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EAN : 9782290252482
608 pages
Éditeur : J'ai Lu (03/03/2021)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 117 notes)
Résumé :
Depuis des années, on entend grogner la révolte sur le Vieux Continent. Un sentiment de rejet généralisé, l’impression pour beaucoup d’avoir été débarqués du progrès. Quand soudain, un violent orage éclate. Une femme se lève parmi la foule.
Munich, novembre 2023, une manifestation populaire. Aurore Henri se saisit d’un pavé et le lance au visage d’un chef d’État. Derrière son regard bleu magnétique, une volonté d’acier, un espoir fou, guérir les hommes de leu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
gill
  15 mai 2020
Voilà donc un roman d'aujourd'hui comme je les aime, moi qui suis parfois raillé pour mon penchant à littérature vieillote.
Car c'est bien d'un roman d'aujourd'hui dont il s'agit.
"La dictatrice" est roman d'anticipation, un roman qui attrape sa lectrice, son lecteur par la manche et qui secoue, secoue et secoue encore, jusqu'à lui faire se poser des questions qu'il ne s'était pas, ou n'avait pas envie de se poser.
Alors, bien sûr, le sujet sociétal proposé est très actuel.
Il est aujourd'hui très prisé par l'écrivain à succès.
Et, il n'est pas nécessaire, ici, de le resituer.
La quatrième de couverture de l'édition le fait très bien.
On l'aura compris le rêve européen s'est écroulé.
Une militante, devenue politique, va le recréer ...
Mais que voilà donc un roman déstabilisant, enfin !
Un roman qui interroge vraiment sans tomber dans les lieux communs, sans enfoncer les portes souvent ouvertes sur la toile.
Un roman qui ne cède pas à la facilité.
Que d'interrogations posées !
Le féminisme, la démocratie, le rapport aux autres, l'écologie, le militantisme, la douleur physique et morale, la politique, la liberté ... tout est repesé, rejaugé à l'aune des mots de Diane Ducret.
Qu'est-ce vraiment que l'eunomie ?
Ce roman est bruissant de tous les remous entrechoqués de notre monde, qu'ils soient politiques, sociaux ou environnementaux.
"La dictatrice" est bien écrit, d'un style fin mais efficace.
Il est constitué de courts chapitres, peut-être trop courts parfois.
Le vocabulaire y semble judicieusement choisi afin d'orienter le propos.
La description ne s'encombre pas d'adjectifs mais en un tour de mot, le personnage est présenté et le décor est planté, devenus bien réels, bien posés dans l'esprit du lecteur.
Le travail d'analyse, bien amené, est laissé au lecteur.
Ce roman est un roman de conséquence.
Peut-être, certainement, celle qui roule implacablement à nos pieds.
Ce roman est un roman d'interrogation et de dénonciation.
Et, malgré une lecture assez aisée, il est dur et complexe.
Aux deux tiers de l'ouvrage, quelques petites longueurs apparaissent, un passage que j'ai trouvé moins prenant.
Il semble avoir été creusé dans le récit pour y reprendre haleine, pour y ménager un temps de réflexion.
J'ai aimé aussi le clin d'oeil de l'image de cette femme portant un sac de riz.
Référence ou questionnement, ou les deux ?
A la lectrice, au lecteur de voir, de se faire une idée !
Il se peut que je relise ce roman une deuxième fois sitôt sa dernière page tournée.
Et que je le fasse, plus attentivement encore autour de son idée pivot qu'aucune femme ...
En attendant trinquons ! ...



