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EAN : 9782020323659
203 pages
Éditeur : Seuil (10/09/1997)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 259 notes)
Résumé :
S'il achète un revolver, rend visite à l'amant de sa femme, et finit par mordre sauvagement son dentiste, c'est que Samuel Polaris va mal. Très mal. A moins que les autres, les gens "normaux" - avec leurs plans de carrière, leurs adultères, leur incompétence arrogante - n'aient basculé dans une sorte de folie collective.
Allez savoir. Parce qu'il n'a pas le choix, parce qu'il est amoureux de sa femme et qu'il refuse de se résigner au pire, Samuel Polaris déci... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Renod
  07 novembre 2019
L'émission littéraire se déroule tranquillement tâchant d'endormir les rares téléspectateurs toujours attentifs à cette heure avancée. C'est au tour de Samuel Polaris de présenter son dernier roman, le dixième d'une production restée anonyme. Et là, ça déraille, le présentateur en perdrait presque son éternel sourire. L'écrivain reste muet, ne répond à aucune de ses questions et, au terme de l'entretien, pousse un cri terrifiant. Après ce drôle d'incident, Polaris se retire dans sa maison construite au bord de l'océan. Il n'écrit plus, épuisant le cours de ses journées à paresser dans son bureau, prostré et silencieux. Il déteste ce que sont devenus ses enfants : sa fille, cupide, se destine à une carrière d'orthodontiste ; ses fils se replient dans leur gémellité et leur passion pour l'informatique. Quant à sa femme, elle a repris son activité d'orthophoniste pour subvenir aux besoins de la famille et entretient une relation adultère avec un collègue. Samuel Polaris s'englue dans sa lassitude jusqu'au jour où il se révolte contre le cours des choses. Commence alors la reconquête de sa dignité qu'il regagne à la force de ses dents et grâce à quelques mauvais tours. Il débute également une fixation sur la montre de son psychanalyste, un objet au destin insolite, mais surtout incertain, qui symbolise le doute.
Un romancier dépressif en panne d'écriture… le sujet est loin d'être original mais « Kennedy et moi » se démarque par son charme. L'écriture est fluide et l'histoire est agréable à lire, pleine de passages mordants. Me voilà rassuré par Jean-Paul Dubois. Son dernier roman, distingué par le prix Goncourt, m'avait semblé trop gentillet. J'ai apprécié ce récit plein de légèreté et de cynisme.
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Herve-Lionel
  02 juillet 2020
La Feuille Volante n° 1480 – Juillet 2020.
Kennedy et moiJean-Paul Dubois – Éditions du Seuil.
Le titre fait un peu illusion. de Kennedy il n'est question qu'à travers une montre que le président américain aurait porté lors de son assassinat et que Samuel Polaris, écrivain, la quarantaine perturbée, veut forcer son psy qui la possède à lui donner. Samuel a été un écrivain flamboyant, habitué des plateaux de télé et qui, à l'époque, faisait largement vivre sa femme et ses trois enfants. Puis il a cessé d'écrire pour devenir « un auteur sympathique mais secondaire » autant dire qu'on l'a oublié et dans ce domaine il ne faut pas être absence longtemps de l'avant-scène. Est-il victime d'une période de sécheresse, du syndrome de la « page blanche » ou d'un soudain accès de paresse ? En réalité cette époque de sa vie correspond à traumatisme intime qui fait de lui un homme qui vit au jour le jour, dans une grande indifférence au regard de sa famille au point de laisser son épouse, Anna, orthophoniste, le soin de « faire bouillir la marmite ». Pire peut-être, il regarde ses trois enfants comme des étrangers qu'il souhaite peu ou prou voir partir de la maison. Pourtant il est amoureux de sa femme, l'a toujours été et aime surtout la regarder nue, lui faire l'amour et bien entendu il ne l'a jamais trompée. En revanche Anna, par lassitude, parce que cela se fait après quelques années de mariage, pour se singulariser, parce qu'elle ne l'aime pas, qu'elle est adepte du mensonge ou simplement nymphomane, s'est choisi un amant, un collègue de travail, autant dire le premier venu, un homme assez quelconque et surtout pleutre qui ne craint qu'une chose : que son épouse apprenne sa toquade et demande de divorce. Ils se voient