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Pierre Furlan (Traducteur)
EAN : 9782742764952
328 pages
Éditeur : Actes Sud (23/10/2006)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Après le suicide de sa fille, dont il fut tenu pour responsable, Jake Heke n'est plus tout à fait comme ses frères maoris de la banlieue d'Auckland.

Pour lui, l'ordre des choses semble avoir changé. Cet homme au passé violent, au caractère jusqu'alors méprisable, prétentieux et vulgaire, va tenter de donner un tout autre sens à sa vie en la fondant sur le respect de soi et la rédemption.

Mais dans cette métropole de Nouvelle-Zélande d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Adriatik
  07 février 2021
Si un jour vous avez envie de découvrir 'Les âmes brisées', il vaut mieux savoir qu'il s'agit de la suite du roman 'L'âme des guerriers' et faire les choses dans l'ordre, sachant que le style d'Alan Duff peut dérouter n'importe quel lecteur durant les premiers chapitres.
C'est ce qui c'est passé avec moi, mais je n'ai pas de regrets, même si j'aurais aimé connaître Grâce, une fillette décédée probablement à la fin du premier livre.
Les premiers pages du roman 'Les âmes brisées' s'ouvrent avec la description des conditions de vie de Jake Heke, le père de Grâce. C'est un homme au passé violent qui est séparé de sa femme et de toute la famille. Tenu pour responsable du suicide de sa fille, il tentera au fil des pages de donner un sens à sa vie.
Il y a aussi Mulla, un taulard qui a finalement décidé de ne plus revoir le chemin de la prison.
Mais comment agir correctement si les mauvaises fréquentations sont toujours au rendez-vous ?
Il y a beaucoup de violence dans ce roman, beaucoup de pauvreté et de tristesse. Il faut dire qu'Alan Duff n'embellit pas la réalité, les miracles n'existent pas, mais heureusement une lueur d'espoir se trouve quelque part.
Un roman puissant et bouleversant que j'ai fermé les larmes aux yeux.
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blandine5674
  30 août 2015
Encore une belle découverte que ce livre, grâce à Patima !
Comme Russell Banks, Alan Duff nous emmène chez les minorités (qui est pourtant une majorité à travers le monde).
Auckland en Nouvelle-Zélande, cité des Pins. Un gros propriétaire, mauvais gestionnaire, vend peu à peu ses terres qui verront pousser des cages à deux étages de logement sociaux occupées par des maoris, ces sans avenir, dont le quotidien est peuplé de violence, débrouille, rejet, alcool, chômage, violence conjugale, gang, tandis que les blancs sont cachés dans leur propriété... Jusqu'au jour où pendra dans un de leurs arbres, le corps de la jeune Grace. Son père, sera tenu pour responsable du suicide de sa fille.On suivra le parcours de cet homme au passé violent qui n'aura de cesse de tout faire pour retrouver une dignité. le début est un peu difficile avec beaucoup de personnages. Mais après l'effort…
Une histoire puissante qui secoue, qui va au fond des choses, de l'humain et de son intimité. Constat juste d'une société contemporaine qui n'est pas jolie du tout. La profondeur vient certainement du fait que l'auteur a vécu lui-même une enfance agitée et une adolescence de rébellion, puis de délits qui lui ont valu 21 mois de prison. Aujourd'hui son combat est la lutte de la violence.
Livre qui restera en mémoire, ainsi que certaines scènes comme celle de cette jeune Maorie qui se fait tabasser par d'autres filles, parce qu'elle travaille à l'école. Je cite : … mais une Maorie maltraitée par d'autres Maoris pour qui les notions de réussite, de but dans la vie et d'ambition résonnaient comme des menaces contre leur collectivité. Elles m'ont tabassées parce que je souhaite une vie meilleure ?
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
AdriatikAdriatik   07 février 2021
Trois fois, son pas l’avait aussi mené vers la liberté, et chaque fois c’était un alléluia, un sentiment si bon que ça valait le coup d’avoir été condamné rien que pour connaître cette expérience, cette sensation de goûter complètement la liberté. Mais à peine dehors, son pas le ramenait à l’intérieur, et quand il franchissait la grande porte dans le fourgon cellulaire, sa condamnation résonnait encore dans ses oreilles. Non, elle ne résonnait pas : la voix éduquée du Blanc, du juge, la lui avait psalmodiée. Non content de foutre un mec à l’ombre, il fallait qu’il lui fasse aussi un putain de sermon – et Mulla allait ensuite de son pas jusqu’au hall d’entrée où il retrouvait le même vieux maton (…) avec un sourire sur sa grosse tranche : Mais ce ne serait pas notre vieil habitué, Mulla ? Ca lui faisait plaisir d’être accueilli comme un vieil ami, même si c’était par un maton, même si c’était pour purger une nouvelle peine.