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Zephirine
  25 juillet 2020
« le coeur de Munich bat d'un rythme saccadé ce 8 novembre 2023 » C'est dans ce contexte d'agitation extrême qu'apparait l'héroïne : Aurore Henri, mêmes initiales qu'Adolph Hitler et même parcours fulgurant jusqu'au pouvoir suprême.
Enfant adoptée, Aurore Henri se rebelle et connait la prison. Lorsqu'elle accède au pouvoir grâce à ses dons d'oratrice et son obstination, elle se retrouve bien seule dans l'exercice du pouvoir. Sa quête du bonheur pour tous va se mêler à celle de ses origines. Qui était donc sa mère biologique ? Elle fait d'étranges rêves où volent des papillons bleus qu'on retrouvera dans une histoire quelque peu confuse.
Aurore Henri règne à présent sur l'Union eunomique dont le drapeau rouge est frappé d'une mandragore noire, la plante des sorcières.
L'idée de ce roman avait de quoi séduire, une dystopie qui prend pour modèle la montée du national-socialisme. L'originalité est d'avoir remplacé le dictateur par …une dictatrice au féminisme excessif. Les femmes, pense-t-on, sont moins belliqueuses que les hommes et Diane Ducret va s'amuser à nous démontrer le contraire avec une héroïne pétrie de bonnes intentions et qui veut sauver l'humanité. Devenue chancelière, elle va imposer sa vision d'un monde meilleur. Mais peut-on faire le mal au nom d'un bien ?
Il est intéressant de voir comment s'installe une idéologie servie par la violence, la privation des libertés, l'embrigadement des jeunes et le dévoiement des valeurs familiale. Il peut être amusant, pour les lecteurs férus d'histoire, de chercher les épisodes calqués sur la vie du Führer, comme sa dépendance aux drogues, ce bras qui tremble, sa sexualité, ses discours. Hélas ! à la longue, ce procédé finit par lasser, voire agacer.
Avec cette idée d'une jeune femme banale promue au rang de dictatrice, je croyais me plonger dans un roman palpitant et profond, mais ma lecture n'a été que déceptions. Les personnages sont outranciers, à la psychologie peu développée. Est-ce un effet recherché par l'auteure ? Si c'est le cas, il aurait fallu pousser plus loin la parodie.
Malgré des chapitres courts avec une écriture vive, le roman souffre de longueurs et de redondances. Bref, je me suis beaucoup ennuyée. Et que dire du style que j'ai trouvé sans élégance.
Ce roman qui débute par le jet d'une pierre, cette même pierre que l'on retrouve dans le dernier chapitre, m'a laissée de marbre.
Je remercie les éditions Flammarion et Lecteur.com pour cette lecture.
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LaGeekosophe
  02 février 2020
Merci à la masse critique et aux éditions Flammarion pour cet envoi ! le roman avait attiré mon attention car il semblait construire ne vision féminine du pouvoir totalitaire. J'avais déjà lu le Pouvoir, qui manquait trop de subtilité pour me convaincre, je voulais retenter l'expérience avec une oeuvre qui tombait moins dans la science-fiction pour se concentrer sur l'aspect politique de l'idée.
J'ai d'abord beaucoup apprécié la structure du roman. Les chapitres sont très courts, ce qui marque bien l'aspect fulgurant de la montée en puissance d'Aurore Henri. Il m'a permis de lire le livre plus rapidement qu'escompté, mais aussi de renforcer un côté acéré, inéluctable. L'écriture en elle-même est directe et sans fioriture, sans états d'âmes, ce peut donner un sentiment de froideur qui pourrait gêner certaines lecteurs. Pour ma part, j'ai trouvé que cela s'accordait bien avec la personnalité du personnage principal.
J'ai cependant trouvé que la fin tirait un peu longueur, ce qui était une sensation paradoxale puisque les événements s'enchaînent assez vite. Mais les principales idées sont concentrées en début et milieu de roman, la fin de la lecture étant consacrée à une chute certes finalement prévisible mais dotée d'une certaine force symbolique.
Le roman construit également une analyse du pouvoir qui ne manque pas d'intérêt. Diane Ducret confirme qu'elle s'y connait bien en ces questions. le récit tourne principalement autour d'Aurore Henri, cette femme assez mystérieuse, ancienne reporter, qui se retrouve soudainement sur le devant de la scène dans un monde sans boussole. On a un premier ingrédient pour créer un régime policier : une figure centrale marquante et charismatique capable d'imposer son point de vue.
