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ISBN : 2262042446
Éditeur : Perrin (29/08/2013)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 21 notes)
Résumé :
« Il est un lieu précis de l’existence où l’ombre et le corps se rejoignent. Ce moment-là il faut le saisir, marcher face au soleil, mettre le pied à l’étrier qui s’offre à vous, triompher de la gravité, galoper sans soucis de gloire ou de fortune, à l’ère mécanique ne pas aller bien vite peut-être, mais libre. »

Il est des rencontres dont la chaleur suffit à emplir toute une vie et dont le deuil vous laisse estropié à jamais.


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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  26 février 2015
J'ai découvert Diane Ducret le 8 février dernier en regardant l'émission Médias le magazine sur France 5. Je suis restée admirative de l'éloquence précise et raffinée de cette jeune auteur qui était venue parler de sexe et de politique en tant qu'auteur de trois ouvrages qui font maintenant référence: "Femmes de dictateurs" publié en 2011, dont le tome 2 est paru l'année suivante puis de "La chair interdite" sorti en ocrobre 2014. J'avais bien dans l'idée de me procurer le dernier ouvrage qui avait retenu mon attention. Ayant à faire le plein de lecture pour égayer ma fin de vacances un peu écornée par les caprices du temps, j'ai découvert sur les rayonnages de ma bibliothèque "Corpus equi" et je n'ai pas hésité longtemps à en faire mon compagnon de lecture.
Bien m'en a pris car je me suis régalée en compagnie de Diane Ducret qui réalise là un ouvrage très personnel et intime tout en émaillant son récit de légendes et de récits historiques et spirituels sur l'objet de son amour inconditionnel: le cheval.
Diane Ducret s'exprime dans une langue très recherchée, le style est soutenu mais sans pédanterie ni préciosité. Ce qu'elle dévoile de son enfance difficile, orpheline, élevée par des grands-parents attentionnés mais peu démonstratifs nous aide à comprendre comment elle a pu reporter tout son amour sur un animal de façon passionnelle et exclusive. Quand Zascandyl l'a brutalement quittée tout l'univers de la jeune fille s' est effondré. Sa chute de cheval et ses séquelles ont mis dramatiquement fin à sa carrière de cavalière alors qu'elle n'avait que quinze ans. le reste de son parcours pour retrouver la marche et remonter à cheval, certains pourraient l'appeler "résilience", d'autres "opiniâtreté", je vous laisse choisir.
J'ai découvert à travers ce livre une belle personne dont les mots font écho et qui a su me transmettre une réelle émotion. Une belle leçon de courage!
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Sharon
  29 août 2013
Ce premier roman est un hymne au cheval, à deux personnages, la cavalière et Zascandyl de Ancile, étalon de mère allemande, de père français, né en Espagne.
La narratrice est fille unique, élevée par ses grands-parents, résistants – famille atypique, sans effusion. La jeune cavalière ne se maquille pas, ne se préoccupe pas de la mode. Contrairement à certaines héroïnes de romans (voir à certaines personnes bien réelles), son but n'est pas de gagner à tout prix les compétitions, elle cherche à faire réellement corps avec son cheval.
Le livre est divisé en deux parties d'inégales longueurs, la première, la plus longue, est consacrée à la vie avec Zascandyl, la seconde, à la reconquête de sa vie, près de seize ans après la disparition de son cheval. Les chapitres sont courts, ils respectent la chronologie de la vie de la jeune cavalière et de son étalon, chacun vivant aussi une vie amoureuse un peu spéciale (l'étalon au milieu des juments).
Cette union d'une cavalière et sa monture n'est pas unique. L'auteur rappelle non les chevaux les plus célèbres, mais les fusions homme/cheval les plus emblématiques – ainsi Ramsès II et ses juments.
Corpus equi est un très beau récit, très bien écrit. J'espère qu'il trouvera sa place dans les 555 romans de cette rentrée littéraire.
