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ISBN : 2918804495
Éditeur : RUE PROMENADES (14/03/2014)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Je l’attrape par un côté et je le lance dans la mer. Il fait un plat. Il sort la tête de l’eau en rigolant. Il prend la tasse, tellement il se marre. Il ressort la tête de l’eau et il s’écrie : « Tu vas me le payer, salopard ! » Il revient vers moi en moulinant son crawl. Il me saute dessus et il appuie sur mes épaules pour me noyer. Je le laisse un petit peu faire, puis je l’attrape et je le relance dans l’eau. « C’était trop bien ! il braille, en émergeant. Viens,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
17 janvier 2015
Coup de coeur !
Il y a une grande détresse et un grand malaise social dans ce court roman d'Anna Dubosc. Mais il y a de l'amour aussi.
« le dessin des routes » est une belle rencontre entre un homme mal dans sa peau, solitaire, peu gâté par la vie et un enfant en mal de (re) père élevé tant bien que mal par une mère immature, toujours entre deux amants et quelques cuites. La pudeur, elle connaît pas vraiment, toujours à se balader à poil sous l'oeil de son fils.
Elle l'envoie à l'école quand elle y pense ou quand l'assistante sociale se manifeste.
Et petit Pierre, dans tout ça, eh bien il résiste, il se fabrique une vie et des rêves. Il a des poules et aime les observer et les nourrir. Il se sent responsable de ces êtres plus faibles que lui.
Et un beau jour, il fera la connaissance d'Arnaud, ensemble ils partageront des moments de bonheurs simples, des ballades sur la plage, une glace au café de la place, des petits moments privilégiés et plus parfois lorsque la mère lui confie la garde du garçonnet pour aller vivre sa vie.
« Je prends Pierre dans mes bras et monte à l'étage. Je cherche sa chambre, je pousse les portes du coude. Finalement je la trouve, au fond du couloir. La lune éclaire la pièce. Je couche le petit, je lui enlève ses pompes et je descends dormir sur un canapé. »
L'écriture simple et directe d'Anna Dubosc fait de ce court roman un petit bijou de tendresse.
Cette histoire n'est pas triste, elle est porteuse d'espoir, même si l'avenir reste bien incertain.
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Commenter  J’apprécie          230
Zakuro
05 octobre 2014
Le narrateur est un homme rescapé dont la vie est balisée de repères.
Il se réveille pour aller travailler dans un port de pêche et finit sa journée en fréquentant le café du village.
Un quotidien monotone et répétitif, une vie en pointillé qui va se raccrocher pour un temps à la présence d'un enfant, Pierre. Sa mère, Diane, est une jeune femme fantasque et pleine de vie mais totalement irresponsable envers son enfant. Pendant les absences fréquentes de Diane, le narrateur s'occupe du jeune garçon comme s'il était le sien.
Les successions de phrases courtes dévoilent les pensées et les gestes de manière si dépouillée mais tellement remplie de signification que l'ordinaire n'est plus banal. le sens de la vie se joue là, dans toute sa nudité.
Il n'y a ni pathos, ni jugement dans ce livre plutôt dérangeant qui bouscule les postulats bien établis. Ce livre est d'autant plus performant que l'auteure Anna Dubosc prête ici sa voix de manière très convaincante au personnage masculin du livre.
Un livre dur et poignant sur les liens marginaux qui tissent une vie, à découvrir aux éditions Rue des Promenades que je remercie vivement ainsi que Libfly (La Voie des Indés).
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Commenter  J’apprécie          200
zazy
09 janvier 2015

J'avais aimé « La fille derrière le comptoir » et c'est donc avec une certaine curiosité que j'ai suivi le dessin des routes.
« Ça fait cent ans que je suis né. Dans ma tête, j'ai cent ans » Ainsi débute le dernier livre d'Anna Dubosc. Ainsi parle Arnaud, quadra en friche. Il végète entre son boulot, le rad où il picole avec ses copains, son scooter, sa mère et ses jules qui défilent. Les avances de la gamine de 13 ans, fille de sa logeuse le font bander, mais il ne cèdera jamais. C'est un mec droit.
Tout au long de ce livre, j'ai vu un beau défilé de gueules cassées, fracassées par la vie, la loterie leur été favorable au jeu des paumés. Ils ont gagné le gros lot.
