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EAN : 9782490151134
384 pages
Éditeur : Snag (06/06/2019)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 29 notes)
Résumé :
L'homme a abandonné ses droits au Conglomérat pour aspirer au bonheur. Mais personne n'était préparé à affronter la résonance originelle.

A la fin du XXIème siècle, l'homme, fatigué des systèmes politiques et de leurs représentants accepte d'abandonner une grande partie de ses droits civiques contre des garanties de paix et de stabilité. Vient alors au pouvoir une organisation rassemblant les vingt plus grandes puissances économiques mondiales, appelé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Lunartic
  05 juillet 2019
Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique de la nouvelle parution de chez Snag Fiction dans leur collection Ciel sans étoiles (quel joli nom, n'est-ce pas ?), j'ai nommé Ambition de Yoann Dubos. Je remercie infiniment la maison d'édition pour cette très belle proposition de service de presse, cela me touche beaucoup. Quand j'ai vu pour la première fois la couverture absolument enchanteresse de ce livre réalisée par le très talentueux Aurélien Police, je me suis dis qu'il n'en fallait pas plus pour me convaincre d'embarquer dans cette grande aventure qui nous dépasse tous. Mais s'ajoutait également à cela un résumé extrêmement alléchant qui annonçait une intrigue accrocheuse mêlant savamment dystopie, science-fiction, roman futuriste mais aussi fantastique et mysticisme, rien que ça ! J'aime quand il est impossible de ranger un roman/une saga dans une catégorie bien précise, quand l'auteur brasse de nombreux genres et thématiques différentes. J'escomptais donc un premier tome tout ce qu'il y a de plus prometteur et engageant pour la suite et je ne vous cacherai pas que ce fut une petite déception de mon côté.
Pourtant, le prologue avait sérieusement attisé ma curiosité et crée en moi un puissant sentiment d'attente, mais dès le début du roman, j'ai failli décroché. J'en ai même été jusqu'à ressentir l'angoisse de ne pas avoir suffisamment envie d'avancer dans ma lecture pour aller plus loin que les cinquante-cent premières pages, alors que le prologue avait pourtant su totalement me happer. Cependant, cette sensation désagréable a très vite disparu et je n'ai in fine pas vu passer l'essentiel du roman, tant les pages du milieu de livre se tournaient d'elles-même. En effet, tout s'enchaîne de façon fluide et je n'ai vécu pour ainsi dire aucun temps mort avec Ambition, malgré la lenteur avec laquelle j'ai lu le début et la fin de l'intrigue. Puis l'excitation croissante est retombée, car la conclusion de ce tome introductif m'a fait retrouvé ce sentiment de confusion et de frustration que j'ai ressenti avec les premiers chapitres. Je ne saurais expliquer pourquoi et comment, mais Ambition m'a autant exaltée que rendu perplexe. J'ai trouvé l'univers de ce roman très riche et intéressant, mais pas assez étoffé à mon sens. Ou plutôt, j'ai encore du mal à comprendre quel est le lien entre chaque élément de l'intrigue. Quel rôle a véritablement eu la mission Synope dont on nous parle brièvement au tout début de l'histoire par rapport à la fameuse résonance originelle dont on nous rebat constamment les oreilles sans clairement nous expliquer en quoi cela a changé la face du monde ? Comment a d'ailleurs eu lieu cette dernière et pour quelle raison ? Quel est l'objectif des primas et du Conglomérat ? Voyez-vous, j'ai adoré le pitch de base qui nous présentait notre monde dans un avenir très éloigné régi par les plus grosses entreprises afin d'assurer la paix et l'égalité entre chaque être humain, de privilégier la sûreté plutôt que la liberté des individus, notamment en matière de croyances religieuses, qui n'existent plus (trop de risque d'attentats à la clé) et où subitement, des créatures fantastiques de toutes sortes seraient visibles par nous, comme si un voile entre deux réalités parallèles venait enfin d'être levé. Cependant, aussi fascinant tout cela soit-il, j'avais l'impression que l'on restait constamment dans le flou. L'auteur sait maintenir le suspens et préserver le mystère, mais j'aurais tout de même aimé un peu plus d'informations et d'éclaircissements à me mettre sous la dent et surtout un peu plus d'organisation, de hiérarchie et plus spécialement de coordination entre tous les renseignements que nous possédons déjà. On nous distille une multitude de détails très importants pour le bon (enfin, façon de parler) déroulement des événements qui ne font in fine qu'engendrer une pléthore de questions qui restent pour l'instant sans réponses. Quant aux nombreux flashbacks du récit, si je suis la première à dire que les analepses apportent un éclairage bienvenu aux divers rebondissements et révélations de l'histoire et qu'elles permettent de briser le schéma narratif linéaire habituel pour nous proposer une trame plus complexe, sinueuse et travaillée, dans le cas présent, je les ai trouvés la plupart du temps beaucoup plus déroutants qu'autre chose.
