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ISBN : 2264039507
Éditeur : 10-18 (01/04/2004)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 85 notes)
Résumé :
En octobre 1700, d'étranges crimes ensanglantent la région si paisible des Alpes provençales. A quelques jours d'intervalle, on a retrouvé le cadavre d'une jeune fille curieusement vêtue d'une cape rouge, puis un mari et sa femme étranglés dans leur lit, la bouche emplie de petits cailloux blancs, enfin un marchand et sa fillette eux aussi étranglés.
L'enquête est confiée au procureur Guillaume de Lautaret. Jeune homme à l'esprit vif, aussi habile à tirer l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  29 décembre 2015
Delphine d'Orbelet, qui s'ennuie dans le château de sa marraine, a grandement apprécié la visite d'Amélie Pothier, modiste modeste. Ce fut l'occasion pour elle d'essayer de belles robes à l'élégante tournure. Et toutes deux sont d'accord pour affirmer que le rouge ne convient pas au teint des blondes. C'est pourquoi elle est à la fois choquée d'apprendre la mort de la jeune Amélie, tuée en retournant chez elle, un grand méchant loup lui ayant a priori séparé la tête du corps, et extrêmement étonnée de voir que la morte était affublée d'un chaperon rouge...
C'est Guillaume de Lautaret, jeune procureur tout aussi bien que fier de sa personne, qui mène l'enquête. Issu de la petite noblesse, il compte bien faire ses marques à Seyne-les-Alpes, d'autant qu'il n'y a pas qu'une seule mort violente à déplorer : un couple de petits vieux sans le sous a été retrouvé dans un ravin, enlacé, après avoir été étranglé. Mais que diable faisaient ces petits cailloux dans leur bouche ?
Sans aller jusqu'à dire que cet ouvrage vous fera passer des nuits blanches à la poursuite du Chat Botté, cette enquête policière est rondement menée, et nous fait redécouvrir par des chemins détournés (n'oublions pas de semer des petits cailloux, pour retrouver son chemin, si jamais l'on croisait un loup !) les Contes de la Mère l'Oye. L'écriture "fleurie" de Duchon-Doris sert plutôt bien à asseoir le contexte historique (les évènements se déroulent au tout début du 18ème siècle). Les tournures de phrases "à l'ancienne" sont plutôt jolies, le texte est assez travaillé, ce qui ne gâche rien, créant de jolies atmosphères.
J'ai particulièrement apprécié le tout début ainsi que les dernières pages de ce livre, au cours desquelles l'auteur reprend les codes qui initient et mettent un point final aux contes traditionnels. J'ai trouvé la première moitié longuette, l'intrigue peinant à se mettre en place, notamment la romance entre Delphine et Guillaume. La seconde moitié est plus rythmée, avec une intrigue qui tourne autour des huguenots. le tout forme un livre agréable, où quelques scènes cruelles ou érotiques plutôt crues et inattendues redonnent du punch au texte.
Bref, Les nuits blanches du Chat Botté, s'il peine un peu à se positionner entre le merveilleux, le policier, le thriller ou le roman historique (ce dont pâtit), s'avère une lecture plutôt maline et sympathique à même de ravir tous les amateurs du genre, à condition qu'ils aient gardé leur âme d'enfant !
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Derfuchs
  19 juillet 2019
Voici un livre qui commence par : il était une fois et qui se termine par : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
Un conte policier qui raconte les contes de Perrault, ceux de notre enfance, les qui font peur, le petit Poucet et l'ogre le petit chaperon rouge et le loup qui la mange, bref des trucs à faire des cauchemars.
Seulement voilà que des crimes à répétition sont commis dans une paisible vallée
de la France profonde ou se morfond un jeune et beau procureur, fraichement nommé, craignant de s'ennuyer à mourir dans ce coin perdu, d'autant que l'on n'a pas encore inventé la console de jeux PSP, car nous sommes au début du XVIIIème siècle de notre ère.
