AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Conquistador, tome 1 (18)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
ninosairosse
  07 juin 2017
Les gardiens du trésor à la bouche cousue
encore taisent , l'envoyé des dieux (Cortez) reconnu,
tout leur or, amulette et pouvoirs lui sont dévolus

Txlaka, sa place dans la lumière veut reprendre
divinité de l'ombre et de l'opprobre, renaît de la cendre
Teule est pris qui croyait prendre

Ceux qui embrassent une religion et son Folklore
Tels sont ces Cons KISS t'adorent

Cet album a le mérite de nous rappeler
les dates, les conquêtes du temps passé
en plus les pages sont très bien dessinées
Merci MRS J. Dufaux et P. Xavier


Commenter  J’apprécie          522
Alfaric
  20 mai 2019
Depuis le temps on connaît bien la méthode Jean Dufaux qui entre histoire et mystères n’a pas son pareil pour concocter des pitch pleins de promesses. Après avoir officié pendant 8 tomes avec Philippe Xavier sur une croisade fantasmée pleine de démons et de merveilles, les deux compères récidivent en nos comptant les heurs et malheurs des Conquistadores. Tout est centré sur Hernando Del Royo un hidalgo en rupture de banc qui exécute les basses œuvres d’Hernán Cortés qui est clairement dans la merde : l’entourage de l’Empereur Moctezuma commence à douter de la prétendue divinité des nouveaux arrivants, et Charles Quint qui ne peut plus le saquer a envoyé Panfilo de Narvaez le remplacer… Sa dernière chance est de mettre la fin sur l’or aztèque dédié aux dieux pour calmer la colère de du roi très catholique. Son âme damnée est ainsi chargé d’engager un commando pour réaliser le casse du siècle : on passe ainsi des « Douze Salopards » aux « Sept Conquistadors », et nous suivons une phase de recrutement en faisant connaissance avec Catalina la mercenaire de choc et de charme, le brave Gomez, le colossal Burro, l’apothicaire La Sauterelle et l’étrange prêtre Cristobal qui a force de peyotl a réuni christianisme et paganisme… Nous somme donc dans une histoire de casse et de cavale, puisque les braqueurs ont laissé en vie le prêtre de Txlaka qui lâche sur eux les forces des ténèbres...

L'introduction rappelle d'autres titres comme "Aguirre la Colère de Dieu", "Apocalypto", "The Mission", "The Fountain" (je n'ai toujours pas compris pourquoi avec tout le matériel à disposition on avait réalisé un film métaphysique pompeux au lieu d'un film d'aventure sombre) et nous montre que l'histoire est doublement raconté en analepse : comment a-t-il survécu là où tous ses compagnons sont morts, et au bout du bout comment est-il devenu le monstre au sens figuré et au ses propre qu'il prétend être devenu… Il n'empêche que malgré le bon travail de Jean Dufaux, la qualité de l'ensemble tient essentiellement sur les graphismes de Philippe Xavier qui n'a cessé de s'améliorer en reprenant encore et encore ses héros classieux, ses bad boys bien musclés, ses belles gosses bien galbées, ses criminels et ses fanatiques détestables au possible… Ici le contraste entre le jour lumineux et la nuit ténébreuse rythme le récit, il donne une verticalité qui suscite à la fois le vertige et la claustrophobie donnant une aura divine au classieux Moctezuma qui la dirige et la domine, et qui crève l'écran tant sa noblesse contraste avec la vilenie sans borne des Occidentaux avides d'argent et de pouvoir facilement acquis au détriment d'autrui… Dans ce clair obscur on s'aventure dans une jungle verte ponctuée par le jaune des rêves dorés et le rouges des cauchemars ensanglantés !
Malheureusement il faut se superméfier du « Syndrome Jean Dufaux » : il va se fait plaisir et nous faire plaisir avec des scènes de cul et une ambiance fantastique de bon aloi, mais tant qu'on gagne on joue il va s'éparpiller au petit bonheur la chance en enchaînant les tomes ou les diptyques. A la fin on s'aperçoit tout le temps que les pièces du puzzle ne s'assemblent pas à force d'être parti dans tous les sens dans des voies divergentes voire contradictoires : à celui qui ne sait où il va, nul vent ne saurait être favorable...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          391
carre
  13 février 2013
Découvert grace à deux babeliophiles chers à mon Coeur, je ressors enchanté par cette BD de Dufaux, magnifiquement illustrée par Xavier. Un scénario qui réussit le tour de force de nous embarquer dès le début de l'aventure. Une fois encore, mesquinerie et trahison font le coeur de ces aventures chez les aztèques (saignant pour moi), avec des personnages étoffés et vraiment intéressants. On a qu'une frustration, celle d'attendre la suite des aventures de Cortès.
Comme chantait le génial Alain Bashung, Dufaux : “Tu m'as conquis j't'adore”.
Commenter  J’apprécie          350
Dionysos89
  14 décembre 2012
Diptyque de toute beauté, Conquistador débute, dans ce premier tome, par un exposé rapide du contexte historique. Cortès, Tenochtitlan, 1520. La guerre, l'appât du gain et les rites ancestraux sont les trois principaux thèmes développés ici.

