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EAN : 9782362790096
118 pages
Éditeur : Alma Editeur (05/01/2012)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Enfant, il imaginait que, s’il restait sage, il réussirait sa vie. Grossière erreur. À 32 ans, Martin Leroy a tout perdu, sa petite amie et son emploi. Mais pas son énergie. Il décide donc un beau matin de consacrer toute la journée à son ancien patron et de se présenter chez lui. Pour lui faire rendre gorge certainement. Mais la journée va s’avérer plus riche et variée. Le jeune homme va croiser une buraliste, un lycéen, des amoureux, un pigeon, un homme séquestré ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
denisarnoud
  17 avril 2014
Martin 32 ans est un homme tout ce qu'il y a de plus banal, il mène une vie rangée sans fantaisie. " Martin vivait par ailleurs avec Justine, une femme douce et délicieuse, comme souvent. Leur existence était confortable, faite de promenades en forêt de jus d'orange sans pulpe de prélèvements automatiques sur compte commun et d'amis assortis au tapis du salon." Une vie rangée donc, jusqu'au jour ou l'agence de voyages qui l'employait, lui qui détestait voyager, décide de se passer de ses services, très vite imitée par Justine qui fait ses valises.

Martin qui jusque là était toujours stoïque décide de se rendre chez l'ancien propriétaire de l'agence qu'il estime responsable de la perte de son emploi. En effet celui-ci a vendu son agence à un groupe afin de couler une retraite paisible au bord de la mer. Martin armé d'un marteau est remonté et bien décidé à se faire entendre. En attendant de passer à l'action il s'arrête dans un bar où il croise un ancien camarade de classe qu'il croit plus verni que lui.

Dans ce court roman, Arnaud Dudek nous narre avec un style incisif plein d'ironie et de dérision la remise un question d'un trentenaire qui voit sa vie s'écrouler, et qui pour une fois, lui qui avait décidé dès l'enfance de rester sage pour s'éviter les ennuis, décide de prendre le taureau par les cornes pour redonner un sens à sa vie. "N'empêche, partir ainsi, foncer sans plan ni méthode, cela ressemble si peu à Martin. Ses comptes sont parfaitement tenus dans un cahier de brouillon, lignes tirées à la règle, colonne recettes, colonne dépenses. Dans le troisième tiroir de son bureau, un classeur contient tous ses bulletins de salaire. Lessive hypoallergénique, gel douche sans parabène, déodorant sans aluminium, nettoyant multi-usage taches tenaces, son quotidien est net aseptisé. Difficile d'y improviser quoi que ce soit."

