AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2714479855
Éditeur : Belfond (22/08/2019)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Certains disent qu’on est des monstres, des fous à électrocuter.
Nous sommes des centaures, des licornes, des chimères à tête de femme.
Les plus jolis monstres du monde.

Au début des années sida, James est l’une des plus belles drag-queens de New York. La légende des bals, la reine des cabarets, l’amie fidèle des club kids et des stars underground. Quand trente ans plus tard il devient le mentor de Victor, un jeune père de famille à l’h... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  22 août 2019
« Nous sommes un secret enfermé dans une boîte qu'il ne faut surtout pas ouvrir. »
En lisant ce roman, j'ouvre la fameuse boîte et ce n'est pas Pandore qui me pète au visage.
Non, c'est Prudence qui fait irruption et vient m'éblouir.
James est Lady Prudence, drag queen de son état que nous allons suivre durant trente années de sa vie. Loin du cliché, au plus près d'une communauté avec ses codes, ses valeurs, ses peines et ses combats. Un monde qui s'étend sous nos yeux ébahis entre faux cils, talons vertigineux et drames intimes.
Feu d'artifices, monstres éblouissants et comédie humaine sont au rendez-vous. IL FAUT LIRE CE LIVRE.
Ici, vous risquez de croiser Madonna, David Bowie, Keith Haring ou Ru Paul au détour d'une virée nocturne, mais sachez qu'ils ne sont que des personnages secondaires.
Il y a tellement à dire pour que vous ne passiez pas à côté de cette lecture. J'ai trouvé entre ces pages absolument tout ce que je recherche en littérature. Vous savez, ce moment où vous ouvrez un livre et vous ne pouvez plus vous arrêter de lire et, en même temps vous ne voulez jamais voir arriver la fin. Ces livres où après, tout paraît si fade.
J'ai ri. J'ai pleuré. J'ai appris. J'ai grandi. J'ai dansé. J'ai tremblé.
Je suis ressorti changé, chamboulé, bluffé et heureux. Tout ce que la littérature a de meilleur à offrir est là. Un regard, une excitation, un étonnement, aucune page ne vous laissera insensible. Une fête grandiose et intime à la fois. Une prouesse de livre. Un putain de bon livre !
Un hymne à la tolérance, à la vérité, un plaidoyer contre l'indifférence. Un roman d'apprentissage et une fresque flamboyante aussi haute en couleur que ses protagonistes aux perruques folles !
Julien Dufresne-Lamy signe là LE roman de cette rentrée littéraire.
Ébouriffant, tendre et indispensable, il raconte une époque, un mode de vie et nous entraîne dans un univers fantasque et fabuleusement humain.
Et si après ça, vous ne le lisez pas, je rends mon tablier et je deviens blogueur beauté !

Lien : https://labibliothequedejuju..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          552
pompimpon
  04 juillet 2019
Plongée dans un monde de fringues, d'accessoires, de poses, de façon de parler, de manière de bouger.
Plongée surtout dans un monde de personnes qui assument leur identité sexuelle et veulent être acceptées pour ce qu'elles sont, sans hypocrisie, sans dissimulation.
Au début des années 80, même à New York qui nous semblait si avancée par-rapport à Paris, ce n'était pas gagné.
Strike a pose
Strike a pose
Vogue vogue vogue
Come on vogue
Let your body move to the music move to the music
Hey hey hey
Come on vogue
Dix ans plus tard, Madonna reprend ce manifeste des fiertés noires et latinos LGBTet-autres qu'était, qu'est toujours le voguing, pour en faire cette jolie chorégraphie tiède en noir et blanc qui fait frémir les bonnes gens.
Elle sait bien d'où vient le voguing, Madonna, elle sait ce qu'il signifie.
Imiter, détourner, s'approprier les codes des concours de beauté, des balls, tous réservés aux blancs, faits par eux et pour eux, et montrer sa vie en instantanés comme des manequins sur le papier glacé du magazine Vogue.
Strike a pose.
Quoi, de la danse, du spectacle, des kilomètres de tissus, des heures de travail et d'inventivité pour trouver LA pose qui dira exactement ce qui gît au fond du coeur, des discussions de fin de nuit, et des pépiements trop féminins pour l'être "de naissance", ça va nous raconter une page d'histoire de la lutte contre l'homophobie ?
Ca pourrait être un peu l'idée, mais pas que.