Oui, il y a eu une grosse erreur lors de la distribution des rôles entre Arnaud centenaire, sa mère -et ses jules- éternelle adulescente, même pire, car elle ne doit plus être très jeune. Diane totalement immature, mère d'un garçonnet, Paul, qui fait l'école buissonnière comme sa mère fait maman buissonnière, le père incompétent et Paul qui est peut-être le plus mature…
Ces « héros » n'ont rien de sympathique, on a envie de les secouer, puis on s'y attache. Rien à faire, l'impression que leurs destins sont tracés. Ils me font penser à ses insectes qui se brûlent les ailes à la lumière des ampoules. Impossible de changer de destin, de prendre volontairement une autre direction, un autre chemin. Pourtant ce livre n'est absolument pas sordide, il y a de l'amour, de la bonté, même s'ils ont abandonné toute velléité d'espoir, baissé les bras.
Avec des phrases percutantes, courtes et pourtant d'une grande douceur elle narre la rencontre entre ces paumés, la rencontre entre Arnaud et Paul. Ce fut bref, comme un rayon de soleil perçant entre des nuages noirs, une embellie, cela a eu le mérite d'exister.
Après, chacun reprend sa route -même sans dessein- pour aller où ? Reprendront-ils le « droit chemin » ou emprunteront-ils encore et toujours des chemins de traverses ? Arriveront-ils à surmonter ce désespoir quotidien qu'ils parent des falbalas de liberté ?
Un très bon livre sans pathos sur des égarés de la vie qui essaient de vivre, même mal

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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nilebeh
24 janvier 2015
Arnaud travaille à la criée, au Guilvinec. Il vide, écaille et tranche les poissons, notamment les seiches parce que les autres ça les dégoûte toute cette encre noire qui tache les mains. Arnaud est un homme, tout jeune encore, à peine sorti de l'adolescence on suppose. Sa vie, un jour, a basculé vers le blanc de l'hôpital. Il était petit et il regardait sur l'écran du moniteur de contrôle ces traits qui faisaient « comme des routes ». L'image a dû le marquer car, devenu grand, il observe d'un oeil lucide les routes choisies par sa mère, vieille ado attardée qui va de jules en jules, « c'est plus fort qu'elle. Il faut qu'on la remarque. Il lui faut des hommes, des flatteries. » Fatigué de la voir s'enivrer et faire comme s'il était son mec, Arnaud l'observe et prend les décisions adultes qui s'imposent.
Quand sur sa route, il rencontre Diane, jeune mère adolescente bohème et irresponsable, là encore il se comporte comme le seul adulte du paysage : il prend en charge. Diane et ses excès, ses petits copains, ses disparitions soudaines qui lui laissent le petit Pierre sur les bras. Tout.
Rien ne serait bien grave s'il ne s'amourachait pas de la belle écervelée et, surtout, s'il ne s'attachait pas d'une tendresse vive et douce à ce petit garçon malmené, oublié par sa mère.
Les personnages virevoltent comme des confettis dans ce court roman, légers, légers...Totalement asociaux, totalement en danger, totalement séduisants et inquiétants.
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Bookycooky
23 juin 2014
Un joli petit roman dont les personnages sont des écorchés de la vie et des sentiments.Arnaud un zonard dans la quarantaine ou presque après un accident de la route vit une vie de solitaire,passant son temps entre son boulot à la criée dans le port de Guivinec en Bretagne ou il travaille ,le bistrot et sa maison.Le hasard lui fera rencontrer une marginale,Diane et son fils de dix ans.Il va s'y attacher.La Bretagne,la mer,les poissons,la relation d'Arnaud avec Pierre et le style simple d'Anna Dubosc nous donne un charmant récit,malgré la lourdeur du sujet.
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
BookycookyBookycooky23 juin 2014
C'est la tempête.Je m'arrête et j'entre dans une chapelle,en attendant que ça se calme.Je regarde un type qui se signe et qui va s'asseoir pour prier.Je l'envie.Mois aussi ,je voudrais croire.
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BookycookyBookycooky23 juin 2014
C'est la tempête.Je m'arrête et j'entre dans une chapelle,en attendant que ça se calme.Je regarde un type qui se signe et qui va s'asseoir pour prier.Je l'envie.Mos aussi ,je voudrais croire.
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