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EAN : 9782362792656
Éditeur : Alma Editeur (05/04/2018)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Un petit garçon rentre de l’école. Un homme portant une boucle d’oreille lui demande s’il peut l’aider à retrouver son chat. Il conduit une Ford Mondeo. La forêt est toute proche. Le petit garçon de sept ans est mort en partie ce soir-là et n’en dira rien à personne. Délicatement, Arnaud Dudek monte sur le ring. Il raconte comment vit et grandit un enfant violé. Comment il devient adulte, père. Et ce qu’il fait lorsque, vingt-trois ans après les faits, il reconnaît ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  07 juin 2018
Voici un roman coup de poing lu d'une traite, qui vous révolte et vous stupéfie, vous embrase , vous brûle de l'intérieur doté d'une charge émotionnelle si intense qu'elle risque de vous asphyxier si vous n'y prenez pas garde!
L'histoire d'un petit garçon de sept ans qui rentre de l'école, il monte dans une voiture, une Ford Mondeo à la recherche d'un chat blanc qu'un homme portant une boucle d'oreille lui demande de retrouver à ses côtés , dans la forêt toute proche ....
Il vit un cauchemar pendant un peu moins d'une heure .
Un petit garçon est "mort" en partie ce jour là qui ne dira rien à personne ....
Il ressuscitera beaucoup plus tard avec un coeur en morceaux et des mains tremblantes.
Il se déteste , se sent coupable de ne pas avoir parlé, devient écrivain de romans pour enfants.
Indécis à l'âge adulte , il a souffert de troubles obsessionnels compulsifs de 7 à 18 ans ....
Il avance lentement dans la vie, se sent perdu, ne sait pas comment on fait, fait taire comme il peut le monstre innommable qui le ronge , tente de le ranger dans l'ombre de son ombre , ses ecchymoses se sont tues , enfin ....Il raconte comment il devient adulte, puis pére , comment grandit un enfant violé ....
" Choisir , c'est renoncer , choisir me pétrifie " .
Un livre indispensable, un grand texte résilient à côté duquel personne ne doit passer, où l'auteur suggère, avec une infinie pudeur, sensibilité, efficacité ,subtilité , sans pathos ni violence , la douleur infinie d'une enfance tombée dans le vide , peuplée de cauchemars récurrents , d'idées noires , de rituels obsessionnels . .....
On retrouve des thèmes chers à l'auteur, c'est mon deuxième livre.....chez Alma éditeur après " Les vérités provisoires " .
" La tristesse et le plaisir
Me tendent la main
Le temps si tu le désires
Sera beau demain ...."
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motspourmots
  11 avril 2018
C'est un court roman qu'on lit en apnée pour ne pas s'asphyxier ; un roman rythmé comme on tente de réguler sa respiration.
C'est l'histoire d'une résilience, d'un chemin qui conduit à vivre, tant bien que mal, malgré l'agression survenue un jour comme un autre dans sa vie de petit garçon de 8 ans qui a croisé la mauvaise personne, au mauvais moment.
Car le petit garçon n'a rien dit de cet homme qui cherchait son chat ; il s'est tu mais a gardé en mémoire ses traits, son odeur, des traces indélébiles.
Le mal est là, tapi au creux de son ventre mais il grandit et devient un homme, ou presque... Car le noeud resurgit au moment de penser à être père à son tour.
L'écriture d'Arnaud Dudek est empreinte de pudeur. Sa plume se fait légère et précise pour dire ce qu'il faut et toucher au coeur. Souvent, les silences sont plus éloquents que les paroles et ce sont ces silences que ses mots expriment de façon si juste et si poignante. Sans atermoiement, sans dramaturgie excessive, dans un dépouillement qui place la tension au bon endroit et le lecteur en empathie totale.
Une belle maîtrise pour un exercice bien difficile.
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Valmyvoyou_lit
  28 septembre 2018
Ce livre se lit différemment selon le vécu. Je me suis interrogée sur la part de vérité dans cette histoire.

Le texte est brut, épuré. Tout est dans la suggestion. du drame aux conséquences, l'auteur pose des mots et le lecteur lit, en lui-même, ce qu'il y a derrière eux. J'ai beaucoup réfléchi à ce roman, après l'avoir lu. Il a continue à résonner en moi. Un jour, mon supérieur m'a reproché mon manque de confiance en moi et m'a dit que même pour choisir un plat au restaurant, j'étais longue. Ce souvenir est remonté en moi, car le narrateur dit qu'une des répercussions de ce qu'on lui a fait subir est son indécision.

Ce roman, avec peu de mots, amène le lecteur à une prise de conscience. Certains se demanderont pourquoi personne n'a vu le mal-être du petit garçon, mais les adultes ne donnent-ils pas les réponses à leurs questions lorsqu'ils demandent à un enfant ce qui ne va pas ?

J'ai aussi pensé au devoir des parents de sensibiliser les enfants aux manipulations des prédateurs. J'ai, toujours en tête, des vidéos d'un test qui a été fait par une association. Tous les parents étaient persuadés que leur enfant ne suivrait pas un inconnu pour l'aider à chercher son animal. Malheureusement, ils l'ont tous fait.