Guillaume de Lautaret, c'est son nom, propre sur lui, tout de blanc vêtu, montant un fier cheval, homme habile au maniement de l'épée, moustache lissée et cirée à souhaits, oeil de velours et mains câlines, maniéré et instruit, gueule d'apôtre, bref Superman en chapeau à plumes. On se pâmerait pour moins.
Tout désigne un loup, une bête féroce , surdimensionnée,
imposante, ne laissant aucune chance à ses victimes. Seulement voilà, un loup ne laisse pas d'indices et les victimes, apparemment, n'étant pas choisies au hasard, recèlent ce genre de petit riens qui, en fait, ne sont-là que pour influer sur l'enquête.
Le peuple gronde et les familles des victimes veulent la peau du loup ! Les manants organisent
une battue vite stoppée par les nobliaux qui en ont l'apanage. On découvrira une famille de loups, mâle, femelle et un couple de loupiots qui sera abattue inutilement mais calmera le peuple, du moins jusqu'au prochain crime.
Guillaume, aidé par Delphine, une jeune et belle
fille, hôte de la châtelaine, bien que dessaisi de l'affaire, un loup n'est pas du ressort d'un procureur mais de l'armée, continuera son enquête qui le mènera à Paris où il apprendra des choses et nous, également, par la même occasion.
Des portes s'ouvriront, d'autres se fermeront, mais l'impétueux procureur parviendra, après quelques
aventures où il évitera de peu que le pire n'arrive, grâce à son sens de la déduction, à découvrir qui est, et pourquoi, responsable de ces meurtres prémédités et effroyables.
Ce que je reproche à ce livre :
D'abord il était aisé d'utiliser, tout ou partie, la langue flamboyante de l'époque, quitte à organiser un lexique en fin d'ouvrage. il n'en est rien. L'auteur emploie un style contemporain académique et quelquefois ennuyeux dans son classicisme, on frôle le Balzac en plus court dans les descriptions (ouf !). Pas d'innovation, on décrit dans un style purement conventionnel qui oblige le lecteur à reconnaitre que c'est bien écrit mais qui ne me convient plus ou alors dans un autre genre.
Il y a trop de scènes de sexe inappropriées et décrites avec moult détails. L'agapé oui, éros non ou si c'est absolument nécessaire, ce qui n'est pas le cas, ici.
La justice du Roi, n'est pas la justice de la
république avec avocat et tout le bataclan, non, désobéir en continuant une enquête c'est bon pour les flics actuels, ceux de l'époque j'en doute !
Le dénouement est prévisible et, ce qui me parait, à chaque fois que je trouve, déplaisant, simple à découvrir. Je n'aime pas cela, je préfère être estomaqué par le génie de l'auteur à nous trouver une fin du tonnerre et totalement imprévisible.
C'est vrai cependant que cela se lit bien, aussi j'userai d'un peu de complaisance pour reconnaitre que j'ai lu pire.

Lien : https://www.babelio.com/ajou..
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cicou45
  17 avril 2013
En l'année 1700 à Seyne-les-Alpes (donc juste à côté de chez moi dans les Alpes-de-Haute-Provence pour ceux qui ne connaissent pas), d'horribles crimes sont commis. le nouveau procureur en fonction à Seyne, Guillaume de Lautaret est complètement démuni car ces crimes s'écartent de tout ce qu'il a bien pu voir jusqu'à présent. L'on parle tout d'abord de loup mais lorsqu'arrive la période hivernale et que les crimes continuent, on commence vraiment à se poser des questions et l'inquiétude s'amplifie, d'autant plus qu'il semble y avoir une sorte de rituel dans ces meurtres, comme si ce ou celui qui tue cherchait à faire passer un message, mais lequel ? Ce que le procureur a bien compris, grâce à l'aide de Delphine, demoiselle du château de Montclar, c'est que les crimes semblent suivre la logique des "Contes de la mère d'Oye" que Delphine a découvert dans des magazines qui laissent planer un mystère quant au véritable auteur de ces contes...S'agit-il d'un homme, d'une femme ? D'où double mystère dans cet ouvrage
Il me semble que j'avais déjà lu un ouvrage du même auteur il y a plusieurs années mais dont je n'ai gardé aucun souvenir. Cependant, ayant retrouvé cet ouvrage parmi ceux qu'une amie de mes parents m'a donnés en rangeant sa bibliothèque, je n'ai pu résister à me replonger dans cette ambiance où se mêlent magie et superstitions dans un monde pieux où les protestants n'étaient pas vu d'un très bon oeil par le Roi, qui lui, prônait le catholicisme.
