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ISBN : 2259227791
Éditeur : Plon (21/04/2016)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 114 notes)
Résumé :
On les appelle les Big Datas. Google, Apple, Facebook ou Amazon, ces géants du numérique, qui aspirent à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies.
Derrière cet espionnage, dont on mesure chaque jour l'ampleur, on découvre qu'il existe un pacte secret scellé par les Big Datas avec l'appareil de renseignement le plus puissant de la planète. Cet accouplement entre les agences américaines et les conglomérats du num... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Mimimelie
  02 juin 2016
La révolution numérique est lancée et fonce sur ses rails à grande vitesse, et rien ne l'arrêtera avant d'avoir laissé l'homme nu, dépossédé de ses données personnelles, de sa vie privée, de sa liberté, voire de son cerveau, et tout cela en douceur, sans bruit, sans violence, sans personne pour lui barrer la route.
Mais qui pilote le train qui nous mène vers une telle catastrophe ? Il s'agit, selon les auteurs, du conglomérat qui a nom Big Data, à savoir ces géants du Net, Google, facebook, apple, Microsoft… ces vilains ils siphonnent tout, tout ce qu'on publie sur la toile, tout ce qu'on dit dans nos smartphone, ce qu'on écrit dans nos mails, via les objets connectés, tout, absolument toutes nos données les intéressent, notre santé, notre consommation, nos goûts, notre vie privée, nos lectures, nos manies, nos opinions bien sûr, tout, même notre vie sexuelle. Leur but, faire ni plus ni moins de nous des produits.
Il ne faut pas dire bien sûr que la civilisation numérique est totalement négative, au contraire, elle présente de gros espoirs, notamment en matière de santé, mais comme le soulignent les auteurs, menée comme elle l'est, elle pose tout de même de fâcheux problèmes. D'abord il y a celui de la fusion entre les gens d'Internet et le monde de la surveillance car on se souvient qu'Internet était au départ une innovation militaire, il n'a donc pas échappé aux services de renseignements américains (NSA et CIA) qu'en récupérant toutes les informations à la base, ils allaient créer le plus grand réseau de renseignements mondial et toc, on se met d'accord avec les gens du Big Data qui nous vendent une partie de leur récolte. Et ces derniers de monter en puissance et de s'enrichir… ok, mais quand nous disent-ils, le président chinois en vient à dire que le patron de Google est plus important que le président des Etats Unis, ça donne un peu à réfléchir et une idée inquiétante de jusqu'où cela peut nous mener… un bon petit reformatage de la société ?
Et puis, pris dans la frénésie connectique, beaucoup rétorquent qu'après tout « si on n'a rien à se reprocher », peut-être, mais quid de notre liberté et la place de l'individu dans une société du tout numérique, à l'horizon de 50 ans dans quelle société vivront nos enfants et nos petits enfants ? Quelle sera la part de vie privée, d'intimité qu'ils pourront conserver ?
Je ne vais pas vous dévoiler toutes les questions passionnantes que soulève ce livre qu'il est à mon avis essentiel de lire, ne serait-ce que pour savoir dans quel monde nous vivons et quel monde nous pend au nez si nous n'y prenons pas garde. Mais hélas nos politiques ne s'en rendent pas compte ou sont trop vassalisés déjà, quant aux et usagers encore moins, car encore une fois tout ceci se déroule de manière extrêmement insidieuse.
« Ce n'est qu'une fois que nous aurons obtenu leur attention que nous pourrons espérer conquérir leur coeur et leur esprit » (Eric Schmidt, président exécutif du Conseil d'administration de Google, juin 2011).
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lerital31
  12 janvier 2017
Le sujet traité est probablement un des sujets majeurs concernant l'évolution de nos sociétés et, comme tous les sujets brulants, qui jouent sur notre avenir commun, l'essentiel de la société civile y passe complètement à côté, malgré certains livres ou faits d'actualités, type Snowden, qui le mettent en avant dans nos JTs pendant quelques unes.