Jean Dufaux, adepte des sagas historiques, notamment avec Murena, développe ici un scénario qui peut sembler convenu, mais comme il mêle son talent prononcé pour raconter de belles histoires, cela se lit très facilement. Trop facilement peut-être d'ailleurs : quelques temps après cette lecture, aucun personnage ne s'impose à mon esprit ; c'est davantage l'ambiance qui nous est proposée qui envoûte plus qu'autre chose. Quant au dessinateur Philippe Xavier, il se trouve qu'il est encore peu connu, mais il apparaît de plus en souvent en tant que collaborateur de Jean Dufaux, et ici il nous livre, je pense, une composition quasi parfaite pour transcrire au mieux l'ambiance presque mystique qui lie la jungle ténébreuse aux majestueuses cités aztèques. D'un certain côté, la nature et l'architecture prennent peut-être, de temps en temps, le pas sur les personnages et les détails de leur carrure et de leur visage. Cet aspect-là ne se voit d'ailleurs pas du tout sur la couverture. Celle-ci est tout bonnement magnifique en tout point de vue et donne franchement envie de se lancer dans la lecture de ce premier tome de Conquistador, dont la suite promet déjà beaucoup. La couverture du diptyque a l'énorme avantage d'être construite selon un effet miroir entre un conquistador et un Aztèque.

Astucieux et franchement vendeur, ce premier tome vaut son pesant de cacahuètes et ne demande pas, par la suite, un investissement déraisonnable pour connaître la fin : rendez-vous au tome 2 le plus vite possible !

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
boudicca
  10 août 2012
XVIe siècle. le Nouveau Monde. Cortès découvre la civilisation aztèque et noue des liens d'amitié avec l'empereur Moctezuma qui ne se méfie pas de ces étrangers qu'il prend pour des envoyés des dieux. Voilà, en quelques mots, le décor dans lequel se situe l'action de cette nouvelle bande dessinée signée Dufaux et Xavier. L'intrigue n'est peut-être pas des plus originale mais est traitée assez intelligemment pour rapidement susciter l'intérêt du lecteur qui, une fois lancé, aura du mal à décrocher. Difficile de ne pas se laisser happer par l'ambiance toute particulière propre à « Conquistador » qui mêle habilement histoire, aventure et fantastique. Tout juste pourrait-on regretter quelques facilités scénaristiques, notamment la figure du machiavélique et malveillant conseiller de l'empereur, adepte de sacrifices humains et de torture, légèrement stéréotypé.

L'auteur prend également bien le temps de poser ses personnages auxquels est dédié au moins un passage plus ou moins long dans lequel on en apprend davantage sur leur personnalité et leur passé. le protagoniste est peut-être finalement pour le moment le moins intéressant de tous mais d'autres tels que la farouche capitaine Catalina, le colosse Burro ou encore le jeune Sauterelle suscitent immédiatement l'intérêt. Un mot sur les graphismes, enfin, qui sont absolument magnifiques et nous offrent d'éblouissantes visions de la ville de Tenochtitlan ou encore de la jungle alentour. Les couleurs sont également très bien utilisées et nous font immédiatement ressentir cette aura de mystère et de dangers qui entoure l'environnement dans lequel évoluent nos protagonistes. Une bande dessinée de qualité dont il me tarde de lire la suite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
colimasson
  28 janvier 2013
Cette histoire de conquistadores me laisse perplexe et son existence ne me semble absolument pas nécessaire. Peu de choses à dire, un peu plus seulement à montrer… Dans ce cas, il aurait peut-être été plus honnête et valorisant de se contenter d'un album constitué uniquement de dessins.


Philippe Xavier a voulu travailler de manière traditionnelle et ne pensait certainement pas pouvoir vendre ses dessins s'il ne les accompagnait pas d'un minimum de trame scénaristique. C'est à ce moment-là qu'apparaît Jean Dufaux et son histoire de Conquistador, apte à abrutir n'importe quel lecteur par la force de sa répétitivité. Cette histoire de méchants européens qui viennent squatter les territoires incas pour s'accaparer tout l'or et les trésors des temples, ne me dites pas que vous ne l'avez jamais lue, jamais vue, jamais entendue ! Vous la connaissez déjà par coeur… Et vous appreniez, à l'issue de ces récits dignes des plus grossiers fabliaux, qu'il était mal –très mal- de vouloir dérober les richesses non monnayables des peuples sauvages. Encore une fois, Jean Dufaux nous assène cette morale sans oublier d'incorporer tous les éléments dramatiques qui donneront à l'histoire un semblant de rebondissements. Ici aussi, rien que du classique : des empoisonnements, des adultères, des tromperies, des affrontements… le lectorat est clairement ciblé : bourré de testostérones, on lui sert des personnages à la musculature bien développée (sauf s'il a un cerveau) et des femmes en petites tenues affriolantes (sauf lorsqu'elle jure et qu'elle se bat comme un homme).


