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EAN : 9782757804742
199 pages
Points (16/05/2007)
  Existe en édition audio
3.47/5   1049 notes
Résumé :
"Eh bien moi, vous me verrez tous les jours de la semaine. - Vous plaisantez, monsieur Tanner. En tout cas, il faut qu'on se mette d'accord : qui est-ce qui va commander ? " Paul Tanner, documentariste animalier, menait une existence paisible avant d'hériter de la maison familiale. Décidé à la restaurer de fond en comble, il entreprend des travaux. Tandis qu'il s'échine sur les sols, les corps de métier défilent. Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (166) Voir plus Ajouter une critique
3,47

sur 1049 notes

Ladybirdy
  31 mars 2019
Pauvre Monsieur Tanner... une histoire ou un récit largement autobiographique triste à pleurer ou à pleurer de rire... c'est une vaste blague ce chantier dans lequel Tanner plonge corps et âme. Vaste blague car devant l'immensité des travaux de cette maison qu'il vient d'hériter, les entrepreneurs qui vont défiler lui en feront voir de toutes les couleurs.
On se demande page après page mais vous plaisantez Monsieur Tanner ?
C'est du lourd. C'est du gros. Tellement gros toutes ces péripéties dans ce chantier qu'on ne peut se poser la question.
On déguste ici une histoire drôle (ou triste à mourir) en suivant les travaux, des sommes mirobolantes, une maison à rénover qui se transforme en ruine ou en champ de bataille maculé de sang, une meute de chiens qui donne une ambiance de cafarnaum.
Un bon moment léger pour des mésaventures qu'on ne souhaitera à personne. Il y a de quoi devenir fou.
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Cannetille
  15 avril 2020
Le narrateur, qu'il est tentant d'assimiler à l'auteur, a hérité d'une vaste maison de famille délabrée. Il se lance dans des travaux de réhabilitation qui vont durer un an et le soumettre à rude épreuve, au contact des différents corps de métier du bâtiment et de leur lot d'incompétents, d'escrocs, d'étourdis et que sais-je encore…

J'ai beaucoup compati et aussi bien ri à la lecture des mésaventures du pauvre monsieur Tanner, malheureusement convaincue que cette comédie ne donne qu'à peine dans l'exagération et que les situations décrites sont somme toute tout à fait vraisemblables. L'auto-dérision combinée à la maestria de la langue française produit ici un délicieux et léger moment de divertissement que l'on regrette de terminer trop tôt, malgré le soulagement du dénouement pour le narrateur.

Voici un livre drôle et bien écrit qui sent le vécu, et qui ne peut que rendre sympathique l'infortuné monsieur Tanner, en qui bon nombre de lecteurs se reconnaîtront aisément. Il serait dommage de bouder le plaisir de cette réjouissante facétie. Coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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michfred
  11 décembre 2020
Certains le savent et je n'en fais pas mystère: les maisons m'ont beaucoup préoccupée ces temps derniers et me préoccupent encore.
Il fallait tout l'humour de Jean Paul Dubois - dois-je redire que je l'aime d'amour, ce gars-là?- pour arriver à me dérider sur le sujet, surtout depuis que , livrée à la solitude dans ma vieille maison d'Aubrac confinée ET enfouie sous des tonnes de neige- un pléonasme local-, je me distrais comme je peux en convoquant pour des devis improbables et des travaux aussi pharaoniques que chimériques, une série d'artisans dubitatifs et peu empressés que je supplie, entre autres, de me protéger des vents d'autan redoutables qui secouent ma porte d'entrée et s'infiltrent dans les interstices mal joints des vieux battants fourbus, me contraignant, par ces frimas, à boucher la (trop) vaste serrure avec du sparadrap et à tendre des couvertures de déménagement, désormais sans objet, entre des gonds archaïques, au mépris le plus total de mon sens esthétique, révolté mais impuissant!
Les démêlés de Paul Tanner avec une série de corps de métier (et des drôles de corps, je vous l'assure, appelés surement par des Erinyes vengeresses sur la tète du pauvre Tanner, on ne s'explique pas autrement un tel acharnement du sort, une scoumoune aussi obstinée) ont de quoi faire pâlir le plus optimiste des propriétaires de vieille baraque à restaurer, l'entrepreneur de travaux le plus confiant dans la compétence professionnelle des escrocs patentés auquel il a recours, et le chef de travaux le plus naïf à l'égard de la nature humaine.
Mais ces démêlés sont racontés avec une telle auto-dérision, un sens de la formule si réjouissant (je vous renvoie à la citation du plombier kurosawesque!), une si belle allégresse dans l'hyperbole et l'accumulation qu'on est littéralement mort de rire en les découvrant, sans la moindre pitié pour ce pauvre Tanner à qui, méchamment, on souhaite d'autres électriciens russes "détraqués du caleçon", d'autres Chavolo et Dorado avec meute de molosses et calendriers de bimbos Pirelli, et même un autre Harang, plombier martyre de son perfectionnisme, afin qu'ils prolongent son chemin de croix... pour notre plus grand bonheur!
