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EAN : 9782754801997
152 pages
Éditeur : Futuropolis (06/06/2011)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 42 notes)
Résumé :
À l'heure de la mondialisation, est-il possible de survivre quand on est ouvrier dans un abattoir, avec une famille à problèmes et des collègues bas de plafond ?

Aurélien Ducoudray et François Ravard signent une comédie jubilatoire, très noire, à l'humour au vitriol.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  03 novembre 2018
C'est la faute aux Chinois si l'industrie française fout le camp ?
Et aux actionnaires, aussi, quand même.
>>> Extrait :
« Quand une entreprise licencie de façon massive pour augmenter le pognon des actionnaires, comment on appelle ça ?
- Euh... Un licenciement économique ?
- Non, c'est pas ça ! Ça commence par 'dé' !
- Délocalisation ?
- Non...
- Dérégulation ?
- Tu le fais exprès, là ?
- Non, non ! Euh... Attends... Euh... Dé... dé... dégraissage ?!
- Ahhh, c'est ça, le dégraissage !!! »
---
Louis, ouvrier dans un abattoir de volailles, va en faire la triste expérience. Peut-il sortir du lot en étant 'bien marié' (heum), grâce à sa femme et son beau-frère mieux placés que lui dans l'usine ? Peut-être, mais par des voies parallèles...
J'attendais une chronique sociale, j'ai trouvé une intrigue policière outrée sur fond d'ambiance familiale malsaine et cruelle.
Décevant - car dérangeant ?
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alouett
  27 juin 2011
« Mon grand-père était ouvrier. Il en est mort. Mon père était ouvrier. Il en était fier. Et moi, je suis ouvrier et je bosse même le week-end ».
Louis travaille à la chaîne dans une usine d'équarrissage de poulets. Une petite vie banale et modeste, la routine des jours qui se suivent et qui se ressemblent. Un jour, il rencontre Suzanne, la secrétaire du DRH de l'usine. Rapidement, ces deux-là se plaisent et commencent à se voir en dehors de l'usine. Un début de relation timide et peu d'intimité pour le jeune couple puisque chacune de leur rencontre se fait en présence de Jean-Claude, le frère de Suzanne. Cela ne gêne pas Louis, ça l'arrange même car il a tellement peu l'habitude des femmes que la présence de ce tiers est plutôt rassurante. Mais de fil en aiguille, ce chaperon se fait envahissant.
Pourtant, Louis et Suzanne poursuivent leur idylle, ils emménagent ensemble, se marient et la petite Pauline vient bientôt agrandir la famille. Mais cette enfant prématurée cause beaucoup d'inquiétudes à ses parents. Ceci ajouté au fait que le budget familial est très serré… rapidement, Suzanne déprime. Jean-Claude fait alors une proposition à Louis, le genre de proposition qui ne se refuse pas et qui l'aiderait à augmenter son train de vie. Louis change de « secteur d'activité », un job au black peu banal mais en relativisant bien « c'était simple, il fallait trouver une autre clientèle pour faire ce que je faisais déjà »…
-
Il n'est pas banal c'est album, il ne paye pas de mine et met en scène des petites gens avec de petites perspectives d'avenir. Pourtant, s'est sans compter qu'on a tous un rêve d'Eldorado qu'on aimerait voir se réaliser, ouvrier ou employé… quand l'opportunité se présente, il est parfois plus facile de s'asseoir sur ses valeurs pour s'assurer une petite place au soleil.
Le scénario d'Aurélien Ducoudray a un petit air de déjà vu pour moi qui me suis plongé dans Dexter il y a quelques mois. Les personnages n'ont rien en commun si ce n'est la pratique régulière du meurtre pour le reste, tout diffère. Ici, on voit le personnage évoluer sous nos yeux sur près de 150 pages. Pas de pulsions spéciales, pas de besoin de voir le sang couler, pas de rituel de tueur non plus, juste une absence visible de morale et une envie irrépressible d'assurer les besoins de sa famille. Un tueur payé au contrat qui intègre petit à petit cette nouvelle facette de sa personnalité. Sur fond de chronique sociale, Aurélien Ducoudray nous présente un personnage simple qui exprime peu ses sentiments, influençable et discret. Étonnement, j'ai naturellement compris et accepté la donne et je me suis attachée au personnage.
François Ravard propose quant à lui une ambiance assez réaliste quoiqu'un peu morne. Excepté la première et la dernière planche de l'album, les pages se succèdent au rythme de trois bandes de deux cases. Peu de couleurs : noir, blanc brun. Une atmosphère qui colle assez bien avec le scénario, campe la simplicité et la noirceur de ce monde.
Une lecture agréable quoique je ne suis pas sure de la garder longtemps en mémoire.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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christinebeausson
  25 septembre 2019
Il était une fois une usine d'abattage de poulet.
Il était une fois un jeune homme qui devait travailler.
Pas trop le choix, on prend ce qu'on trouve ... ce sera sur la chaîne d'abattage !
Pas vraiment très drôle, pas vraiment enthousiasmant, pas vraiment épanouissant mais a t on le choix dans certaines provinces ?
Alors une petite vie étriquée s'annonce entre une nana qui veut s'en sortir, un beau frère qui ne lâche pas le morceau et un petit bout qui représente tout l'or du monde.
La lâcheté, la gentillesse, la facilité, le laisser faire ... des petites combines pour sortir de l'avenir promis à la classe ouvrière ....
et pendant ce temps là, la petite entreprise prospère, veut prospérer encore plus ... toujours plus jusqu'à là dé-quelquechose.
Arrivera ce qui devait arriver pour que la morale de l'histoire soit sauve....
Les classes sociales existent toujours, et il reste toujours "la violence symbolique" qui si, elle n'est pas vécue que comme un symbole pour certains, reste encore et toujours bien présente pour les autres !
PS livre acheté d'occasion sur un site de nenette ...
Un petit message pour Florent qui a voulu offrir un cadeau original .. une BD alors qu'Isa avait suggéré une plante .. la BD a atterri dans le marché de l'occase, la BD n'a pas dû plaire .... mais que Florent soit rassuré ... j'ai bien aimé y trouver son petit mot avec sa carte de Noël !
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colimasson
  10 novembre 2012
La faute aux chinois : signe de contemporanéité dans l'histoire intemporelle de la lutte des classes. Dans la famille de Louis Meunier, on travaillait déjà à l'usine du temps du père et du grand-père, et si la parenté plus ancienne n'est pas évoquée, c'est sans doute parce que le domaine du réel se cantonne à celui des souvenirs.

