprécié ce roman qui conjugue les thèmes du bien et du mal et de la notion d'identité avec un suspense assez agréable.
Toutefois, il ne m'a pas fascinée comme "Rebecca" l'avait fait.
A lire sans problème mais n'espérez pas y retrouver les mystères haletants et le suspense lus dans "Rebecca".
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latina
  23 septembre 2017
Qui n'a jamais rêvé un jour de vivre la vie de quelqu'un d'autre ? L'herbe est toujours plus verte chez le voisin, n'est-ce pas ?
Eh bien John, un professeur d'histoire anglais solitaire, sans famille, sans attaches, neurasthénique, prêt à passer quelque temps à la Trappe pour enfin trouver un sens à sa vie, va pouvoir expérimenter cela, à son corps défendant !
En effet, il rencontre dans une gare un homme en tout point pareil à lui, comme si c'était son double. En plus, il s'appelle Jean. Chose étrange ... Celui-ci n'aime pas sa vie non plus, il est chargé d'une famille encombrante et voudrait en être débarrassé. Un troc se fait alors, sans que John le veuille. Il se retrouve donc en pleine campagne française, dans un petit château pas bien entretenu, affublé d'une mère, d'une femme, d'une fille, d'une soeur, d'un frère et d'une belle-soeur, ainsi que d'une entreprise périclitant. Personne ne se rend compte qu'il n'est pas Jean...Drôle d'affaire ! Il sent alors qu'il fait office de bouc émissaire, car il porte sur lui tous les ennuis de son « jumeau ».
Et je peux vous assurer que des ennuis, il en a ! Cette situation extrême le met en face de lui-même, le « trompeur » (car cela ne sert à rien qu'il donne sa véritable identité, on ne le croirait pas tellement la ressemblance est frappante).
Cependant, « pourquoi tromper quand la tromperie apporte tant de tourments au trompeur ? »
« Etre complice d'une farce n'impliquait pas que je dusse accepter d'en être la victime. »
Ces deux citations vous prouvent que ce roman de Daphné du Maurier sonde les profondeurs de l'âme.
Le nouveau comte pourra-t-il se glisser dans la peau de l'ancien, et donc subir le poids de son passé, de ses fautes anciennes, de son comportement récent ?
C'est très psychologique, mais la famille et la société en prennent aussi pour leur grade : description détaillée des rapports familiaux, et de la société hiérarchisée de ces années 50, où « Monsieur le Comte » est encore abordé avec déférence, même s'il a commis un méfait inavouable, même s'il est d'une superficialité ahurissante. Les domestiques, les ouvriers de l'entreprise, les amis chasseurs, le notaire, le médecin, le curé, ...la maitresse, tous ont un rôle à jouer, mais le plus grand rôle, c'est celui de John, le bouc émissaire.
Comment concilier son caractère tendre avec celui qu'il remplace ? Comment réparer les fautes de l'Autre sans qu'on le reconnaisse comme un imposteur ?
J'ai été un peu déçue par le dénouement assez mièvre et certaines situations trop improbables, mais, malgré cela, je dois dire que c'est un roman passionnant pour tout qui s'intéresse aux rapports humains, et à la place qu'on veut jouer, à la façade que chacun veut montrer aux autres, sans aliéner son moi le plus intime.
Edifiant !
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Arakasi
  02 juin 2016
John est un professeur de français un peu neurasthénique, un personnage sans relief, sans ami ni réel intérêt dans la vie. Imaginez sa stupeur quand il tombe dans un café de gare sur son double parfait, un comte français, Jean du Gué, qui lui ressemble trait pour trait ! Fascinés et un peu révulsés, les deux hommes se rapprochent, discutent, boivent quelques verres avant d'atterrir dans une chambre d'hôtel minable… A son réveil, John est seul mais toutes ses affaires ont disparues et il porte le pyjama de son sosie. Celui-ci lui a aussi laissé ses habits, ses bagages, ses papiers, enfin tout ce qui le distinguait en tant qu'individu ! Quand le chauffeur de Jean du Gué vient le chercher, il prend tout naturellement John pour son maître. Trop estomaqué pour réagir, celui-ci le suit docilement jusqu'à la demeure campagnarde du comte.
Il est alors trop tard pour faire marche arrière et voici John forcé de rester dans la peau de son sosie et de prendre sur ses épaules tout le poids de ses dettes et, surtout, de son encombrante famille : sa femme craintive et négligée, sa fille délurée et assoiffée d'amour, son impressionnante mère, sa soeur qui ne lui adresse jamais la parole, sa maitresse – oh pardon ! ses deux maitresses… Mais le problème de John, voyez-vous, c'est qu'il a un bon fond et ne peut s'empêcher de s'attacher à cette petite famille dysfonctionnelle où chaque membre semble s'acharner à causer le malheur des autres et le sien propre. Parviendra-t-il à apporter un semblant d'harmonie et de tendresse à ses nouveaux proches ou sera-t-il forcé d'être jusqu'au bout le bouc-émissaire, celui qui paye les dettes d'autrui sans jamais pouvoir les rembourser ?
Et encore un bon roman de Daphné du Maurier, un ! Si « le bouc-émissaire » n'est pas compté parmi les plus connus de la romancière, ce n'est pas clairement pas dû à son moindre mérite. le fond du récit est passionnant et soulèvent des problématiques très intéressantes autour de l'identité, de la culpabilité, de la rédemption et du mensonge. C'est aussi l'occasion de s'immerger dans le monde de la petite aristocratie française, un monde faits de préjugés, de vices cachés où les bonnes manières ne servent qu'à envenimer les conflits en tentant de les dissimuler. Niveau psychologie, c'est du grand art ! le parallèle entre John et Jean est superbement fait, tous deux se ressemblant plus qu'ils ne veulent le croire puisqu'ils cherchent, chacun à leur manière, à fuir une réalité trop étouffante. Quant à la famille du Gué, c'est un véritable nid à névroses dont on découvre les petites habitudes plus ou moins malsaines et les secrets cachés avec autant de fascination, puis d'attachement progressif, que le narrateur.
