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David O`Sullivan (Illustrateur)
ISBN : 1534308385
Éditeur : Image Comics (09/10/2018)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
It's 2024, and the internet is only for porn after the world is mass-doxxed. Every email, photo, and document ever sent rains down out of the cloud, and only a fool would send a secret over the web. This is the era of the “Paper Jockeys:” armed couriers with a briefcase of secrets that will get your sensitive information around the globe or die trying. Human punching-bag Jack McGinnis and his partner Oona are two of the best couriers in the business. For a price, th... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  30 novembre 2018
Ce tome est le premier d'une nouvelle série indépendante de toute autre. Il comprend les épisodes 1 à 5, initialement parus en 2018, écrits par Gerry Duggan, dessinés et encrés par David O'Sullivan, mis en couleurs par Jordie Bellaire pour le premier épisode, puis par Mike Spicer pour les épisodes 2 à 5. Il commence par une introduction d'une page écrite par Ryan Condall, un scénariste de film, qui dit tout le respect qu'il a pour Gerry Duggan et sa capacité à anticiper une grande tendance technologique présente dans l'air du temps.
En 2024, au pied de l'arche passerelle de Saint Louis, un homme en pardessus est en train d'atteindre sur un banc sous la neige, une valisette métallique sur les genoux. Un peu de sang s'écoule d'une blessure au flanc. Un groupe de 3 individus s'approche de lui et exige qu'il leur remette la valisette. Jack McGinnis finit sa flasque de bourbon et les prévient qu'il y a un tireur d'élite sur un toit qui le couvre. Les 3 malfrats estiment qu'il bluffe. Il en abat un avec son arme à feu cachée sous la valisette. Un autre est abattu d'une balle en pleine tête par le sniper. le troisième s'approche de McGinnis pour l'abattre mais il reçoit également une balle en pleine tête. Sur le toit d'un gratte-ciel voisin, Oona reprend une position d'attente. McGinnis reprend son attente sur le banc. Bientôt, une femme accompagnée par deux gardes du corps arrive. Elle prononce la phrase code : j'ai une terrible diarrhée. McGinnis lui remet la valisette et lui conseille de ne pas traîner dans les parages car la police va bientôt arriver.
Jack McGinnis entame le long trajet de retour en voiture. Sur le chemin, il se fait recoudre par un vétérinaire pas trop regardant. Arrivé chez lui à New York, il dépose ses affaires, puis va boire un coup dans son bar préféré. Dehors les caméras de surveillance sont partout, ainsi que les drones de surveillance. Dans la rue, la plupart des gens marchent sans appareil électronique. Seuls quelques irréductibles ont encore un smartphone avec lequel ils se prennent en photo, sachant pertinemment qu'elles seront accessibles à toute l'humanité, sans possibilité de les protéger. Alors qu'il se perche sur un tabouret au comptoir, son contact le salue et lui remet une carte avec une adresse : le lieu où il devra remettre sa prochaine valisette, en tant que convoyeur. le barman lui remet une carte postale, adressée depuis le quartier de Queens par son père. McGinnis repense à ce fameux jour de 2018, où il a rencontré, à côté de la piscine, Allan Oppenheimer qui l'a embauché pour assurer la sécurité de sa plateforme de renseignements dématérialisée. Il a tout de suite su qu'il ferait tout pour réduire à néant le business d'Oppenheimer. Au temps présent, il rend visite à son père dans son pavillon de banlieue. La réunion entre le père et le fils est interrompue par l'entrée de Tante Sam et ses hommes de main.
Gerry Duggan s'est fait remarquer en écrivant la série Deadpool, au début aidé par Brian Posehn puis tout seul, ainsi que la série Guardians of the Galaxy. En 2018, il cède à la tentation d'écrire ses propres séries dont il possède les droits de propriété intellectuelle, celle-ci et Dead Rabbit avec John McCrea. le sous-titre annonce clairement dans quel genre s'inscrit le récit : une histoire policière de type noir se déroulant dans un proche avenir d'anticipation, avec une touche de cyberpunk et une autre de dystopie. le scénariste annonce donc son récit comme s'inscrivant dans la tradition du roman noir, c'est-à-dire une forme de roman policier se déroulant dans une réalité sociale précise, avec un discours critique vis-à-vis d'une facette de la société. de fait, le lecteur suit les missions d'un individu costaud, supportant la douleur à haute dose, soit une forme de détective privé, avec la particularité d'être un livreur de valise, plutôt que de posséder une carte attestant de son inscription dans le registre des détectives privés. Jack McGinnis s'est effectivement révolté contre la société quand il a participé à rendre publiques toutes les données personnelles détenues par des grandes entreprises numériques spécialisées dans les réseaux sociaux. le lecteur découvre par touche progressive cette société qui a évolué pour se débarrasser des réseaux sociaux dématérialisés, une sorte de retour en arrière. Par voie de conséquence, toutes les données sont à nouveau transmises sous forme imprimée, ce qui rend le piratage plus restreint (pas de diffusion instantanée à grande échelle, mesure de précaution prise par des entreprises contemporaines bien réelles). le lecteur s'attend à ce que l'auteur creuse cette évolution de la société, à ce qu'il s'en serve comme révélateur des travers de la société contemporaine.
