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EAN : 9782823616187
Éditeur : Editions de l'Olivier (30/07/2019)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 153 notes)
Résumé :
« C'est à ce moment-là, je crois, que je décidai de partir pour un voyage dont j'ignorais la destination et la durée. J'étais désargenté, désenchanté. Mais je voulais me replonger dans le courant de la vie, me battre pour ou contre quelque chose, retrouver l'envie du bonheur et le goût de la peur, lutter contre la force des vents, éprouver la chaleur, le froid, casser des cailloux et, s'il le fallait, creuser les flancs de la terre. »


Paul Per... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  14 octobre 2016
Si ce livre pouvait me rapprocher de toi m'a été offert, je ne l'aurais pas acheté moi-même, je craignais qu'il s'agisse d'un roman à l'eau de rose , (autrement dit un peu cul-cul) mais ce n'est pas du tout le cas !!!
Je n'ai toutefois pas été complétement séduite. Oui, c'est bien écrit mais toute la première partie ( tant que Paul n'a pas rejoint Jean) m'a semblé longue, trop longue. Je n'ai pas réussi à suivre avec intérêt les pérégrinations de Paul. J'ai eu beaucoup plus de plaisir avec la 2ème partie. Paul m'est devenu de plus en plus attachant et je l'ai même quitté avec regret.
Comme le début a été plus fastidieux, je ne mets que trois étoiles.
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trust_me
  16 septembre 2016
Paul Peremülter, écrivain, décide après son divorce de tout plaquer pour partir sur les traces de son père, disparu des années auparavant au cours d'une partie de pêche dans un lac Québécois. Une région où il se rendait seul deux fois par an et dont personne ne savait vraiment ce qu'il allait y faire. Avant de rallier le Canada, Paul s'installe quelques temps en Floride pour y exercer des petits boulots « exotiques ». Arrivé à La Tuque, au Nord Est de Montréal, il est accueilli par un ami de son père qui lui révèle un secret aussi inattendu que bouleversant.
Dans (presque) tous les romans de Jean-Paul Dubois, le personnage principal s'appelle Paul. Dans (presque) tous les romans de Jean-Paul Dubois, il y a un problème avec le père. Dans (presque) tous les romans de Jean-Paul Dubois il est question de quête existentielle et de solitude intérieure, d'un fardeau lourd à porter et difficile à évacuer. Dans (presque) tous les romans de Jean-Paul Dubois on croise des types attachants en diable que l'on accompagne pour un bout de chemin et que l'on quitte à regret en sachant qu'on ne les oubliera pas de sitôt.
Dans tous les romans de Jean-Paul Dubois je retrouve une petite musique qui me met du baume au coeur, une écriture simple et précise, une pointe de nostalgie et de mélancolie, un humour qui confine parfois à l'absurde. Et toujours ces questions lancinantes qui empêchent de trouver la paix intérieure : « Je sais qu'elles reviendront tôt ou tard, que jamais elles ne lâchent leur proie. le moment venu, j'espère avoir seulement la force de mutiler mes mains pour m'arracher encore à ces ronciers intimes ».
C'est beau comme un roman de Jean-Paul Dubois. Un auteur qui, décidément, sait me parler et me toucher en plein coeur.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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nelly76
  03 septembre 2017
Il n'a pas fait le deuil de ce père dentiste qui 2 mois par an,partait pêcher sur le lac Flamand au Canada ;et qui un jour,a disparu sans que l'on retrouve son corps.
Sa vie est un échec:il ne peut avoir d'enfants,sa femme est une enfant gâtée, qu'il a épousée sans amour.
Il ,c'est le personnage de ce très bon roman d'un écrivain méconnu de moi:J.P.Dubois.
Il s'appelle Paul Peremülter et est écrivain,et lorsque son chien meurt, désorienté désenchanté il décide de tout " plaquer" pour un voyage dont il ne connait pas encore la destination mais qui progressivement le conduira sur les traces de son père, cet inconnu.Un voyage semé de découvertes et d'embûches,où il retrouvera le sens du mot :vivre."Mais je voulais me replonger dans le courant de la vie,me battre pour ou contre quelque chose,retrouver l'envie du bonheur et le goût de la peur,lutter contre la force des vents,éprouver la chaleur,le froid,casser des cailloux et,s'il le fallait,creuser les flancs de la terre."
Un très bon roman,plein d'empathie, de poésie, un auteur que je retiens.A conseiller🌟🌟🌟🌟
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muse2805
  14 septembre 2012
Mon sixième Dubois , pas celui que je préfère mais j'aime toujours autant l'écriture de cet auteur!
Paul le héros (oui je sais ils s'appellent tous Paul chez Dubois et ont toujours vécu à un moment de leur vie à Toulouse, n'empêche ! ) ,Paul donc, ne sait pas trop où il en est de sa vie , alors il choisit d'aller mal ; physiquement d'abord en faisant monter les angoisses , ça donne tellement de symptômes .. c'est un bon début .
