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Richard Comballot (Éditeur scientifique)Olivier Girard (Directeur de publication)
ISBN : 2843440831
Éditeur : Le Bélial' (25/09/2008)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Science-fiction, fantastique et fantasy... Catherine Dufour aborde l'ensemble de ces domaines avec un égal bonheur et s'affirme ici comme une nouvelliste de tout premier plan. Au programme: des préfaces signées Richard Comballot et Brian Stableford, vingt récits dont sept inédits, une postface de Catherine Dufour, un entretien, une bibliographie exhaustive. L'Accroissement mathématique du plaisir, qui réunit vingt nouvelles dont "L'Immaculée conception", lauréate du... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Relax67
  07 novembre 2016
Catherine Dufour, c'est l'Arsène Lupin de la littérature.
Je ne veux pas dire par là qu'elle subtilise les idées des autres, naaan ! Je veux dire qu'elle est capable de s'installer dans le style de n'importe quel auteur et de faire aussi bien voire mieux que lui.
Ce recueil de nouvelles ne contient pas moins de 21 récits plus ou moins courts. Aucun n'est le bis repetita d'un autre. Chacun a son ton, son aura qui colle à son histoire. J'en suis déconfit ! Si j'avais dû lire ces nouvelles en aveugle, jamais je n'aurais trouvé qu'elles étaient du même auteur.
Forcément, avec cette diversité on ne trouve pas son compte à tous les coups. Mon ressenti s'est pris pour une boule de flipper qui roule, bousculée de tous côtés. Parfois j'ai carrément tilté de dépit, d'autres fois j'ai fait claquer des parties gratuites de plaisir.
Parmi les tilts, je compte « Confession d'un mort », superbement écrite dans le style d'Edgard Poe mais lui ressemblant trop (je ne suis pas fan de Poe). Les circonvolutions descriptives m'ont fatigué et je l'ai parcouru en diagonale. Pire encore, « Kurt Cobain contre Dr No » que j'ai lâché dès la deuxième page, beaucoup trop allumé pour moi. J'ai également un ressenti assez moyen sur les nouvelles qui ne possèdent pas une once d'Imaginaire comme « le cygne de Bukowski » ou « Valaam ». Ben oui, quand je lis un recueil publié chez Folio SF, je veux de l'imaginaire. J'avais aussi reçu ces petites frustrations avec « Les pommes d'or du soleil » de Ray Bradbury. Ca n'empêche pas ces nouvelles d'êtres bien écrites, hein.
Parmi les réussites, il y a les histoires qui s'inscrivent dans des décors connus, marrantes et cependant un peu amères. Je pense à « Une troll d'histoire » qui est tellement dans le ton d'Alerston et Tarquin que je m'attendais à voir débouler Lanfeust ou Cixi ; à « La perruque du juge » qui nous plonge dans le monde de Peter Pan en proposant une filiation à vous faire tomber par terre avec un chanteur célèbre des années 1980 (Beat iiiiiiiiit !) ; ou au « Poème au carré » dont l'Alice rendrait des points de logique à Lewis Carroll et ferait marrer John Lennon.
Et puis il y a les deux claques. « L'immaculée conception » qui vous entraine dans le quotidien d'une femme atteinte d'une maladie non souhaitée que l'on nomme « maternité ». Au début c'est drôle, mais rapidement, sans changer de ton, ça tourne à l'aigre puis à l'horreur. Il faut avoir les nerfs bien accrochés là. Et « Mémoires Mortes », où dans un monde où toutes ses données personnelles appartiennent à des multinationales et où l'on n'a pas le droit de fermer les yeux devant les pubs (marrant, j'ai vu hier le 2ème épisode de la saison 1 de Black Mirror et c'est tout à fait pareil) une fille perd son frère dans un jeu en ligne, enquête et découvre l'horreur de l'enfance malmenée (du moins le croit-elle). Terrible !
Je crois que là où Catherine Dufour est la meilleure, c'est quand elle nous dépeint le futur proche avec un cynisme percutant. Je comprends pourquoi elle est pote avec Alain Damasio. le cynisme, c'est son Magnum 357 à elle. Il vous achève.