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madamelafee
  19 avril 2018
J'ai lu deux fois Corpus Equi pour entrer en profondeur dans l'ouvrage de Diane Ducret qui est très riche. Au début de chaque chapitre l'auteure nous emmène dans des histoires mythologiques qui évoquent le couple homme/cheval. On comprend par la suite que Diane Ducret a voulu montrer par-là que l'homme peut aller très loin avec le cheval, qu'il peut se surpasser, qu'il peut faire la conquête de grands espaces tels Bellerophon avec Pégase ou bien Alexandre avec Bucéphale. Il y a aussi les chevaux sauveurs avec la très belle histoire de Ramsès II et ses juments qui le préservent d'une mort certaine. Tous ces exemples nous montrent les liens indissolubles que peuvent avoir les hommes avec leurs chevaux. C'est aussi un roman autobiographique, de ce fait, Diane Ducret insère son histoire dans la grande histoire. Bien sûr c'est l'histoire d'une passion pour un cheval mais c'est aussi l'histoire d'un deuil et d'une résurrection, corpus equi ou corpus christi ? Diane Ducret n'a que 13 ans lorsqu'elle fait une chute de cheval. Ce n'est pas avec Zascandyl, son cheval tant aimé, mais c'est avec un autre cheval qu'elle a cet accident qui s'avèrera très grave par la suite. Les médecins lui disent qu'elle ne remarchera plus jamais normalement. Zascandyl meurt au même moment. Dans cette première partie l'auteur exprime sa douleur, ses désespoirs et avec la mort de Zascandyl c'est la chute avec sa part d'ombre.
« Les temps ont changé, vois-tu, depuis la Rome des Césars, la vie ne nous prépare plus à ces grands accidents dont l'amour comme la mort font partie. »
« Mon coursier solaire m'avait quitté et avec lui la force indomptée de la nature qui jusque-là m'aiguillait ».
Et puis un jour, après le temps des mauvaises rencontres et des errances narcotiques, Diane Ducret prend la décision de ne pas accepter ce que lui disent les médecins. Elle décide d'agir pour se relever, nous entrons là dans la seconde partie du roman, c'est celle de la résilience et de la résurrection.
« Et plus insondable fut le gouffre, plus haut nous nous élèverons ».
Comme pour Brunehilde, son cheval Grani était à ses côtés.
« le cercle de feu ne me ceignait plus, bientôt je pourrais marcher sur les braises et rejoindre la plaine ».
Magnifique plaidoyer pour la conquête de la liberté par la volonté (le corps et l'esprit ; mythe et réalité). L'évocation du mythe n'est-il pas l'esprit et le cheval, le corps ?
Diane Ducret par ses mots transforme la douleur en quelque chose de beau. Tant de romanciers disent trop gravement des choses légères que c'est un moment de grâce que de lire les mots de Diane Ducret car elle arrive à nous dire non pas avec légèreté mais avec pudeur des choses si graves !
Je la remercie du fond du coeur pour ce très bel opus qui m'a emportée là où nous rêvons tous d'aller, vers le bonheur. C'est un livre que je relirai très souvent pour faire réapparaître ce bonheur qui est souvent trop bien enfoui au plus profond de nous.


Lien : https://leschroniquesdecoco2..
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SandyB
  22 octobre 2013
Voici un roman court, mais dense. Diane Ducret nous conte sa rencontre avec Zascandyl, petit cheval espagnol qui conquiert son coeur lorsqu'elle n'a que 14 ans. Mais Zascandyl n'est pas éternel et l'auteure nous raconte aussi la douleur d'avoir perdu un être cher. La lente descente aux enfers. La solitude qui l'envahit. La culpabilité de ne pas avoir été présente. A travers les mythes liés au cheval, Diane Ducret tisse avec une très belle plume, la joie et la douleur de cet amour.
Je vais avoir beaucoup de mal à vous parler de ce roman. Décontenancée par le style qui peut paraître ampoulé de prime abord, je me suis surprise à le trouver en réalité particulièrement poétique et puissant. Exigeant aussi. Je n'ai pas pu m'empêcher de le dévorer en quelques heures mais il s'agit d'un roman qui doit se déguster lentement. Ce que je ferai... si j'ai le courage de le relire un jour. Parce que c'est une lecture qui fut aussi éprouvante pour moi. Les récits qui parlent de l'amour des chevaux m'attirent comme un aimant, et me rebutent tout autant. de par mon histoire, je me sens proche de ses récits, et refuse pourtant d'y succomber. Je m'étais engagée à lire celui-ci, sinon je l'aurais surement laissé trainer un moment. Tout comme ce billet, que je repousse déjà depuis 4 jours !
Je ne sais si ce texte parlera autant à une personne sans attache avec le monde équestre. Mais pour ma part, je me suis retrouvée ligotée dans les mots de l'auteure et par la puissance des sentiments qu'elle décrit si bien. Difficile de vous en dire trop. Certes, je ne risque pas de vous dévoiler l'intrigue car l'intérêt de ce texte n'est pas là. Il réside dans la beauté des mots et des images, choisis par l'auteur pour illustrer sa relation exceptionnelle avec ce petit cheval déraciné de son pays natal.