Une écriture qui traîne parfois un peu en longueur mais néanmoins agréable à lire. le lecteur se retrouve complètement engloutie dans cette atmosphère de ce tout début du XVIII e siècle et jusqu'au bout, il ne soupçonne pas le moins du monde qui se cache derrière cette horreur tans l'auteur se plaît à le mener sans cesse sur de fausses pistes !
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Syl
  04 mars 2013
Octobre 1700 - Il était une fois, dans la région escarpée des Alpes provençales…
Dans une pièce du château de Montclar, certainement près d'une cheminée, deux dames et une demoiselle échangent des platitudes tout en lisant et brodant. La soirée est au rythme d'un ennui automnal, des silences, des soupirs, des pages tournées pensivement, des aiguillées abrutissantes, du murmure du vent dans le feuillage des arbres, des crépitements du feu et de la danse des chandelles. La lune est pleine, elle éclaire les silhouettes extérieures d'un doux rayonnement.
« - La lune est ronde ce soir et le ciel piqueté d'étoiles. C'est une nuit à faire des bêtises. »
Marie d'Astuard, châtelaine et hôtesse, lance cette légère boutade à ses deux compagnes. Elle a conservé, malgré son âge, la pétulance, l'enjouement et la polissonnerie de sa jeunesse. Ce clin d'oeil égrillard est destiné à Delphine, sa filleule de dix-huit ans, fille de son amie d'enfance Jeanne d'Orbelet qu'elle héberge.
« - Ne dites pas de sottises, Marie. Delphine pourrait vous croire.
– Oh ! je ne vois guère, ma chère, quelle bêtise pourrait bien commettre cette enfant, même si elle en éprouvait le désir !
– Dois-je comprendre que vous le regrettez ?
– Je dis simplement que notre compagnie à toutes deux dans un château sinistre n'est pas ce que l'ont peut souhaiter de mieux à une jeune fille de son âge.
– Sans doute, préféreriez-vous qu'elle s'étourdisse comme vous le fîtes ?
– Eh ! ma foi, ma chère, cela laisse du moins de beaux souvenirs. »
Témoin de ce gentil duel, Delphine sourit avec tendresse à l'écoute de cette complicité taquine. L'une, femme pieuse et mesurée, l'autre fantasque et coquette, toutes deux anciennes pensionnaires du couvent des Ursulines.
Les idées vagabondes, Delphine repense avec envie, à la jeune modiste de Seyne-les-Alpes qui lui confectionne ses toilettes. Amélie Pothier a la grâce et l'assurance qui lui font défaut.
« - Tout de même, dit Marie d'Astuard en relevant son visage poudré et en battant des cils, c'est une nuit d'audaces et de vertiges. »
Après avoir quitté son fiancé et dansé toute la nuit, Amélie rentre chez elle à pied. Au loin, les cloches de l'église tintent, le torrent bourdonne, la nuit respire. Sur le chemin, surprise par certains bruits, elle sonde l'obscurité profonde. C'est alors qu'il lui semble voir la forme d'un loup. Un animal gigantesque, une entité démoniaque qui approche et qui la saisit.
« - Qui… qui êtes-vous ?
– Je suis la bête qui sait. »
Le lendemain, le jeune procureur Guillaume de Lautaret arrivant de Grenoble, est appelé. Ils ont retrouvé le corps de la jeune couturière, pratiquement déchiqueté et mangé, à ses côtés, une cape rouge. On lui annonce également, qu'un couple de bergers a été retrouvé dans leur taudis, tués sauvagement. A leur autopsie, il découvre des petits cailloux blancs dans leurs bouches.