J'ai beaucoup apprécié ces balades. J'en remercie boudicca, Siabelle et le fantôme Walktapus qui ont fait le chemin avant moi et l'avait bien balisé.
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boudicca
  12 février 2014
De Catherine Dufour, je n'avais jusqu'à présent expérimenté que deux ou trois nouvelles disséminées ici et là dans quelques anthologies. L'auteur a pourtant su s'imposer depuis plusieurs années, au point de figurer aujourd'hui parmi les auteurs incontournables des littératures de l'imaginaire. J'ai donc entrepris il y a peu de combler mon ignorance grâce à cet « Accroissement mathématique du plaisir », et quelle lecture !
Le recueil propose un assortiment de vingt-et-une nouvelles relevant tour à tour de la fantasy, du fantastique et de la science-fiction, trois genres avec lesquels Catherine Dufour semble être parfaitement à l'aise. On se plonge avec délice dans chacun des récits qui regorgent tous d'idées plus originales ou farfelues les unes que les autres. Vous êtes vous par exemple déjà demandé ce que donnerait le procès de Peter Pan (« La perruque du juge ») ? Ou le sort que subirait Alice si elle poursuivait ses aventures au Pays des Merveilles une fois l'âge de raison atteint (« Le poème au carré ») ? Ou encore ce qu'il arriverait si, tel le héros de Richard Matheson, vous vous retrouviez être le dernier homme dans un monde peuplé de vampires (« Je ne suis pas une légende ») ?
Là où Mélanie Fazi entend dévoiler la face cachée de lieux ou personnages apparemment anodins avec beaucoup de poésie (« Serpentine » ; « Notre-Dame-aux-écailles »), Catherine Dufour, elle, opte en quelque sorte pour la stratégie inverse : un ton souvent cru, des ambiances oppressantes, et surtout une cruauté sous-jacente qui donnent chaque fois un petit côté glauque ou tragique à l'histoire. C'est le cas pour « Le sourire cruel des trois petits cochons », conte de fée déjanté pour lequel il faudra vous passer d'happy-end, mais aussi de « Mémoires mortes » mettant en scène une héroïne bouleversante, ou encore de « Un temps chaud et lourd comme une paire de seins », nouvelle remarquable dans laquelle l'auteur procède à une nouvelle distribution des rôles homme/femme.
Si aucune des nouvelles présentent au sommaire ne m'a déplu, certains textes volent évidemment malgré tout la vedette aux autres. C'est le cas ici pour quatre d'entre eux. « L'immaculée conception », nouvelle la plus longue de l'ouvrage récompensée en 2008 par le Grand Prix de l'Imaginaire, figure incontestablement parmi les meilleurs et nous relate le calvaire de Claude, vieille fille tout ce qu'il y a de plus ordinaire, qui se découvre enceinte. Miracle ou malédiction ? Phénomène surnaturel ou délire paranoïaque ? Catherine Dufour maintient jusqu'au bout l'ambiguïté et nous fait refermer cette nouvelle avec un certain malaise, le lecteur comme le personnage étant incapables de déterminer ou s'arrête le réel et ou commence le fantastique.
Parmi les bonnes surprises figure également « Le jardin de Charlith », petite nouvelle au doux parfum de nostalgie consacrée à la fascination de quelques garçons pour l'une des filles de leur groupe, la belle et triste Charlotte. Une jeune fille que l'on ne découvre que par les yeux d'un autre le temps de quelques pages mais qui parvient malgré tout à émouvoir le lecteur. Avec « Confession d'un mort », l'auteur rend également un vibrant hommage aux récits d'Edgard Allan Poe et réussit à merveille à retranscrire cette ambiance si particulière qui imprégnait tous les romans du maître du fantastique. Ma préférence se tourne cela dit vers « Mater Clamorosum », une nouvelle très courte consacrée à la tragédie vécue par une mère et son fils. A la fois touchant et glaçant.
