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ISBN : 208121685X
Éditeur : Flammarion (05/01/2009)

Note moyenne : 3.08/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Sept récits liés par un fil narratif : comme un détail détaché d'une photo, c'est un fait anodin dans l'un qui déclenchera le suivant. Marc Dugain suit sept hommes vivant aujourd'hui, en Dordogne, au Maroc, aux Etats-Unis ou dans une île lointaine. Les uns sont cyniques, les autres doux et rêveurs, mais tous sont plongés dans les eaux troubles de la vie quotidienne. Ils surnagent, ils s'adaptent, ils essayent de s'en sortir. Tous perdants ? Dugain ne nous éclairera ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
mariecesttout
  27 avril 2014
Sept nouvelles qui s'entrecroisent, et qui ont des éléments communs, des personnages masculins un peu paumés, fils "d'une génération manipulée par des intérêts qui la dépassaient."
Sans plus aucune spiritualité ni croyance, et profondément individualistes. Certains sont même franchement antipathiques!
"Je médite souvent sur cette spiritualité qui a quitté l'homme le jour où il a décidé qu'un Dieu avait créé le monde en six jours. Ce qui explique que les finitions soient un peu bâclées, mais là n'est pas la question. La question, c'est que nous nous autorisions à dominer toutes les autres espèces ,animales et végétales. Maintenant que nous constatons le désastre de cette arrogance, nous ne savons plus revenir à une modestie primitive qui ne ferait de nous qu'un des atomes d'un tout et non plus l'atome central qui s'acharne à réduire tout le reste en rien."
Pas mal d'humour - corrosif- dans cette vision de nous-mêmes et de nos contemporains. Et surtout une réflexion qui me semble très sincère ( certains héros de ces nouvelles sont écrivains, la plupart artistes) sur l'art et la littérature actuelle, et son propre sentiment d'imposture en tant qu'écrivain à succès, des extraits qui le montrent dans l'article de Jacques Nerson en lien.
Ma nouvelle préférée est intitulée Vent d'est, c'est l'histoire d'un peintre qui s'est retiré en Dordogne dans la maison de ses parents:
"Quand je pense à mes parents, j'imagine deux vieilles personnes qui ont un bus à prendre à dix heures du matin, se sont levées cinq heures à l'avance, se son assises devant l'arrêt, leur sac sur les genoux, et se sont endormies cinq minutes avant que le bus passe. Ils ont répété cette scène toute leur existence; ils ont fini par monter dans ce bus pour disparaître à jamais."
Peintre auquel son agent envoie un Chinois venu lui expliquer l'avenir de la peinture sur le plan économique. Et géopolitique.
Ce serait très drôle si ce n'était pas si.. vrai.





Lien : http://bibliobs.nouvelobs.co..
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claudine42
  29 janvier 2015