Concernant l'écriture, je n'ai rien à ajouter. Elle est claire, limpide comme de l'eau de roche ; elle nous prend par la main et nous immerge dans cet univers explosif où la limite entre l'homme et la robotique est elle aussi extrêmement difficile à percevoir. Tiens, encore un autre constituant de l'intrigue qui a suscité un vif intérêt de mon côté sans que je parvienne à clairement définir pourquoi les organes et membres humains sont ici aussi facilement interchangeables avec des pièces fabriquées. Pour assurer la pérennité de l'humanité ? Pour des raisons purement esthétiques ou pratiques, voire professionnelles ? J'ai beaucoup de mal à trouver les mots pour décrire ce que j'ai éprouvé à la lecture de ce titre et je m'en excuse. D'un côté, il m'a semblé avoir compris tous les indices, tous les renseignements que l'auteur souhaitait me faire parvenir, et de l'autre, j'ai eu l'impression tout au long de ma lecture que tout partait dans tous les sens, que rien n'était véritablement approfondi comme j'aurais souhaité que cela le soit. Une chose est sûre, et ça vous paraîtra certainement contradictoire avec ce que je viens d'énoncer, la plume de Yoann Dubos est tout ce qu'il y a de plus accessible et captivante, entraînante, malgré un lexique très pointu et varié élaboré par l'auteur lui-même et parfaitement explicité en toute fin d'ouvrage.
Venons-en à présent au gros point positif du roman selon moi, et ce qui fait que je vais sûrement continuer la lecture de cette série livresque quand le tome deux sera paru, à savoir les personnages. A mes yeux, ils sont tous extrêmement attachants avec une personnalité bien marquée et ils apportent au récit tout son sel, toute sa puissante, cette petite étincelle qui s'embrase et qui change alors tout. Cela vaut en particulier pour le trio central de cette intrigue, que j'aime de tout mon être. Nos trois personnages principaux ont tous ce petit quelque chose qui les rend uniques et inoubliables-: pour Rorchélas, ou Rory pour les intimes, mon petit chouchou, c'est sa diplomatie à toute épreuve, cette tendance qu'il a à prendre constamment sur soi pour être l'interlocuteur et partenaire le plus agréable, bienveillant et à l'écoute possible ; pour Miranda, l'irremplaçable Clay de la bande, c'est son exceptionnelle force de caractère, sa répartie légendaire qui la pousse toujours à avoir le dernier mot et son humour cynique à souhait absolument délicieux ; quant à Béron, c'est son côté passionné par son métier, cette enthousiasme et ce besoin irrépressible d'être à la hauteur, de ne pas décevoir ses camarades. C'est simple : Il y a une alchimie telle entre ces trois-là, une complicité si évidente et touchante, qu'on ne peut qu'être conquis par cette fine équipe qui fonctionne juste à merveille. Autre personnage énigmatique et très bien construit qui m'a tout simplement séduite : celui de Cirilys, la redoutable PDG qui cache bien son jeu. Qu'il est plaisant de croiser de tels personnages de femmes fortes, déterminées, dangereuses, astucieuses et délurées au fil de mes escales livresques ! Marcus Villard aurait dû en prendre sérieusement de la graine ! Ce dernier est censé être l'une des figures emblématiques de l'histoire et pourtant, je lui ai trouvé un sérieux manque de charisme et de consistance...
