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EAN : 9782814505131
Éditeur : publie.net (01/01/1900)
4.44/5   9 notes
Résumé :
Pour ce troisième texte d'Eric Dubois accueilli sur publie.net, après "Radiographie" et "C'est encore l'hiver", venir au plus près de ce qui justifie l'écriture poétique face et dans le monde, face et vers soi-même.

Dans ce même jeu tendu de distiques qui est sa marque, c'est l'écriture même qu'on va chercher à appréhender, entre sens, nécessité et idéal.

Eric Dubois déploie à nouveau une écriture concrète à l'extrême, avec des raclemen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
RuhaudEtienne
  31 décembre 2020
Blogueur, homme de radio, fondateur et animateur de la revue en ligne « le Capital des mots », Eric Dubois semble opposé à toute forme d'hermétisme, tant dans ses choix de publication que dans sa propre production littéraire. Déployant une langue à la fois sobre et néanmoins souple, harmonieuse, Mais qui lira le dernier poème ? évoque la vie quotidienne, au risque d'un certain prosaïsme, parfois, une sorte de simplicité volontaire, ascèse stylistique, qui n'est pas sans rappeler, par moments, Bukowski ou Houellebecq : le temps s'étire comme un chewing-gum/La bite perdue dans les poils et les plis/du pantalon/Dans la poussière/et les temps morts. Editeur du recueil sous forme numérique, François Bon parle lui d'écriture concrète. Poésie de l'actuel, de l'immédiat, les vers brefs et précis d'Eric Dubois parlent de la cité d'aujourd'hui, son décor froid, inamical mais familier : Encore l'oeil électronique/de désirs fantasmés/Par l'unité centrale/La caméra et l'écran/dans la nuit du commerce. Visuels, matérialistes, les textes ne constituent pas pour autant une sorte de contemplation plate et détachée, une forme d'objectivisme un peu formel. Chaque phrase semble en effet habitée par la mélancolie, pour ne pas dire le désespoir. Quelle valeur accorder à la poésie, au sein d'une société désincarnée ? Angoissé par la perte de sens, la vacuité intérieure, Eric Dubois s'interroge douloureusement : Quel sera le dernier poème ?/L'unique correspondance ?/Quand écrirai-je le dernier poème ?/Qui le lira ?/Aurai-je la force de l'écrire ?. Reste l'amour, apparu en filigrane comme pour sauver l'homme de sa propre déréliction, de son propre sentiment de néant : Il était une fois/elle/Je l'adore/ses cheveux/Et le temps/a continué à faire son chemin.
Riche en images, dépouillé mais fin, ce bref recueil trop méconnu, ouvre donc à une lecture à la fois originale et sincère de l'époque, du désarroi contemporain.
Lien : https://pagepaysage.wordpres..
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brigetoun
  05 septembre 2011
une poésie simple, ou apparemment, chant rythmé, doucement, qui dit la vie
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   05 septembre 2011
L’instant choisi

Il y a du soleil

sur le canapé

Un bouquet de fleurs

résume le lieu

Et la nuit viendra

une enveloppe
Commenter  J’apprécie          90
brigetounbrigetoun   05 septembre 2011
Je suis dans un trou du temps

Les années je les regarde

Avec la bienveillance du berger

pour son troupeau
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coco4649coco4649   29 novembre 2017
QUARTIER


Un œil
qu’on ouvre

Le poids du temps
la bouche

Le bras qui
la rue est pleine

se tend
pleine de gens exilés

On dirait
s’accroche à vos chaussures

Une impression comme ça
des gens exilés

C’est ce que j’ai vu
la bouche

Qui demande
l’autre bras aussi

Des gestes
se tend

Qui emplissent l’espace
vision familière

D’un quartier tant de fois
il y a l’eau

Traversé
de la rivière

Les commerçants attentifs
sans vous en apercevoir
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   29 novembre 2017
DE L’INTÉRIEUR


Qui sent
dans l’avancée de la nuit

Les pensées
on touche à l’essence même de

L’hiver
de l’intérieur

Les heures volées
la nuit

Dans les couvertures
du temps

Qu’on veut comprendre
chaque regard

Quelques mots
dans le conflit

Étrange musique
air déjà entendu

Nécessité de parler
paradoxe

Affrontement
chacun à tour de rôle

Ses intérêts
dans le partage du sang
+ Lire la suite
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PartempsPartemps   01 décembre 2020
Masse sombre

Je ne suis pas une masse sombre
indécise
j’ai des yeux une bouche
des yeux pour voir que tu ne veux pas
me voir
une bouche qui avale le silence
Je ne suis pas qu’une main tendue
je peux aussi serrer des mains
toucher des cœurs
Je ne suis pas une masse sombre
indécise
je suis une présence
j’ai des rides comme des cicatrices du passé
ma peau est tannée par mes nombreuses marches
et tous les soleils que j’ai pu vivre
Je ne dors pas je veille
je me souviens toujours de mes sommeils d’avant
toujours à regret des lits tièdes et des maisons pleines
Je ne sais plus si je rêve encore car j’ai faim et soif
froid et chaud
Ma vie n’est pas un rêve éveilléPassagers_dexil_couv2
mais une prison aux murs invisibles
que tu as construite pour moi
que tu construis
quand tu ne veux pas me voir
+ Lire la suite
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