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ISBN : 2871297622
Éditeur : Dargaud (02/06/2006)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 219 notes)
Résumé :
Les vices harcèlent, encerclent de toutes parts. Ils ne permettent ni de se relever, ni de lever les yeux pour distinguer la vérité, mais ils pèsent de tout leur poids sur les hommes immergés, empalés dans la passion, sans jamais les laisser revenir à eux. ... S'abandonner à son ventre et à la débauche, c'est un infâme pourrissement. Sénèque. La brièveté de la vie.
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  28 août 2013
Avec ce cinquième tome de la fameuse série Murena, après un premier cycle haletant et magnifique, nous sommes repartis sur les traces de Lucius Murena, contemporain « privilégié » du règne de Néron.
« La Déesse noire » reprend les événements là où le duo Dufaux-Delaby les avait stoppés : Poppée s'installe dans les bras de Néron, qui voit toujours plus grand pour Rome, tandis que Lucius Murena tente de reprendre une vie normale et que le christianisme n'en est qu'à ses tout premiers prémices (redondance voulue). le titre de ce tome lance le Cycle de la Femme, centré sur le pouvoir de Poppée, mais n'a que peu d'emprise réelle dans ce premier des quatre opus qui le composent. de fait, là où précédemment le personnage de Néron était le portrait d'un jeune homme cherchant ses marques, il nous apparaît ici comme un jeune décérébré guidé par ses instincts et manipulé par un petit peu tout le monde finalement. C'est dommage, car les précédents opus incitaient à voir sa folie comme une conséquence malheureuse de sa proximité grandissante avec le pouvoir ; ici, elle est le produit d'une construction méthodique de la part de ses différents entourages, proches ou non.
Le fait de beaucoup porter le propos de ce cinquième tome sur la folie de Néron n'empêche pas le scénario de Jean Dufaux d'aborder toujours autant de thèmes différents de la vie sociale romaine au début de notre ère. Toutefois, malgré le glossaire en fin de volume et la précision des auteurs concernant les aspects historiques les plus concrets, je ne peux m'empêcher de remarquer que ce sont les facettes les plus stéréotypées de la Rome antique qui sont mis en scène ici : la gladiature violente, les moeurs débridées et la décadence en marche, alors que nous sommes encore à peine à la fin du Ier siècle.
Pour autant, admirons ensemble les dessins toujours magnifiques de Philippe Delaby qui, malgré quelques détails légèrement voyeuristes, réalise encore des planches équilibrées entre le souci du détail et l'intérêt de mettre en avant le grandiose. Il alterne encore efficacement les jets de couleur, les teints mats pour les jeux d'obscurité et carrément le noir et blanc pour les scènes de nuit en extérieur. Enfin, c'est sûrement le format qui veut cela et je ne l'avais pas remarqué jusque là, mais la construction des planches et le découpage des cases se veulent résolument classique, ne demandant pas d'aménagements spécifiques en fonction du scénario.
Un arrière-goût amer donc ou ai-je calé au redémarrage ? Difficile toujours de reprendre une série après un arrêt certes, mais compliqué également de juger un opus seul quand c'est une tétralogie (incorporée à un objectif de 20 volumes !) que nous abordons… Rien ne vaut mieux que la persévérance.
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Under_the_Moon
  03 avril 2018
Wahou ! Ce tome m'a littéralement tétanisée !
La jalousie et la paranoïa grandissante de Néron alliée à la froideur calculatrice de Poppée ... Une femme qui n'a rien àenvier à Agrippine !!
La scène de la course en char avec l'arrivée d'un concurrent qu'on attendait pas, et Pierre l'apôtre qui fait face sans le savoir au "seigneur" qui causera sa perte.
De quoi encore frissoner d'effroi, de surprise ou d'horreu, peu importe tant que cela continue !
Oui, comme les spectateurs des arènes, le lecteur redemande de ce spectacle !
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Alwenn
  05 décembre 2008
Si je n'achète pas souvent de bd, c'est bien pour cette raison : ce sont de petites mignardises qui ne durent jamais assez longtemps à mon goût. C'est comme ces bonbons de mon enfance que l'on commençait à doucement suçoter, histoire de profiter, mais dans lesquels on finissait par croquer avidement dès que l'on sentait le coeur fondant sous l'enrobage prêt à céder… Les bd ont exactement le même effet sur moi. Je commence toujours doucement, mais je suis bien trop vite happée par l'histoire et je n'aurais de cesse de tourner les pages jusqu'à la dernière.