Ce roman effleure aussi la culpabilité de s'être tu, d'avoir laissé le coupable libre d'agir à nouveau. Mais aussi la culpabilisation de la victime qui a vécu cet enfer.

Conclusion

Ce livre, c'est l'histoire d'une construction, Tant bien que mal, lorsque l'on est un survivant. Ce sont les rituels mis en place pour tenir. C'est le déni et la réapparition de la cause du cauchemar. de manière poétique, l'auteur évoque l'horreur, sans jamais déranger, sans mots crus, sans atermoiement. Les respirations et les silences en disent autant que les mots. C'est une histoire qui fait réfléchir après l'avoir refermée.

Lien : http://www.valmyvoyoulit.com
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SeriallectriceSV
  27 octobre 2018
C'est une belle ivresse, la littérature, oui, une belle ivresse. J'ai tangué, oui, j'ai tangué, Arnaud Dudek.
Tangué sous le sujet : délicat.
Tangué sous le sujet délicat, abordé avec beaucoup de délicatesse.
Merci.
Quelques pages, pour évoquer le trou noir d'un enfant violé.
Temps suspendu. Souffle coupé.
Quelques mots pour suggérer l'innommable, pour parler du fait de se sentir tout petit, d'avoir peur.
Quelques mots pour parler de la planche de salut. Quelques mots émouvants. J'ai aimé ces mots, j'ai aimé la pudeur de ce texte.
Une fois encore, merci.
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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Abyssinia
  25 janvier 2019
Arnaud Dudek signe un ouvrage absolument bouleversant agissant comme une brûlure intérieure qui ravagera les entrailles du·de la lecteur·rice. La plume de l'auteur, incisive et puissante, offre un récit précis qui ne laisse aucun répit et dont chaque mot se lit en apnée. À la fois très prolixe et terriblement silencieux, le roman est une salve acide et percutante qui narre, avec une incroyable retenue, l'histoire d'une enfance anéantie, étouffée par l'indicible. C'est bien sans atermoiements et avec beaucoup de pudeur que l'auteur fait part de confessions corrosives qui garrotera le·a lecteur·rice jusqu'à l'issue de l'ouvrage mais qui fait également l'oblation d'une force et d'une résilience inouïes. C'est un véritable cri haletant qui donne le malaise mais soutenu avec une grande finesse.
Lien : https://eprisedeparoles.word..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
SeriallectriceSVSeriallectriceSV   27 octobre 2018
À côté de moi, un enfant d'une dizaine d'années explique à sa mère que les fourmis tisserandes peuvent porter jusqu'à cent fois leur masse. Cent fois, fichtre ! Accidents de voiture, chats perdus, et puis tout, tout le reste : pour nous, les humains, c'est déjà une prouesse de nous porter tout seuls, et de nous porter bien.
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Annette55Annette55   07 juin 2018
"Choisir c'est renoncer, choisir me pétrifie .
Je crois que je n'aime pas le changement ."
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SagnesSySagnesSy   09 avril 2018
Je commande un soda. A la table d’à côté, un jeune homme dit à un téléphone que son train aura du retard. J’écris un poème, le monde manque de lamantins de lézards du val d’Aran de caribous le monde manque de nous. Le serveur m’a oublié, en attendant ma commande je bois un peu d’air les yeux ouverts. Un vieil homme froissé attend l’ouverture du pressing. A la table d’à côté, une jeune femme déclare à son téléphone Plus égoïste que Martin tu meurs. Le pressing ouvre, mon soda arrive.
Je ferais peut-être mieux de faire la sieste sous un arbre.
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AlineeAlinee   24 avril 2018
Il n'y avait que vingt-trois bougies sur le fraisier. Désolé, m'a dit Z., c'est le seul raté de la soirée. Aucune importance, ai-je souri. Je n'ai pas ajouté que cela tombait bien. J'avais aussi vingt-trois ans. Parce que je suis mort à sept ans, rue du Bout-du-Val. Mort, et puis ressuscité, avec un cœur en morceaux et des mains tremblantes.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   27 octobre 2018
Pourquoi écrivez-vous ? me demande-t-on de temps en temps. C'est une question que je ne me pose jamais. Il n'y a pas de raisons, pas de réponse définitive, simplement un fait, c'est ma façon d'être là, d'occuper l'espace, d'y laisser quelques traces. Je peuple ma tête de curieux personnages. Je raconte leurs aventures. Je n'ai aucun message à délivrer. Je pense à l'enfant que j'étais à dix ans, j'éteins sa lampe de chevet, je me blottis contre lui, je lui raconte une histoire. J'écris pour cet enfant.
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Videos de Arnaud Dudek (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arnaud Dudek
Construire son identité sur les ruines du passé, composer son avenir avec l'héritage familial, trouver sa place dans le monde, c'est devenir quelqu'un. Avec Thierry Beinstingel ("Yougoslave", Fayard), Arnaud Dudek ("On fait parfois des vagues", Anne Carrière) et Laurent Petitmangin ("Ce qu'il faut de nuit", La Manufacture de livres). Animée par Sarah Polacci, animatrice à France Bleu.
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