Une boule d'émotions, renfermée dans quelques pages...
Lien : http://casentlebrule-sandy.b..
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zarline
  16 novembre 2013
Il serait difficile de catégoriser Corpus Equi, à la fois témoignage d'un accident qu'une jeune fille mettra des années à surmonter, survol de la relation entre l'homme et sa plus noble conquête à travers l'histoire et la mythologie ou encore cri d'amour d'une cavalière à son cheval. Diane Ducret met ainsi en parallèle sa rencontre fusionnelle avec son étalon, Zascandyl, et les grandes légendes équines, de Bucéphale à Zingaro, en passant pas le cheval de Mahomet et les légendes vikings. J'ai trouvé cette construction dans la première partie du livre intéressante et, étant cavalière, je me suis retrouvée dans la passion de Diane Ducret, dans le simple bonheur éprouvé à l'odeur de foin et de cuir, et l'impression de liberté d'un galop en forêt.
J'ai par contre beaucoup moins aimé la deuxième partie du livre qui suit la séparation de Diane Ducret de son cheval. Autant je conçois totalement que la tristesse éprouvée suite à la perte d'un animal peut être dure à surmonter, autant j'ai trouvé la réaction de l'auteur, telle que décrite dans le livre, difficile à appréhender. En se laissant complètement anéantir par une relation avec un cheval, sa passion devient plus obsession, et là, mon identification avec Diane Ducret a disparu. La fin du livre m'a parue confuse voire bâclée; au lieu des dizaines de pages sur les années d'errance de l'auteur, j'aurais trouvé plus intéressant de décrire sa reconstruction, sa guérison.
Malgré quelques belles phrases et une construction intéressante, Corpus Equi est à réserver, à mon avis, aux passionnées du monde équestre. Diane Ducret ne réussit pas à donner ici à la relation extraordinaire d'une femme et d'un cheval la portée universelle qui pourrait toucher même le lecteur complètement étranger à l'atmosphère d'une écurie. Dommage!
Lien : http://unmomentpourlire.blog..
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critiques presse (1)
LePoint   30 juillet 2013
Diane Ducret se livre ici à une véritable ode à l'équidé. Elle convoque Pégase et Bucéphale, Bellérophon, Alexandre et Zingaro. On peut rester à la porte de cette écurie-là, mais la musique avec laquelle elle entonne ce refrain est à la fois plaisante et émouvante.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Aurel82Aurel82   27 mars 2017
Lorsque la douleur est tout ce qui nous lie encore à un être que l'on a aimé si chèrement et qui a rejoint sans nous le domaine d'Hadès, on regimbe à laisser guérir cette affliction, craignant que sous les chairs cicatrisées l'amour ne disparaisse à son tour. Enfin, un jour, on lâche sa main et, après avoir encore fait signe à la barque qui s'éloigne, on ressent comme un vide, le souffle d'une mer qui s'est retirée dans le lointain. Mais bientôt l'air emplit à nouveau notre poitrine contractée et réchauffe la peau qui s'était endormie.
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Lorraine47Lorraine47   26 février 2015
Lorsque la douleur est tout ce qui nous lie encore à un être que l'on a aimé si chèrement et qui a rejoint sans nous le domaine d'Hadès, on regimbe à laisser guérir cette affliction, craignant que sous les chairs cicatrisées l'amour ne disparaisse à son tour.
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Lorraine47Lorraine47   25 février 2015
Je ne savais pas ce que j'étais venue chercher, mais un fil d'Ariane m'avait permis de rebrousser chemin et de me libérer de mon absent.
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zarlinezarline   16 novembre 2013
Le conclave venait de décider son exclusion de l'Eden. Il vivrait loin de son alter ego premier, condamné à chercher dans son regard la flamme de l'origine. Ses fils connaîtraient le manque. Certains d'entre eux, devinant dans une forme sauvage leur immémorial ami, affronteraient ruades et morsures, se briseraient les os pour racheter leur faute. Et serrant un jour le corps d'un cheval, ils retrouveraient le paradis.
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Aurel82Aurel82   06 février 2017
Mon deuil se nimbait d'apriorité, je n'étais plus que concept. Seule son aridité intellectuelle ne m'avait pas trahie, contrairement à la pléthore du monde qui m'avait donné à voir, sentir, entendre et toucher ce qu'il y avait de plus beau.
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Videos de Diane Ducret (54) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Diane Ducret
"La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose" de Diane Ducret
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