Alors, certes, l'immersion en territoire inca n'est pas désagréable et permet à Philippe Xavier de se perdre en jungles luxuriantes et en temples resplendissants, mais quelle barbe de devoir se taper l'histoire qui va autour… Dans un déclamatoire faussement anticapitaliste clamant qu'il est mal de piller et de détruire les civilisations exemptes de vénalité, Philippe Xavier et Jean Dufaux agissent exactement à l'inverse de la morale qu'ils revendiquent -à considérer que le neuvième art est encore un territoire exempt préservé dont ils seraient les conquistadores affamés.
Lien : http://colimasson.over-blog...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          124
agenet
  15 mai 2015
Ceci vaut pour l'ensemble des 4 volumes (j'ignore si d'autres sont prévus).
De Dufaux, je ne connaissais que l'excellent Murena (même si certains tomes parmi les derniers baissaient un peu, je trouve). J'adorais le réalisme de l'intrigue comme celui des dessins de Delaby, la profondeur des personnages comme le fait que l'histoire semblait racontée sans y chercher de morale.
Pour tout cela, Conquistador se situe pour moi largement un cran en dessous. On sort vite de l'aspect réaliste historique (or, même la présence de dieux ou de magie n'aurait pas empêché d'y coller un peu plus, surtout lorsqu'on utilise de "vrais" personnages) pour donner la part belle à l'action et au spectaculaire (sanglant de préférence).
L'intrigue est attendue, plutôt maigre si on y réfléchit bien. Et puis, on repère les antagonistes à des lieues à la ronde avec leurs têtes de méchants bien méchants alors que les personnages principaux, bien qu'ils ne manquent pas de défauts (un bon point pour cet aspect) semblent tout droit sortis d'un film hollywoodien.
En somme, la bd est loin d'être mauvaise, mais de l'auteur j'attendais mieux (trop, peut-être?). Une petite déception, donc.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
badpx
  05 octobre 2018
Bon ben voilà, c'est Dufaux... qu'y a dire de plus. Dès la première planche on est au coeur de l'action, un petit flash-back pour situer le personnage principal, et hop, on fonce tête baisser dans cette histoire d'Européens pilleurs de trésors, dominateurs (ou qui essaient). Et pour le coup je n'ai aucune empathie pour eux.
Le dessin très classique, m'a fait plongé au coeur de cette forêt équatoriale, je sentais la chaleur et l'humidité de l'air peser sur moi....
Vivement que je lise la suite.
Commenter  J’apprécie          100
tchouk-tchouk-nougat
  26 mai 2015
An 1950. Cortès doit quitter l'hospitalité de Tenochtitlan afin d'affronter ses propres compatriotes mené par de Narvaez. Mais avant il veut s'assurer qu'en revenant il aura le trésor tant convoité, l'immense richesse des aztèques. Et rien de mieux qu'une petite équipe dirigée par Catalina Guerrero, aussi belle que redoutable, et par Hernando del Royo dont on avait prédit dans l'enfance que le nouveau monde fera de lui un monstre.

Un premier tome au scénario assez classique sur fond historique. Nous empruntons les sentiers connus de l'invasion du mexique par les Espagnols et les légendes puissantes des aztèques. Leur cité d'or et de sang. Un contexte très favorable à une histoire qui fait vivre les dieux. La fantasy ne peut pas être loin dans de telles ambiances.
Néanmoins on est beaucoup plus dans le roman que dans l'historique même si l'effort est fait de ne pas dénaturer ce que l'on peut savoir de cette période.
Une vois off qui est parfois un peut grandiloquente mais qui contribue à cette atmosphère très particulière qui est un point fort de la BD.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Jumax
  01 mai 2012
Les espagnols débarquent chez les Aztèques et espèrent bien mettre la main sur leur trésor.... mais chaque camp est armé et prêt à tout.

On a envie de savoir la suite !
Commenter  J’apprécie          70


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Murena, Premier Cycle : Le Cycle de la Mère

Les auteurs, Jean Dufaux et Philippe Delaby, sont...

Belges
Français
Suisses
Italiens

12 questions
23 lecteurs ont répondu
Thème : Murena, Premier Cycle : Le Cycle de la Mère de Jean DufauxCréer un quiz sur ce livre
.. ..