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Critiques sur Souvenirs de la Grande Armée, tome 3 : 1809 - Voir Vien.. (7)
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Alfaric
  05 décembre 2017
Le scénaristes belge Michel Dufranne semble dans cette série rendre hommage à ses aïeux, et avec le dessinateur serbe Alexis Alexander et le coloriste français Jean-Paul Fernandez il offre une reconstitution très intéressante de cette époque charnière entre XVIIIe et XIXe siècle car force est de constater qu'il est très intéressant de voir l'épopée napoléonienne vue du bas. Tout dans cette démarche m'intéressait, et ce serial BD n'est pas loin de démériter, mais rien à faire je n'ai pas accroché (la faute aux lacunes narratives récurrentes des scénaristes belges qui ne savent plus raconter un histoire correctement, genre cette affreuse préitération qui annonce tout à l'avance alors qu'il n'y a déjà guère de suspens !)


Dans ce tome 3 intitulé "Voir Vienne et mourir !", cela ressemble plus à un vraie bande dessinée mais c'est encore une fois mal raconté (et en plus il y a tromperie sur la marchandises puisqu'on ne voit Vienne ni de près ni de loin ^^)
Je ne sais pas quelles ont été les conditions d'édition de la série, mais ici les auteurs auraient tout fait pour boucler leur série pas sûr qu'ils s'y serait pris autrement... En avril 1849 Marcel Godart est à la recherche d'un homme dont il compte bien faire payer les crimes. En avril 1809 le 2e Chasseurs bivouaque dans la Confédération du Rhin nouvellement créée, mais nous sommes dans la Cinquième Coalition et les Bavarois et les Autrichiens financés et soutenus de loin par les Rosbefs attaquent en masse les troupes napoléoniennes. Au coeur de la folie du combat, le Belge voit J'y étais y rester, lui qui lui avait annoncé quelques heures plutôt qu'il sentait que sa dernière heure était venue (déjà qu'il n'y a guère de suspens, cette préitération est pénible), et Mâtin cruellement blessé et défiguré doit sans doute y rester aussi... Il se réveille à l'infirmerie où il reconnaît la fille de J'y étais et souhaite l'informer du trépas de son père et lui confier ses dernières volontés, mais la belle est convoitée par 3 médecins : un beau-gosse charismatique, une vieille barbe conservatrice, et un hominus crevaricus prêt à tout et au reste pour gagner du pognon et monter en grade pour gagner encore plus de pognon, c'est donc tout naturellement que tout se finit dans le sang et les larmes avec un crevard sur se lolant sur la tombe de tous ceux qu'il a manipulé... Mais il est rattrapé 40 ans plus tard par la Justice Immanente !
Ce relationship drama était très intéressant et ne demandait qu'à être développé, mais le récit principal ne fait que 24 pages donc tout est survolé, tout est facilement amené et facilement exploité et c'est bien dommage !
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mangeclous
  16 juillet 2010
Une critique sur une bande dessinée sur Waterloo, sur Napoléon ? Encore ?

C'est le site de recommandation de lectures Babelio qui m'a gentiment proposé de commenter la lecture de ces Souvenirs de la Grande Armée, : tome 3, Voir Vienne et mourir ! / Scénario Michel Dufranne ; Dessin Alexis Alexander ; Couleur Jean-Paul Fernandez. – Paris : Delcourt, 2010. – 48 p.

J'ai donc lu… et voici mon humble avis de lecteur…

Je ne citerai pas l'abondante bibliographie (BD ou non BD) qui fait référence à ce moment emblématique (Waterloo) de l'Histoire de France ou de l'Histoire du Monde pour reprendre la démesure du petit général devenu Empereur … A l'occasion de cette critique, j'ai d'ailleurs découvert un blog qui souhaite « fédérer le plus grand nombre de napoléoniens et/ou amateurs de bandes dessinées classiques » afin de créer une nouvelle BD, sur Napoleon Bonaparte. Incroyable ! le sujet est inépuisable…

Une bande dessinée historique ?