uniquement pour le sexe, pour le plaisir, à moins que ce ne soit pour braver l'interdit, mais aucun d'eux ne voudrait de l‘autre pour époux. Pourtant Anna poursuit cette passade et finit par comprendre que Samuel s'en est aperçu depuis longtemps mais laisse faire. Ainsi entre eux un silence hypocrite s'est installé en même temps qu'un jeu malsain, Anna s'interrogeant sur la réaction éventuelle de Samuel et ce dernier fait perdurer une sorte de situation délétère. Samuel outre sa posture négative s'achète un colt ce qui ne laisse aucun doute sur ses intentions, mord gravement son dentiste qui n'est pour rien dans sa situation au seul motif qu'il lui a mal soigné une dent, fait une fixation sur la montre présidentielle, prend plaisir à déstabiliser le presque fiancé de sa fille aînée et méprise sa femme. Anna quant à elle décide de prendre un bain de mer à la fin de l'hiver, nage loin de la plage dans l'eau glacée à la recherche évidente de la noyade et ne doit la vie sauve qu'à un véliplanchiste courageux, sans pour autant que son mari s'inquiète. D'ailleurs cela fait quelque temps, qu'il s'image dans la peau d'un veuf ! Il y a donc une sorte d'équilibre malsain qui perdure dans leur couple sans que la parole ne puisse vraiment venir y donner une solution.
Au-delà de cette histoire un peu déjantée ce que je retiens c'est l'attitude de Samuel quand il prend conscience de son cocuage que rien de sa part ne justifie, qu'il s'aperçoit que son épouse lui ment, se moque de lui en permanence et qu'il ne peut lui faire aucune confiance, autrement dit que son amour pour elle n'est pas payé de retour et qu'il s'est trompé en l'épousant. Alors, déçu d'elle-même autant que de sa naïveté, il envoie tout par-dessus les moulins et adopte une attitude excentrique et asociale, à la limite de l'acceptable, comme il aurait pu se mettre à boire, à se droguer ou simplement à se suicider… C'est un homme malheureux, révolté par l'injustice qu'il vit au quotidien que nous avons sous les yeux et qui réagit d'une manière désordonnée et spontanée, sans aucune considération sociale. Il est seul et cette solitude lui est à la fois insupportable et indifférente.
Certes les choses évoluent en sa faveur, certes il les laissera en l'état, mais le mal est fait qui laissera des traces indélébiles dans sa vie et il sait maintenant de quoi est capable Anna et quoiqu'elle puisse faire pour revenir à résipiscence, quelque gage de fidélité qu'elle donne, à l'occasion son naturel reviendra au galop. Elle sait aussi que son corps est une assurance de rester auprès de lui mais il est tellement détruit qu'il n'envisage même pas un éventuel divorce et restera quand même avec sa femme. Mais il n'oubliera rien !
Je découvre petit à petit cet auteur à travers ses romans et j'ai un plaisir certain à collationner ses obsessions, la nature , la solitude, les progrès de la vieillesse, le sexe, la beauté des femmes, cette espèce de certitude de n'être pas ici, sur cette terre, à sa place, d'être quelque chose comme le bouc émissaire, celui qui, en permanence est victime de cette injustice d'autant plus inacceptable qu'elle vous est infligée par des proches. J'ai apprécié comme toujours le style fluide et l'humour de Jean-Paul Dubois parce qu'il vaut mieux rire (ou sourire) de tout, c'est souvent ce qui nous reste face à l'adversité.
Cela dit, plus je le lis plus je m'interroge sur l'effet cathartique de l'écriture.
©Hervé Gautier http:// hervegautier.e-monsite
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carre
  10 janvier 2012
J'aime les romans de Dubois depuis ce "Kennedy et moi". Samuel Polaris écrivain connu n'a plus gout à rien, si ce n'est pour sa femme mais il sent qu'elle lui échappe. (amant oblige), il ne peut plus voir ces gosses en pature et en plus il souffre abominablement des dents. Sa seule obsession étant de pouvoir acheter une montre ayant appartenu à Kennedy. Avec ces ingrédients somme toute assez sommaire, comment Dubois opère la magie pour nous captiver ?. Et bien en pratiquant l'humour noir, macabre même des fois en s'amusant de ses personnages, les attifants de défauts qui ne sont peut être que le miroir des notres. Avec un sacré brin de dérision, Dubois s'amuse des maux de ces contemporains. Délicieusement cynique.
