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Patrice Duhamel (Autre)Jacques Santamaria (Autre)
EAN : 9791032906187
Éditeur : Éditions de l'Observatoire (02/12/2020)
5/5   1 notes
Résumé :


Il fallait allier la photographie, ce passeport pour l'éternité qui, à jamais, guide notre mémoire, et les mots de celles et ceux qui témoignent ou commentent, pour faire voir, entendre et revivre l'homme du 18 juin et le fondateur de la Ve République. Les photographies ici rassemblées sont célèbres, peu connues ou totalement inédites, mais toutes montrent le Général sous un jour différent, souvent ; inattendu, toujours. Au gré des pages, des cérémon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Wyoming
  08 février 2021
Un livre de plus sur Charles de Gaulle! Sans doute, mais présenté avec originalité puisqu'il s'agit de photographies du grand homme, très souvent connues, publiques pour la plupart, moins connues ou relevant de la sphère privée pour quelques-unes, chacune d'entre elles étant commentée par un journaliste, un homme politique, un membre de sa famille et d'autres.
Ainsi, chaque photographie est présentée avec le ressenti de celui qui la commente, allant bien au-delà du cliché pour livrer ses perceptions, ses émotions, tout en rappelant des moments historiques majeurs ou en évoquant des instants familiaux, très rarement montrés, toujours évoqués avec tact et en faisant le lien étroit qui liait l'intime au public et à L Histoire.
Certaines photographies sont très connues, la première sur une plage avec sa fille, Anne, d'autres à la radio de Londres, assis entre Roosevelt et Churchill à la conférence d'Anfa avec un magnifique commentaire de Michel Charasse, ou encore accueillant Adenauer à Colombey, conversant avec la reine Elisabeth à Londres, remettant la croix de la Libération à Churchill, au fond de la mine a Bruay-en-Artois, en méditation ou prière dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ou encore ce cliché extraordinaire du géant dérouté s'apprêtant à monter dans l'hélicoptère pour Baden-Baden en mai 1968.
Les commentaires sont dans l'ensemble à la gloire du personnage et c'est très intéressant de lire alternativement les trois François (Baroin, Bayrou, Léotard), Chevènement, Charasse, Giscard, Juppé, Raffarin, Yves de Gaulle, Léa Wiazemsky et de nombreux autres.
Certains commentaires s'attardent sur la qualité technique du cliché, évidente lorsque Depardon est derrière l'objectif, mais aussi sur le mystère de certains d'entre eux, par exemple Yvonne et Charles dont les regards saisis sont au-delà de tout ce qui les unissait ou bien la déesse noire, la lande irlandaise, les flèches floutées de la cathédrale de Quimper et le profil de Pompidou attendant son heure.
Un beau livre qui séduira tous ceux savent reconnaître un héros passionné de la France, mais aussi un homme dans son dénuement et sa simplicité.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   10 février 2021
C'est un cliché historique réalisé par un grand reporter photographe, mon ami Henri Bureau, décédé en 2014. Un coup de chance, car c'est en circulant sur le boulevard périphérique, attiré par le mouvement des hélicoptères et par la présence surprenante de la voiture du patron des "gorilles" du général De Gaulle, Paul Comiti, qu'Henri Bureau s'est approché et a réussi à pénétrer dans l'héliport. Et soudain, il voit le président, Yvonne de Gaulle et l'aide de camp François Flohic sur le tarmac, prêts à monter dans un hélicoptère. Dans les circonstances de ce 29 mai 1968, en plein chaos, Henri Bureau comprend tout de suite qu'il s'agit d'un scoop exceptionnel. Ses photos font l'événement. Partout en France, c'est un coup de tonnerre. De Gaulle n'était pas apparu en public depuis plusieurs jours. Et personne ne sait où son hélicoptère va le conduire. Dans les rédactions, cette photo fera l'effet d'une bombe.