Il semblerait que les crimes aient été commis par un loup enragé. Seul Guillaume et le chirurgien présument le genre d'animal.
La nuit suivante, une autre atrocité ; une jeune fille éventrée dans une grange.
Delphine, affligée par le décès d'Amélie, commence à poser des questions et faire des suppositions. Sa curiosité la conduira vers des bergers qui reviennent de leur transhumance. A l'interrogation « Avez-vous vu le loup ? », on lui répondra « C'était à moitié un homme, à moitié un animal… Ce n'était pas un loup… C'était un chat. »
Delphine l'imagine, le dessine, le rêve. Son chat ressemble au Chat botté, un conte que la Naïsse, une sage femme un peu sorcière, raconte lors des veillées avec les villageois. Voulant partager avec le procureur les quelques informations récoltées, elle essaie de l'aborder après l'office du bon abbé Jorisse. Mais Guillaume, légèrement moqueur, la rabroue.
« - Que deviendrait la justice du Roi, dit-il en adoptant un ton d'une extrême gravité qui ne parvint pas toutefois à gommer l'ironie sur ses lèvres, sans l'aide précieuse des demoiselles ? »
Et d'autres crimes sont perpétrés…
Chacun mènera ses investigations, sur le terrain ou dans une bibliothèque, puis, ils se retrouveront pour le prélude du dénouement. A chaque tuerie un indice laissé dans la bouche ou près du cadavre ; Cailloux, bague, cape rouge, peau d'âne, aiguille… Ces meurtres ont l'étiquette de quelques rituels magiques ou parodiques et les conduisent vers les contes du célèbre auteur Charles Perrault. L'automne est rigoureux, la neige commence à tomber, la Vallée de la Blanche n'est pas immaculée.
J'ai aimé ce livre et vous le conseille vivement (si vous affectionnez les polars historiques (ou pas !!!)). L'histoire se passe sous le règne du Roi Louis XIV. Guillaume de Lautaret est un jeune procureur fougueux et très ambitieux. Lorsqu'il arrive dans ce village pris entre deux montagnes, il ne s'imagine certainement pas que l'intrigue le passionnera autant et qu'il aura l'assistance précieuse d'une chaste demoiselle. Quant à moi, des premières pages aux dernières, j'ai soupçonné tous les personnages du roman sans déceler sa trame et sa conclusion. le style d'écriture est alerte, simple et prenant. le mystère s'enroule dans une froidure à l'image de la rusticité et de l'âpreté de la région. On pressent la noirceur cachée, masquée, et on la colle à chaque visage. le parallèle avec les contes est bien conçu et démontre que les histoires de princesses, de fées et de princes charmants ont toujours des ogres, des loups, des sorcières et des… Chats bottés.
Je tiens à préciser que le livre a quelques passages un peu coquins qui surprennent !
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Musardise
  14 octobre 2019
Très étonnée par les critiques que j'ai lues sur divers sites à propos de ce roman policier : personne, ou presque, n'y mentionne l'aspect érotique qui, dans ma mémoire, prenait largement le pas sur une enquête ennuyeuse , pourtant assez mystérieuse au départ, mais n'avançant pas d'un pouce.
C'est vraiment bizarre. Je l'ai lu il y a longtemps, et c'est tout ce que j'ai retenu : ce côté érotique (bon, pourquoi pas)... mais ridicule. Ce qui me reste, c'est un manque complet d'intrigue, intrigue reléguée par les besoins sexuels assez récurrents du héros, ainsi que par les premiers émois et premières expériences sexuelles de l'héroïne. J'ai le souvenir qu'on y parle toutes les dix pages du héros qui bande, qui se tape une prisonnière sur une table pour l'interroger, qui se fait faire des fellations par-ci par-là, de l'héroïne qui échappe de peu à un viol collectif, etc., etc. J'ai trouvé ça d'une lourdeur !