Il y a aussi les drag-queens, raillées et dénigrées jusque dans la communauté gay, qui les trouvent excessives, caricaturales, et affirment qu'elles desservent La Cause.
Comment pourraient-elles "desservir" La Cause, elles qui se recréent , se réinventent chaque jour ?
Regardez, voici James Gilmore.
Quand il remplit des formulaires, il indique James Gilmore, et pas Lady Prudence sur la ligne "noms". À la rubrique "profession", il écrit : toupie volante.
Drag-queen, ça ne passerait peut-être pas…
James arrive d'Atlanta, où il était déjà drag queen, tout jeune. 1980, New York vibre et frémit sous les pas de ces générations qui vont casser les codes et faire bouger les lignes, moins qu'elles ne le souhaitent mais davantage que la société ne semble prête à l'accepter sous l'ère Reagan.
Lady Prudence nous prend par la main pour nous faire découvrir ou nous rappeler, c'est selon, ce monde des drag-queens, travestis, trans…
La trajectoire comme une fusée multicolore dans la nuit new-yorkaise, la banalité de noms devenus mythiques, forcément, les clubs, le show, et puis les balls, des battles de voguing, les maisons, les mères de maison devenues mythiques elles aussi…
Comment renforcer son personnage de drag, le travailler, le vêtir, que choisir pour telle ou telle occasion ?
Et où trouver à se produire, parce qu'être drag-queen, ça n'est pas juste pour parader dans son appartement ou pour les copines, c'est être dans le spectacle, chanter, danser, chorégraphier des playbacks, faire le show dans les clubs ?
Affirmer ce qu'on est, montrer sa création...
Le spectacle, le quotidien, la lutte, les nuits, les petits matins, des tissus, des tissus, des tissus, des robes, des accessoires, des voix qui reviennent à la mémoire, des rires, des joies…
La fusée multicolore s'éteint sous les assauts des violences, des amies assassinées, du sida.
Après la voix de Lady Prudence, c'est celle de Victor Santiago qui résonne.
Trente ans plus tard, il cherche à son tour son personnage de drag, se demande comment faire, par où commencer, comment assumer et montrer qui il est, lui dont l'identité sexuelle est et reste hétéro.
James et Victor se parlent, James évoque les années 80, Lady Prudence, les maisons, et la disparition de Venus, Angie, Marsha et tant d'autres.
Sida, meurtres, pseudo-suicides…
Victor dit South Central à LA dans les années 2010, la découverte par hasard du monde des drag-queens, impératrices du show, et l'écho qu'elles trouvent en lui.
Lady Prudence aidera Mia de Guadalajara à venir au monde.
Leurs deux voix s'entremêlent et se répondent.
La cause avance mais étrangement, elle s'enferme aussi dans de multiples cases, sous une étiquette ou une autre, parce qu'il s'agirait de ne pas tout mélanger.
Et ça, ça m'a sauté à la figure. Dans les années 80, je n'ai pas le souvenir qu'on ait eu besoin de tant de précision, il suffisait d'affirmer les droits de tous, l'égalité de traitement pour tous, la fin du jugement à la petite semaine et des regards incendiaires des bien-pensants (mais de quoi se mêlaient-ils, hein ?).
La plongée est double, James racontant à Victor dans la première partie, Victor à James dans la seconde. Elle est portée par une belle écriture. L'évocation est forte, le vocabulaire choisi pour frapper précisément où il doit le faire.
Julien Dufresne-Lamy a le ton juste, les flamboiements dans le verbe qui donnent, redonnent vie à ce moment, cette courte respiration avant le sida.
L'émergence des maisons revit sous nos yeux, et en particulier la Maison Xtravaganza, avec Angie, mère incontournable.
Chaque page rappelle que ce qui semble tellement accepté socialement aujourd'hui a constitué une forme puissante d'affirmation d'un soi "non-conforme".
Dans le vêtement.
Dans le geste.
Dans le mode de vie.
Ce roman m'a bouleversée.
Autant pour la force d'évocation de ce monde si souvent caricaturé et moqué, et dont il dit toutes les rencontres fabuleuses qu'on peut y faire, que pour ce qu'il m'a justement rappelé.
Durant quelques années, j'ai eu la chance de cotoyer cet univers à Paris et d'y faire de merveilleuses connaissances, à partir de 1981.