Sam Karmann a adapté le roman avec Jean-Pierre Bacri formidable dans le rôle de Polaris.
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patatarte2001
  19 juin 2014
Je mettrai ce roman en parallèle avec celui de Michel Houellebecq "extension du domaine de la lutte". En effet les personnages principaux de ces deux romans sont tous les deux dépressifs, au bout du rouleau à tel point qu'ils peuvent même devenir violents. C'est ainsi que Polaris dans Kenney et moi en viendra à mordre un dentiste alors que l'informaticien dans extension du domaine de la lutte giflera sa collègue de travail. Les deux apprécient les armes. Pour Polaris l'arme à feu est une alternative acceptable et pour l'informaticien d'extension du domaine de la lutte le couteau est "un allié considérable". Bien sûr une différence de taille (mais qui en fait n'en est pas une) demeure. L'un, Polaris, a une famille l'autre, l'informaticien, n'en a pas. Seulement Polaris a beau avoir une famille il n'en reste pas moins qu'il porte sur celle-ci un regard des plus pessimiste: Je vis pour ainsi dire seul, replié sur moi même. J'ai fort peu de rapports avec ma femme et mes trois enfants. Il me semble que nous ne partageons plus la même existence, que nous n'avons aucun avenir en commun." Et voilà comment une différence devient un point commun, ces deux personnages sont des solitaires.
Mais le point commun à mon sens qui les rapproche le plus c'est d'abord et avant tout la lucidité. Tous les deux, perçoivent tout de suite la vanité et la dérision des gens, l'inconsistance et la fragilité des sentiments, l'artifice qui régit les unions, le ridicule des convictions.
Bref j'ai adoré ce roman, je le recommande même aux dépressifs car il y a de l'humour noir chez Jean-Claude Dubois.
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PauvreType
  09 février 2020
Il y a plus de trois ans je revenais de Lyon, où j'étais allé sans raison, où j'aurais pu rester parce que je n'avais pas plus de raison d'en revenir, et où j'avais, entre autres, accédé au noble statut d'alcoolique et, enfin, où je découvris que l'amour ça déprimait pas mal.
J'étais dans un bus qui m'amenait au quartier maternelle et je tombais sur J., le bibliothécaire de mon enfance et de mon adolescence. Il se tenait toujours au courant du cours de ma vie, sans jugement, sans rien (en écrivant cela, je me rends compte qu'il est la seule personne avec qui le contact n'a jamais été rompu).
Il m'a dit : j'ai lu ça, dernièrement, et ça m'a fait penser à toi. C'était La succession, de Jean-Paul Dubois. J'ai répondu : je ne connais pas, j'ai simplement vu qu'il était sur la liste du Goncourt. Il a fait un sourire et répliqué : ne commence pas un marathon ou alors il l'obtiendra.
Pour comprendre, il fallait remonter à l'automne 2014. J'étais au Furet du Nord (oui, bon…) et, comme toujours, j'étais perdu dans ce supermarché dont le seul avantage est qu'on puisse y tuer le temps - on peut y rester des heures, à lire des BD et à fantasmer sur les petites étudiantes débiles à jeans serrés et lunettes à la John Lennon .
Sur une table, le nouveau Modiano (de mémoire : Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier) chez Gallimard. Je ne l'avais jamais lu et n'avais aucun à priori, positif ou négatif, sur cet auteur. Vulgairement parlant, on peut dire que je m'en tartinais le fion.
Alors j'ai pris un Folio de l'un de ses précédents titres : L'herbe des nuits.
Dans le métro, je l'ai commencé puis je l'ai fini en buvant du Ice Tea chez moi. C'était formidable. J'avais bien eu raison de me bouger en ce mercredi de congés.
Le lendemain j'en empruntais deux à la bibliothèque, J. était là (je n'allais que le jeudi, après 17 heures, car il était seul et la bibliothèque vide et on causait, de bouquins, de chanson et parfois de football). Il a dû me demander si je l'avais déjà lu. Lui, non, ça je m'en souviens bien.