« L'accroissement mathématique du plaisir » est un recueil qui ne manquera pas de ravir tous les amateurs de littérature de l'imaginaire. SF, fantasy, fantastique..., Catherine Dufour ne fait pas de jaloux et jongle avec habilité entre les trois genres. Voilà une auteur que je suis ravie d'avoir enfin découvert et dont j'entends bien, dès que possible, lire les autres ouvrages.
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Siabelle
  16 août 2015
J’ai découvert cette auteure par «Walktapus», en regardant dans son immense bibliothèque. Je le remercie de m’avoir parlé de cette auteure avec passion. Il a piqué ma curiosité. Cette auteure m’avait intriguée par son côté direct, son style osé. Elle est assez audacieuse dans son écriture. Ce livre est un recueil qui contient 21 nouvelles. C’est une écrivaine française qui se démarque par ses nouvelles timbrées où elle joue avec merveille avec le fantastique, la fantaisie et la science-fiction.
J’adore aussi sa page couverture, elle se différencie par son bonhomme rouge avec des fils qui se relient à son cerveau. Elle amène déjà le lecteur dans un monde imaginaire où qu’il y a juste Catherine Dufour qui peut exercer un attrait irrésistible. Attention : j’avertis les cœurs sensibles car c’est univers un peu acerbe et loin du romantisme…
C’est un recueil de nouvelles un peu complexe, un peu macabre et parfois déjantée. C’est une lecture de plaisir mais c’est aussi compliqué à saisir par moment. Je sors complètement de ma zone de confort car je ne suis pas habituée à lire ce genre littéraire.
Il y a plusieurs nouvelles qui se distinguent du lot. Il y a : «Je ne suis pas une légende» qui parle de survie, dans un contexte spécial. Je crois que «Immaculée conception» parle de ses deux grossesses et elle exagère un peu la situation. Tout est une question de regard. J’affectionne aussi la nouvelle : «La lumière des Elfes» par sa subtilité, sa noirceur et sa projection. Il y a celle-ci qui ressort : «Rhume des foins» par son atmosphère lourde, l’allergie amplifiée et où tout devient irrespirable. J’adore le contexte et l’image est très détaillée. C’est un bonheur pour le lecteur. Je mets une citation : «On me ramassa au petit matin, trempé de rosée et bouillant de fièvre, la joue balafrée et enflée. La plaie s'infecta, mes poumons s'encombrèrent. Chacun tomba d'accord qu'outre une grippe interminable, je venais de déclarer une épouvantable allergie au pollen et je fus envoyé loin, dans un endroit sans fleurs, sans lune et sans parfums. Ma joue désenfla, mais j'étais désormais interdit de séjour là-bas. Le spectre en corsage étroit m'a donné le rhume des foins, d'un coup de rose.»
Il y a aussi trois nouvelles qui sont mes trois coups de cœur. Je les nomme :
La première est dédiée à Edgar Poe. C’est «Confession d’un mort». Elle est remplie de mystère, de peur et de découverte. Tout est une question d’interprétation.
La deuxième nouvelle que j’aime est «La perruque du juge». J’apprécie son côté fantastique, ses personnages attachants et son histoire un peu folle. Tout est une question de perception. Elle dit aussi que c’est un hommage à la Michael Jackson.
La troisième nouvelle qui m’enchante c’est «Le poème au carré». C’est une histoire réinventée d’Alice au pays des merveilles à la façon de Lewis Carrol. C’est ma préférée et j’ajoute une citation : « Oh ! » fit-elle. Au-dessus du tilleul, d'immenses nuages glissaient contre le bleu du ciel et ils étaient positivement oranges, avec des nuances ici et là comme des croissants plus sombres, qui
ressemblaient exactement à des zestes confits. « Je n'ai encore jamais vu des nuages si bizarres » , dit Alice en se rasseyant. Elle était en train de lisser à nouveau ses cheveux quand un lièvre coiffé d'un entonnoir passa juste à côté d'elle puis disparut dans un taillis à sa droite. Alice se leva avec un soupir et s'approcha du taillis, au-dessous duquel s'ouvrait un terrier d'allure familière.
