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Philippe Delaby (Illustrateur)
EAN : 9782871294573
48 pages
Éditeur : Dargaud (14/09/2002)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 284 notes)
Résumé :
Rome, an 58. L'ombre des crucifiés s'étend sur l'empire tandis que tout Rome bruisse de rumeurs. Néron, le nouvel empereur aurait fait empoisonner son demi-frère, Britannicus. Agrippine, pour rentrer en faveur auprès de son fils serait prête à lui ouvrir sa couche. Néron n'aurait de pensées que pour Acté, la belle prostituée qu'il a arrachée à Pallas l'affranchi. Au palais justement, Néron charge Acté d'annoncer à Murena qu'il est pardonné et que rien ne s'oppose à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  25 janvier 2014
Ainsi s'achève, avec ce quatrième tome, le premier cycle de la série Murena. Un second cycle suivra mais je ne sais pas encore s'ils l'ont ou pas à la médiathèque dans laquelle je m'approvisionne en bandes-dessinées...Suspense, donc !
Ici, les complots ne cessent de se multiplier et je crois que les deux principaux qu'il faille avant tout retenir est celui que, d'une part, prépare Néron contre sa mère (il a compris depuis longtemps qu'Agrippine était une femme avide de pouvoir et prête à tout pour cela, jusqu'à amener son propre fils dans sa couche) et d'autre part celle que cette-même mère (Agrippine) fomente contre l'Empereur (Néron) afin de le conduire à sa perte. Vous l'aurez donc compris, il y a vraiment une haine inimaginable entre ces deux êtres et tout cela pourquoi ? Pour être à la tête de Rome tout simplement.
Acté, la maîtresse officielle de Néron, a une très bonne influence sur celui-ci car elle l'incite et réussit à la faire se réconcilier avec celui qui fut jadis l'un de ses meilleurs amis, Lucius Murena. Elle apprécie beaucoup ce dernier et pense que, même s'il n'est animé que par la vengeance de sa mère, il a néanmoins une âme pure.
Des têtes tomberont dans ce quatrième tome mais lesquelles ? Je ne voudrais pas vous en dire trop mais sachez qu'une tête peut tomber au sens propre tout comme au sens figuré, tel en est le parfait exemple lorsqu'une femme fait, selon l'expression, "perdre la tête" à un homme en le rendant fou d'amour pour elle et ainsi pouvoir le contrôler à sa guise. Ça y est, j'ai réussi à éveiller votre curiosité ? En tout cas, je l'espère car cette série vaut vraiment la peine, autant pour tous ceux et celles qui sont passionnées d'Histoire que pour les autres, que l'on s'y attarde. A découvrir !
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Cer45Rt
  22 octobre 2019
"Alea jacta est", comme disait César ; les dés sont jetés, et l'étau se referme, autour de bien des personnages, dans ce quatrième tome de "Murena", qui vont devoir affronter leur tragique destinée.
L'étau se referme, et le titre exprime bien ce qui va se passer dans ce tome : la mort de certains des personnages les plus importants. Et c'est toujours très bon : dessiné superbement par Delaby, servi par un scénario solide inventé par un Jean Dufaux au sommet de son art, des personnages forts, une peinture tout à fait passionnante et détaillée de la Rome antique, une précision d'orfèvre, nous livrant ainsi la suite d'une histoire forte, qui ne laisse pas indifférente.
Cette peinture de la Rome antique, pose beaucoup de questions sur la nature humaine, la condition humaine, et le fait politique.
Mais c'est surtout une grande BD historique, traversée par un souffle épique, et tragique, de telle façon qu'elle ne peut laisser personne indifférent. Cette bande dessinée aborde des thèmes universels, avec une intelligence rare, et sa peinture, tragique, de la Rome antique et de l'évolution de ces personnages, ne peut pas indifférer.
Un très beau quatrième tome, virtuose, comme les précédents !...
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Latulu
  18 avril 2021
An 58 de notre ère.
Rome, la métropole aux 7 collines domine le monde.
Banni de la cour de Néron, Lucius Murena a trouvé refuge chez Patrone, dont la belle esclave finit par lui remonter le moral. L'empereur Néron est fort occupé à maintenir son autorité sur le sénat. Des rumeurs d'inceste entre sa mère et lui viennent salir l'image du Dieu parfait qu'il tente de se donner. Enfin, une nouvelle religion émerge dans ce climat délétère. Un poisson en est le symbole.
Le scénario oscille entre la romance de Néron et Acté et les scènes de combat des gladiateurs. le sexe et la violence règnent sur Rome. Les tentatives d'Aggripine pour séduire son fils sont assez explicites dans les dessins et le scénario. Ce qui se murmure entre les murs du sénat nous est montré par les auteurs. On en vient presque à applaudir le parricide.
L'intrigue politique prend ainsi une nouvelle tournure. L'épisode nous laisse avec Néron, enfin seul pour tenir les rennes du pouvoir. Néanmoins, une nouvelle menace pointe déjà sous les traits de Poppé, une jeune noble, déterminée à profiter de l'empereur pour ses propres ambitions.