Le samedi, j'allais de nouveau au Furet et en rachetais deux.
Le jeudi suivant, à la surprise générale, Modiano était prix Nobel de Littérature.
Quelques mois auparavant, une coupe du monde de foot se jouait au Brésil et nous avions pris les paris. Nous étions une dizaine à participer. Il fallait deviner les scores et les matchs à éliminations directes. J'avais, sous le nom de Francis Heaulme, remporter la victoire.
Dans la bibliothèque, désormais, on me regardait avec déférence, soucieux et inquiets des prédictions que je pourrais faire.
Aujourd'hui, c'est bien différent, et j'ai perdu tous mes pouvoirs.
Alors, quand l'envie m'a pris de lire un Jean-Paul Dubois, j'ai repensé à tout ça, au bus, à Lyon, aux Jeudi avec J., au Nobel de Modiano, aux paris sportifs de la bibliothèque et je me suis dit que c'était bien. Au fond.
Et j'ai eu la satisfaction de constater que j'avais toujours un ami. Et toujours un amour, dont la forme avait changé mais qui était solide et dur comme ma bite à son évocation.
(J'étais presque apaisé en écrivant cette "critique" (après tout, on a le droit aussi de dire comment on en est venu à lire un bouquin et pas un autre). La tempête frappe ma région. Les gens ont déserté les rues, alors je peux lire et écrire peinard comme si je n'habitais pas une ville infestée de porcs. le vent fait un bruit plus doux, plus harmonieux. Bien sûr, il fallait que quelque chose gâche ce moment : une fuite d'eau venue de l'étage supérieure finit sa course au milieu de ma piaule. Que faire ? Je pourrais prévenir mon proprio, of course, mais c'est prendre le risque de voir débarquer des ouvriers chez moi. Pas de problème : j'ai mon 50 mètres nage libre.)
(Kennedy et Moi, c'est un bon bouquin)


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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
patatarte2001patatarte2001   18 juin 2014
A chaque séance du conseil d'administration de la clinique, Anna redécouvre la nature profonde de ses confrères, leur goût du lucre et leur inclinaison obsessionnelle pour la convoitise. Lors de ces assemblées, il est principalement question d'argent, mais l'on traite aussi toutes sortes de petits problèmes, ces sujets secondaires, mineurs et mesquins, ce combustible brut, grossier mais signifiant qui alimente la vie quotidienne des entreprises. Ainsi, lors des répartitions budgétaires, chaque service, gagné de façon mécanique par les fièvres revendicatrices, s'acharne à renégocier le quota de ses places de parking, le renouvellement du mobilier de sa cafétaria ou encore l'accroissement du patrimoine audiovisuel de ses salles de repos. Tous ces avantages et équipements sont, bien sûr, exclusivement réservés à l'usage des médecins et des chirurgiens, qui n'hésitent pas, si l'on rejette leurs exigences, à brandir la menace de leur démission. Parfois, il suffit que l'on accède à l'invraisemblable requête d'un clan pour que tous les autres réclament un privilège identique, fût-il totalement incongru. Nul ne se résout jamais à concéder la moindre prérogative. C'est une question de principe, une guérilla d'égo à laquelle se livrent tous les patrons désireux de jauger leur influence et leur prestige. On se bat donc pour des plats cuisinés, des bacs de plantes vertes, des fauteuils de relaxation, des téléviseurs à rétroprojection, des consoles de jeux vidéo, des places de garage couvert.
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michdesolmichdesol   09 août 2020
Anna a raison. Il est inconcevable d'organiser de pareilles fiançailles, de prendre des innocents en otage sur un bateau et de leur infliger semblable calvaire. Je trouve cela profondément méprisant, irrespectueux. C'est pour cette raison que j'ai plongé dans cette eau, pour tremper mes fesses dans cet océan qu'ils croyaient pouvoir transformer en bénitier. Je suis fier de l'athéisme féroce de ma femme, j'aime qu'elle alimente cette haine roborative, constante, qu'elle voue à la foi et aux religions.Elle est dans le vrai. Comme elle, je refuse de m'agenouiller et d'implorer je ne sais quelle aumône ou quel pardon, préférant m'en prendre à nos contempteurs, résister au sort qui nous est fait, me débattre jusqu'à la fin.