Pour conclure, je vous encourage chaleureusement à vous faire votre propre avis sur ce tome introducteur qui, selon moi, aurait pu être beaucoup plus que ça et avait même sans aucun doute le potentiel pour être une petite pépite, un coup de coeur sidérant. Néanmoins, je mets toutes les légères maladresses et lacunes que j'ai pu rencontrer au cours du récit sur le compte du statut de débutant qu'occupe actuellement l'auteur. En matière de publications, il s'agit en effet là de son tout premier roman et cela se ressent assez fortement à mon sens. Je serais d'avis de dire que Yoann Dubos a une véritable gemme entre les mains avec cette saga, cet univers mi-intergalactique mi-fantastique peuplé de créatures de toutes sortes qui cohabitent avec nous, pauvres mortels faits de plus en plus d'acier, mais que celle-ci n'a pas encore été polie comme il faut. Pas suffisamment, en tout cas. Je serais curieuse de découvrir la suite de cette histoire tout bonnement ahurissante, à condition d'avoir enfin toutes les réponses à mes interrogations cette fois, ou au moins quelques repères éclairants et indubitablement nécessaires !
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PapillonVoyageur
  30 mai 2020
Malgré le temps que j'ai mis à lire (et chroniquer) ce roman, je vous l'annonce d'emblée : Ambition, le premier tome de la tétralogie Ciel sans Étoiles, a frôlé le coup de coeur ! Ce roman de science fantasy aux allures de jeux-vidéos est le premier du genre que je lis. En effet, avant de découvrir cette histoire, je ne connaissais pas encore le style shadowrun, tirant son nom de celui d'un jeu sorti en 1989, et cette histoire m'a permis de m'y plonger en douceur.
« Shadowrun is a science fantasy tabletop role-playing game set in a near-future fictional universe in which cybernetics, magic and fantasy creatures co-exist. » d'après definitions.net.
En gros, Ambition mélange les genres et les créatures, aussi diversifiées les unes que les autres. L'humain augmenté côtoie le surnaturel, les avancées technologiques cohabitent avec des créatures fantastiques et qualifiées de merveilleuses dans les mémoires collectives, rendant ainsi la réalité un peu plus dure. Ce cocktail de genres m'a tout de suite intriguée lorsque j'ai lu le résumé… J'ai plongé dans cet univers spectaculaire dès la lecture du premier chapitre. Il donne le ton doux-amer dont le roman se pare tout du long. D'ailleurs, il nous laisse un souvenir beaucoup plus âcre que sucré ; il semblerait que l'auteur prend un malin plaisir à torturer ses personnages.
Bien qu'un peu lent à démarrer, le scénario s'avère très cohérent dans son ensemble et chargé de péripéties et rebondissements. Il s'agit d'un bon premier tome avec les caractéristiques de ce dernier : une mise en place longue mais nécessaire, l'introduction des personnages-clés, des scènes très emblématiques pour nous faire comprendre les enjeux sociétaux, de nombreux dialogues dynamiques qui en apprennent sur les différents intervenants et leurs objectifs, etc…
L'aspect politique du livre nous attire dans des passages très iconiques où de grands dirigeants entament des débats sans fin autour de plusieurs questions qui, selon moi, peuvent faire échos au racisme encore présent à notre époque. Les humains – souvent augmentés, aux organes vitaux améliorés – s'unifient contre ce qu'ils considèrent comme un « envahisseur », tandis que de l'autre côté, les créatures magiques se disent la même chose de toutes les autres races. Au final, les uns ont vécu sans se douter qu'il existait d'autres formes de vie invisibles autour d'eux, tandis que les autres ne se doutaient pas une seule seconde qu'ils seraient vus du monde entier à un moment donné. Cette société chamboulée doit réagir pour s'adapter (ou refuser ?) le changement. Ce lien, entre le futur de Yoann Dubos et le présent dans lequel nous plongeons actuellement, me fascine.
Selon moi, Ambition s'imprègne tellement de la passion que l'auteur a pour les jeux-vidéos que, en lisant, j'éprouvais la sensation étrange de me trouver ailleurs que dans un livre. Sous mes yeux, je voyais défiler des cinématiques, des scènes d'action en accord avec celles, endiablées, d'un format plus visuel… Ce subtil pont entre littérature et aventure vidéo ludique ancré dans différents genres de SFFF que tout oppose m'a vraiment éblouie !
Ce que j'ai vraiment le plus apprécié dans ma lecture a sans aucun doute été le style de l'auteur. D'une fluidité à toute épreuve – même dans les passages les plus complexes à narrer, comme les discussions enflammées du Conglomérat –, son écriture m'a happée dès que je replongeais dans ma lecture. À partir du moment où je parvenais à me remettre dedans, je ne mettais pas beaucoup de temps à me reconnecter avec son background impressionnant et ses personnages attachants. Je trouve les scènes d'action particulièrement réussies, dotée d'un entrain que l'on retrouve dans sa plume. Comme si l'adrénaline me gagnait autant qu'elle stimulait les différents protagonistes principaux comme récurrents. Un mélange entre langage soutenu et familier, où l'alambiqué cède de temps en temps sa place à la simplicité. Une fusion de genre, un style mixte et beaucoup de répliques marquantes ; le combo gagnant !