Il y a beaucoup de choses à dire sur l'évolution du numérique. le point positif de cet ouvrage est de couvrir l'éventail des problèmes à venir ou déjà existants.
Bien sûr, on a tendance à se dire "ce n'est pas bien grave, je n'ai rien à cacher" face à cette surveillance de chaque instant. C'est humain. A cela, ne jamais oublier qu'en restant dans cette logique quid de la liberté d'expression? Pourquoi la défendre si je n'ai rien à dire de subversif?
On peut également considérer qu'être réduit à des consommateurs et bombardés de pub n'est pas si dramatique que ça et que les auteurs sont dans le catastrophisme.
Pour ma part, j'ai relié cette lecture à une réflexion suite à une conférence de Yuval Noah Harari chez Google (auteur de l'excellentissime Sapiens) qui m'a éclairé sur le futur de ces Big Data, j'avais tendance à ne pas y voir un réel danger.
Dans cette conférence, il aborde l'évolution idéologique induite par le numérique. Pour résumer, l'humanité a d'abord cru en Dieu et s'est tourné vers lui pour faire ses choix existentiels et donner un sens à sa vie. Puis est venu le temps des idéologies politiques qui a vu émerger comme grand vainqueur le libéralisme. l'humanité s'est alors constitué comme Dieu la volonté individuelle pour construire sa vie et comme but le bonheur individuel. Demain, la puissance des Big Data deviendra telle que les algorithmes et les statistiques seront bien meilleurs que nos instinct et nos émotions pour décider de nos vies, pour savoir comment trouver notre bonheur. le Nouveau Dieu et ses nouvelles tables de la Loi seront sur nos écrans d'ordinateur, ils nous diront "épouse celle ci plutôt que celle là, habite ici et non là bas, fait ce travail et non celui là, tu seras plus heureux!" et le pire c'est qu'ils auront très souvent raison!!!
Le point négatif du livre est pour moi de ne pas présenter de pistes de réflexion pour orienter cet omniprésence inexorable du numérique vers un avenir un peu moins angoissant. C'est vrai que ce n'est pas le but de l'ouvrage mais une touche positive ne fait pas de mal. La décentralisation du Net par l'éclatement des données sur des serveurs privés communautaires est un sujet, l'utilisation de logiciels open-source type Lynux en est une autre, le chiffrage systématique de nos données et échanges, l'éducation des générations à venir face à l'outil numérique, etc... Comme pour beaucoup des problèmes d'envergure que l'humanité aura à résoudre (écologie par exemple) , on se rend compte que la solution réside dans une prise de conscience et une action individuelle, n'attendons pas une solution toute faite d'en haut, elle ne viendra jamais.

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Fleitour
  22 octobre 2017
Le livre de Marc Dugain et de Christophe Labbé fleure bon les discours qui tournent en boucle sur les radios ou à la télévision, "l'homme nu ou la dictature invisible du numérique", exprime ni plus ni moins que la numérisation déjà largement engagée n'a pas fini d'étendre ses pouvoirs.

De là à conclure à une dictature du numérique, j'ai comme un doute, comme dirait Desproges, une oligarchie mondiale, une puissance invisible, dont la volonté affirmée est de faire de l'humanité des hommes nus sans mémoire, et programmables, sous surveillance d' un pacte désigné, terrorisme non violent, j'avoue que je décroche.
Le constat me semble excessif et dépassé. Sans doute élaboré en 2015, édité en avril 2016, à deux mois de 2018, bien des données numériques se sont fracturées, ces constats datent, et ne sont plus en phase avec 2017.
Les anticorps de l'activité numérique, explosent, perceptibles assez simplement, à travers les campagne de Mr Trump, et de Mme H Clinton, pendant lesquelles les Russes ont mis le bazar. Et la chine ? le livre, n'en livre pas un mot, paradoxe !
Mais plus près de nous, ne sommes nous pas des foutus rebelles. J'ai fait un achat banal de slips à la Redoute et pendant un temps des slips se sont baladés sur mon écran ! C'est fini.