La fin est très réussie, ce qui ne gâche rien ! Alors que l'on commence à craindre un happy ending vertueux et bon enfant, Du Maurier infléchit son intrigue pour lui faire prendre un tour plus amer et plus inattendu. On termine le récit le coeur lourd de doutes, à l'instar du narrateur : à trop vouloir infléchir la destinée de ses proches pour leur réserver un meilleur futur, a-t-il pêché par orgueil et par ignorance et ne les laisse-t-il pas dans une situation encore plus dramatique que celle qui était la leur auparavant ? Un bon livre qui vous laisse une sensation de malaise durable et de nombreuses questions sur lesquelles se faire les dents pendant les heures de vague à l'âme qui suivront.
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   21 décembre 2016
Des oies se pavanaient dans la cour, une femme étendait du linge à sécher sur une haie, et des meuglements de vaches se mêlaient au battement des machines. La fumée s’élevait en panache des hautes cheminées, la vieille cloche sur le toit de tôle ondulée rapiécé s’illumina soudain dans un rayon de soleil ; à l’entrée, deux statues de plâtre, l’une de la Vierge à l’Enfant, l’autre de saint Joseph, bénissaient la petite communauté et tous ceux qui travaillaient et vivaient là. Je comprenais d’instinct, à l’âge des bâtiments et à leur atmosphère, que tout s’y passait de la même façon depuis deux ou trois siècles, sans que guerres ni révolutions y eussent rien changé. Les choses continuaient ainsi parce que la famille et les ouvriers y croyaient, parce qu’ils désiraient les voir se perpétuer de cette manière. La petite verrerie faisait partie de leur bout de pays comme la ferme et les champs, les vieux pommiers et la forêt. La détruire, c’eût été comme arracher du sol les racines d’une chose vivante.
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Eric76Eric76   11 décembre 2016
Je retournai dans le cabinet de toilette, ouvris la fenêtre et m'y penchai. La nuit était belle, froide et claire. Au-dessous de moi, j'apercevais les herbes folles du fossé et ses murs de pierres brutes recouvertes de lierre ; au-delà s'étendaient ce qui avait dû être autrefois des jardins à la française et dont les pelouses, à présent abandonnées aux vaches, séparaient d'anciennes allées qui allaient se perdre dans l'ombre des arbres. Un petit bâtiment rond comme les tours jumelles gardiennes du pont qui franchissait le fossé se dressait, isolé, devant moi, parmi les herbes et je compris à sa forme que ce devait être un colombier ; une balançoire d'enfant pendait non loin, au bout d'une seule corde, l'autre était cassé.
Une mélancolie indéfinissable enveloppait ce décor silencieux comme dans les lieux d'où les rires et la vie se sont enfuis et où des spectres accoudés comme moi dans l'ombre de vieux murs couvent leurs regrets et leurs chagrins.
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Eric76Eric76   06 décembre 2016
J'avais caressé d'une main émue les murs enfumés du château de Blois, mais je n'avais rien vu des milliers de gens qui vivaient et souffraient peut-être à quelques centaines de mètres de là. A mon côté, parfumé et paré de joyaux, tenant dans son bras comme un nourrisson un petit chien de cour, c'était Henri III qui me touchait l'épaule de son gant de velours, et le charme faux de son visage féminin et rusé m'était plus familier que le masque ébahi des touristes qui m'entouraient en mangeant des bonbons tandis que je guettais un pas, un cri, la mort du duc de Guise. A Orléans, j'avais chevauché à côté de la Pucelle et, comme le Bâtard, lui avais tenu l'étrier, au bruit des acclamations, dans l'envolée des cloches. Je m'étais agenouillé pour prier avec elle, et j'avais attendu les voix que j'avais parfois crues toutes proches mais qui ne m'avaient jamais parlé. Et j'étais sorti à pas lents de la cathédrale, le regard fixé sur la fille garçonnière aux yeux purs et fervents, pour me trouver soudain rejeté des frontières de son univers mystique dans un présent où elle n'était plus qu'une statue et moi un historien quelconque, et où la France pour le salut de qui elle était morte se montrait peuplée d'hommes et de femmes vivants que je n'essayais même pas de comprendre.
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JoohJooh   26 juin 2014
C’est pourquoi à la Trappe, les moines qui vivent dans le silence doivent connaître une réponse, ils doivent savoir comment remplir ce vide, eux qui se sont volontairement enfoncés dans la nuit pour découvrir la lumière… tandis que moi… […]
En d’autres termes, à la Trappe, même si on ne peut pas me fournir la réponse, on pourra me dire de quel côté chercher ; car bien qu’il doive y avoir une réponse individuelle à nos problèmes individuels, tout comme chaque serrure à sa clef propre, pourquoi cette réponse ne serait pas universelle, à la manière d’un passe-partout qui ouvre toutes les portes ?
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JoohJooh   24 juin 2014
Nul voyageur s’aventurant pour la première fois sur une terre inexplorée n’avait pu se sentir plus seul que moi en cet instant sur cette route déserte. Le silence montait de ce sol pétri par les siècles, foulé par l’histoire, dont des générations d’hommes et de femmes s’étaient nourries, sur lequel ils avaient vécu et étaient morts, et rien de ce qu’ils avaient pensé et dit ne parvenait à troubler la paix féconde de ce sol. Là, à mes pieds, autour de moi, un cœur battait.
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