Pour une fois, me voilà contente d'avoir grandi : il est tout à fait impossible que je tombe à nouveau jusqu'au terrain de croquet de la Reine , songea Alice. Non qu'elle n'aimât pas le croquet, mais celui-là était très difficile à jouer, surtout parce que les flamands roses et les hérissons n'étaient guère obéissants.»
Il y a des nouvelles pour tous les goûts. Il y en a qui retiennent votre attention et d’autres un peu moins. C’est fait pour ça un recueil de nouvelles pour partir à la découverte des histoires et découvrir en même temps l’essence même de l’auteure.
Pour terminer, j’ai appris qu’elle a gagné deux prix pour ses ouvrages que je cite :
- L’immaculée conception 2006
Grand Prix de l’imaginaires 2008
- L’accroissement mathématique du plaisir 2008
Recueil de nouvelles
Je crois que ce recueil est fait pour découvrir cette excellente auteure Catherine Dufour. On raconte comment elle fut découverte, il y parle de son cheminement. À la fin, il y a même une entrevue avec elle pour connaître encore plus son univers. C’est très intéressant et très pertinent, j’aime avoir un aperçu de l’auteure et comprendre sa thématique.
J’ai vu à sa fiche qu’elle a aussi gagné d’autres prix pour ses romans et ses nouvelles. Je vois qu’elle est vraiment polyvalente et qu’elle touche à tout.
Le mot de la fin… qu’est-ce que c’est une nouvelle ? Elle dit que pour écrire, ça ne prend pas grand-chose… il suffit d’une simple idée ou d’une image et la question à se poser pour écrire : par quel bout la prendre ?
Je crois qu’elle a su capté mon intérêt et je vais me relancer dans une autre aventure à la Catherine Dufour… et je remercie «Walktapus» pour cette belle découverte où les sens sont en alertes...

P.S : la critique de Walktapus elle est excellente, je la recommande !


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Walktapus
  05 mars 2011
Ce recueil de 20 nouvelles (avec préface, postface et interview) présente tout un éventail de la palette de Catherine Dufour, et on pourrait les classifier dans différents genres : fantastique, science-fiction, fantasy, pas-de-genre, il y a même un pastiche à la Lanfeust de Troy. L'ensemble est très (trop ?) hétéroclite, et agencé au mieux par l'anthologiste Richard Comballot.
Du fait de cet agencement, mon intérêt a suivi un courbe en forme de cloche inversée, traversant un gros creux au centre arrière du recueil, avec des nouvelles dont l'intérêt réside uniquement dans l'exercice, l'hommage ou le tour de force. Et puis je ne sais même pas qui est ce Kurt Kobain. Bref, je n'ai pas pu tout finir, ou parfois je suis allé directement à la fin, mais le premier tiers, à tonalité fantastique, est bon, et le dernier, qui plonge dans la science-fiction et rappelle le Goût de l'Immortalité, meilleur encore.
J'y ai retrouvé l'humour noir, l'écriture dense et brillante, la consistance des sujets, des thèmes récurrents : l'art et la beauté, l'amour au temps de la biochimie, une vision pessimiste de notre avenir capitaliste. J'ai découvert aussi avec surprise des nouvelles délicates qui respectent le fantastique ambigu des grands auteurs du 19ème siècle.
Je retiendrai Je ne suis pas une légende (écoutable sur utopod http://www.utopod.com/2008/09/13/utopod-022-je-ne-suis-pas-une-legende-de-catherine-dufour/), tellement juste, avec sa population de cadres ne s'apercevant même pas qu'ils se transforment en morts-vivants ; l'immaculée conception, terrible plongée dans la maternité ; le jardin de Charlith et son fantastique ambigu qui rappelle Maupassant ; la lumière des elfes pour son portrait férocement drôle et tragique d'un milieu artistique ; l'accroissement mathématique du plaisir et sa beauté indéfinissable ; mémoires mortes pour la force et le traitement du sujet.
Moralité, avec cet assortiment, impossible de savoir à quoi ressemblera son prochain roman, et tant mieux.