Je dois vous dire… je dois vous avouer… que depuis les années 80 et la saga de François Bourgeon dans le magazine Circus des éditons Glénat … je n'avais que peu remis les pieds ou du moins les yeux, dans ce genre de la bande dessinée… D'ailleurs, existe t'il une bande dessinée historique après Les Passagers du vent ? Sommet d'intelligence graphique et scénaristique… Bon, je suis un peu ironique aujourd'hui… J'exagère…

Depuis, il y a eu deux autres sommets de la bande dessinée historique mais son auteur fait partie de la génération « alternative » qui a bouleversée les codes anciens : La Guerre d'Alan ou le Photographe d'Emmanuel Guibert. Comme la série qui nous occupe aujourd'hui, celles de Guibert ont aussi comme point commun de mettre en valeur les petites histoires pour raconter la Grande Histoire : la fin de la seconde guerre mondiale pour l'une et l'aide humanitaire lors d'une des guerres d'Afghanistan pour l'autre. Et puis, aussi, je n'oublie pas Maus d'Art Spiegelman mais cet exemple est tellement cité que je me demande s'il faut encore le citer. C'est ce que l'on appelle un classique.

Je dois tout vous dire… Je dois tout vous avouer… je suis plus attiré aujourd'hui, ou enfin, depuis une bonne dizaine d'années par ce que l'on appelle la bande dessinée alternative… non, pour être à la page ou à la planche pour rire un peu… mais parce que graphiquement, les ouvrages proposés par cette nouvelle vague de dessinateurs me séduisent, voir, allons-y démesurément, me fracassent l'oeil ; parce qu'au niveau des scénarii, la bande dessinée dite alternative aborde aussi des thèmes « adulte », des personnages « sexués » pas outrageousement comme dans certaines BD que je ne citerai pas, avec des histoires pas forcément drôles mais si c'est drôle, ben c'est encore mieux… et qui bouleverse les codes de narration… et j'ai donc beaucoup de mal à lire, depuis Menu, je dois vous l'avouer, je dois vous le dire, le traditionnel 48 pages cartonné couleur… un modèle manufacturé pour l'édition… Nombre d'histoires sont ainsi à l'étroit et sont obligées de faire de trop grandes ellipses…

Bref, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : je lis encore de la bande dessinée dite classique, de la ligne claire… mais ce sont plutôt des lectures nostalgiques… parce que parfois y règnent encore la manière de raconter une histoire de A à Z… (l'intégrale Corentin récemment parue) et que même si les ficelles du scénario sont énormes… on laisse faire… on se laisse porter… J'en lis aussi parce que c'est une partie de mon travail en tant qu'acquéreur de BD en bibliothèque…

Longue introduction donc, pour vous parler de ces souvenirs de la grande armée dont je viens de découvrir le tome 3 et par la même occasion la série.

Graphiquement, vous l'avez compris, ce n'est pas ce que je préfère… Trop, trop classique… pour moi… le dessinateur maitrise les scènes de batailles, un peu moins les visages féminins. le découpage de l'histoire est alerte (plongée – contre-plongée…) et sert bien la narration. le format classique des 48 pages empêche le développement de certaines scènes qui auraient mérité plus d'ampleur (la scène finale de confrontation). Ne pas avoir lu les premiers tomes n'a absolument pas gêné ma lecture. Cependant, la réussite de cette histoire est liée au scénario qui nous sensibilise aux horreurs de la guerre. La légende de l'épopée napoléonienne est oubliée et c'est tant mieux. J'ai un jour découvert, adolescent ,les souvenirs de la première guerre mondiale de Blaise Cendrars (La main coupée) et ce livre a changé mon point de vue sur une grande partie de l'historiographie en m'orientant vers des historiens moins « pompiers » pour le dire ainsi… Pour affirmer son propos, le scénariste alterne les petitesses des uns et des autres (vol des cadavres – un grand classique depuis Thénardier), les actes de courage ou de folie (cochez ce qui vous plait le plus) pour atteindre le fil rouge de ce tome 3 : le remords et la quête du personnage principal pour retrouver un médecin pas sympathique. Je ne vous en dis pas plus si vous n'avez pas encore lu.