Ici, l'autrice fait ainsi référence à ses yeux perçants, envoûtants. Elle se présente rapidement sous la forme d'une icône quasi divine : elle aime le pouvoir, n'a pas beaucoup d'activités sexuelles comme une créature sacrée qui ne saurait être souillée par les bassesses de ce monde, elle cache ses maladies et ses douleurs... Aurore Henri a également une volonté de faire, une manière de construire ses discours grâce à une rhétorique sans faille. Elle parvient également à se placer comme un phare dans la nuit car le contexte s'y prête. Une Europe exsangue peine à survivre entre sécheresses, hiver rigoureux et relations tendues avec des voisins.
J'ai également beaucoup apprécié découvrir les éléments structurants du régime imposé par Aurore Henri. Sa société est construite sur un féminisme essentialiste qui tient du paganisme, critique à peine voilée de la misogynie des grandes religions. La vulve est célébrée, les valeurs associées au féminin comme la compassion et le soin sont portées aux nues... Il y a toute une re-construction d'un Roman National (ou plus Européen) qui propose de se construire à l'inversion de l'ancien monde, phallique et aux valeurs masculines. Aurore se place donc comme fer de lance d'une société qu'elle souhaite plus égalitaire et qui repose sur des valeurs fortes, qu'elle regroupera sous la forme d'un mode de pensée appelée Eunomie.
Pour cela, elle refont totalement les institutions et les traditions. Des fêtes sont créées à l'honneur des étapes de la vie des jeunes filles. La plus importante est sans doute celle où les jeunes filles ont les premières règles, les menstruations sont toujours taboues voire diabolisées dans de nombreuses parties du monde. Les populations sont endoctrinées très tôt à vivre un mode de vie sain en accord avec les principes de la Nature, la gestion de la famille et de la reproduction est sévère (pas plus de deux enfants par famille...). le tout est orné d'un décorum insistant qui est inspiré des mystères romains.
Mais bien sûr, la société d'Aurore Henri est loin d'être aussi idyllique qu'elle se l'imagine. Elle est liberticide. Les exécutions et punitions sont légion, la surveillance pour détecter ceux qui ne respectent pas les principes eunomiques abusives... Il est presque comique de voir qu'Aurore, sans sa paranoïa grandissante, s'étonne en enrage que tout le monde n'apprécie pas son nouvel éden. Toute cette construction est en tout cas très bien menée et pourrait être un manuel intitulé "comment construire un régime totalitaire fondé sur un culte de la personnalité en trois étapes".
Mais j'ai tout de même trouvé quelques défauts . J'ai déjà évoqué quelques éléments à la fin qui étaient assez prévisibles, du coup j'ai plus survolé le final que vraiment lu. Ensuite, certaines images manquent un peu de subtilité dans la mise en place. On a par exemple les initiales d'Aurore Henri qui, avec les autres références appuyées au IIIe Reich, rendent le parallèle trop évidents. Certains éléments sont également très exagérés, trop vite, ce qui je trouve nuit à la crédibilité de certains passages. Enfin, j'ai trouvé que les parties consacrées à la psychanalyse d'Aurore Henri n'apportaient finalement pas grand chose à l'histoire.
Malgré quelques défauts, la dictatrice est donc une dystopie intéressante et originale qui se concentre sur le point de vue de la personne à la tête du régime. Les éléments de construction du mythe sont très bien illustrés et mis en avant, démontrant comment des valeurs peuvent se transformer en cauchemar, que le pas entre l'utopie paradisiaque et la société totalitaire est aisément franchi.
Lien : https://lageekosophe.com/
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LettresItBe
  26 avril 2020
C'était l'un des livres les plus commentés avant que le confinement ne vienne mettre le couvercle aussi sur le monde des livres. La Dictatrice, c'est le titre du nouveau roman de Diane Ducret publié aux éditions Flammarion. Dans ce roman, la native d'Anderlecht en Belgique imagine l'émergence d'une dictature contemporaine menée par… une femme. Si, si, c'est possible !
# La bande-annonce