Je disais précédemment que les personnages sont attachants. Toutes mes chroniques sont garanties sans spoilers, et celle-ci ne fait pas exception. Sans trop en dévoiler, je vais parler de Miranda Clay, l'une des protagonistes. Je la considérerais même comme « héroïne », même si d'autres personnages gravitent autour de l'intrigue, laquelle dépasse parfois un peu la jeune femme. Malgré son caractère haut en couleurs, j'ai adoré découvrir toutes les nuances de Clay. Elle se montre courageuse, prête à tout pour les personnes qui lui sont chères – et qu'elle compte en général sur les doigts de sa main. Sa loyauté et son impulsivité ont d'ailleurs tendance à dépasser sa raison… Et derrière sa hargne et ses piques salées se cache une véritable pépite. J'ai de plus en plus de mal à me lier aux personnages principaux des romans, surtout ceux et celles qui sont les plus mis(e)s en avant. Ceci dit, avec Miranda, j'ai su dès le début que ça allait coller et que ses interventions me feraient toujours marrer. Elle aura su me faire ressentir diverses émotions fortes et un certain dévouement (que je ne saurais expliquer) envers sa personne. Je me proclame #TeamClay !
Pour en venir à la fin… Eh bien ! je pense que c'est vraiment le seul point du roman qui m'a laissé… perplexe. Je préviens d'avance que ce paragraphe est très subjectif (encore plus que le reste de mon avis !) : les dernières pages m'ont semblé « too much ». Non pas ennuyeuses, non pas lourdes… Disons que le roman mélange beaucoup de genres, d'aspects, de styles, et que le final m'a vraiment donné la sensation que cela allait encore plus loin, sans aucune limite. J'ai cligné plusieurs fois des yeux en me disant « Whaaaaat ? », tant ça m'a déstabilisée. Bien entendu, cela n'est pas du tout un défaut, je vous partage juste mon ressenti quant à l'un des revirements étonnant qui débarque un peu sans prévenir. Cette fin m'a vraiment perturbée ! Ceci dit, elle me donne envie d'en savoir plus, et tout le reste du roman a été un véritable délice. Je suis impatiente de lire Compassion, le deuxième opus de cette tétralogie au potentiel énorme !
Grosso modo, Ambition est un roman qui jongle entre la fantasy et la science-fiction, inspiré du style shadowrun propre habituellement aux jeux-vidéos. Si cet ouvrage rappelle sans contexte ce format audiovisuel que j'affectionne tout autant que la lecture, il reste accessible même aux lecteurs qui n'en sont pas férus. Tous les ingrédients pour vous faire passer un merveilleux moment sont au rendez-vous dans ce premier tome introductif : une mise en place maîtrisée, des personnages authentiques, un soupçon d'action survoltée et un style aguicheur. Cette histoire questionne l'humanité, ses enjeux sociétaux, ses réflexions au-delà du réel et de l'impensable et repousse ses limites toujours plus loin, jusqu'à ce que nos questions ne trouvent plus aucune réponse logique. Alors, intrigués ? Pensez-vous être de taille pour affronter la Résonnance originelle ? 2312 n'attend plus que vous… Une aventure très originale que je ne peux que vous conseiller, d'autant plus si vous aimez être surpris dans votre lecture !
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Lesaventuresdelea
  03 mai 2020
L'histoire – Nous sommes en l'an 2312, les humains accumulent les conquêtes spatiales, jusqu'au jour où un vaisseau va briser un filtre invisible entraînant beaucoup de changements. En effet, à partir de ce moment appelé « la Résonnance originelle », des créatures surnaturelles vont être dévoilées. Sans le savoir, les humains vivaient avec ces créatures, mais elles étaient invisibles. Cette résonance va donc bouleverser la vie des humains et des créatures, la vie des humains, car vous vous rendez bien compte que savoir que votre voisin a un chien qui peut se transformer et te bouffer ce n'est pas foufou… et la vie des créatures, car elles n'avaient pas l'habitude qu'on les voit et qu'on les fuit. Pour que la vie soit mieux organisée et que des guerres n'explosent pas, les humains ont donc créé un Conglomérat, une espèce de gouvernement pour gérer leurs relations, pour lutter contre le racisme envers les créatures, mais également pour pouvoir « asservir » les créatures afin qu'elles travaillent pour nous.