Malgré mon commentaire qui peut paraître sévère, ce tome et les deux précédents vont rejoindre les bacs de ma bibliothèque afin de les faire découvrir à nos lecteurs…

Silence

Lien : http://naturewriting.wordpre..
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cprevost
  25 juin 2010
La bande dessinée est un art à la croisée de l'écriture littéraire et de l'écriture graphique. Il permet bien des choses -lorsque le talent est au rendez-vous et Alexis Alexander n'en manque certes pas. C'est aussi un art qui a de terribles contraintes.
Cette bande dessinée historique a été commandée par le musée Wellington à Waterloo. Cette grande fresque plonge le lecteur, avec beaucoup de réalisme, au coeur des batailles napoléoniennes. C'est le but qui lui a été assigné et dans la première partie de l'ouvrage ce but est atteint. En 1809, les troupes de l'Empereur font face à celles de l'Autriche qui lui ont déclaré la guerre. Les acteurs de ce conflit, avec lesquels nous sommes, sont ignorants des grands desseins stratégiques de l'Empereur et de son adversaire. Ils sont plongés dans le chaos. C'est donc une alternance de périodes de grande oisiveté et de violence. le dessin rend impeccablement tout cela. Les plans panoramiques donnent une vision d'ensemble du champ de bataille tandis que les nombreux zooms sur les héros les montrent souffrant, luttant ; les images sursaturées de détails et d'événements sont d'une extraordinaire violence. Il ne manque pas un bouton aux invraisemblables uniformes de cette époque, pas un harnachement au magnifiques chevaux, pas une chaire aux horribles blessures. Les scènes d'opérations dans l'hôpital de campagne sont d'un réalisme difficilement supportable et elles disent toute l'horreur de la guerre (nous sommes loin du rendu des conflits étasuniens actuels).
La faiblesse de ce troisième tome de « Souvenirs de la Grande Armée » est, me semble-t-il, celle de son écriture littéraire. Les personnages n'ont pas le temps de prendre consistance. Quelques images et quelques bulles sont insuffisantes pour nous faire partager l'amitié entre le vieux « j'y étais » et «le Belge ». Les conflits amoureux et d'intérêt entre les médecins sont à peine effleurés, quel dommage ! La construction du récit de la deuxième partie du livre est sans surprise et paraît plaquée sur la première partie. L'énigme pseudo policière semble bien artificielle et l'arrière plan historique bizarrement disparaît alors complètement. Peut-être y avait-il là matière à plusieurs albums ?
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Woland
  17 juillet 2010
Nous remercions les Editions Delcourt qui, dans le cadre d'un partenariat avec Babélio, nous ont gracieusement offert ce tome 3 de la série de Claude Dufranne, Alexis Alexander et Jean-Paul Fernandez.

L'album cartonné est superbe, solide, avec un titre alléchant, surtout pour les fondus de l'épopée napoléonienne : "1809 / Voir Vienne ou Mourir !" Si l'on excepte cette couverture justement, les couleurs sont pourtant sombres - le sang lui-même est sombre dans cette histoire - à l'image de l'intrigue.

Une intrigue qui démarre quarante ans après les faits sur laquelle elle se fonde : un double assassinat - celui d'un médecin-major et d'une jeune infirmière - dans un campement français, lors de la guerre que Napoléon Ier mena en Autriche.

Le héros, Marcel Godart, vétéran des guerres napoléoniennes, s'invite chez un médecin par une nuit d'orage pour lui raconter une histoire que tous deux ont vécue, après la bataille d'Abensberg, laquelle fut décisive pour la campagne d'Autriche.

Il y a beaucoup de flash-backs, de multiples scènes d'engagements entre les armées ennemies et une multitude de cadavres sur le champ de bataille. Mais à l'arrière, alors que les troupes pansent leurs plaies respectives, la Mort se tient encore là, entre les mains d'un membre du Service médical français.