Au cas où ce ne serait pas suffisant il part sur les traces de feu son père, au Canada ou ce dernier partait deux mois chaque année .Paul ne connaissait ni le Canada ni son père finalement , ni lui même (mais çà il s'en doutait déjà )
Vu d'ici , c'est peut être léger comme trame, mais je ne suis pas Dubois, alors forcement écrit par lui c'est autre chose!
Retournements de cerveau, spéléologie dans les tréfonds des êtres , le trait fluide, la plume acerbe , la truffe sèche (ah non çà c'est moi )
En résumé de toutes façons Dubois quel talent !
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pasiondelalectura
  01 juin 2020
Si ce livre pouvait m'approcher de toi (1999) est un très ancien Dubois mais déjà nous reconnaissons la patte de l'auteur: le personnage principal se prénomme Paul, sa femme Anna, il démarre à Toulouse, nous avons des morts violentes et nous finissons en Amérique. Il transparait aussi l'amour de Dubois pour les voitures ou les machines en général, objets sur lesquels il aime bien donner des détails techniques. Ce livre a inspiré le réalisateur Philippe Loiret pour son film le fils de Jean (2016), mais Loiret a choisi de se détourner quelque peu du texte et a choisi une autre direction pour son film (film non vu).
Le titre, Si ce livre pouvait m'approcher de toi, fait allusion à la quête d'un fils pour son père qui est presque un inconnu. Paul Peremülter épousa Anna Davenport, une avocate nord-américaine dont il divorça au bout de treize années en raison d'une incompatibilité de caractères, sans enfants à charge. La mère de Paul était morte dans un accident d'avion en compagnie d'un luxembourgeois sur lequel personne ne savait rien. le père de Paul avait disparu dans un lac canadien où chaque année il se rendait pêcher deux fois par an. Après son divorce, Paul, quelque peu décontenancé, part en Amérique afin de se changer les idées; il va là exercer quelques métiers. Puis il décide de partir au Canada sur les traces de son père et de contacter un ancien ami d'enfance de celui-ci qui avait émigré au Canada et qui le connaissait très bien. Ce sera pour Paul Peremülter la découverte de la double vie de son père et le choc émotionnel qui s'en suit, le fait s'engager dans un pari fou…il va se jeter dans la traversée des Bois sales (bois à l'état sauvage) qui entourent le lac Flamand, une excursion quasi suicidaire pendant laquelle il essaiera d'assumer l'image d'un père fourbe.
Paul écrit des livres, il en est à son treizième et il a l'impression d'avoir quelque peu perdu son temps; il fait du bruxisme la nuit ce qui révèle bien son stress. Il mesure son oeuvre par le poids et par le volume : 24 cm de haut pour 3 kilos 490 grammes de papier. Voici l'aune de son oeuvre par la taille et le poids, une pile, soit 13 ans de vie pour produire moins de 4 kilos d'une matière qui n'a rien de bien précieux; voilà pour quoi il avait vécu, pour quoi il avait été payé, pour quoi tous les matins il s'était levé. de plus le chiffre 13 semble le poursuivre : 13 ans de mariage raté, 13 livres, et la mort de son chien bien aimé a bout de 13 années.
C'est un grand névrosé que ce Paul Peremülter avec un profil d'hypochondriaque d'anthologie quand il dit…je n'ignore pas que les cabinets de psychanalystes sont remplis de clients dans mon genre. Des hommes légèrement gauchis, habités par le doute, hantés par des questions recurrentes, le souvenir d'un père noyé, d'une mère tombée du ciel, taraudés par leur sexe, déçus par la sécheresse de leurs couilles (il a une anomalie des OGE responsable d'un manque de sperme), et démunis face à l'épreuve solitaire de la mort.
Dans ce livre Jean-Paul Dubois règle une nouvelle fois son compte avec les médecins (parfois c'est le tour des dentistes). Puisqu'il doit consulter et qu'il n'est même pas ausculté alors qu'on lui réclame 75 dollars pour la consultation, il écrit…la première chose que je remarquai en pénétrant dans son bureau, ce fut un autre livre, posé à la même place comme une évidence que cet homme-là exerçait son ministère à contrecoeur, qu'il détestait les malades, leurs kystes, leurs ganglions, et toutes leurs humeurs. Palper le dégoûtait, tâter l'écoeurait, et la vue d'une simple gorge irritée lui inspirait la plus profonde répugnance. Il ne croyait pas aux vertus de la médecine, une vulgaire mécanique d'ajustement. Sa seule foi, il la tirait des livres. Ce médecin était un grammairien rentré. Il était fait pour fouiller le ventre des oeuvres et non la panse de ses semblables. Ecarté des arts et lettres, il s'était à regret rabattu sur la science des abats.
Quelle serait la part de réalité et quelle serait la part de fiction dans ce récit? Peu importe mais il y a beaucoup de faits troublants.
Un joli roman, acidulé à souhait mais qui soulève des soucis existentiels.
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Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0diablotin0   14 octobre 2016
"Tu te promènes en forêt. Et tu te perds. Tu sais comment on fait, nous, au Canada, pour se repérer? On s'arrête sur place et on attend sans bouger. Le temps qu'il faut. Un mois, deux mois, six mois. Et puis, un jour, on remarque qu'on a de la mousse qui a poussé sur une jambe. Et voilà. Maintenant on sait de quel côté se trouve le nord."
