AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782871297628
56 pages
Dargaud (02/06/2006)
4.22/5   274 notes
Résumé :
Les vices harcèlent, encerclent de toutes parts. Ils ne permettent ni de se relever, ni de lever les yeux pour distinguer la vérité, mais ils pèsent de tout leur poids sur les hommes immergés, empalés dans la passion, sans jamais les laisser revenir à eux. ... S'abandonner à son ventre et à la débauche, c'est un infâme pourrissement. Sénèque. La brièveté de la vie.
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
4,22

sur 274 notes
5
20 avis
4
22 avis
3
5 avis
2
0 avis
1
0 avis

Dionysos89
  28 août 2013
Avec ce cinquième tome de la fameuse série Murena, après un premier cycle haletant et magnifique, nous sommes repartis sur les traces de Lucius Murena, contemporain « privilégié » du règne de Néron.
« La Déesse noire » reprend les événements là où le duo Dufaux-Delaby les avait stoppés : Poppée s'installe dans les bras de Néron, qui voit toujours plus grand pour Rome, tandis que Lucius Murena tente de reprendre une vie normale et que le christianisme n'en est qu'à ses tout premiers prémices (redondance voulue). le titre de ce tome lance le Cycle de la Femme, centré sur le pouvoir de Poppée, mais n'a que peu d'emprise réelle dans ce premier des quatre opus qui le composent. de fait, là où précédemment le personnage de Néron était le portrait d'un jeune homme cherchant ses marques, il nous apparaît ici comme un jeune décérébré guidé par ses instincts et manipulé par un petit peu tout le monde finalement. C'est dommage, car les précédents opus incitaient à voir sa folie comme une conséquence malheureuse de sa proximité grandissante avec le pouvoir ; ici, elle est le produit d'une construction méthodique de la part de ses différents entourages, proches ou non.
Le fait de beaucoup porter le propos de ce cinquième tome sur la folie de Néron n'empêche pas le scénario de Jean Dufaux d'aborder toujours autant de thèmes différents de la vie sociale romaine au début de notre ère. Toutefois, malgré le glossaire en fin de volume et la précision des auteurs concernant les aspects historiques les plus concrets, je ne peux m'empêcher de remarquer que ce sont les facettes les plus stéréotypées de la Rome antique qui sont mis en scène ici : la gladiature violente, les moeurs débridées et la décadence en marche, alors que nous sommes encore à peine à la fin du Ier siècle.
Pour autant, admirons ensemble les dessins toujours magnifiques de Philippe Delaby qui, malgré quelques détails légèrement voyeuristes, réalise encore des planches équilibrées entre le souci du détail et l'intérêt de mettre en avant le grandiose. Il alterne encore efficacement les jets de couleur, les teints mats pour les jeux d'obscurité et carrément le noir et blanc pour les scènes de nuit en extérieur. Enfin, c'est sûrement le format qui veut cela et je ne l'avais pas remarqué jusque là, mais la construction des planches et le découpage des cases se veulent résolument classique, ne demandant pas d'aménagements spécifiques en fonction du scénario.
Un arrière-goût amer donc ou ai-je calé au redémarrage ? Difficile toujours de reprendre une série après un arrêt certes, mais compliqué également de juger un opus seul quand c'est une tétralogie (incorporée à un objectif de 20 volumes !) que nous abordons… Rien ne vaut mieux que la persévérance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
FrancoMickey
  31 décembre 2020
A l'approche de la diffusion de l'ultime saison de Vikings (j'en ai presque des palpitations brrr) il me fallait finir cette année 2020, hmmm comment dire… oui chaotique c'est bien le mot, sur une note brute et massive. Et voilà que Gibert Joseph m'offre sur un plateau d'argent (ok c'était un vulgaire étal en bois mais c'est pour l'exercice de la prose m'voyez) le tome 5 de Murena à prix doux. Pile-poil à la bonne heure.
La première chose qui frappe à l'ouverture de la BD c'est le coup de griffe de Philippe Delaby qui a gagné en maturité. le trait du dessinateur est plus gracieux, affûté et expressif et fourmille de détails, si bien qu'il confère davantage de puissance à l'atmosphère lourde et oppressante de ce fulminant ballet des masques dépouillé de tout état d'âme.
Car oui, pourquoi changer une recette qui rencontre un franc succès ? Jean Dufaux, tel un éminent stratège doté des plus viles et obscures pensées, n'en finit pas de se renouveler et de nous mener par le bout du nez dans les méandres d'une Rome perfide, sinistre théâtre de tous les dangers. N'ayons point peur des mots : le spectacle est délicieusement divin.