Résultats des courses sur Muréna : ça faisait un an que j'attendais la sortie du tome 5. Samedi, je suis allée faire un tour à la librairie, et je m'en suis emparée. Je l'ai docilement ramené à la maison, où je lui ai changé quatre fois de place mais sans jamais l'ouvrir (si c'est pas du masochisme, ça…). Et hier soir, je n'ai pas pu résister. Je l'ai ouvert à 1 heure du matin, juste avant de m'endormir, en me disant qu'ainsi, je ne lirais que les premières pages… Si ce n'est pas être naïf que d'être si peu objectif sur soi !.... 45 minutes plus tard, j'avais fini. Est-ce qu'on imaginer cette distorsion ? Un an d'attente consommé en 45 minutes… Arrrrrrggggg…
Cela dit, je ne suis pas du tout déçue (d'avoir terminé la bd, si, mais ça c'est une autre histoire). Dufaux et Delaby nous livre ici un album au dessin épatant : je n'ai pas cessé de m'extasier sur le goût du détail, sur les couleurs (j'adore particulièrement les teintes d'orange ocré des scènes de nuits dans les demeures éclairées aux lampes à huile), les visages, la mise en scène… Il est sûr que pour cela au moins, je pourrais rouvrir tant que je veux l'album, je découvrirais même des détails qui m'auront échappé à la première lecture.
Le scénario demeure centré sur le personnage de Néron, qui prend une telle ampleur que la place attribuée à Lucius Murena, héros éponyme de la bd, en est restreinte. le figure du prince basculant dans la folie est ici au coeur de l'histoire.
Les femmes ont toujours ce rôle qui, depuis le début de l'aventure Murena, les propulse au rang de grandes manipulatrices. D'une beauté froide mais merveilleuse, Poppée a remplacé Acté dans le lit du Prince et tisse sa toile patiemment. Il y a toujours cette double identité de la femme « belle de jour » et monstre des ténèbres qui est un thème récurrent chez le duo. Poppée n'est en sorte qu'un avatar d'Agrippine.
Sénèque est toujours là, mais on sent que le philosophe perd peu à peu de son emprise sur le jeune César. Ce basculement de la folie que l'on évoquait plus haut fait d'ailleurs l'objet d'une scène qui m'a personnellement « ennuyée » : lorsque je l'ai lue la première fois, sans aller voir la note correspondante, je l'ai trouvée un peu artificielle. Or on connaît le souci d'exactitude du duo qui s'appuie sur de la documentation et s'entoure de personnalités du monde romain pour s'assurer une certaine véracité historique. Je me suis trouvée un peu démunie face à cette scène où Néron, enivré des paroles mielleuses de Pétrone finit par se mettre nu face à sa cour, qui l'admire du regard que l'on porte sur les statues divines. En allant voir la note correspondante, les deux auteurs ont l'honnêteté d'annoncer que cette scène est pure invention et qu'elle doit symboliser le basculement de Néron vers la folie et le rôle qu'a joué son entourage en attisant ses délires. Soit. Mais franchement, j'ai trouvé un côté trop « travaillé » à cette scène, qui ne cadre pas avec la « spontanéité » des autres scènes.
Le passage de la course de char est très bien (clin d'oeil à l'anthologique scène de Ben Hur, sans nul doute) mais son gros défaut est de « manger » 11 pages du livre. Comme c'est un passage extrêmement visuel, avec une scénarisation très cinématographique, on avale un cinquième du livre sans s'en rendre compte. D'où aussi ce sentiment de frustration quand on termine l'album, car à bien réfléchir, peu d'intrigues finalement se nouent dans cet opus. C'est un album centré sur les personnages, leurs pensées, leurs rôles les uns par rapport aux autres, leurs cheminements… On sent que se mettent en place les pièces d'un jeu d'échec machiavélique où chaque individu aura son rôle à jouer. Pour l'instant, l'heure est au positionnement.
Bref, il va falloir que je patiente encore un an pour la suite… En attendant, je pourrais toujours relire les tomes précédents. Et les regarder jusqu'à satiété, car il y a vraiment une qualité de dessin que j'adore. Longue vie au duo Dufaux-Delaby !
Terminé le 06 juin 2006.
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tchouk-tchouk-nougat
  06 avril 2018
Dans l'entourage de Néron, Poppée à remplacé Agrippine. L'épouse remplace la mère mais toutes deux avaient la même ambition et ne reculaient devant rien pour assouvir leur soif de pouvoir.