L'analyse des données, en mathématique Multifactorielle, enseigne que la base de toute analyse scientifique, repose sur la qualités des données, leur fiabilité ? Mieux vaux avoir 100 données fiables que 100 mrds de douteuses. Des système de cryptages se sont multipliés, des ordinateurs ne sont plus hébergés sur notre territoire (même si le mien est toujours à la même place sous mon bureau...
Échapper à la surveillance sera un sport de Hacker...
le mot de passe peut être testé, validé, trouvé,ou cassé par des logiciels !
La fiabilité, donc l'esprit critique, et la rigueur scientifique peuvent nous aider.
Le modèle présenté dans ce grand Nu, a pu apparaître crédible par notre ignorance de cette surveillance démoniaque faite par les US. Maintenant le modèle est : tout le mode surveille tout le monde et tous se neutralisent.

Beaucoup plus pertinent est le chapitre "le pacte"  où l'espionnage américain a permis de mettre la main sur les savoir de Roland Morano. Faire main basse sur le leader mondial du cryptage de données , Gemplus, rejoint d'autres espionnages, comme celui réalisé sur la batterie au lithium développé maintenant par les chinois, grâce à un brevet français essentiel pour la voiture électrique, brevet que l'on nous a soufflé.

Je ferai un dernier commentaire sur le dernier chapitre où se cachent les solutions! Appelé "le pire est certain", ce qu'il faut faire est expliqué en trois lignes :  "L'acte de résistance sera de remettre l'humain au centre du jeu, de protéger la sensibilité, l'intuition, intelligence chaotique de survie." " C'est un peu court jeune homme » ( E Rostand ).

L'espionnage industriel, de s'arrête pas seulement à des données numériques, les auteurs ont souligné l'importance du cryptage des données, d'autres connaissances, dans des domaines touchant l'énergie, la médecine, et l'alimentation me paraissent aussi importantes pour l'avenir.
J'aurais aimé trouver cette idée, « savoir développer l'intelligence et s'écarter des croyances. »

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Seabiscuit
  03 octobre 2018
Le terme Big Data résume à lui seul l'immensité de crétinerie qui ne fera illusion qu'un temps. Chaque être-humain, même le plus crétin des crétins, possède son libre arbitre. L'intelligence, le savoir-faire, le savoir-être n'ont rien à voir avec toutes ces compagnies à la " Con" qui ne voient pas venir des générations pour l'instant happées par l'écran et Internet qui restent malgré tout des outils d'information et de partage que j'aurais aimé avoir à vingt ans. Les dérives de stockage inutile coûtent une fortune tout comme leur traitement. L'entreprise de demain se bâtira sur la compétitivité. Demain, un homme se lèvera et dira : Allez, lançons la journée mondiale sans un clic. Et le Monde replacera les big datas à leur place. Reste à chacun de nous de donner à toute cette technologie la parce qu'elle mérite ou à se laisser emporter jusqu'à perdre toute son intimité, sa liberté et son jardin secret. le livre fait peur. C'est bien ! Cela invite à la réflexion. A faire lire aux ados happés par l'écran et dont les parents semblent déjà avoir baissé les bras. La médiane, dans tout ce que l'on touche ou l'on fait, nous ne devons pas descendre trop en dessous ou monter trop au dessus. Lé défi majeur est en fait d'abord un défi individuel, savoir mesure garder.
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Maghily
  18 janvier 2017
Pour être honnête, j'ai été quelque peu déçue par ma lecture… Je pense qu'il s'agit d'une bonne entrée en matière pour quiconque ne se serait jamais vraiment intéressé à ce sujet. Par contre, si vous vous êtes déjà renseignés sur la question, vous n'allez pas apprendre grand chose, ce qui a été mon cas. C'est donc un livre à réserver aux novices en la matière : en ce sens, il est très bon car il n'entre pas dans les spécificités techniques complètement opaques du domaine, mais aborde plutôt la question d'après son côté éthique.