Venons-en à présent à la vraie raison de mon ultime critique de 2020. Ok je suis toqué et je ne pouvais pas finir sur un nombre de billets impair mais au-delà de cette pathologie congénitale, je tenais à vous souhaiter à vous tous mes compagnons de lecture 2.0 une belle et heureuse année à venir.
Que la santé vous accompagne sans relâche, que 2021 vous soit douce et que le Covid (cherchez pas je suis de la team « le » dans « la » Covid il y a quelque chose qui cloche) soit bientôt de l'histoire ancienne. Car comme l'a si bien dit Antoine de Saint-Exupéry « Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          253
Foxfire
  14 janvier 2020
« La déesse noire », 5ème tome de la série « Murena », inaugure un nouveau cycle. Après la mère, c'est la maîtresse qui prend le rôle de la manipulatrice avide de pouvoir. Quant à Néron, encouragé par Poppée et par les flagorneries de sa cour, semble gagné peu à peu par la folie.
Il y a moins d'action dans ce tome qui semble être plutôt un volet de transition. Mais l'ensemble reste passionnant. Les personnages placent leurs pions, des complots et des vengeances se trament et de nouveaux personnages apparaissent. Quelle importance auront-ils par la suite ?...
La reconstitution est encore une fois très soignée et donc toujours très immersive. le dessin réaliste très réussi de Delaby y est pour beaucoup.
Si ce 5ème tome m'a tout de même mois emballée que les précédents, mon impatience à lire la suite est toujours aussi forte.
Commenter  J’apprécie          260
Latulu
  18 avril 2021
Subjugué par la beauté de Poppé, Neron néglige Acté qui erre seule dans les rues de Rome. Lucius Murena tombe sous ses charmes et très vite, une relation passionnée naît entre eux.
Néron est très fier de son nouveau champion des arènes. le gladiateur Massam fait l'unanimité parmi ses proches. Aussi violent que vil, il attire l'attention de Poppé qui voit en lui un moyen de manipuler l'empereur. Ce dernier, contrarié d'avoir perdu une course de char, enrage dès lors que des inscriptions mentionnant le meurtre de son demi-frère Britannicus commences à fleurir sur les murs de Rome.
Un épisode moins violent que les précédents, plus axé sur la politique. Les alliances se forment et se défont. L'échiquier politique s'éclaircit avant que de nouvelles pièces y prennent place. La fin voit Néron punir Lucius Murena en lui arrachant Acté des bras pour la donner en mariage à l'un de ses commandants d'armée. La haine entre les deux hommes est désormais irrévocable.
Commenter  J’apprécie          210
Ogrimoire
  30 mars 2021
Ce cinquième tome est synonyme de commencement d'un nouveau cycle centré sur le pouvoir de la femme et, principalement celui de Poppée, la maîtresse de l'empereur. Prometteur, alléchant, les adjectifs ne manquent pas pour vous dire à quel point j'avais hâte de commencer ce nouveau tome.
Très rapidement, je me rends compte que ce tome ne tient pas, pour moi, toutes ses promesses… Si, dans les quatre tomes précédents, Néron nous était présenté comme un jeune César un peu perdu, cherchant à marquer son territoire, ici j'ai eu l'impression qu'il était uniquement manipulable et un peu idiot. J'avoue ne pas avoir compris ce basculement et je ne le trouve pas très accompli et très utile – pour l'instant.
Bref vous l'aurez compris, côté scénario ce tome me laisse un peu sur ma faim ! Mais qu'importe, j'en ai pris plein les yeux avec le tableau grandiose de la Rome antique que nous dressent les deux auteurs de cette série. J'aime les combats violents de gladiateurs, les manoeuvres politiques, la colère de la Plèbe, les moeurs légères… de ce point de vue là, c'est un vrai coup de coeur !
Comme à mon habitude, j'ai encore passé de nombreuses minutes à admirer les dessins. C'est fin, c'est ultra précis et ça met divinement bien en scène la vie de la Plèbe et du pouvoir politique romain. Philippe Delaby s'y prend comme un peintre pour nous en mettre plein les yeux, il joue sur les différentes couleurs pour illustrer l'histoire, absolue maitrise !
Une lecture assez mitigée pour ce tome mais j'ai envie de dire qu'importe, je vais bien sûr continuer la série ! On ne peut pas toujours être à son maximum !
Lien : https://ogrimoire.com/2021/0..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220

Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   19 août 2013
Mmm… Le sang d’un esclave. Je ne connais rien de meilleur. Ça me rappelle une vigne sur les flancs de l’Etna. Un vin épais, sauvage… qui jamais n’apaise la soif…

Commenter  J’apprécie          370
goodgarngoodgarn   03 décembre 2012
Poppée: - Oh moi !... Je suis à l'abri de tes coléres divines... Tu ne m'aimes pas... Tu me désires... Et cela m'arrange. Se faire aimer est une faiblesse. Se faire désirer est un art.
Néron: - Un art que tu domines parfaitement, je le reconnais.
Commenter  J’apprécie          150
MoovanseMoovanse   02 février 2015
Et ils s'enfonçèrent dans Rome, la ville gouffre, la ville puits, la ville marécage. Rues étroites, tordues, suintantes, chariots aux roues éclatées, cadavres de chiens aux entrailles répandues, éternels chantiers ouverts à la pluie, haleine fétide du soleil, fumée des réchauds, odeurs des plats répandus sur des tuniques crasseuses, sueur de l'ail et du vin, cortèges funèbres qui glacent, masques hilares qui hoquètent, prostituées qui étalent leurs fards, proxénètes qui couchent leurs désirs, mendiants qui cachent leur haine. Rome digère, Rome recrache, Rome ne garde rien !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
TheWindTheWind   01 avril 2015
Un dieu qui ne prend pas de risques est un dieu qui ne survit pas dans la mémoire des hommes. cela tu l'as senti..et tu as admirablement réagi en introduisant à nouveau dans la course l'inattendu, le danger..oui le danger.. cette épice tant appréciée des divinités.
Commenter  J’apprécie          110
KenehanKenehan   08 mars 2014
- Tu es un homme étrange, Pierre. Je m'étonne de ta présence en de tels lieux.
- Le Seigneur pêchait en toute eau. Et toute eau devenait pure à son contact.
- Le Seigneur ?... Quel Seigneur ? Je n'en connais qu'un dans cette ville.
- Tu parles de César ? Je le respecte.
- Malgré les rumeurs ?... Il paraît qu'il a tué son frère...et sa mère. C'est un monstre.
- Un monstre ?... Il nous arrive à tous de l'être. C'est pour cela que je ne juge jamais. J'essaie plutôt de comprendre. Et c'est déjà bien assez difficile ainsi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

Lire un extrait
Videos de Jean Dufaux (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Dufaux
Vesper est une nouvelle série de bande dessinée, prévue en six tomes, imaginée, créée et réalisée par Jérémy dont c'est le premier projet "en solo" (dessinateur de Barracuda, avec Jean Dufaux et Les Chevaliers d'Héliopolis, avec Alejandro Jodorowsky).
Jérémy s'est tout de même adjoint les services de plusieurs professionnels pour le jeu vidéo Vesper : Ether saga qui accompagne la sortie de la bande dessinée.
Ici, dans cette troisième pastille : l'auteur lui-même nous explique comment et pourquoi il a conçu l'univers de Vesper
En librairie : https://www.dargaud.com/bd/vesper/vesper-lamazone-bda5369760
Le jeu vidéo (PC), Vesper : Ether Saga à découvrir sur Steam https://store.steampowered.com/app/1488070/Vesper_Ether_Saga__Episode_1/ et sur http://www.ether-saga.com
+ Lire la suite
autres livres classés : romeVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Murena, Premier Cycle : Le Cycle de la Mère

Les auteurs, Jean Dufaux et Philippe Delaby, sont...

Belges
Français
Suisses
Italiens

12 questions
24 lecteurs ont répondu
Thème : Murena - Cycle 1 : Le Cycle de la Mère de Jean DufauxCréer un quiz sur ce livre