Christian Brincourt
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WyomingWyoming   08 février 2021
Quel symbole, quelle revanche et quel épilogue! Le général De Gaulle remettant la croix de la Libération à Sir Winston Churchill, c'est le point d'orgue d'une relation héroïque et tumultueuse entre deux grands hommes, l'âme de la France et l'âme du Royaume-Uni, l'irréductible général français et l'indomptable Premier ministre britannique. Entre eux, les relations n'ont pas toujours été faciles, tant s'en faut. Deux personnalités écrasantes, deux caractères altiers, fiers et dominateurs. Deux tempéraments d'airain, décidés à ce que tout plie devant eux. la Grande-Bretagne a été l'hôte de la France Libre, son premier refuge. Les deux personnages ont été des alliés farouches, chacun étant bien décidé à ne pas plier devant l'autre. Entre eux, il y a eu de l'admiration réciproque, des orages et un côte à côte grinçant. Ce 6 novembre 1958, le Général vient de retrouver le pouvoir après douze ans de traversée du désert, il est encore le dernier président du Conseil de l'agonisante IVe République avant de devenir le premier président de la Ve République. C'est l'heure de la revanche. Sir Winston Churchill, lui, a quitté la tête de son ultime gouvernement depuis trois ans. Il a alors 84 ans, sa santé vacille et il s'est retiré de affaires publiques après une glorieuse, une inégalable trajectoire. En choisissant de le faire compagnon de la Libération, l'ordre qu'il a créé au pire moment de l'Histoire de France, le général De Gaulle lui rend honneur et le situe pour toujours à ses côtés. Il consacre en somme la place que l'Histoire leur fait à tous deux, bien au-delà des tensions et des éclats de jadis.

Alain Duhamel
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WyomingWyoming   10 février 2021
Cette photo représente un des moments les plus forts et les plus émouvants de ma vie. J'ai l'honneur et la lourde tâche d'accompagner le Général aux obsèques du président Kennedy. Plus de deux cents dirigeants du monde entier assistent à la cérémonie. Pour la procession, de la Maison Blanche jusqu'à la cathédrale St Matthew, le protocole a fixé la place de chacun. Le Général se voit assigner le quatrième rang, derrière les têtes couronnées et certains chefs d'Etat. De toute évidence, cette disposition le contrarie. Mais il n'en dit rien et se laisse guider à sa place. Sauf qu'il est de Gaulle et que tout le monde tient à le saluer. Je comprends alors que le Général a décidé d'en tirer parti. Il me fait signe de lui ouvrir la voie et il s'avance en distribuant les "Bonjour,cher ami" et les "Bonjour Altesse"... jusqu'à se retrouver en tête du cortège. Sa vraie place, où il restera. Ne nous y trompons pas : ce n'était pas le caprice d'un président français. Le message était tout autre : le général De Gaulle en uniforme, donc la France, saluait la mémoire du président des Etats-Unis. En pareille circonstance, la France, allié le plus ancien de l'Amérique, ne pouvait qu'être au premier rang.

Raymond Sasia
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WyomingWyoming   07 février 2021
Le rapport entre cet homme pétri de traditions, sur la plage avec son costume trois pièces et son chapeau de feutre, et cette petite fille blessée par la vie qui a les yeux dans les yeux de son père, est extraordinairement touchant. La fragilité d'Anne crée entre eux un lien unique de tendresse. Et quand on pense au contraste entre la destinée historique de l'un et l'extrême vulnérabilité de l'autre, cela donne un éclairage singulier sur la personnalité du père, mais aussi sur la nature humaine. A l'instant s'efface la raideur bourgeoise et militaire du Général : la vérité de l'âme est dans le regard qu'échangent le père et la fille, également meurtris.

François Bayrou
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WyomingWyoming   07 février 2021
Dès son retour en France, le Général impose sa légitimité d'abord aux Alliés, notamment aux Américains, qui voulaient, eux, imposer leur administration et leur monnaie. Et il impose cette légitimité qui est celle d'un gouvernement provisoire de la République française (GPRF) sans demander la permission à personne. Il y parvient sans difficulté, car sa légitimité le 16 juin 1944 est indiscutable aux yeux du peuple français. Elle procède tout entière de son appel du 18 juin 1940 à continuer le combat après la demande d'armistice formulée par Pétain. De Gaulle assimile celle-ci à une trahison car elle est contraire à l'honneur mais aussi à l'intérêt du peuple français, indissociable de celui des démocraties (discours du 22 juin 1940). C'est dans cet acte de résistance initial, héroïque et quasi sacrificiel, que réside la capacité de De Gaulle à remettre la France à son rang.

Jean-Pierre Chevènement
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