Un livre joyeux, enlevé, truculent dont le héros, accablé par une Némésis artisanière, et non artisanale, nous renvoie une image réjouissante de nos impuissances à maîtriser le réel.
Merci à toi, Jihef, qui fus l'artisan , (un artisan compétent et efficace cette fois), d'une pause joyeuse dans mes soucis domestiques!
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latina
  30 juillet 2018
Mais quelle mouche vous a piqué, monsieur Tanner, en acceptant l'héritage de votre vieil oncle ? Une immense maison à rénover en-tiè-re-ment, cela vous semblait un travail d'enfant ?
Vous n'avez pas tenu compte des corps de métiers que vous alliez croiser !
Une période pénible, horrifique, digne de l'Enfer de Dante s'est présentée à vous dès le premier artisan venu et ne vous a plus quitté.
« La plus intrigante exposition d'originaux et d'hurluberlus que l'on puisse imaginer » s'est réalisée dans cette maison, avec vous comme seul spectateur. Il faut dire que vous avez pris un congé sans solde pour surveiller les travaux et pour y travailler vous-même : « A endurer pareilles tortures, on perd très vite ses forces, sa santé, aussi bien mentale que physique, ses économies, sa lucidité, bref, sa raison. Les mains rongées par le ciment, asséchées par le plâtre, le dos cassé, le corps zébré de déchirures et de tendinites, on finit par n'être plus qu'une carcasse laborieuse ».
Un enfer pour vous ? Oui, mais un paradis pour nous ! Avec un sens de l'humour noir particulièrement développé, vous nous exposez tous les cas d'artisans rencontrés, du plus malhonnête au plus scrupuleux, du plus fainéant au plus maniaque, du plus grossier au plus gentleman.
Quelle jouissance...pour nous ! Et pour vous aussi, reconnaissez-le, monsieur Tanner, car la mise par écrit de votre épreuve digne du supplice de Tantale vous a certainement procuré beaucoup de plaisir, vu votre style particulièrement imagé, vif et caustique. A coups de tous petits chapitres, votre prose se lit à une vitesse phénoménale, contrairement à l'avancement des travaux.
Alors, vous regrettez d'avoir hérité de cette maison titanesque et en pleine déliquescence ? Vous regrettez d'avoir entamé ces travaux babyloniens ? Quitte à ne pas nous les faire revivre dans une narration cocasse ?
Vous plaisantez, monsieur Tanner !
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cicou45
  29 janvier 2018
Ouvrage emprunté au hasard sur une étagère de la médiathèque où je travaille, je ne connaissais absolument pas cet auteur et je me suis laissée tenter à la fois par la couverture et la quatrième de couv' qui annonçait que j'allais probablement bien me distraire et en effet, ce fut bel et bien le cas.
Paul Tanner est apparemment un homme sans histoires. Célibataire, il mène une petite vie tranquille dans sa chaleureuse maison et travaille en tant que documentariste animalier, ce qui lui permet de vivre tranquillement et avec un certain confort. C'est un rendez-vous chez le notaire qui va bousculer sa vie lorsqu'il apprend qu'il hérite, de l'un de ses parents récemment décédé, d'une magnifique maison familiale à la campagne. le seul problème, c'est que celle-ci n'ayant plus été occupée depuis plus de quinze ans, tout est à refaire à l'intérieur, su sol au plafond. Commence alors pour notre monsieur Tanner ce que je nommerais tout simplement soit l'enfer soit une suite de malchance et de grosses farces accumulées, qui peuvent effectivement prêter à sourire tant que l'on n'est pas directement concerné. Ayant pris un congés de six mois sans solde, notre protagoniste entend bien être présent sur le chantier et engager lui-même ses propres apprentis, après avoir fait un premier constat avec des chiffres astronomiques. le lecteur s'engage ici dans une aventure de chantier, voyant défiler les uns après les autres tous les corps de métier du bâtiment représentés et autant dire que si le lecteur se délecte des mésaventures de ce pauvre monsieur Tanner, il y a bien des jours où celui-ci se servirait de l'u des employés engagés pour taper sur l'autre. Entre les escrocs, les maladroits et les autres, notre héros en voit passer de toutes les couleurs.
Un ouvrage qui se lit extrêmement vite avec des chapitres court et même avec notre personnage qui est sans arrêt sous pression et parfois au bord de la crise de nerfs, le lecteur, lui ne peut s'empêcher de sourire et de se détendre au fil de cette lecture, pour un peu qu'il ne soit pas lui-même en train d'entreprendre des travaux chez lui ! Une écriture fluide et légère et un roman que je ne peux donc que vous recommander !