Depuis des années, on entend grogner la révolte sur le Vieux Continent. Un sentiment de rejet généralisé, l'impression pour beaucoup d'avoir été débarqués du progrès. Quand soudain, un violent orage éclate. Une femme se lève parmi la foule.

Munich, novembre 2023, une manifestation populaire. Aurore Henri se saisit d'un pavé et le lance au visage d'un chef d'État. Derrière son regard bleu magnétique, une volonté d'acier, un espoir fou, guérir les hommes de leurs tendances destructrices, bâtir une société nouvelle où règnent la paix et l'harmonie.

Diane Ducret nous livre une vision infiniment romanesque d'un Occident qui sombre dans le chaos et trouve son nouveau guide en une femme aux motivations aussi secrètes que son ambition est démesurée.

# L'avis de Lettres it be

Dans un monde rendu à ses plus bas instincts de pauvreté et de déchirement généralisé, une femme émerge au milieu de la foule. C'est Aurore Henri, bientôt fer de lance du changement au nom du bien. Militante écolo excessive façon Greta Thunberg survitaminée, Adolf Hitler muni d'un utérus, Notre-Dame-des-Landes qui aurait réussi… Les premiers chapitres multiplient les questions sur la personnalité et la trajectoire future de ce personnage. Et le roman de se déployer sur plus de 500 pages pour nous répondre…

Entre révision du Roman national et déploiement autoritaire au nom du Bien, Aurore Henri révèle ses multiples facettes au fil du roman et nous, lecteurs emportés, avons envie de la soutenir… Jamais vraiment détestable, jamais angélique, Diane Ducret donne à son personnage les contours exacts de la dictature. Un drame habillé de vertus. Et quel exercice brillamment rempli !

C'est peut-être l'un des seuls griefs que l'on pourrait adresser à ce nouveau roman de Diane Ducret. Un passage en prison pour mettre sur papier la genèse de son projet mortifère, des noms de personnages, des situations… Aurore Henri est le pendant féminin d'Adolf Hitler, féminisé et modernisé. La proximité des deux trajectoires, parfois jusqu'à l'élan parodique, laisse un léger goût de déception. Et si Aurore Henri avait eu sa propre trajectoire, sans comparaison possible avec ce qui avait déjà été fait ? Ce clin d'oeil manifeste à l'Histoire offre, de toute évidence, une praticité dans la construction du récit, mais il impose une certaine facilité qui nuit à la surprise générale. Mais qu'importe, c'est un détail de l'histoire…

On regrettera peut-être aussi les élans SM, le rapport mère-fille un peu suranné, un tour d'Europe des villes en proie au désastre façon Guide du routard de la révolution… Mais qu'importe : ce ne sont là que des menus détails parce qu'il faut bien chercher la petite bête pour nuire à l'édifice de ce nouveau roman de Diane Ducret. Un roman fort, renseigné, envoûtant et qui remet l'église au centre du village : le pire est toujours accompagné de la certitude d'apporter le bien. Qu'importe le sexe, l'origine, le statut. À bon entendeur…

Avec La Dictatrice, Diane Ducret boucle la boucle et offre un véritable sommet à sa bibliographie. Femmes de Dictateur, Lady Scarface, La Chair interditeDiane Ducret s'impose comme une spéléologue de la Femme à travers les âges et les comportements. La Dictatrice vient magnifier l'exploration et rappeler avec brio que le pire ne s'embarrasse pas du sexe. La quatrième de couverture parle d'une « vision infiniment romanesque ». Certain ? Une révélation qui s'affirme encore une fois avec un roman à garder sur la table de nuit. Sait-on jamais…