En fait Gerry Duggan établit rapidement ce retour à une diffusion papier de l'information, sans en développer les conséquences, au moins dans ce premier tome, se contentant de simples constats. le lecteur regarde donc les premiers constats à commencer par le fait qu'il faut des individus prêts à défendre chèrement les papiers qu'ils transportent, qu'il n'y a plus de téléphones portables, ou d'ordinateur avec moteur de recherche. C'est à peu près tout en matière d'anticipation, c'est-à-dire qu'il s'agit presque d'un simple retour en arrière, à l'exception de l'existence d'une intelligence artificielle un peu susceptible. le lecteur se met alors à la recherche de la dimension cybernétique et de la dystopie. Les ingrédients cybernétiques se limitent également à ladite intelligence artificielle et à un chat robot, au point qu'il est difficile de parler de cyberpunk. Quant à la dystopie, elle se manifeste par le fait qu'il existe encore des assassinats, que les citoyens ne nagent pas dans le bonheur (il n'y a qu'à voir le nombre de fois où McGinnis se fait dérouiller), ainsi que par l'existence d'une organisation gouvernementale clandestine. Là encore la touche de dystopie reste très légère, puisque de telles organisations existent déjà dans la réalité du vingt-et-unième siècle et que celle qui est décrite ne fait qu'utiliser des méthodes déjà bien réelles d'interpellation d'un citoyen par la force, ou de d'intrusion à main armée dans un maison privée. le scénariste donne l'impression de se contenter d'une théorie du complot assez basique qui ne se manifeste finalement que par les interventions de la branche opérationnelle d'une agence de renseignements. Cette sensation est encore renforcée par le fait que Jack McGinnis met un point d'honneur à ne pas savoir quel type d'information il transporte, ce qui fait que le lecteur ignore tout des enjeux liés à ce trafic d'informations.
Selon toute vraisemblance, les responsables éditoriaux ou le scénariste ont engagé Jordie Bellaire (coloriste à la réputation méritée) pour le premier épisode afin qu'elle définisse les paramètres de la mise en couleurs pour la série. Comme à son habitude, elle effectue un travail impeccable, en ce qui concerne l'utilisation de discrets dégradés pour rehausser le relief de chaque surface délimitée par un trait encré, ainsi qu'en ce qui concerne le choix des couleurs pour faire ressortir les surfaces les unes par rapport aux autres. Cependant, même en y prêtant une attention particulière, le lecteur ne détecte pas de schéma de colorisation particulier dans ce premier épisode, autre que de proscrire les couleurs trop vives pour rester dans des ambiances réalistes. Par la suite, Mike Spicer s'en tient à la palette définie par Jordie Bellaire, l'utilisant avec la même pertinence, et un degré un peu moindre dans le détail des dégradés. Il s'agit d'un des premiers travaux de David O'Sullivan. Comme il est de mise en général dans les comics, il réalise des dessins descriptifs, avec un degré significatif de simplification. Dans la mesure où il s'agit d'une série d'anticipation, le lecteur guette les innovations faisant la différence avec le monde réel. Au fil des séquences, l'artiste montre un modèle de voiture vaguement plus épuré, des drones omniprésents dans une rue animée (mais plus aucun dans les autres rues), et l'espèce de ménagerie artificielle présente dans les locaux de l'intelligence artificielle. du coup, le lecteur reste un peu sur sa faim en termes d'environnement différent, car pour le reste (paysages urbains, tenues vestimentaires), tout est identique au présent.
David O'Sullivan représente des individus avec des morphologies normales et variées, avec des traits de visages assez simplifiés. Ils ont souvent la bouche ouverte, mais à intervalles réguliers, le lecteur peut observer une expression nuancée, inattendue et pertinente sur un visage ou un autre. Par contre, les protagonistes effectuent des gestes assez raides, manquant de souplesse dans le dessin. Au fil des séquence, le lecteur peut découvrir des situations visuelles qui sortent de l'ordinaire comme l'embouteillage sur l'autoroute (représenté de manière très naïve), une belle perspective sur la villa d'Oppenheimer avec ses 2 piscines, la tenue très détendue du père de McGinnis avec son joli tablier rose, la salle remplie de photocopieurs bien alignés, les locaux de l'intelligence artificielle, ou encore le speakeasy en sous-sol. le lecteur apprécie également la fluidité des prises de vue pour les scènes d'action, que ce soit celle d'ouverture avec le sniper, ou la neutralisation en 2 temps 3 mouvements d'un gêneur dans les toilettes d'un avion.
Arrivé à la fin de ce premier tome, le lecteur constate qu'il a passé un bon moment de lecture, mais pas à la hauteur de ses attentes. le dessinateur lui a montré des endroits inattendus et mémorables, et l'a placé au milieu d'actions rapides, mais les personnages manquent de naturel. Gerry Duggan propose un récit d'anticipation qui évoque surtout un retour à une époque avant l'existence des ordinateurs et d'internet, avec une trame sympathique de transporteur aguerri et endurant, mais sans tenir la promesse du sous-titre en ce qui concerne la dystopie, le roman noir ou la dimension cybernétique.
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Hawkeye vs Deadpool : Balles masquées Auteurs : Gerry Duggan, Matteo Lolli, Jacopo Camagni Edition : Panini Comics (Marvel)
Résumé :
Hawkeye, membre des Avengers depuis de nombreuses années, n?a aucun pouvoir tandis queDeadpool a une faculté de guérison sans limite. Vous pouvez lui tirer dessus ou le poignarder, rien ne peut l?abattre ! Un soir d?Halloween à Brooklyn, tous deux doivent faire équipe pour empêcher que les noms des agents du S.H.I.E.L.D. ne soient dévoilés ! (Contient les épisodes US Hawkeye vs Deadpool 0-4,inédits)
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INSTAGRAM : http://instagram.com/lesbetisesdemanu LIVRADDICT : http://www.livraddict.com/profil/manuvdw/ FACEBOOK : https://www.facebook.com/lesbetisesdemanuyoutube TWITTER : @manuvdw13
CONTACT : lesbetisesdemanu@gmail.com
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