Cadrages-choc, un sens du mouvement remarquable pour le dessin et, côté scénario, l'art du lugubre sanglant, le tout servi par des couleurs sombres qu'éclaire à peine un sang trop brun, cette histoire de vengeance se lit bien et, chose rare (à mon avis) pour un récit de ce type traité en BD, on ne la lâche pas d'ici à ce que survienne la fin.

Il paraît qu'il y a dix tomes : alors, n'hésitez pas à vous en procurer au moins un pour vous faire votre opinion. ;o)
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Fantine
  20 juin 2010
Evocation de de l'Epopée Napoléonienne au travers des souvenirs du soldat Marcel Godart, dit le Belge.

On assiste à la vie quotidienne des soldats de la Grande Armée.
Malgré un dévouement sans faille à Napoléon, les soldats doutent d'eux mêmes, se posent mille questions, et, surtout ont peur de mourir.
Sous couvert d'une petite intrigue amoureuse, c'est surtout l'histoire d'une vengeance qui vit son aboutissement 40 ans après la Bataille d'Albensberg (avril 1809).

Les recherches historiques sont rigoureuses, exactes tout en donnant des scènes épiques, et, quelques intrigues savoureuses de la part de certains protagonistes !!!

Les illustrations, quant à elles, sont superbes ainsi que précises, nettes. Certaines pourront paraître dures, horribles pour tous ceux qui possèdent une âme sensible.
En effet, les scènes de boucheries, se déroulant sur les champs de batailles et dans les « hôpitaux de fortunes » où les médecins soignaient, emputaients les bléssés à tour de bras, sont représentées aux détails près. La mort y est omniprésente.

En ce qui me concerne, j'ai pris plaisir à lire cette BD. le fait de ne pas avoir lu les deux premiers tomes ne m'a guère gêné.
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chartel
  27 juin 2010
La préface me laissait croire à une sorte de récit documentaire du quotidien de la Grande Armée, une vue de l'intérieur, à la manière d'un Joe Sacco, qui ne s'appesantirait pas sur la figure du maître, Napoléon Bonaparte, ni sur ses fins stratèges, mais braquerait les projecteurs sur la multitude des anonymes qui contribuèrent à ruiner des vies et des espoirs en Europe en même temps que les leurs.
Mon attente fut déçue.
Il est vrai que cette BD nous montre la cruauté des combats, la violence des face-à-face, ainsi que la routine tout aussi carnassière des chirurgiens et des infirmiers, tentant de réparer l'irréparable. Mais comme peut le faire le cinéma hollywoodien dans ses reconstitutions historiques, la recherche du spectaculaire anéantit tout effet sur le récepteur. Et l'épanchement dans une esthétique des combats ne m'a pas permis de croire en la réalité de cette fiction. Pour qu'un tel projet fonctionne, il est essentiel que le lecteur croie en ce qu'il est en train de lire.
Malheureusement, en plus de la superficialité graphique, le scénario manque cruellement de véracité. Il ne suffit pas d'être extrêmement bien documenté sur le sujet (état des troupes, structures et divisions, dates et événements, costumes et équipement) pour rendre le récit véridique. Encore faut-il que celui-ci ne glisse pas dans une vague intrigue manichéiste et surannée (encore les travers hollywoodiens) où tous les clichés du genre romanesque se succèdent les uns après les autres.
Vous l'aurez compris, cette BD n'a pas mes faveurs, mais elle contentera peut-être ceux qui raffolent des reproductions historiques formatées.
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alouett
  21 juin 2010
Avril 1849. Marcel GODART alias " le Belge " revient en terres connues pour y effectuer une sorte de " devoir de mémoire ". Quarante ans auparavant, jour pour jour, il était un jeune soldat assoiffé de sang et de gloire du 2è Chasseur (régiment de cavalerie de l'Armée napoléonienne). Blessé lors d'un combat en 1809, il est transféré vers un Hôpital militaire de campagne. C'est là qu'il rencontre les Docteurs Merlot et Delaunay...
Mémoires d'un ancien soldat.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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