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Dionysos89
  05 septembre 2012
Le Cycle de la Mère se termine avec Ceux qui vont mourir..., quatrième tome de la série Murena, titre bien choisi tant la mort et les combats de gladiateurs, auxquels cette expression renvoie, sont au coeur de l'intrigue de ce chapitre de la vie de Lucius Murena et de l'empereur Néron.
Ce dernier tome conclut donc un cycle centré autour de la place grandissante d'Agrippine dans les arcanes du pouvoir impérial à Rome. Par là-même, on nous offre un véritable péplum bourré d'action, de lieux ou paysages flamboyants et de complots hourdis en sous-main ! le point d'orgue de ce mélange détonnant est sans aucun doute le combat de gladiateurs tout à fait central et capital pour l'intrigue de ce chapitre.
Et le dessin suit parfaitement, comme toujours. Attention tout de même à quelques évolutions graphiques, notamment encore et toujours Acté (non, non je ne fais pas une fixette ! - cf. autres critiques sur la série des Murena) dont le physique évolue beaucoup trop, à mon goût, au fil des cases...
Au final, malgré tout, c'est une véritable réussite que ce premier cycle : l'Antiquité romaine impériale n'en sort que grandie ! Vivement le cycle suivant !
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Ogrimoire
  02 mars 2021
L'étau se referme, la tension monte, les coups tordus succèdent aux coups en traître… Voici un quatrième tome particulièrement haletant et plein de rebondissements ! le titre de cet opus nous laissait à penser que de nombreux personnages allaient trouver la mort, mais quelle surprise, je ne m'attendais pas à cela et c'est très finement joué de la part de l'auteur car on a vraiment envie de connaitre ce que la mort d'un des personnages centraux va engendrer dans la suite de cette série.
Cette série est une excellente porte d'entrée sur l'histoire romaine et la période impériale. C'est très bien fait, ça colle sur le plan historique et, soyons clairs, pour les non-spécialistes, cette série est plus simple d'accès et moins rebutante qu'un ouvrage scientifique ! L'auteur de cette série s'empare d'un des règnes les plus mouvementés de l'histoire impériale et il nous offre une belle leçon d'histoire.
Si l'auteur nous offre un solide et brillant scénario, côté dessin c'est très subtil et très fin ! L'esthétique est au rendez-vous ! C'est fin, c'est délicat et c'est vivant ! Bref, c'est encore un sans faute !
La vengeance, la cruauté et la violence viennent clôturer ce tout premier cycle de Murena et croyez-moi j'ai hâte de voir ce que nous réserve le deuxième ! Un beau moyen de rentrer dans l'histoire impériale romaine et une bd qui met en lumière la sauvagerie de la nature humaine, ainsi que la complexité du fait politique.
Lien : https://ogrimoire.com/2021/0..
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   05 février 2012
L’œil du dieu s'ouvre sur Rome, la métropole aux 7 collines. De pourpre et d'or, ses aigles déployées dans le ciel, l'impérieuse cité domine le monde. Le dieu inscrit dans la pierre ne s'émeut guère de ce pouvoir. La grandeur de Rome, c'est le pas des soldats sur la terre poussiéreuse. Mais c'est aussi le râle des suppliciés sur la croix. Il n'y aura jamais assez de soldats, il n'y aura jamais assez de suppliciés. Rome est un gouffre qui avale tous les bruits de la terre.
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cicou45cicou45   25 janvier 2014
"L'on reste toujours maître de nos silences, Corbilus. La parole, elle, nous enchaîne."
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lechristophelechristophe   17 août 2015
- Agrippine (en tunique transparente) : Tu me trouves assez belle pour recevoir mon fils ?
- Draxius : Personne ne peut vous résister... Il sera comme un petit agneau entre vos bras.
- Agrippine : Personne ?... Pas même toi, Draxius ?
- Draxius : Je ne suis qu'un esclave, maîtresse... un esclave n'a pas de sentiments.
- Agrippine : Ni de désir... Mais es-tu un esclave ou un homme ?... J'aimerais savoir... Car si tu es un esclave, je peux me montrer nue devant toi. Mais si tu es un homme, tu insultes mon intimité... Enlève tes vêtements... que je vérifie...
- Draxius : Je...
- Agrippine : Déshabille-toi, Draxius !! Bien. Jusqu'à présent, tu es un esclave... Et ma bouche, Draxius... as-tu déjà pensé à la douceur que peut avoir ma bouche sur la peau d'un homme ?...
- Draxius (nu et en sueur) : Maîtresse... Je t'en prie...
- Néron (entrant dans la pièce avec trois soldats) : Eh bien, ma mère, je vous surprends dans vospetits jeux intimes...
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MoovanseMoovanse   31 janvier 2015
La vie n'est qu'une pièce de théâtre : ce qui compte ce n'est pas qu'elle dure longtemps mais qu'elle soit bien jouée. L'endroit où tu t'arrêtes peu importe. Arrête-toi où tu voudras pourvu que tu te ménages une bonne sortie.
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Dionysos89Dionysos89   24 mars 2012
Ton geste m'en rappelle un autre... Un autre supplicié... bien jeune encore... un juif de Nazareth. [...] Pierre, je m'appelle Pierre...
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