Ce qui m'a profondément dérangée dans cet ouvrage, ce sont certains clichés, raccourcis et « effets de genre » que ce sont permis les auteurs, sans doute pour appâter les lecteurs et, aussi, pour donner un côté alarmiste à leur essai. Tout d'abord, ils prennent le parti d'appeler les grandes firmes privées, telles que Facebook ou Google, les Big Data. Or, ce qu'on appelle Big Data, ce sont ces masses immensément volumineuses de données qui sont difficiles à traiter de manière classique et qui sont de plus en plus souvent utilisées pour faire des statistiques [cf. la définition Wikipedia]. Mais ce ne sont pas les firmes qui les détiennent. S'ils voulaient utiliser un nom accrocheur ou un acronyme [ce qu'adorent les Français, en général], ils auraient pu utiliser l'acronyme qui représente habituellement ces firmes : GAFA (pour Google, Apple, Facebook, Amazon). Cela aurait été scientifiquement plus correct.
Et justement, c'est ce petit côté scientifique qui me manque dans cet ouvrage : les auteurs lancent de nombreuses assertions mais celles-ci sont assez peu étayées de sources. D'ailleurs, en dehors des citations en notes de bas de page, il n'y a pas de bibliographie. Alors, je suis d'accord, il ne s'agit pas d'une thèse de doctorat, ça s'adresse au grand public, mais je trouve que lorsqu'on lance de telles projections sur l'avenir avec autant de conviction, on doit donner au lecteur la possibilité de se faire son propre avis en lui proposant les sources qui nous ont permis de nous lancer dans de telles projections. Ils dénoncent la disparition de l'esprit critique à l'heure où les grandes sociétés nous « vomissent » la masse d'informations qu'elles veulent nous faire connaître mais ils ont une attitude assez semblable dans leur livre puisqu'ils nous affirment des choses sans nous donner forcément accès à l'information en elle-même. J'ai trouvé ça dommage et ça a eu tendance à décrédibiliser un peu leur travail à mes yeux.
Par contre, et c'est le côté positif de cet essai, cela m'a donné envie d'en savoir plus ! On a déjà acheté un autre ouvrage traitant du même sujet, plus en profondeur : L'Empire de la surveillance d'Ignacio Ramonet [je ne l'ai pas encore lu, mais je vous en parlerai certainement une fois que cela sera fait].
L'Homme nu m'a également poussée à m'interroger sur ma propre utilisation des réseaux sociaux et sur la manière dont je gère la protection de mes données privées. Et ça, c'est un très bon point ! Par exemple, les auteurs mettent en évidence que nous devenons moins « intelligents » à cause des nombreuses notifications envoyées sur nos téléphones portables qui nous interrompent dans notre travail et nous empêchent de nous concentrer. Et c'est vrai ! Je ne l'avais jamais vraiment réalisé mais dès que je reçois une notification, je n'arrive pas à continuer ce que j'étais occupée à faire : je veux savoir pourquoi mon téléphone a bipé. Et me rendre compte de cette « faiblesse » m'a profondément énervée sur moi-même : du coup, j'ai désactivé la plupart des notifications inutiles qui pullulaient sur mon portable [Facebook, Twitter et compagnie].
Je ne peux donc pas dire que L'Homme nu est un mauvais livre : il ouvre vraiment la réflexion sur ce sujet et je pense que ce genre d'ouvrage est nécessaire pour permettre le développement d'une conscience de cette problématique auprès du grand public. Il permet, véritablement, d'ouvrir la discussion. Mais clairement, il ne suffit pas pour avoir une idée précise et relativement complète de la question.
Lien : https://www.maghily.be/2017/..