J'ai eu la désagréable sensation d'être flouée : on me vend un roman policier historique, et je me retrouve avec une histoire de fesses...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
SylSyl   10 mars 2014
« - La lune est ronde ce soir et le ciel piqueté d'étoiles. C'est une nuit à faire des bêtises. »
Marie d'Astuard, châtelaine et hôtesse, lance cette légère boutade à ses deux compagnes. Elle a conservé, malgré son âge, la pétulance, l'enjouement et la polissonnerie de sa jeunesse. Ce clin d'oeil égrillard est destiné à Delphine, sa filleule de dix-huit ans, fille de son amie d'enfance Jeanne d'Orbelet qu'elle héberge.
« - Ne dites pas de sottises, Marie. Delphine pourrait vous croire.
– Oh ! je ne vois guère, ma chère, quelle bêtise pourrait bien commettre cette enfant, même si elle en éprouvait le désir !
– Dois-je comprendre que vous le regrettez ?
– Je dis simplement que notre compagnie à toutes deux dans un château sinistre n'est pas ce que l'ont peut souhaiter de mieux à une jeune fille de son âge.
– Sans doute, préféreriez-vous qu'elle s'étourdisse comme vous le fîtes ?
– Eh ! ma foi, ma chère, cela laisse du moins de beaux souvenirs. »
Témoin de ce gentil duel, Delphine sourit avec tendresse à l'écoute de cette complicité taquine. L'une, femme pieuse et mesurée, l'autre fantasque et coquette, toutes deux anciennes pensionnaires du couvent des Ursulines.
Les idées vagabondes, Delphine repense avec envie, à la jeune modiste de Seyne-les-Alpes qui lui confectionne ses toilettes. Amélie Pothier a la grâce et l'assurance qui lui font défaut.
« - Tout de même, dit Marie d'Astuard en relevant son visage poudré et en battant des cils, c'est une nuit d'audaces et de vertiges. »
Après avoir quitté son fiancé et dansé toute la nuit, Amélie rentre chez elle à pied. Au loin, les cloches de l'église tintent, le torrent bourdonne, la nuit respire. Sur le chemin, surprise par certains bruits, elle sonde l'obscurité profonde. C'est alors qu'il lui semble voir la forme d'un loup. Un animal gigantesque, une entité démoniaque qui approche et qui la saisit.
« - Qui… qui êtes-vous ?
– Je suis la bête qui sait. »
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xx-Gloomystory-xxxx-Gloomystory-xx   12 décembre 2014
"La lune avait pris son pas, harmonisant sa fuite avec la sienne, s'arrêtant quand il s'arrêtait, accélérant quand il accélérait. Et lorsque, voulant couper par une ruelle qui montait de la rue Basse, son pied se déroba et qu'il glissa sur le dos, il la vit qui trébuchait aussi et allait s'empaler sur la pointe accérée du clocher du couvent des dominicains. "
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WictorianeWictoriane   27 septembre 2008
La lune avait pris son pas, harmonisant sa fuite avec la sienne, s'arrêtant quand il s'arrêtait, accélérant quand il accélérait. Et lorsque, voulant couper par une ruelle qui montait de la rue Basse, son pied se déroba et qu'il glissa sur le dos, il la vit qui trébuchait aussi et allait s'empaler sur la pointe accérée du clocher du couvent des dominicains.
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cicou45cicou45   16 avril 2013
"On parle plus facilement à un curé que l'on ne connaît pas."
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GwendoGwendo   09 juin 2013
Chapitre I

Il était une fois, au mois d'octobre 1700, dans la vallée de la Blanche, aux environs de Seyne-les-Alpes, sous une nuit d'un bleu de bijou, un beau château avec de hautes tourelles et trois femmes dont les visages vacillaient à la lumière de chandeliers d'argent ornés de figures de Maures.
_ La lune est ronde ce soir, dit Marie d'Astuard, et le ciel piqueté d'étoiles. C'est une nuit à faire des bêtises.
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