La gamine hétéro de dix-sept ans que j'étais avait été touchée au coeur par les belles personnes qui créaient ce qu'elles voulaient être et luttaient pour être acceptées telles qu'elles étaient, et choquée par le rejet, l'homophobie, la haine dont elles étaient victimes.
Le sida avait sifflé durement la fin de partie, décimant les rangs.
Ca a été un coup au coeur de retrouver l'écho de leurs voix dans le récit de Lady Prudence, et de lire comme un reflet des discussions sérieuses ou non, des soirées passées, des moments partagés à la même époque de l'autre côté de l'Atlantique. Ce qu'elles m'ont appris n'a pas de prix. La générosité, l'amour, la bonté qu'elles y mettaient non plus.
De si précieux souvenirs…
Merci à #netgalleyFrance de m'avoir fait découvrir ces #jolisjolismonstres
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          194
Root
  24 août 2019
« Lady Prudence se dirige vers la rampe. James s'est volatilisé sur la moquette de la loge, flaque d'homme en attente. Lady débarque dans le couloir et les deux nouvelles recrues lui disent, T'es si belle en drag-queen. Lady répond merci. Dans les marches, elle vérifie la boucle de ses bottes. Brillantes comme ses mains de taffetas. Lady se sent belle. Cavalière. À la conquête de son territoire. Elle grimpe rapidement l'escalier comme si Lady devait vite retrouver ses rêves au sommet d'une montagne. Les voix s'élèvent depuis la salle. Ça pulse en elle comme du cristal. Lady agrippe la dernière marche et sous les lumières, j'apparais tout entière. »
Il s'appelle James Gilmore. Dans le milieu, on le connaît sous le nom de Lady Prudence. Son drag. Son double, son alter ego, son monstre.
Lorsque sa tante, qui l'élevait, meurt d'une balle perdue, James n'a que quatorze ans. Des connaissances l'hébergent pour la nuit à droite à gauche, mais quand le jour se lève, il est immuablement livré à lui-même dans les rues d'Atlanta, ses souvenirs comme seul bagage. Tandis qu'il arpente la ville, il rencontre les « Cinq L », « des filles au sourire extra » qui lui ouvrent les portes de leur monde. Les Queens le prennent sous leurs ailes pailletées, et lui apprend les ourlets de robes et les ongles à vernir. de stand up en playback, un autre naître en lui.
À dix-sept ans, James commence le tapin. Avec ses passes, il s'offre ses premières robes et ses premiers accessoires de reine. Il débute la scène avec ses amies, mais Atlanta ne lui suffit pas. Il rêve de grand, de brillant, de décadent, et en 1980, il débarque à New York. Impertinent et pétillant, il se mêle au tumulte multicolore et laisse enfin éclore celle qu'il veut être réellement : un joli monstre.
Jolis jolis monstres, c'est trente ans de la vie d'un homme. Trente ans d'extraordinaire et d'extravagance, narrés tantôt de James à Victor, son poulain, tantôt de ce dernier à son mentor, sa « mère ». C'est un voyage dans le temps, dans les mentalités, dans les coulisses du spectacle, et, au sortir des clubs, une plongée dans la solitude, le rejet, la violence qu'on aimerait ne pas voir exister. Avec son habileté à pénétrer les coeurs et l'art du verbe qu'on lui connaît désormais, Julien Dufresne-Lamy a donné à ses personnages fictifs la même envergure, le même charisme qu'aux artistes de renom croisés au Club 57, le place to be de l'underground dans les 80's. J'ai été extrêmement touchée par James et par Victor, par Angie Extravaganza (bien réelle, quant à elle) que l'auteur a su célébrer, par la délicatesse et l'affection avec lesquelles il a su les mettre en scène. Il n'y aurait de terme plus juste : mettre en scène. Ils sont beaux, sensibles, drôles, loufoques, dotés du pouvoir d'exercer une attraction inexplicable sur le lecteur – et spectateur. J'aurais aimé passer ne serait-ce qu'un instant d'effervescence avec eux durant leur heure de gloire et leur rappeler la superbe de leur singularité. J'ai été émue par la découverte d'un monde que je ne connaissais pas, un monde avec ses propres codes (d'honneur), ses coudes serrés. Triste, aussi, de revivre, au fil des chapitres, l'émergence du sida et ses ravages, de rencontrer ses premières victimes montrées du doigt, de les côtoyer intimement.