Quand on commence le roman, tout cela est déjà en place et on va suivre Medv, qui est chargé de récupérer les dettes des gens et Clay, jeune femme qui a survécu à la Résonnance. Les deux vont s'associer et découvrir que tout n'est pas si rose au sein de ce Conglomérat.
J'ai bien aimé cette histoire et l'univers mis en place. Cependant, je n'ai pas tout compris, l'univers est très complexe et je trouvais qu'on nous collait parfois bout à bout des passages sans explications et sans réel sens et j'avoue avoir été souvent perdue. de plus, il y a énormément de personnages et je les confondais, je ne savais plus qui était qui, car une fois on les appelle par le prénom puis une autre que par le nom de famille… Bref, je ne suis pas sûre d'avoir tout saisi et c'est dommage, car l'univers promettait d'être très intéressant et différent de ce qu'on a l'habitude de lire.
Les personnages — Tout d'abord il y a Medv (souvent appelé Rorchélas), un personnage intéressant, mais qui est, selon moi, développé trop tard. On ne découvre son identité qu'à la page 159, au cours d'un chapitre qui lui est dédié et même là on ne le développe pas tant que cela. Je ne sais vraiment pas quoi en penser… je ne le déteste pas, mais je n'étais pas très attachée à lui.
Ensuite, Clay (appelée Miranda dans le roman) est un personnage qui m'a beaucoup plu, elle se fait incendiée de partout, car elle est la seule survivante, je l'ai trouvé mignonne et je ressentais beaucoup de peine à son égard.
Enfin, Béron (ou Louis) est un personnage qu'on ne voit que vers la deuxième partie du roman et je l'ai adoré ! Il est très attachant même si, encore une fois, j'ai eu du mal à tout saisir et à aimer les personnages comme j'aurais dû.
La plume de l'auteur – J'ai eu beaucoup de mal avec son style d'écriture. En effet, on a des flash-back sans liens les uns avec les autres, des moments où on ne comprend pas tout et j'ai trouvé parfois que c'était très brouillon. Cependant, ce roman s'est lu très rapidement : en 2 jours il était fini, la plume est additive et on a envie de continuer à lire.
En résumé, j'ai aimé ce roman, mais sans plus. Pour moi, les 200 premières pages étaient trop confuses, je ne comprenais rien, ça n'avançait pas, mais passé ce cap, c'est un vrai page turner ! Je ne sais pas encore si je lirai la suite, la fin me fait hésiter, car j'ai aimé ces 180 dernières pages, mais est-ce que je les aimé au point de lire la suite ? Je ne sais pas encore, je verrai.
Si vous l'avez lu venez échanger, ça me ferait plaisir de connaître l'avis des gens, si vous avez lu le tome suivant n'hésitez pas à me dire s'il vaut le coup ou non. En attendant, je vous fais de gros bisous et vous souhaite de très bonnes lectures.
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DreamBookeuse
  29 mars 2020
Ambition faisait partie de la sélection des 20 livres du PLIB 2020 et j'avais bien envie de le lire. Je trouvais le prologue original et intrigant, et la couverture d'Aurélien Police ne faisait que le sublimer. Ce fut une très bonne lecture, dans le genre SF, quasi space op', flirtant avec le fantastique ou le merveilleux et une bonne dose de mécha et autres créatures cheloues… Vous y êtes ? C'est parti !
Mon résumé
An 2312. Alors que le monde a depuis longtemps abandonné l'idée d'états et de gouvernements au profit d'un conglomérat d'entreprises leur garantissant paix et prospérité, la résonance originelle survient. Avec elle, des milliers de créatures sont révélées aux yeux du monde : fées, métamorphes, trigmyrs et autres. C'est la première fois depuis longtemps que l'homme subit un tel bouleversement.