La réussite de ce roman tient à l'humour grinçant qu'utilise l'auteur pour décrire des situations peu propices au rire, à des portraits savoureux et à des digressions pour le moins étonnantes comme celle de l'Escalator. En bref ce roman au style ciselé est un excellent moment de lecture et j'attends avec impatience une nouvelle oeuvre de cet auteur.
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SophieLesBasBleus
  04 juin 2017
Et si, en définitive, rester sage n'était pas le gage d'une vie parfaite et réussie ? Martin Leroy, 32 ans, ne se pose pas vraiment la question mais Arnaud Dudek, lui, ne s'en prive pas. C'est vrai, quoi ! On fait tout pour ne pas ressembler à sa mère, si fantaisiste qu'elle en est devenue délirante, on traverse dans les clous, on dit bonjourmercisilvousplaît, on ne quitte jamais le chemin balisé par la société, la mode, la télé, la religion, on reste bien coincé dans la case qui nous a été attribuée sans chercher à en sortir, des fois qu'un vent de folie viendrait ébouriffer notre existence, bref on reste sage comme l'image qui traîne encore dans le missel de la première communiante et on se retrouve au chômage, abandonné par sa fiancée, menacé d'huissiers et de banques assoiffées de mensualités... à 32 ans ! Alors pour la première fois, Martin met un pied hors des sentiers battus et décide d'aller demander des comptes au PDG qui a vendu son entreprise et l'a conduit, par effet dominos, à cette situation d'échecs itératifs. En chemin, il croise d'autres gens, lui, elle, eux, nous, moi et un ancien ami d'enfance, à peine moins sage : vous. Vous qui, brutalement, face à ce copain perdu, suivez votre impulsion et prenez un sentier de traverse pour le rejoindre. Peut-être par compassion ? Pour lui ou pour vous et tous vos souvenirs enfermés ? Vous ne vous posez pas vraiment la question sauf un peu. Mais Arnaud Dudek, avec sa façon d'éclater le récit pour y englober les infimes parcelles de vie de personnages qui passent, la pose, lui. Oh pas de façon insistante ! le côté "leçon de vie, prenez-en de la graine" ce n'est pas son style ! Son style ce serait plutôt du côté des détails minuscules mais révélateurs qu'il faudrait - peut-être - le chercher, dans toute cette accumulation de choses qui traversent le regard sans y pénétrer et qu'il pointe avec un inimitable cocktail d'humour, de mélancolie, de réalisme et d'étrangeté. Par un léger pas de côté, celui justement d'une narration presque panoramique, il nous révèle les lignes, les trajectoires linéaires, sinueuses, obliques, transversales, qui régissent les rapports humains et, souvent, les existences au quotidien. Ce quotidien prend parfois des allures de conte fantastique par ce regard affûté qui donne de l'éclat à l'insignifiant. Hasards nécessaires, synchronicités, coïncidences, rendez-vous manqués ou rencontres saugrenues, à quoi tient finalement la réussite ou l'échec d'une existence ? "Rester sage" n'apporte aucune réponse mais tient la question en filigrane tout au long de ses pages.
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traversay
  27 août 2012
De son maître avoué, Jean Echenoz, le nancéen Arnaud Dudek n'a pas encore la maîtrise, mais Rester sage n'est que son premier roman et il affiche déjà quelques promesses. le récit, en lui-même, n'a rien de palpitant : la remise en question d'un trentenaire, au chômage et largué par sa fiancée. En revanche, Dudek est doué pour les portraits, quelques phrases lui suffisent pour caractériser ses personnages. Les va et vient temporels ne lui font pas peur non plus : l'enfance, le présent et même le futur de ses héros, il les brosse d'une plume rapide, incisive et ironique. Dudek aime aussi les digressions, mais il n'en abuse point, s'érigeant défenseur des escalators qui, c'est vrai, souffrent d'un manque de reconnaissance sociale. Rester sage est un roman bref et lapidaire, qui amuse par son sens de l'observation et de la formule qui fait mouche. A mi-chemin entre les derniers Dubois et Fargues, il décrit, vite fait, bien fait, les travers et les lâchetés de notre monde. Un début encourageant.
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charlottelit
  17 janvier 2020
d'accord avec traversay !!! début encourageant , style flamboyant mais difficile d'entrer dans l'histoire alambiquée et bouleversée
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msfogg
  30 janvier 2012
Martin, trentenaire au bord de la crise de nerfs, licencié, largué par sa femme, décide un beau matin d'arrêter d'être sage. Et c'est une longue journée qui commence...
Du rythme, de l'humour, des personnages attachants beaucoup de tendresse : un premier roman plutôt réussi par un auteur qui maîtrise l'art de la digression !
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critiques presse (1)
Lexpress   31 janvier 2012
Entre deux digressions sur les Escalator, les cigarettes ou encore les licenciements en cascade, Arnaud Dudek relève, habilement, travers, petitesses et renoncements de notre époque. Aussi court qu'efficace !
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots   08 janvier 2012
On le sait, L’Escalator souffre d’un déficit d’image dans le cinéma comme dans en littérature. Au rayon ressorts narratifs, les artistes lui préfèrent l’escalier, ou bien l’échelle. Assez rare qu’un personnage de roman franchisse une étape importante de sa vie sur un Escalator. Roméo ne déclare pas sa flamme à Juliette depuis un escalier mécanique.
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EipocaEipoca   21 février 2012
On a d'avantage à dire à des gens que l'on voit tous les jours (un nouveau canapé en cuir, un cheval de Troie dans le PC de Berthier, un excellent chinois boulevard Foch, oh et puis je t'ai pas raconté, les locataires du dessus déménagent) qu'à un camarade perdu de vue depuis dis ans (j'ai rencontré une femme, on vit ensemble, je travaille, voilà voilà voilà).
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julienraynaudjulienraynaud   09 mars 2015
Leur existence était confortable, faite de promenades en forêt, de jus d’orange sans pulpe, de prélèvements automatiques sur compte commun et d’amis assortis au tapis du salon.
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vdujardinvdujardin   09 juillet 2012
Il a la mine d'un cadavre déterré trois semaines plus tard pour un nouveau prélèvement d'ADN (p. 40).
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Videos de Arnaud Dudek (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arnaud Dudek
Construire son identité sur les ruines du passé, composer son avenir avec l'héritage familial, trouver sa place dans le monde, c'est devenir quelqu'un. Avec Thierry Beinstingel ("Yougoslave", Fayard), Arnaud Dudek ("On fait parfois des vagues", Anne Carrière) et Laurent Petitmangin ("Ce qu'il faut de nuit", La Manufacture de livres). Animée par Sarah Polacci, animatrice à France Bleu.
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