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pictura
  01 mai 2012
sous le charme de ce livre... un malin plaisir d'ivresse qui m'a accompagné tout au long de la lecture. Auteur qui présente une force magistrale couplée avec une modestie presque touchante. Enfin, comme dirait Jean pierre Gauffre, c'est juste mon avis.
Bravo Catherine en tout cas.
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Relax67Relax67   26 septembre 2016
Depuis la chute du mur, la Russie ne brade pas seulement ses petites filles et ses grands hôtels: elle dépouille ses églises pour orner, contre devises, les murs occidentaux. Je m'y connais un peu, assez pour savoir qu'une belle icône pré-XVIIeme rembourse très largement le voyage. Et aussi que l'export d'antiquités, fût-ce d'une balalaïka usinée des années cinquante, est rigoureusement interdit. Et encore qu'à l'aéroport de Saint-Pétersbourg, la fouille douanière s'effectue en deux temps: fouille des bagages (glisser l'icône dans sa ceinture, mettre un grand pull par dessus et présenter son passeport d'un air absent) puis fouille corporelle (profiter de la file d'attente entre les deux pour ranger l'icône dans une valise qui sera directement enregistrée).
("Valaam")
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WalktapusWalktapus   23 juillet 2015
Ce dont Adeline rêvait, ou plus exactement ce qu'elle voulait et dont elle n'arrivait pas à rêver, ce qu'elle avait toujours cherché et jamais trouvé, c'était une baguette magique. Elle savait exactement quoi lui demander et dans quel ordre, tant elle avait passé d'heures à ordonner ses désirs. Elle la découvrit finalement, un matin de ses vingt-trois ans, alors qu'elle abordait le rivage amer du réveil après un voyage au bout de la mer infinie — là où la mer se recourbe, quand l'île que vous devez bientôt aborder se trouve juste au-dessus de votre tête, verte et noire dans son lagon d'eau claire, et que des fruits en tombent pour rebondir sur le pont de votre bateau… La baguette était là, dans la brume épaisse des frontières du rêve, plus fine qu'un cheveu, intermittente. Adeline tendit la main, referma sa boîte et se réveilla.

Elle souleva doucement le couvercle : la baguette y était toujours.
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Relax67Relax67   02 novembre 2016
Je disais que parfois, je tombe sur un client qui vend des minerves en gel autochauffant, ou qui vient d'arrêter la production et qui veut liquider ses stocks. Alors je travaille pour lui avec un designer de jeux, le gars fait le jeu et moi, je me débrouille pour que les joueurs attrapent un torticolis, et mon client leur fait vingt pour cent sur les minerves. C'est ça que je veux dire.
("La liste des souffrances autorisées")
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Relax67Relax67   15 septembre 2016
En ces temps, les hommes n'avaient pas peur de mourir.
Sitôt passé l'âge des premières sèves, quand la fatigue leur clouait les reins, que les dents commençaient à leur pourrir la bouche et que la vermine ne les quittait plus, ils pensaient à la mort comme à un renouveau. Une fois l'habit de chair ôté, ils savaient qu'ils passeraient dans un monde autre, jumeau du leur, mais moins âpre.
("Mater Clamorosum")
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Relax67Relax67   28 septembre 2016
Là-bas, les bonnes femmes vont à la messe, binent les haricots et prennent des cours de nœuds. Ouais, pour faire des nœuds aux rideaux, des nœuds aux coussins, des nœuds dans les cheveux de leurs gosses, des nœuds autour des couverts à salade, avec des rubans de toutes les couleurs : des cours de nœuds.
("Le cygne de Bukowski")
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Videos de Catherine Dufour (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Dufour
UTOPIALES 2014 - Les personnages de science-fiction les plus touchants ne brillent pas toujours par leur intelligence et il arrive, dans certains textes, que ce soit les idiots, les difformes et les inadaptés qui tirent leur épingle du jeu. Durant ces Utopiales de l’intelligence, il fallait leur rendre hommage, et rappeler que la science-fiction n’est pas élitiste ! Et parfois, les idiots sont rois. Avec : Olivier Paquet, Philippe Curval, Catherine Dufour, Jo Walton Modération : Jean-Jacques Régnier
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