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lululaberluelululaberlue   24 juillet 2018
- Comment va votre bouche, Samuel ?
Je ne supporte pas que ce type m'appelle par mon prénom. Cela me vrille les dents et m'irrite les gencives. Le fait qu'il couche avec ma fille et envisage de l'épouser ne l'autorise pas à prendre de telles libertés. Ce genre de familiarités est ridicule. Il y a une semaine à peine, je ne connaissais son existence qu'à travers cette édifiante indiscrétion de Sarah : "Il m'a tringlée dans la voiture." Et voilà qu'aujourd'hui ce triqueur de berline, cet équarrisseur endeuillé me tape sur l'épaule et me donne du Samuel. Ce garçon est répugnant. Je n'aime pas son menton. Ni ses yeux clairs. Ni son regard franc.
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patatarte2001patatarte2001   18 juin 2014
A ton âge, tu ne devrais pas t'amuser à des choses pareilles. Tu as eu une sacré chance de t'en sortir. Un tel effort brutal, avec un froid pareil et sans entraînement physique, c'est la voie royale pour l'arrêt cardiaque.- La petite peste n' a pas pu s'en empêcher. Incapable, face à sa mère, de soutenir la comparaison en matière de force et de courage, Sarah fait implicitement valoir sa jeunesse, sa fraîcheur, ses seins hauts plantés, ses cuisses fermes, ses fesses hardies, son ventre plat et l'insolente irrigation de ses muqueuses vaginales. Si cela était possible, elle nous ferait tâter la robustesse de son coeur, la solidité de son péricarde, la consistance de ses ventricules, la souplesse de ses valvules.
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RenodRenod   05 novembre 2019
Il m’arrive de plus en plus souvent de réfléchir ainsi, par bribes, à des choses insignifiantes. Je n’ai plus de pensée véritablement suivie. Sans doute parce que ma vie n’est plus qu’une succession de saynètes ternes et négligeables. J’existe par fragments, par moments. Et pour me distraire, j’en suis réduit à fréquenter le corps médical, à rémunérer son attention pour qu’il fouille le fond de mes oreilles ou tâte le gras de ma mémoire.
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Vidéo de Jean-Paul Dubois
Rencontrez les plus grands écrivains de notre temps et les oeuvres qui éclairent le monde d'hier et d'aujourd'hui.
"Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses, une fleur qui ressemble à mon rouge idéal." Charles Baudelaire
Ces vers de Charles Baudelaire prennent une résonance particulière chez de nombreux écrivains et intellectuels contemporains. Les grands livres de cette année ont tous quelque chose à voir avec la soif d'idéal qu'un autre poète, plus pop celui-là, chantait au milieu des années 90. Mais qu'en reste-t-il, aujourd'hui, de cette soif d'idéal dans un monde marqué par le pragmatisme et la raison ? En quoi la littérature, le cinéma, la musique, mais aussi les sciences humaines et sociales permettent-elles de préserver cette part d'utopie, de rêve, d'exigence individuelle et collective nécessaire à toute société ? Et si l'imaginaire, la fiction, l'enquête poétique et l'aventure intérieure que représentent les livres étaient l'une des ultimes fenêtres ouvertes sur l'idéal ? Autant de questions d'ordre collectif que l'on retrouve dans les romans d'écrivains comme Laurent Binet, Jean-Paul Dubois, Sylvain Prudhomme, Cécile Coulon ou Jonathan Coe. Avec un écho permanent à l'idéal intime, l'idéal de grandeur et d'épanouissement (ne sommes-nous pas plus grands que nous ?) mais aussi l'idéal amoureux, l'idéal spirituel, l'idéal de vie ou la vie idéale en somme, qui, à défaut d'être vécue, vaut le coup d'être inventée.
Yann Nicol Directeur de la Fête du Livre de Bron.
La 34ème de la Fête du Livre de Bron se déroulera du 12 au 16 février prochain à Pôle en Scènes/Espace Albert Camus, La Ferme du Vinatier, la Médiathèque Jean Prévost de Bron, l'Université Lyon 2 et l'Hippodrome de Bron-Parilly. Découvrez les lieux et la programmation complète sur http://bit.ly/fetedulivredebron2020
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©Pierrick Servais
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