Ode à l'Homme, à l'Autre, à soi, Jolis jolis monstres est le passage de la chenille au papillon, se jouant du consensuel. le fil de soie qui caresse une joue fardée. La chrysalide sous les projecteurs. Un roman brillant, entre panache et pudeur, euphorisant, intelligent. Une invitation à une fête qu'on garde en mémoire avec un pincement au coeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Sharon
  03 septembre 2019
Je ne vous raconte pas le nombre de fois que j'ai remis à plus tard la rédaction de cette chronique ! Je suis en effet en train de partir vers une jolie technicité et cela ne va pas du tout. Je peux vous dire solennellement que la narration alterne le point de vue de Victor et celui de James, sachant que le premier est le destinataire du récit du second, que le récit est parfois rétrospectif puisque nous nous plongeons dans le récit des jeunes années de l'un et de l'autre, leur deux temporalité s'entrecroisant parfois, puisque deux événements marquants eurent lieu dans leur vie respective.
Et là, mon avis vous a tellement ennuyé que vous avez mis les voiles et vous vous demandez franchement quelle mouche me pique ! L'analyse littéraire, c'est formidable, certains adorent, mais franchement, changeons de cap !
Jolis jolis monstres est un récit plein de vie, de rythme, de couleurs, et de mouvements, d'amour aussi pour celleux qui se sont auto-proclamés monstres. Iels se cherchaient et comme rien de connu n'existaient, iels se sont inventées. Que de personnes ai-je croisé dans ce roman, entre la scène et la vie, parce que la drag est un être que l'on crée, non qui vous a été imposé par la société, qui définit ce qui est socialement acceptable et ce qui ne l'est pas.
S'il est un mot-clef pour définir ce roman, c'est « amour », l'amour que l'on reçoit, comme James l'a reçu de sa tante, et tout l'amour qu'Angie donne à ses filles. « Don », second mot-clef, puisque Angie, tout comme James ou Victor ne pensent pas leurs actes, leurs créations pour leur enrichissement personnel – d'autres ont détourné leur culture, tel Madonna et son utilisation du voguing (ne me dites pas que vous croyez que c'est elle qui l'a inventé ?). Angie donne son temps, son énergie, son amour (encore une fois) sans compter, et se relève toujours malgré les coups du sort. Parce que nous sommes dans les années 80. Et toutes ses vies fauchées, par cette maladie dont on parle de moins en moins. En parlait-on tant que cela dans les médias à l'époque, d'ailleurs, puisque cette maladie ne touchait, disait-on, que les hommes, et encore, ceux qui appartenaient à une « certaine » communauté ? Quant à celleux qui ont été assassinés, c'est un non événement pour la société bien pensante, avec une forte probabilité pour que les coupables ne soient jamais trouvés.
Alors oui, la société a changé en trente ans, depuis l'époque où James était Lady Prudence. A-t-elle véritablement évoluée ? Oui, et non, parce que tous les progrès sont fragiles. Et j'aimerai tant conclure sur une note optimiste, parce que ce roman est rempli d'énergie, d'intensité, de folie créatrice. Et qu'il serait dommage de voir se dérouler sa vie en passant à côté de qui l'on est vraiment.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
alapagedesuzie
  10 septembre 2019
Si vous ne connaissez pas l'univers des « drags », laissez-moi vous dire qu'à la suite de cette lecture, vous ne verrez plus jamais cet univers sous le même angle. Julien Dufresne-Lamy nous fait découvrir cette culture haute en couleur par le biais de deux personnages époustouflants.
Il m'aura fallu peu de temps pour m'attacher au personnage de Lady Prudence. Dès les premiers instants, j'ai adoré sa personnalité, mais également celle de James, cet homme qui se cache derrière elle. James, c'est ce petit garçon qui rêvait de robes, de talons hauts et de faire de la scène. Il a eu son lot d'épreuves, mais il a toujours réussi à suivre sa voie envers et contre tous.
Ce n'est que trente ans plus tard que James décide de partager son histoire, sa passion et ses connaissances de cet univers afin de prendre sous son aile Victor et de devenir ainsi Maman Prudence. Après avoir tout laissé tomber afin de combler ce vide qu'il ressentait en lui, Victor deviendra Mia de Guadalajara.
Dès que j'avais lu le synopsis, j'étais emballée et j'avais vraiment hâte de découvrir cet univers qui m'a toujours fascinée. Julien Dufresne-Lamy réussit à nous captiver, mais pas seulement cela. Il nous donne l'occasion de saisir plusieurs éléments qui entourent non seulement les drags, mais également toute la communauté LGBT.