Retrouvez la chronique en intégralité sur Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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AnitaMillot
  19 janvier 2020
8 novembre 2023, à Munich, les vingt-sept états qui la constituent décident du démantèlement de l'Union Européenne. Seuls, trois pays avaient voté contre : la France, l'Espagne et l'Allemagne. Choquée par cette situation chaotique, une jeune femme d'une trentaine d'années lance une pierre vers l'estrade où se tiennent les dirigeants, pierre qui atteint sa cible (un premier ministre).
Cette jeune femme française, c'est Aurore Henri, reporter de guerre et journaliste engagée. Elle sera jugée pour son acte et écopera de cinq ans et huit mois de prison en Allemagne.
2029 : “annus horibilis”. Année de toutes les catastrophes, aussi bien financières qu'environnementales : krach boursier (une date que Diane Ducret n'a sûrement pas choisi au hasard …) Éternel recommencement des errements d'une humanité aussi stupide que cupide, incapable de tirer profit des leçons du passé. Froid digne d'une ère glacière qui s'abat sur toute l'Europe … C'est aussi l'année de la libération d'Aurore Henri. Dehors, on l'attend pour la faire accéder au pouvoir et redonner un sens à un monde politique moribond, après les échecs successifs du communisme, du libéralisme et du nationalisme … La voici donc embarquée malgré elle dans une mission humaniste, sous la protection de Helen Bauer et de Nicolas, son conseiller. Sa couleur sera le rouge, son leitmotiv l'espoir. Les années suivantes s'écouleront à parcourir chaque pays, jusqu'à sa nomination en tant que chancelière de la Nouvelle Europe … C'était sans compter sur Yvana … Et d'autres …
Roman utopique ou fiction visionnaire ? En tout cas le début de cette intrigue est diablement d'actualité ! La seconde partie tient plus de l'imaginaire, quoi que … Une histoire captivante dont l'épilogue nous conduit en 2045. Un texte tout en symboles, avec en toile de fond l'impact du fameux “effet papillon”. Pas facile de vouloir le bien de tout un chacun sans attenter à l'autonomie et au libre arbitre … Une image apocalyptique de ce que pourrait devenir l'Europe (et le reste du monde) si l'homme ne se reprend pas rapidement en main !
C'est pertinent, c'est clairvoyant : à méditer ! Une belle écriture, un excellent moment de littérature qui interpelle !
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critiques presse (1)
LeSoir   02 mars 2020
Presque dix ans après son célèbre Femmes de dictateurs , paru dans plus de vingt langues, Diane Ducret inverse les rôles. La Dictatrice nous livre une vision romanesque et effrayante de ce que pourrait devenir l’Europe dans un avenir plus proche qu’on ne l’imagine.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Olivia-AOlivia-A   21 janvier 2020
Son corps, à la suite du jeûne avec ceux qui n'avaient rien à manger, s'était affiné. Aurore Henri meut à présent ses extrémités avec la dextérité d'un chef d'orchestre, guidant sa aprole comme une musique syncopée, captivant l'auditeur le plus discret. Il semble que la grâce habite à présent chacun de ses gestes. A chaque discours, la frêle ballerine se jette à corps perdu dans les mots avec passion, un chausson de soie couvrant son pied ensanglanté. La mèche blonde traversant ses cheveux est devenue blanche, comme la plume d'un cygne. Il y a du Tchaïkovski dans son allure. A la regarder entrer ce soir-là dans le salon d'Helen Bauer, Nicolas se demande si elle est un cygne blanc ou un cygne noir.
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Olivia-AOlivia-A   21 janvier 2020
Vous est-il déjà arrivé qu'une idée vous trotte dans la tête sans que vous puissiez l'en chasser ? Sitôt nichée dans votre esprit, elle ronfle, mugit, tourne, tel le lion en cage, se gonfle et se fait plus grosse que vous, finissant par dévorer tout ce qui s'y trouve. Si seulement vous pouviez vous en débarrasser, penser à autre chose. Impossible de la fuir, elle vous colle aux flancs, prête à bondir dès que vous vous assoupissez. Autre chose n'existe plus. Elle vous hante au bureau toute la journée, dîne à côté de vous au restaurant, vous attend sur l'oreiller. Vous essayez de sourire pour la chasser, mais elle est toujours là.
Elle n'a pas de nom, cette idée, elle ne se laisse pas attraper. Un pressentiment, une certitude. Quelque chose va se passer. Comme une envie de crier. Mais à quoi bon hurler, quand personne n'écoute ?
Les cris des hommes ne sont que de la paille dans le braiser de l'Histoire. La violence s'y éveille on ne sait comment, et s'éteint sans qu'on sache pourquoi. Je les ai entendus. Ils étaient sourds puis fracassants. Depuis que j'ai entendu les hommes crier, je ne supporte plus le silence.
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PassemoilelivrePassemoilelivre   27 février 2020
« Sparte était la seule cité de Grèce dépourvue de murailles et pourtant jamais conquise. Aucune armée étrangère, plus de dix siècles durant, ne réussit à la prendre. Les Spartiates faisaient mur autour d’une idée qui les unissait et les rendait plus forts que la brique, l’eunomie. L’eunomie signifie la bonne législation, l’ordre bien réglé, l’équité, le juste équilibre, l’harmonie.
— Les problèmes de Sparte n’ont rien à voir avec ceux que nous vivons aujourd’hui.
— Sont-ils vraiment si différents ? Imagine un État fondé sur cet ordre bien réglé, cette harmonie. Plus d’aristocratie, plus de privilèges, l’équilibre parfait entre les citoyens, dotés des mêmes droits, éduqués dès leur plus jeune âge par la poésie et la philosophie, tournés vers le bien commun. »
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gillgill   15 mai 2020
La liberté n'est ni un état, ni un sentiment, encore moins un droit, elle est une respiration ...
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gromit33gromit33   17 juin 2020
Le féminin est le royaume de la sensibilité, de l'intuition, de l'accueil et des inspirations. Il est la création, la réception, la non manifesté. L'énergie féminine est d'une force et d'une puissance infinie. Les femmes vivent au rythme de la lune et des saisons, nous sommes l'unité des cycles naturels, nous sommes le temps du monde. p360
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