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AdriatikAdriatik   07 février 2021
... ces hommes, quels cons, sauf qu’elle avait besoin d’un homme et que ceux qui lui plaisaient s’avéraient tous nuls. Sais pas pourquoi. Ils semblent tellement être l’idéal, le rêve en personne, quand elle les voit pour la première fois.
Onze ans plus tard, et elle ne pouvait même pas fournir un p’tit-déj’ à ses gamins. Pas si elle fumait en plus. C’était pourtant elle (moi) qui devait se coltiner la journée dans toute son interminable longueur, et demain serait pareil ; elle avait bien le droit à un petit quelque chose pour elle. Elle avait faim, elle aussi, et pourtant elle n’allait pas manger pendant que les enfants jeûneraient. Plutôt crever, que faire ça. Elle n’était pas, disons, la pire des mères, ici, dans la cité des Pins. ( mais pas la meilleure non plus, Gloria), elle l’admettait au fond d’elle-même.
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AdriatikAdriatik   08 décembre 2020
On était samedi soir et donc elle avait commencé ( à boire), disons vers midi. Elle était si bourrée qu’elle n’avait pas une notion bien claire où elle allait, sauf que c’était dans la direction de chez elle. Elle regretta soudain sa décision en douce ( non que les autres aient remarqué quoi que ce soit, dans leur état d’inconscience alcoolisée.)
Elle se chanta le même morceau par Shirley Bassey, mais pas très fort. Moi, qui n’ai rien. (Rien ma fille.) Moi. Moi, qui n’ai personne. ( Per-sonne. Personne pour moi.) Je dois te rega-arder)-sa voix devenait de plus en plus timide. Et celui qui l’aurait observée aurait eu l’image de cent dix kilos de féminité déchue qui s’en allait lentement dans la rue principale de Two Lakes, un samedi soir comme les autres, de la même façon que les feux arrière d’un gros camion disparaissent quelque part, ailleurs.
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AdriatikAdriatik   08 décembre 2020
Apparemment avec sa bibine et sa violence, il avait transformé leur existence en enfer. Mais maman ajoutait, comme si elle conservait un peu de fierté pour ce salopard, que ce n’était jamais contre eux, qu’il était violent. À cela, Polly répondait, comme son frère Abe, que rien qu’en étant violent en leur présence, il l’était contre eux. C’était ce qu’ils avaient appris en classe quand on leur avait parlé des violences à la maison et de leur effet sur les enfants.
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blandine5674blandine5674   30 août 2015
... ne considère jamais quelqu’un de jeune comme raté ; attends qu’il soit bien avancé dans sa vie, qu’il ait échoué de façon évidente. Ce sont les adultes qui échouent, disait Henry Trambert. Ce sont les adultes qui ne sont pas à la hauteur de leurs enfants.
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Video de Alan Duff (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alan Duff
"L'Âme des guerriers" de Lee Tamahori, adapté du best-seller du même titre de l'écrivain maori Alan Duff, est sorti il y a déjà 25 ans, mais n'a pas pris une ride ni perdu de sa puissance. Il dépeint l'histoire d'un couple, Beth et Jake Heke, et du quotidien de leur famille dans un quartier défavorisé d'Auckland en Nouvelle-Zélande. C'est le film que Philippe Guedj, journaliste au Point, a choisi de parler ce mois-ci pour l'Instant Point Pop à la Fnac. Un film poignant, tragique et éreintant, brillamment réalisé.
La chronique complète sur Fnac.com : https://www.fnac.com/L-Instant-Point-Pop-a-la-Fnac-L-Ame-des-guerriers-un-hommage-vibrant-a-la-culture-maorie/cp50088/w-4
Tous les épisodes de L'instant Point Pop : https://www.youtube.com/watch?v=wom6JhTf84I&list=¤££¤7L-Instant-Point-Pop-a-la-Fnac-L-Ame-des-guerriers-un-hommage-vibrant-a-la-culture-maorie10¤££¤2A4WAk39Ae
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#linstantpointpop #linstantfnac #lamedesguerriers #oncewerewarrior #LeeTamahori #AlanDuff
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