D'ailleurs, j'ai refermé le bouquin avec une petite boule dans la gorge, les larmes aux yeux, mais également avec un sentiment de colère. L'injustice démontrée dans ce récit ainsi que celle encore présente dans notre société m'a interpellée. Et heureusement que nous avons des auteurs tels que Julien pour oser aborder des sujets aussi cruciales afin de briser les préjugés!
Malgré tout... que de chemins parcourus! Lady Prudence nous raconte les trente dernières années. Les années un peu folles où tous et toutes s'amusaient et laissez-moi vous dire que ça fêtait sans demi-mesure à cette époque. Et cela aura bien évidemment des conséquences sur la communauté alors que la maladie vient tout freiner et du même coup, relance de plus belle la discrimination envers la communauté LGBT. On peut donc se poser la question à savoir si le pas franchi suivra d'un autre pas devant ou bien la société décidera de faire deux pas derrière?
Au-delà du message véhiculé au sein de ce roman, j'ai adoré découvrir cet univers. Les bals, les numéros de scènes, les robes et perruques. Des drags époustouflantes et flamboyantes qui osent être elles-mêmes! L'auteur réussit à nous faire imaginer la scène devant nos yeux. Mais ce qui m'a le plus surprise et charmée c'est l'amitié qui était présente. Une communauté tissée et qui se supporte et s'encourage l'une et l'autre. Et ces photos à la fin du roman... tout simplement génial! Bref, un livre à lire et à partager. Absolument!

Lien : http://alapagedesuzie.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
HaleahHaleah   10 septembre 2019
Avec les drags, les hommes se comportent toujours comme des trouducs. Ce doit être écrit dans la Bible ou le code génétique. Dans la hiérarchie des proies, les hommes nous situent entre la jeune fille « qui l'a cherché » et la catin immigrée. Mais on les repère direct, ces énergumènes. Ceux qui s'approchent en bande en se disant, Tiens, visez ça, des mecs en robe, allons nous marrer avec ces sales pédales hystériques.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
alapagedesuziealapagedesuzie   10 septembre 2019
Vous allez devenir deux personnes, ton drag et toi. Deux entités. Vous ne vous entendrez pas toujours. Chacun aura sa persona. Si l'un est tendre, l'autre peut virer névrosé. Le Superman de ton Clark Kent. Mais attention à ne pas les confondre. Ne te laisse pas bouffer par le vampire de la création.
Commenter  J’apprécie          10
victoryhelenevictoryhelene   09 septembre 2019
Personne ne sait à quel point c'est difficile de ressembler à des femmes.
Commenter  J’apprécie          70
HaleahHaleah   06 septembre 2019
Tu t'es retrouvé enfermé. Comme avant. Dans ce clapier mal aéré, avec les bêtes sauvages, les junkies, les dents jaunes, les vies azimutées. Cette nuit, tous se sont tirés les uns après les autres. On leur a payé la caution, signé des papiers, fait confiance. Tu les regardais partir et tu pensais à ta vie. Tu te sentais seul, défectueux, incomplet.
Commenter  J’apprécie          20
HaleahHaleah   06 septembre 2019
Ces années-là, j'apprends les deux choses du monstre.
La bravoure et la poudre.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Julien Dufresne-Lamy (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julien Dufresne-Lamy
A l'occasion de la rentrée littéraire, Julien Dufresne-Lamy nous parle de son nouveau roman "Jolis jolis monstres" dans une interview exclusive.
En savoir plus sur son roman "Jolis jolis monstres" : https://bit.ly/2JtpN0c
Sur trois décennies, Jolis jolis monstres aborde avec finesse et fantaisie la culture drag, le voguing et la scène ballroom dans un grand théâtre du genre et de l?identité. Au c?ur d?une Amérique toujours plus fermée et idéologique, ce roman tendre mais bruyant est une ode à la beauté, à la fête et à la différence. Une prise de parole essentielle.
autres livres classés : sidaVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Quiz autour du "journal" d'Anne Frank

1. Sous quelle forme le livre est-il écrit?

A. Un roman
B. un Journal intime
C. Un conte

10 questions
311 lecteurs ont répondu
Thème : Journal d'Anne Frank de Anne FrankCréer un quiz sur ce livre
.. ..