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EAN : 9782070364954
160 pages
Éditeur : Gallimard (28/11/1973)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 27 notes)
Résumé :
"Pour mille raisons que j'entrevoyais confusément, il me devenait nécessaire de toucher l'oreille de M Sureau, de me prouver à moi-même que cette oreille n'était pas une chose interdite, inexistante, imaginaire, que ce n'était que de la chair humaine, comme ma propre oreille. Et, tout à coup, j'allongeai délibérément le bras et posai, avec soin, l'index où je voulais, un peu au-dessus du lobule, sur un coin de peau brique".
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  30 août 2020
Un livre qui nous parle de l'oisiveté, de presque l'inutilité de la vie! On aurait pu dire quel étrange personnage! En même temps, on reconnait qu'il n'est pas aussi étrange que ça! On reconnait facilement dans ce personnage de Salavin qui nous livre tout cru ses pensées les plus débridées, ses peurs, ses doutes et ses fantasmes dans une proximité de langage très plaisant, un voisin ou un proche, peut-être soi-même dans les moments les plus sombres de la vie. Il est simplement attachant ce Salavin, c'est avec une intimité alléchante qu'on dévore son histoire, en un seul souffle bien sûr...
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stcyr04
  25 décembre 2012
Confession de minuit est le premier des cinq romans qui constituent le cycle romanesque Vie et aventures de Salavin publié par Georges Duhamel entre 1920 et 1932. Dans une manière de dialogue intérieur, Salavin nous fait partager sa terne petite vie de célibataire parisien. Mu par une impulsion étrange, il a, dans un geste puéril et gratuit, touché l'oreille gauche de son patron. Mis à la porte, il vit dans le désoeuvrement, la liberté et l'irresponsabilité totale. Il habite seul avec sa mère, qui redouble d'effort pour maintenir à flot le ménage, et lui, un peu observateur de sa vie qu'il gâche, regarde. Il pense beaucoup, se flagelle de réflexions diverses empreintes de culpabilité, rêve et soliloque à l'envie, mais n'agit pas. Duhamel introduit dans la littérature française ce type d'anti-héros aux prises avec ses problèmes existentiels et universels que l'on retrouvera dans La Nausée de Sartre ou dans L'Etranger de Camus. Cette oeuvre liminaire incite volontiers à poursuivre la lecture des “aventures” de Salavin...
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allard95
  18 novembre 2014
C'est le premier tome des aventures de Salavin.
On considère souvent ce personnage comme une être médiocre. Ce n'est pas mon avis. Ses réflexions, ses analyses, sa perception psychologique d'autrui sont au contraire nettement supérieures à la moyenne.
Le problème de Salavin, c'est qu'il échoue. Il échoue au travail, dans ses amitiés, auprès des femmes (il n'y pense d'ailleurs qu'à peine tellement il est certain à l'avance de son échec). Et pourquoi échoue-t'il? Parce qu'il ne veut pas, ou ne sait pas, jouer le jeu de la société: se fabriquer un personnage, se mettre en avant, mentir et tricher un peu, avoir une haute estime de soi. Lui doute, et perd confiance. Et il ne sait pas éviter les maladresses, il trébuche, il recule. En fait, c'est une personne intelligente, mais complètement inadaptée à son monde.
Quelle part de Salavin y a-t'il en chacun d'entre nous ?
Une autre question: ce roman méritait-il d'être classé parmi les 10 meilleurs de la première moitié du XX° siècle? Cette fois, c'est moi qui doute.
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Chasto
  05 février 2017
une vie réglée, des instants mérités à apprécier, enfin plus de questions à se poser pour demain et ce qu'il peut réserver.
Malheureusement, toutes ces choses si bien arrangée peuvent, tout à coup s'effondrer.
Le héros de ce roman se D'une vie modeste mais sans histoire, tout se remet en question?
La perte de son emploi, de nouveau les incertitudes qui reviennent à la surface et toutes ces questions.
Comment vais je faire, pourquoi est ce à moi que cela arrive, où va mon existence?
Tant de questions qui se poseront à un personnage en recherche d'une vie et d'une identité dans une société sans utilité pour lui.
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poloka
  03 août 2019
De quoi Salavin a-t-il peur ?D'aimer et surtout d'être aimé.Pas seulement peur de l'amour,mais aussi de l'amitié,et même de la camaraderie.Duhamel a dû bien écouté les malades qui venaient le consulter ,mais aussi imaginer la vie de ses patients,à travers leurs histoires de survie .Pas d'analyse psychologique ,seulement des gestes ,des faits ,des histoires que se raconte Salavin puisqu'il n'a personne avec qui partager .Ce soliloque est passionnant car tout un chacun d'entre nous se raconte des histoires ,on vit peu en fin de compte ,on se raconte des fables ,des trucs ,des ressentis;sans savoir leur degré de consistance ,comme les nuages qui passent,comme le vent quand il cesse de souffler .C'est quoi tout cela ?Une Vie.Notre malheur disait Pascal vient du fait que l'on est incapable de rester assis tranquillement chez soi ,Alors Salavin ,heureux?
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
stcyr04stcyr04   25 décembre 2012
Je suivais le trottoir, marchant de préférence sur la bordure de granit. Je laissais le bout de ma canne tremper dans le ruisseau. J’aime les ruisseaux des rues. Ils coulent sur des pavé et tarissent à une heure fixe, je sais; ils ne naissent pas d’une source, mais d’un robinet de fonte. Tant pis! On n’a jamais que la poésie qu’on mérite. J’ai passé une partie de mon enfance, malgré ma pauvre maman, à pêcher des épingles rouillées et des boutons de bottines dans les ruisseaux de la rue Tournefort. Aujourd'hui, je ne patauge plus dans l’eau sale, mais je regarde encore avec attention les petit morceaux de vaisselle, le gravier, les infimes débris que le courant lave et entraine peu à peu vers l’égout. Et puis, le ruisseau chante quand même sa petite complainte. Cela me fait penser à des prairies, à des fleuves, à des pays que je connaîtrai jamais. C’est de l’eau civilisée, de l’eau pourrie. De l’eau, de l’eau malgré tout! La mer, les grands lacs, les torrents dans la montagne! Si vous passez rue Lhomond, le soir, assez tard, à l’heure où les bruits de Paris s’engourdissent et s’endorment, vous entendrez, au dessous de vous, tous les égouts de la montagne Sainte-Geneviève qui chantent doucement, comme des cataractes lointaines. Ce sont les cataractes de mes voyages, à moi.
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Videos de Georges Duhamel (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georges Duhamel
Première partie de la conférence sur Georges Duhamel donnée le 25 mai 2016 à l'Institut Henri Poincaré à l'occasion du Festival Quartier du Livre (Paris 5ème) par Philippe Castro.
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