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lireanimeslireanimes   04 mai 2008
La nuit, fumant des cigarettes sur la véranda, il m’arrivait de réfléchir à l’héritage, à ces biens inestimables que les pères sont empêchés de léguer à leurs fils, ces fortunes à jamais perdues et enterrées. Je pensais à tous ces trésors de l’esprit, ces savoirs accumulés, cette expérience, cet usage du monde, cette mémoire du temps et des saisons, cette connaissance d’une langue étrangère, des fièvres de la joie et du poids de la peine, je pensais à tout ce patrimoine précieux à jamais muré et enseveli dans la tête des morts. Les notaires n’avaient à connaître que le partage de la ferraille, mais où passaient tous les biens de l’esprit, à qui profitaient-ils ? Si les enfants pouvaient hériter de l’acquis de leurs pères, posséder seulement ce capital ontologique, vivre serait un jeu d’enfant, et le monde infiniment riche.
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grandcaffegrandcaffe   03 août 2015
Les livres ne sont qu'un tout petit miroir du monde où se mirent les hommes et l'état de leur âme, mais qui jamais n'englobe la stature des arbres, l'infini des marais, l'immensité des mers. Si beau que soit le texte, si attentif le lecteur de Melville, il manquera toujours à ce dernier l'émotion fondatrice, l'indispensable synapse avec le réel,ce bref instant où surgit la baleine et où vous comprenez qu'elle vient "vous" chercher. Une chose est de lire la peur, une autre de l'affronter.
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nelly76nelly76   02 septembre 2017
J'ai terminé ce livre.Comme les précédents,il m'aura pour un temps rapproché des vivants et des morts.C'est dans l'ordre des choses simples .Les journées passées à l'écrire,et parfois le veiller m'auront aussi fait comprendre qu'en me lançant dans cet étrange voyage,avec l'impulsivité et la naïveté d'une mouche,j'avais confusément réalisé le rêve de tout homme: traverser la forêt de ses peurs pour accéder à ces émotions secrètes ,ces infimes parcelles de bonheur qui sont en nous ,tapies dans un endroit que nous ignorons et que souvent ,nous recherchons pendant toute une vie.
+ Lire la suite
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lireanimeslireanimes   04 mai 2008
J’ai terminé ce livre. Comme les précédents, il m’aura pour un temps rapproché des vivants et des morts. C’est dans l’ordre des choses simples. Les journées passées à l’écrire, et parfois le veiller, m’auront ainsi fait comprendre qu’en me laçant dans cet étranger voyage, avec l’impulsivité et la naïveté d’une mouche, j’avais confusément réalisé le rêve de tout homme : traverser la forêt de ses peurs pour accéder à ces émotions secrètes, ces infimes parcelles de bonheur qui sont en nous tapies dans un endroit que nous ignorons, et que, souvent, nous recherchons pendant toute une vie.
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Rencontrez les plus grands écrivains de notre temps et les oeuvres qui éclairent le monde d'hier et d'aujourd'hui.
"Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses, une fleur qui ressemble à mon rouge idéal." Charles Baudelaire
Ces vers de Charles Baudelaire prennent une résonance particulière chez de nombreux écrivains et intellectuels contemporains. Les grands livres de cette année ont tous quelque chose à voir avec la soif d'idéal qu'un autre poète, plus pop celui-là, chantait au milieu des années 90. Mais qu'en reste-t-il, aujourd'hui, de cette soif d'idéal dans un monde marqué par le pragmatisme et la raison ? En quoi la littérature, le cinéma, la musique, mais aussi les sciences humaines et sociales permettent-elles de préserver cette part d'utopie, de rêve, d'exigence individuelle et collective nécessaire à toute société ? Et si l'imaginaire, la fiction, l'enquête poétique et l'aventure intérieure que représentent les livres étaient l'une des ultimes fenêtres ouvertes sur l'idéal ? Autant de questions d'ordre collectif que l'on retrouve dans les romans d'écrivains comme Laurent Binet, Jean-Paul Dubois, Sylvain Prudhomme, Cécile Coulon ou Jonathan Coe. Avec un écho permanent à l'idéal intime, l'idéal de grandeur et d'épanouissement (ne sommes-nous pas plus grands que nous ?) mais aussi l'idéal amoureux, l'idéal spirituel, l'idéal de vie ou la vie idéale en somme, qui, à défaut d'être vécue, vaut le coup d'être inventée.
Yann Nicol Directeur de la Fête du Livre de Bron.
La 34ème de la Fête du Livre de Bron se déroulera du 12 au 16 février prochain à Pôle en Scènes/Espace Albert Camus, La Ferme du Vinatier, la Médiathèque Jean Prévost de Bron, l'Université Lyon 2 et l'Hippodrome de Bron-Parilly. Découvrez les lieux et la programmation complète sur http://bit.ly/fetedulivredebron2020
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©Pierrick Servais
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