Sept récits se suivent, se croisent, se répondent dans ce livre de Marc Dugain. Tous parlent de la société et du comportement des hommes face à une situation inattendue, extrême. le narrateur de la première histoire, a manifestement un passé lourd lorsqu'il débarque chez Eileen qui l'accueille dans sa maison sans rien lui demander. Moins silencieux et plus veule, le héros de la deuxième aventure fuit Paris avec femme et enfants pour s'enfermer dans sa maison de campagne. Il vient d'apprendre une nouvelle encore officieuse: une épidémie va toucher les humains, seul un sur trois survivra s'il reste en ville. Doit-il prévenir sa maîtresse et leur enfant illégitime? En France, aux Etats-Unis, en Irak, au Maroc, Marc Dugain suit la nature humaine sous toutes ses formes et faiblesses. Il a le don d'unir le romanesque et le social. Et si ce roman démultiplié semble différent de la chambre des officiers ou d'Une exécution ordinaire, la réflexion sur l'humanité reste la même: où s'arrête le rêve, où commence le cynisme?
Je vous laisse découvrir les autres nouvelles, vous ne serez pas déçus.
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umezzu
  24 février 2018
A Dugain le romancier jouant souvent avec la grande histoire succède un Dugain auteur de sept nouvelles plus axées sur le quotidien et l'humanité. Bizarrement pourtant quelque chose ne passe pas. Un manque d'enthousiasme, ou de sincérité, ou une trop forte concentration d'égo, je ne saurais dire…
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Davjo
  02 juillet 2014
La première nouvelle est vive et rapide. C'est la rencontre entre un déserteur et une vieille femme sur une île au bout du monde. Plaisir fugace de l'ellipse, elle passe comme un avion dans le ciel bleu.
La deuxième nouvelle, La bonté des femmes, est un peu taciturne. Cet éditeur égoïste qui se cache dans sa propriété de campagne parce qu'il a eu vent d'une épidémie ne fait rien pour être aimé. Ni sa femme, ni ses enfants, ni sa maîtresse ne sont dupes.
Je me demande si je vais continuer. Comme Marc Dugain a du métier, il réussit à planter un décor, à créer un semblant d'atmosphère, mais il y a comme une gratuité de la fiction et je me demande pourquoi lire ça ? C'est ce qu'on appelle parfois le "façadisme" dans ce type de littérature qui raconte des histoires dans un style classique. Dois-je consacrer quelques heures finir ce livre alors qu'il y en a tellement d'autres qui me tentent, à tel point que parfois j'ai l'impression de ressembler à l'âne de Buridan.
Comme j'ai eu raison de continuer !
L'histoire suivante est la plus longue Légende naïve de l'ouest lointain, c'est une nouvelle américaine, c'est un petit chef d'oeuvre, j'ai dans la tête des images à la Loustal....Il y a une plage au bord du Pacifique, une femme qui se noit, des femmes obèses, deux amis étudiants différents l'un de l'autre. C'est quelque chose de vaguement familier, on a sûrement vu ces personnages dans des gros romans américains, c'est sans doute le modèle de Dugain. Il y a une belle rencontre inquiétante la nuit avec une sorte de mythomane ou un ancien journaliste, l'histoire des deux frères Kennedy assassinés en toile de fond. Des histoires dans l'histoire. Les deux amis essayent de mettre sur pied leur projet révolutionnaire. le total imprévu de l'histoire américaine viendra enrayer la machine. Marc Dugain est très bon pour les morceaux de bravoure, ainsi que pour dire la solitude d'un homme en fuite, solitaire.
Comme le héros de la nouvelle suivante Les vitamines du soleil qui ferait un bon film psychologique à suspense. Sur le plan littéraire, j'aime beaucoup le début, cet écrivain dans une ville du sud qui observe le monde autour de lui. Son train train prend un tour imprévu. On est bord d'une piscine, un homme et une femme parlent ensemble et on va dans le passé...Une affaire irrésolue, crime ou suicide, que s'est-il passé ?
Montparnasse ressemble à la deuxième, heureusement elle est courte. Il aurait fallu la cruauté de Jauffret pour l'écrire.
Vent d'est réussit son pari de justesse, grâce au frère et à la soeur. La page consacrée à la pathologie du frère reclus chez lui est géniale.
Les lucioles de jade conclut le recueil sur une note d'espoir et d'amour, en tout cas physique, deux êtres abandonnés se sont trouvés, de manière imprévue.
Dans toutes ces histoires, on sent que Marc Dugain part dans une direction, sans trop savoir où ça va le mener. Parfois une impasse un peu triste, d'autre fois de beaux voyages bien bouclés. le plus agréable, c'est son style simple, classique, efficace, avec des points de vue proches des êtres de fiction qu'il a créé, ce qui fait qu'on a eu l'impression de vivre en temps réel avec eux.
Lien : http://killing-ego.blogspot...
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folivier
  17 mars 2011
7 nouvelles, 7 histoires parfois très courtes, avec des thèmes ou des sujets parfois très simples (le monde de l'édition et de la littérature, le 11/9, la mort, Dieu, l'holocauste, une demeure à la campagne...) qui donnent un fil conducteur à toutes ces histoires et qui inter-connectent les personnages entre eux. Je me suis beaucoup interrogé sur le titre et l'illustration de l'édition que j'ai lu (Folio - Gallimard - 2010).
Ce doigt de Dieu (rappel de la fameuse fresque de Michel Ange) qui crée le monde, un onde qui se propage et qui déclenchera des évènements, mais l'ombre de sa main ressemble à un monstre ?! Est-ce cela le résultat de sa création ? En bas, les nuages et sous les nuages l'humanité qui se débat avec ses doutes, ses interrogations, ses petites horreurs quotidiennes, mais qui luttent pour s'en libérer..
"L'homme avait puni Dieu en le condamnant à une retraite forcée et Dieu se vengea pendant des siècles. Toutefois il lui était impossible de rompre le lien avec nous et ce fut une de nos grandes chances. Car qui d'autre parlerait de lui si nous venions à disparaître ?".
Une superbe écriture au service d'histoires simples qui nous amènent insensiblement à de belles interrogations.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
claudine42claudine42   29 janvier 2015

Nous sommes arrêtés devant un cours d'eau qui aurait pu être une rivière ou un rapide, s'il pleuvait plus. Des pierres arrondies affleurent à la surface, et leur présence trace deux petites traînées écumantes dans l'eau. On y apercevrait presque des images pieuses.