Comme son père et son grand-père, Louis Meunier coupe des têtes de poulet. Les bestioles sont représentées avec plus d'expressivité que le personnage, dont l'indifférence semble traduire une certaine forme de soumission naturelle. La « violence symbolique » dont parle Bourdieu –et qui est citée dans l'album- paraît totalement étrangère à Louis Meunier. Il ne s'agit, après tout, que de passer ses journées au travail –qu'aurait-il fait à la place ?- et de boire, dormir et manger en rentrant chez soi.

L'usine est même un lieu de rencontres non dépourvu d'intérêt : Louis Meunier y fait la connaissance de Suzanne avec qui il se marie. Par la même occasion, il se « marie » avec Jean-Claude, le frère de Suzanne, lui aussi employé à l'usine et garde du corps personnel de la jeune épouse. Un enfant plus tard, les difficultés financières commencent à s'accumuler et les tensions dans le couple deviennent plus nombreuses. Jean-Claude, qui veille au bon grain, conseille à Louis de passer à la vitesse supérieure. Ce n'est pas en se contentant de travailler à l'usine qu'il pourra procurer une vie décente à sa famille. Pour mettre un peu de beurre dans les épinards, Louis, encouragé par son beau-frère, se promènera de petits crimes en tueries innocentes, troquant les têtes de poulets pour des têtes de concierges.

La critique de la lutte entre classes sociales semble réduite à son aspect le plus grossier et le plus ouvertement provocateur. Pourtant, dans l'album, la reconversion de Louis Meunier semble aussi naturelle et instinctive que la facilité avec laquelle il s'était plié dès sa jeunesse au rythme usant de l'usine de poulets. de l'ouvrier pauvre à l'ouvrier aisé, il n'y a qu'un pas à franchir, qui met en jeu les mêmes mécanismes de soumission à l'autorité. Cette continuité dans le processus d'asservissement, liée à un sentiment de libération des contraintes financières et du carcan de la classe ouvrière, procure à l'album un grinçant que viennent relever d'humanité les sentiments contenus qui lient entre eux les personnages. Ce sont ces mêmes sentiments, d'ailleurs, qui sont à l'origine de la reconversion de Louis Meunier

La faute aux chinois ne se propose rien de moins que de ridiculiser le concept de « violence symbolique » attribué à Bourdieu : symbolique, vraiment ? S'il avait connu l'existence de Louis Meunier et de Jean-Claude, pas sûr que le sociologue se serait contenté d'une expression aussi évasive.