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   07 janvier 2017
Chaque minute, environ 300 000 tweets, 15 millions de SMS, 204 millions de mails sont envoyés à travers la planète et 2 millions de mots-clés sont tapés sur le moteur de recherche Google … Les portables et autres smartphones sont autant de tentacules grâce auxquels la pieuvre big data récupère nos données personnelles. Médias, communication, banque, énergie, automobile, santé, assurances …, aucune domaine n'échappe à ce siphonnage. L'essentiel étant fourni par les internautes eux-mêmes. Ce que nous achetons ou aimerions acheter, ce que nous allons consommer et même faire de nos journées, notre santé, notre façon de conduire, nos comportements amoureux et sexuels, nos opinions, tout est examiné. Depuis 2010, l'humanité produit autant d'informations en deux jours qu'elle ne l'a fait depuis l'invention de l'écriture il y a cinq mille trois cent ans. 98% de ces informations sont aujourd'hui consignées sous forme numérique. On assiste à une véritable mise en données du monde. Tout y passe, photos de famille, musiques, tableaux de maître, modes d'emploi, documents administratifs, films, poèmes, romans, recettes de cuisine … Une datification qui permet de paramétrer la vie humaine dans ses moindres détails.
Si 70% des données générées le sont directement par les individus connectés, ce sont des entreprises privées qui les exploitent. C'est ainsi qu'Apple, Microsoft, Google ou Facebook détiennent aujourd'hui 80% des informations personnelles numériques de l'humanité. Ce gisement constitue le nouvel or noir. Rien qu'aux États-Unis, le chiffre d'affaire mondiale de la big data – le terme n'a fait son entrée dans le dictionnaire qu'en 2008 – s'élève à 8,9 milliards de dollars. En croissance de 40% par an, il devrait dépasser les 24 milliards en 2016.
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rkhettaouirkhettaoui   04 mai 2016
Dans cette fameuse « allégorie de la caverne », les surveillants sont aussi des illusionnistes qui maintiennent chacun de leurs prisonniers dans un état de passivité et de dépendance vis-à-vis d’une réalité projetée. Ce flot permanent d’images hypnotise les détenus au point de leur ôter toute envie de s’échapper, de s’évader pour devenir libres. La prophétie de Platon est en train de se réaliser. Dans le monde voulu des big data, nous sommes enchaînés, comme jamais, à des illusions.
C’est comme si l’on nous avait encapsulés dans un miroir déformant qui est aussi une glace sans tain. Le reflet de la réalité est devenu, dans nos têtes, plus important que la réalité elle-même.
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ZilizZiliz   19 janvier 2017
Proche est le temps où des sociétés proposeront, avant le mariage, le dossier complet du futur conjoint. On pourra ainsi tout savoir sur lui, ses habitudes de consommation et de dépenses, son rapport à l'alcool, ses préférences sexuelles réelles, sa génétique, son risque de développer un cancer ou des névroses. [...] La surveillance de tout être humain sera la règle. Peu pourront y échapper, sauf à accepter de faire partie d'une nouvelle catégorie de marginaux.
(p. 11)
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MimimelieMimimelie   02 juin 2016
Invité à une conférence intitulée "Silicon Valley's Ultimate Exit", Balaji Srinivasan, étoile montant du Net et spécialiste du Bitcoin, la monnaie numérique, a expliqué en octobre 2013 que les Etats-Unis étaient devenue un géant sur le déclin, bientôt balayé par l'Histoire, et qu'il fallait créer une nation start-up.

"Quand une entreprise de technologie est dépassée, a-t-il insisté, vous n'essayez pas de la réformer de l'intérieur, vous la quittez pour créer votre propre start-up !"
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rkhettaouirkhettaoui   04 mai 2016
Ce qui prime est donc l’hologramme de la vie. L’image du réel prend le pas sur le vécu. La mode des selfies renvoie de manière saisissante aux ombres projetées sur les parois de la caverne de Platon.
Les prisonniers des data sont comme des pigeons qui picoreraient avec une obstination presque douloureuse des miettes de temps, poussés par l’illusion de stopper la course de Cronos. Croyant vivre pleinement, ils ne sont présents nulle part. Captivés par la perfection du virtuel, nous en arrivons à presque détester le réel, sa complexité, ses défauts, son imprévisibilité faite de hasards déroutants.
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Entrevue avec Marc Dugain, par Sylvie Tanette, pour le site onlalu.com, à propos de la sortie de son roman, "L'emprise", paru chez Gallimard.
(photos Emmanuel Orain)
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