Dans ce tome l'on ressent bien le changement progressif de Néron. Il se croit véritablement un Dieu parmi les hommes et le culte de sa personnalité grandit en même temps que sa paranoïa. Désormais même ses amis ne sont plus à l'abri. Murena dont le coeur s'éprend pour l'ancienne favorite Acté en fera les frais...
Un tome vraiment captivant sur la folie des grandeurs. Néron est particulièrement bien rendu, sa psychologie est travaillé. Tout comme l'est le soucis du détails et des recherche historique. Rome, au premier siècle, n'a jamais paru si réelle. Presque une leçon d'histoire sur Néron au final!
Les dessins de Delaby sont toujours aussi impeccables et pleins de détails.
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sevm57
  03 septembre 2016
La déesse noire qui donne son nom à ce cinquième album de la série Murena, c'est la vénéneuse et sublime Poppee, qui exerce une influence grandissante sur Néron. Au vu des dessins, on comprend pourquoi.....
Elle réussit à faire chasser Acte de la cour impériale, et non contente de l'avoir remplacée dans le lit de Néron, elle la poursuit de sa vengeance et elle l'empêche de vivre son histoire d'amour avec Lucius Murena.
Dans ce second cycle, Poppee remplace Agrippine dans la mauvaise influence qu'elle exerce sur le jeune empereur, et on sait comment tout cela va finir. Néron est également poursuivi par ceux qui veulent venger la mort de son demi frère Britannicus.
Cette série de qualité nous offre vraiment une plongée très réaliste dans la Rome antique.
A noter la couverture de l'album que je qualifierais d'hypnotique.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   19 août 2013
Mmm… Le sang d’un esclave. Je ne connais rien de meilleur. Ça me rappelle une vigne sur les flancs de l’Etna. Un vin épais, sauvage… qui jamais n’apaise la soif…

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goodgarngoodgarn   03 décembre 2012
Poppée: - Oh moi !... Je suis à l'abri de tes coléres divines... Tu ne m'aimes pas... Tu me désires... Et cela m'arrange. Se faire aimer est une faiblesse. Se faire désirer est un art.
Néron: - Un art que tu domines parfaitement, je le reconnais.
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MoovanseMoovanse   02 février 2015
Et ils s'enfonçèrent dans Rome, la ville gouffre, la ville puits, la ville marécage. Rues étroites, tordues, suintantes, chariots aux roues éclatées, cadavres de chiens aux entrailles répandues, éternels chantiers ouverts à la pluie, haleine fétide du soleil, fumée des réchauds, odeurs des plats répandus sur des tuniques crasseuses, sueur de l'ail et du vin, cortèges funèbres qui glacent, masques hilares qui hoquètent, prostituées qui étalent leurs fards, proxénètes qui couchent leurs désirs, mendiants qui cachent leur haine. Rome digère, Rome recrache, Rome ne garde rien !
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TheWindTheWind   01 avril 2015
Un dieu qui ne prend pas de risques est un dieu qui ne survit pas dans la mémoire des hommes. cela tu l'as senti..et tu as admirablement réagi en introduisant à nouveau dans la course l'inattendu, le danger..oui le danger.. cette épice tant appréciée des divinités.
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KenehanKenehan   08 mars 2014
- Tu es un homme étrange, Pierre. Je m'étonne de ta présence en de tels lieux.
- Le Seigneur pêchait en toute eau. Et toute eau devenait pure à son contact.
- Le Seigneur ?... Quel Seigneur ? Je n'en connais qu'un dans cette ville.
- Tu parles de César ? Je le respecte.
- Malgré les rumeurs ?... Il paraît qu'il a tué son frère...et sa mère. C'est un monstre.
- Un monstre ?... Il nous arrive à tous de l'être. C'est pour cela que je ne juge jamais. J'essaie plutôt de comprendre. Et c'est déjà bien assez difficile ainsi.
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Vidéo de Jean Dufaux
Pour la rentrée 2019, Futuro prolonge le voyage ! Dans le temps avec Nez-de-Cuir, sublime adaptation graphique du roman de Jean de la Varende par Jean Dufaux et Jacques Terpant. Vers une inquiétante Argentine dans l'album signé Andreas et Isa Cochet. Ou vers le Japon, dans le Premier Rêve en japonais de Camille Royer. Bonne rentrée !
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Murena, Premier Cycle : Le Cycle de la Mère

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