Au milieu de tout cela, Miranda Clay, une jeune femme à qui tout aurait pu réussi si elle n'était pas sur le navire ayant déclenché cette catastrophe. Obligée de fuir, de se cacher et de s'inventer de nouvelles identités, elle est pourtant au bord du gouffre lorsqu'elle rencontre Rorchélas. Lui aussi cache aux yeux des hommes sa forme monstrueuse une fois transformé et s'occupe de répondre à des contrats allant du simple recouvrement de dette à la poursuite d'adolescents en fugue.
Alors que le monde arrive petit à petit à se familiariser avec ces créatures venues d'ailleurs, entre racisme et manifestations. la venue d'un être angélique, aux ailes de feu, va venir une fois de plus menacer l'équilibre mondial. Sauf que cet ange n'en est pas un pour Miranda, c'est plutôt quelqu'un qu'elle a très bien connu.
Et si tout cela n'était qu'une vaste machinerie ? Si tous ces êtres n'étaient que des pions sur un échiquier qui les dépasse ?
Mon avis
Le roman s'ouvre sur un aspect très merveilleux. Dans une ville futuriste, le quotidien des habitants est bouleversé par l'absence de son. Ou bien la présence d'un son qui écraserait tous les autres. La résonance originelle est en train de se jouer et personne n'en a encore bien conscience. Jusqu'à ce qu'une créature brillante fasse son apparition. Une créature à l'apparence féerique. Une créature qui a toujours vécu par les hommes mais que personne n'avait vue jusqu'à présent. Et puis tout se termine sur une enfant, écrasée par une enseigne. Violent. Brutal. J'étais déjà complètement hypée.
Première partie. On embraye sur quelque chose de beaucoup plus futuriste, de la SF pure, en plein milieu de l'espace. Un équipage vient de se réveiller dans des circonstances troubles, un vaisseau a été annihilé…à partir de rien. Il n'y a qu'un cimetière de métal et de corps gelés. Pourtant quelque chose s'est produit. Quelque chose qu'ils vont être amenés à reproduire. Toucher du bout des doigts l'insondable et l'invisible.
Vous commencez à saisir l'univers fascinant que nous a concocté Yoann Dubos ? Et ce n'est pas fini ! Son roman est composé de trois parties. Pour la dernière…ne vous en faites pas, ça passe comme une lettre à la poste. À part les derniers chapitres qui se révèlent bien obscurs et qui soulèvent bon nombre de questions : qui sont les primas ? que veulent-ils ? correspondent-ils à des dieux ? ou sont-ils simplement des créatures aux pouvoirs incroyables et aux noms étranges ? D'un certain côté ils m'ont fait penser aux « dieux bleus » du Faiseur de rêve de Laini Taylor, perchés dans leur « empire » céleste, en train de comploter, certains plus gentils que d'autres. Finalement c'est la transition entre la première et la seconde partie qui peut laisser perplexe. On ne comprend pas bien où l'auteur veut nous emmener sur la première moitié du roman. On y suit des personnages différents, les réunions du Conglomérat, on découvre les créatures qui composent désormais avec les humains… Bref, tout ceci provoque une sensation étrange d'incompréhension…tout en voulant toujours continuer ! Parce qu'on a bien envie de savoir tout de même !
Ambition est un premier roman réussi. J'ai ressenti beaucoup d'influences sans pour autant pouvoir mettre de noms dessus. Récemment ça m'aurait un peu fait penser à Un jour, une étoile de Jean Luc Marcastel, aux éditions Gulf Stream. Là aussi on est face à un « quotidien » bouleversé par « l'apparition » de créatures. Pour autant, si ce premier volume est fascinant, un véritable page turner et qu'il nous entraîne dans un maelstrom d'actions et de questions, il m'a manqué un peu d'émotions pour en faire un coup de coeur. de fait, si les personnages sont intéressants, tout comme leur évolution, ils semblent manquer de profondeur. le fait d'un premier roman ? Peut-être ! En tout cas je l'espère car il s'agit d'une plume prometteuse ❤
En résumé
Ambition est un premier roman (et un premier tome) plus que réussi qui mélange les genres. Entre science fiction, space opera, dystopie et fantastique, l'univers est aussi riche qu'il est foisonnant et la suite promet d'être passionnante ! Quoiqu'il manque un peu d'émotion et de profondeur, l'écriture fluide et les multiples rebondissements en font un page turner fascinant. La fin, très obscure, faisant figure de complot céleste, donne d'autant plus envie de lire la suite.