- Tu vois la grosse pierre sur l'autre berge? Si on ne la voit plus, c'est qu'on ne peut plus passer.

- Et alors, vous décidez quoi dans ces cas-là?

- Il m'arrive d'attendre, ou de faire demi-tour et de revenir un ou deux jours plus tard. De temps en temps, je prends le risque.

- Vous prenez le risque?

- A mon âge, prendre un risque n'a pas la même signification qu'au tien. Alors je me lance avec de l'eau jusqu'à mi-vitres. Mon moteur ne s'est jamais noyé. Il n'est pas tout neuf, ce pick-up, mais à l'époque on fabriquait des engins qui n'avaient peur de rien.

Je l'observe un peu plus franchement. Je n'en ai pas trop eu l'occasion depuis qu'elle m'a pris en stop, il y a deux heures, sur la route principale qui traverse l'île. Nous ne parlions pas depuis une demi-heure qu'elle me proposa de m'héberger. Elle venait tout juste de me demander: «Où tu vas comme ça?» Et je lui avais répondu: «Nulle part en particulier.
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michelekastnermichelekastner   24 juin 2013
Même si les catholiques sont aussi antisémites que les protestants, quand ils sont arrivés sur le continent, ils étaient une minorité, comme nous. A Harvard, les protestants exigeaient encore que l'on contingente catholiques et juifs pour que les deux espèces ne puissent pas prendre le pas sur eux dans l'élite intellectuelle américaine. La religion n'a jamais été notre fort. Mon père ne célèbre jamais aucune fête et je ne suis même pas sûr qu'il croie en Dieu. Il a une théorie là-dessus. Il dit que nous n'aurions pas dû inventer ce Dieu unique et inique. Quand les nazis ont conduit les nôtres à la chambre à gaz, c'est ce Dieu qu'ils ont déifié en donnant au monde la preuve de son incurie. C'est, ça notre vrai problème, les nazis ne se sont pas contentés d'anéantir notre peuple, ils l'ont décrédibilisé.
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tesdichititesdichiti   28 août 2014
L'homme avait puni Dieu en le condamnant à une retraite forcée et Dieu se vengea pendant des siècles. Toutefois il lui était impossible de rompre le lien avec nous et ce fut une de nos grandes chances. Car qui d'autre parlerait de lui si nous venions à disparaître
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line70line70   19 mars 2011
La solitude, c'est comme un canapé profond, quand on s'y installe, on ne sait pas si on aura le courage de s'en extirper un jour.
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BibulleBibulle   02 juillet 2017
Je médite souvent sur cette spiritualité qui a quitté l'homme le jour où il a décidé qu'un Dieu avait créé le monde en six jours. Ce qui explique que les finitions soient un peu bâclées, mais là n'est pas la question. La question, c'est que nous nous autorisions à dominer toutes les autres espèces, animales et végétales. Maintenant que nous constatons le désastre de cette arrogance, nous ne savons plus revenir à une modestie primitive qui ne ferait de nous qu'un des atomes d'un tout et non plus l'atome central qui s'acharne à réduire tout le reste en rien. p.389
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Videos de Marc Dugain (58) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc Dugain
Révolution numérique, manipulation et transhumanisme : "Transparence", le roman événement de MARC DUGAIN.
« Marc Dugain signe un formidable roman d?anticipation, sous forme de critique de la révolution numérique et de ses dérives. » François Busnel, La Grande Librairie
« Jetant son dévolu sur les grands manipulateurs et la lumière sur le rapport qu?entretient le pouvoir avec le libre arbitre, Marc Dugain joue les lanceurs d?alerte. Ses nouvelles cibles ? le désastre écologique et l?industrie tentaculaire du Big Data. Un roman futuriste audacieux. » Marianne Payot, L?Express
« Marc Dugain a écrit le journal d?une psychopathe néo-gnostique qui, cent ans après Mai 68, pense qu?elle va enfin créer un brave new world de hippies, domestiqués par la perspective d?un éternel paradis sur terre.Terrifiant. » Astrid de Larminat, Le Figaro Littéraire
« L?auteur de "Ils vont tuer Robert Kennedy" signe un passionnant roman d?anticipation sur le transhumanisme. » François Forestier, L?Obs
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