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ISBN : 2070406938
Éditeur : Gallimard (03/11/1998)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Si Camille me voyait, Naïves hirondelles, La maison d'os, Le jardin aux betteraves, Les crabes, Où boivent les vaches, Le bain de vapeur - autant de pièces qui ne se ressemblent entre elles que le moins possible. Roland Dubillard n'aime pas se répéter. Elles ont toutefois en commun ce mélange d'humour, d'émotion, de surprise dans l'invention poétique et dramatique, qui fait de leur auteur un des plus représentatifs du théâtre d'aujourd'hui.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
vincentf
  04 juin 2012
Situations absurdes : comment savoir si on ne s'est pas trompé en comptant les gouttes d'eau? comment retrouver des ramoneurs perdus dans de fausses cheminées? Que faire quand on est deux à être seuls sur une île déserte? Faut-il dormir sur ou sous le billard? Deux personnages, joliment nommés Un et Deux, se parlent du suicide de Georges, qu'il a loupé, et de la cousine Paulette. Jeux de mots et de situations, absurde léger, ces petites scènes se dégustent comme le "laissez-pisser de mouton" ou "l'escargot venu tout seul sur commande (huit jours d'avance)", sans qu'on en soit rassasié, tant la prise de tête ne se prend pas au dépourvu, tant je retrouve, le petit génie en plus, mes jeux de langage un peu pourris et le plaisir de triturer les expressions toutes faites, de les détricotter, de les savourer à toutes les sauces et de déraisonner à l'envers du mauvais sens, en prenant à la lettre les mots les plus timbrés.
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paroles
  13 janvier 2016
Voilà quelques temps déjà que je ne ne m'étais pas replongée dans les Diablogues. J'aime parcourir ces scènettes de temps à autre. Bien sûr, l'écriture a pris quelques tournures désuètes, mais l'absurdité de notre monde y est toujours bien présente.
Notre société y est parfaitement observée et dépeinte : la bêtise, l'incompréhension, l'envie, les réflexions oiseuses... Tout y est calligraphié et mis en scène dans des situations absurdes, saugrenues ou cocasses. Les dialogues sont divers et variés, on y parle de montagne, de compte-gouttes (question existentielle !), de musique (la musique de placard est bien plus intime que la musique de chambre), d'opéra... Ici, ce ne sont pas les personnages qui sont importants, ils ne sont d'ailleurs connus qu'en tant que Un et Deux, mais bien les paroles échangées, leur incompréhension mutuelle et celle du monde. Ils ne sont d'accord sur rien, un vrai dialogue de sourds !
L'humour peut y être tendre comme grinçant ou poétique. Et cette impossibilité de se comprendre qui existe entre ces deux personnages prend des tours divers, comme le comique de mots, la fâcherie, les situations burlesques, les objets anodins...
Bref, je passe toujours un bon moment à relire ces textes et à m'imaginer ces deux clowns pris en flagrant délit de conversation philosophique ou pas.

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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gielair
  07 novembre 2018
C'est à l'occasion de la pièce Les diablogues au Rideau vert que j'ai pris connaissance des écrits de Roland Dubillard. Je ne savais, avant cela, rien de cet auteur. Cela aura été une agréable découverte. La lecture, postérieure à la pièce, est venue confirmer à mes yeux certains choix scénographiques de la mise en scène de Denis Marleau, notamment l'environnement vieille France bien décalée. le texte, me semble-t-il, portait en lui ce contexte à la fois daté et hors du temps. Ces dialogues diaboliques sont d'une tradition qui jette un regard cynique sur une certaine société qui n'est pas si désuète qu'on pourrait le croire, elle s'exprime aujourd'hui encore avec le même décalage sous d'autres formats, en d'autres lieux. Par cette mise en scène, le théâtre Ubu venait renouer, pour ma plus grande joie, avec des textes frôlant l'absurbe* et le surréalisme ludique.
* Tout ce que ça raconte, c'est même pas vrai, c'est pour ça que c'est absurbe. Et puis d'abord, qu'est ce qui est vraiment vrai, hein? Même l'absurbe ça existe pas, puisqu'en réalité, ça s'écrit avec un d. [Marcel Gotlib, Rubrique-à-brac]
Lien : https://rivesderives.blogspo..
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Laureneb
  04 mai 2018
C'est totalement absurde, un jeu sur les mots et sur les situations du quotidien qui peuvent être détournées. On peut interpréter les situations de différentes façons selon la mise en scène. Bien agréable à jouer avec ma troupe l'an dernier.
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Carciofi
  21 avril 2019
Après Platon... Dubillard!
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   18 juin 2012
Je serai pitoyable à l'échafaud comme je l'ai été à l'examen. Pitoyable avant, quand je monterai sur l'estrade, pitoyable pendant, quand je mettrai ma tête dans le trou, et pitoyable après, doublement pitoyable, pitoyable de part et d'autre. Parce que je ne suis pas fait pour ça, je n'ai pas la vocation, je n'ai pas la maturité... Je serai mauvais, quoi. Tant pis pour vous.
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brigetounbrigetoun   18 juin 2012
C'est ce que je reproche à la vérité, moi. C'est qu'il faut la connaître pour ne pas se tromper, et que c'est pas toujours commode. La vérité, pourtant, ça devrait s'imposer avec plus d'évidence que l'erreur, ou alors quoi, pas moyen de savoir si on se trompe.
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brigetounbrigetoun   18 juin 2012
Mort ? Alors pas la peine d'appuyer sur le bouton. Il ne viendra pas. En admettant même qu'il repose au cimetière le plus proche et que son caveau soit relié électriquement à votre bouton, il lui faudra du temps pour venir ici du cimetière
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brigetounbrigetoun   18 juin 2012
Mais mon père trouvait que j'avais trop mauvaise mine, toujours. Je n'avais pas assez de couleurs pour réussir dans l'aquarelle. Mon père me disait : va-t'en de là, tu es trop pâle, mon petit, tu ferais moche.
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gielairgielair   07 novembre 2018
UN : Oui, vous verrez. Ça effraie, au début, on se dit vingt-six lettres, c'est au moins une douzaine de trop, et puis finalement, elles y passent toutes. DEUX: Reste à savoir dans quel ordre.
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Videos de Roland Dubillard (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roland Dubillard
La grande librairie 20/12/2012 sur France 5 de François Busnel, émission spéciale lecture à l'opéra comique
Jérôme Deschamps et Laurent Stocker lisent Pour le Goncourt de Roland Dubillard
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