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
michfredmichfred   11 décembre 2020
En franchissant le seuil, j'éprouvai ce sentiment de gratitude confuse et de bonheur brouillon caractéristique des retrouvailles. Et pourtant. Tout avait changé. Les couleurs. L'odeur. L'ordre des choses. Je pensais visiter un musée, parcourir une galerie de mon passé, j'imaginais que les souvenirs allaient me submerger à mesure que les portes s'ouvriraient, libérant les effluves d'autrefois tapis dans chaque pièce. Au lieu de cela, je découvris le désordre impudique d'une famille ordinaire et sans gout. Je me retrouvai au cœur d'un pavillon étranger, une maison témoin. La bâtisse s'était accommodée de ces changements. Elle m'avait oublié, elle avait refait sa vie avec cet homme satisfait de son sort, qui, les mains dans les poches, les pieds légèrement écartés sur la pelouse du jardin, marmonnait:" Qu'on le veuille ou non, ça doit faire quelque chose de revoir son ancienne maison." Cela faisait raisonnablement mal. Comme chaque fois que l'on perd quelqu'un ou quelque chose, et que cet être ou cet objet, sans animosité ni rancœur, vous efface de son existence et passe à autre chose, parce que la vie est ainsi.
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LadybirdyLadybirdy   31 mars 2019
Il faut bien comprendre ce qu’est véritablement un chantier lorsqu’on l’assume seul. Du point de vue du travail et de la tension, cela correspond à peu près à la gestion simultanée d’un contrôle fiscal, de deux familles recomposées, de trois entreprise en redressement judiciaire et de quatre maîtresses slaves et thyroïdiennes.
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TaraxacumTaraxacum   01 août 2015
Il faut savoir que, dans le bâtiment, les corps de métier se vouent un mépris aussi inexplicable qu'inextinguible. Le plâtrier tient le maçon pour un pouilleux et le plaquiste pour un escroc. Le chauffagiste regarde de haut le fumiste qui, lui-même, toise le jointeur. Quant à l'électricien, électron agaçant, il ne voit même pas le peintre que ,souvent , le carreleur rabroue. Le charpentier n'est qu'un primate aux yeux du menuisier que le couvreur tient pour quantité négligeable. , tandis que le zingueur, albatros des toitures, raille le plombier, vague ratier de la tuyauterie.
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chrysaline01chrysaline01   23 février 2008
Ce que je crois
On ne possède jamais une maison. On l'occupe. Au mieux, on l'habite. En de très rares occasions, on parvient à se faire adopter par elle. Cela demande beaucoup de temps, d'attention et de patience. Une forme d'amour muet. Il faut apprendre, comprendre comment marchent les choses, connaître les forces de l'édifice, ses points faibles, réparer ce qui doit l'être sans trop bouleverser l'éco système que le temps a mis en place. Et jour après jour, année après année, la confiance, lentement, s'établit, une sorte de couple indicible et invisible se forme. Alors, confusément, vous savez, vous sentez que cette maison, que jamais vous ne posséderez, vous protège loyalement pour le temps de votre courte vie.
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RouletabilleRouletabille   29 juin 2020
Il portait sur son visage tout le poids de sa charge. D'invisibles fardeaux pesaient sur ses épaules. Ses yeux rougis larmoyaient, son nez suintait pareil à une vieille canalisation et, de sa voix monotone assourdie par un pharynx irrité, il n'en finissait pas de lire d'absconses considérations testamentaires aux termes desquelles il m'annonça d'un air équivoque que j'héritais d'une immense maison d'habitation appartenant jusque-là à feu mon oncle qu'on avait retrouvé emmailloté de latex et raide mort dans le lit d'un tout jeune homme dont il partageait l'existence depuis quelques années. Un instant, le notaire semble s'extirper des bas-fonds de son coryza pour retendre ses lèvres d'un rictus de dégoût et me confier à propos du gigolo : "Je l'ai reçu hier. Un joli petit corps sans tête. Incapable de s'assumer une seule seconde. Votre parent m'en avait glissé deux mots. Il avait, paraît-il, été exclu du corps des parachutistes." Sans doute pour compenser cette cruelle désillusion, mon oncle lui léguait sa Mercedes 92 caramélisée, sa collection de toiles du XVIIIe assez spéciales et un très bel appartement au bord de la mer. Après sa courte digression, le notaire revient à mon affaire : "Donc, monsieur Tanner, acceptez-vous votre héritage ?". Sur l'instant, la question me sembla saugrenue. Qui refuserait une pareille maison ? Le notaire posa sur moi un regard qui semblait une plaindre, puis il enregistra ma réponse.
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