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luciebernard98
  15 février 2020
Je partage avec vous mon avis sur le roman « Ambition, tome 1 : résonance originelle » écrit par Yoann Dubos et publié par Snag fiction. Un livre très surprenant qui mêle avec ingéniosité l'urban fantasy et la science-fiction. C'est bien la première fois que j'ai l'opportunité de lire un ouvrage qui se démarque autant des autres. Ambition est donc une histoire atypique que j'ai pris plaisir à découvrir.
Malheureusement, par manque de temps, j'ai été très lente pour lire ce roman car j'ai dû opter pour une lecture morcelée qui ne m'aura pas permis de m'immerger autant que je l'aurais voulu dans ce récit.

J'ai adoré le côté décalé de l'oeuvre. L'auteur jouait avec les genres de manière déconcertante. Au départ, le lecteur a l'impression d'être plongé dans un univers fantastique. Une créature sortie de nulle part surprend les habitants. Mais presque directement, Yoann Dubos fait basculer son histoire dans le futur et met en avant une société dirigée par de riches personnalités, ainsi que des scientifiques en mission dans l'espace.
J'ai trouvé qu'il y avait énormément d'informations, notamment sur les débats politiques et des descriptions sur les paysages spatiaux. le suspense mettait du temps à démarrer. Cependant, dès que les créatures imaginaires apparaissent et se mêlent aux humains, certains ayant des membres ou organes « optimisés », l'intrigue prend un autre tournant. J'aurais toutefois aimé que l'auteur développe un peu plus sa théorie sur « la résonance » pour éclaircir le mystère sur l'apparition des êtres surnaturels car il n'est pas aisé de se représenter vraiment ce qui s'est déroulé.

Concernant les personnages, ils ont des caractères très variés et complémentaires qui créent des interactions riches, voire même dynamiques. Certains héros mettent en avant la science-fiction, tandis que d'autres s'apparentent plus à la fantasy, ce qui crée un mélange détonnant.
Miranda Clay a un passé très noir. Née malformée, la jeune femme a dû mener un combat dès ses premiers jours pour vivre normalement et trouver sa place. Grâce aux technologies, elle a pu troquer ses membres « défaillants » contre des prothèses « optimisées » lui permettant une grande liberté d'action. Cette héroïne était très turbulente et fonceuse. Elle agissait, puis réfléchissait ensuite… ou pas. Son caractère bien trempé et sa langue bien pendue font d'elle un personnage incontournable qui sait se faire une place de choix dans l'histoire. J'ai apprécié sa spontanéité et sa douceur qu'elle tente de cacher derrière un masque de dure à cuire.
Rorchélas, qui met en avant la fantasy, possède une force brute, mais un tempérament assez posé et réfléchi. Tout le contraire de Miranda… Leur duo est hétéroclite. L'homme, qui dissimule sa véritable nature, essaye par tous les moyens de tempérer les ardeurs de sa partenaire. C'est un protagoniste très intéressant car il apporte un point d'ancrage au récit, un côté apaisant et sécurisant.
Quant à Louis Béron, il demeure très mystérieux tout au long de l'oeuvre. Dès le départ, il prouve son incroyable intelligence et sa passion pour la biologie. Malgré ses craintes, il prend sur lui et affronte l'inconnu pour satisfaire sa soif de savoirs. Il est très réservé, introverti et se fait discret dans l'histoire. Pourtant, son destin l'obligera à sortir de sa coquille…
A côté de ces héros gravitent des personnages secondaires charismatiques qui sont difficiles à cerner. Ils viennent renforcer le suspense et ajouter du piment dans le roman.
Des protagonistes de choix, donc, pour mener à bien une intrigue hors du commun.

L'auteur a une plume très soignée qui se lit facilement. Malgré certaines descriptions très précises, il ne se perd pas dans les détails et utilise un vocabulaire approprié. de plus, il propose un lexique à la fin de l'ouvrage pour aider les lecteurs qui ne comprendraient pas son univers.

En résumé, il s'agit d'un très bon roman dont j'attends la suite. En espérant que le mystère trop touffu dans le tome 1 s'éclipsera assez pour que je puisse plonger sans retenue dans la seconde partie…

La couverture est absolument sublime. Aurélien Police a su illustrer à merveille la symbiose établie par Yoann Dubos entre l'urban fantasy et la science-fiction.
Bravo également à la maison d'édition pour son travail !
Lien : http://rectoversooo.weebly.c..
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Avis sur Ambition à 4:38
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