Lien : http://colimasson.over-blog...
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badpx
  26 juillet 2019
Voici encore une fois une lecture, choisi presque au hasard. Presque parce qu'une BD édité par Futuropolis, a de forte chance de me plaire.... Ensuite le titre : je sentais bien le second degré !
Et hop, empruntée ! Mais la couverture ne m'inspirait pas trop, et je reconnais que j'ai mis quelques semaines avant de me lancer.
Les premières pages me semblaient un peu tristounettes.... une BD sociale... je n'avais pas vraiment imaginé ça... Ca avance tout doucement, en racontant une vie de labeur... et vers la 40ème page : ça bascule... et là, je suis arrivée dans une histoire à l'humour noir.... je me suis un peu cru dans Ca s'est passé prêt de chez vous.
Et finalement le premier avis, celui qui m'a poussé à emprunter ce livre, était le bon.
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critiques presse (4)
BoDoi   08 août 2011
Noir, très noir, avec tout de même quelques onces d’espoir. Le scénario d’Aurélien Ducoudray joue la carte du polar sociologique, bâtissant une galerie de personnages troubles.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDSelection   23 juillet 2011
Ce récit social, à l’humour très noir, est certainement très réussi parce que les personnages sont tous pittoresques à souhait et que leur psychologie est très approfondie, mais aussi parce que le dessin de François Ravard (...) est à la hauteur du propos et de la narration : vivant, simple et efficace
Lire la critique sur le site : BDSelection
BDZoom   21 juin 2011
Ce récit social, à l’humour très noir, est certainement très réussi parce que les personnages sont tous pittoresques à souhait et que leur psychologie est très approfondie, mais aussi parce que le dessin de François Ravard […] est à la hauteur du propos et de la narration : vivant, simple et efficace !
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest   14 juin 2011
La réussite graphique ne suffit malheureusement pas à rendre attachants les personnages, ni ne rachète vraiment un scénario qui, en définitive, n'a rien d'extrêmement palpitant.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
alouettalouett   27 juin 2011
Ce qui est marrant, c’est que quand on monte dans l’échelle sociale, on a tout de suite des frais de représentation. Le baromètre, c’est quand on vous les offre sans retenue de salaire. On se prend au jeu et on s’équipe, peu importe le coût, on customise. Jetez un coup d’œil autour de vous, vous vous rendrez vite compte que la différence se niche dans le détail. Polo de marque, stylo griffé, costume signé… Des choses dont t’as ni besoin ni envie, des choux à la crème là où un petit-beurre te tenait deux semaines. Mais même le sent-bon, au bout d’un moment, il ne sent plus assez bon
+ Lire la suite
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colimassoncolimasson   22 novembre 2012
L’autre jour à la radio j’ai entendu un grand sociologue qui disait qu’en fait le terme de « classe sociale » n’existait pas, que c’était juste une dénomination sociologique permettant d’appréhender l’idée de reproduction des rapports sociaux ancestraux et inconscients de domination entre la bourgeoisie et le prolétariat. Il appelait ça « la violence symbolique ». Même si je n’étais plus de la partie, je crois que j’aurais pu lui donner deux ou trois conseils à ce sujet…
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colimassoncolimasson   12 novembre 2012
Moi, mon grand-père, il était ouvrier, il en est mort… Mon père était ouvrier, il en était fier… Et moi je suis ouvrier, et je bosse même le week-end. Et c’est pas par conscience de classe, c’est pour faire bouillir la marmite…
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colimassoncolimasson   14 novembre 2012
Même après ta douche ta peau elle sent le poulet, quand tu dors tu pues le poulet, quand tu m’embrasses, tu pues le poulet, et quand tu me touches, j’ai l’impression que l’odeur colle, que moi aussi je pue ton poulet !!
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colimassoncolimasson   18 novembre 2012
Dézingue une concierge et t’auras son mari qui pleurera dix secondes sur une chaîne régionale. Tire un gros bonnet et c'est des émissions spéciales tous les soirs au national, et là on n’est plus tranquille. La popularité ça fait vendre mais ça finit tôt ou tard par ruiner le petit commerce.
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