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ISBN : 207036903X
Éditeur : Gallimard (16/03/1972)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 41 notes)
Résumé :
_Mme Delahaie est morte, dit papa.
Maman devint toute pâle.
_Est-ce possible?
_Vois toi même, répondit papa. C'est une lettre du notaire.
Et il enleva son pardessus. Il avait un vêtement de coupe élégante, mais qu'il jugeait fané, ce dont nous ne pouvions nous parcevoir.
Maman dépliait la lettre. Soudain elle se cacha le visage dans son tablier et se prit à pleurer.
Papa souriait, le sourcil dédaigneux.
Joseph s'écria... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
BVIALLET
  02 juillet 2012
En 1889, la famille Pasquier (Raymond, Lucie et leurs quatre premiers enfants, Joseph, Ferdinand, Laurent et Cécile) tire le diable par la queue dans son petit appartement de la rue Vandamme, quartier Montparnasse à Paris. Raymond poursuit d'interminables et fort tardives études et Lucie fait des travaux de couture et s'occupe de ses enfants. Mais un jour, la famille apprend que Lucie pourrait bénéficier d'un héritage suite au décès de ses deux soeurs au Pérou. L'ennui c'est qu'elle n'en a encore que l'usufruit car le décès de l'une des soeurs n'est pas confirmé. L'argent est donc bloqué. La famille ne récupère que quelques meubles et vit dans l'attente de l'arrivée d'une lettre du « Notaire du Havre » leur annonçant enfin la bonne nouvelle... Mais elle tarde à venir et chaque jour la famille s'enfonce un peu plus dans la misère.
« Le notaire du Havre » est le premier des dix tomes que comporte le grand oeuvre de G.Duhamel, « La chronique des Pasquier ». Racontée par la bouche de Laurent, le benjamin des garçons, celui qui deviendra biologiste et est en quelque sorte l'avatar de l'auteur, cette histoire simple et savoureuse d'une famille modeste de la fin de XIXème siècle est intéressante à bien des points de vue. Pour le lecteur d'aujourd'hui, c'est une véritable plongée dans un monde disparu (calèches, allumeurs de réverbères, chanteurs de rue et autres lavandières ayant depuis longtemps quitté nos rues), un témoignage touchant de sincérité sur la vie des petites gens de ce temps-là et une galerie de personnages hauts en couleur : le père étudiant, fort caractère et plutôt grande gueule, la mère courage toute dévouée à sa nichée, la soeur pianiste surdouée déjà promise à une belle carrière et les garçons plus ou moins intéressés par les études, sans parler d'une quantité de personnages secondaires (voisins, connaissances, etc...) comme on n'en rencontre plus. Un début de saga magnifiquement écrit, qui a très peu vieilli, si l'on fait abstraction de quelques envolées lyriques, et qui annonce une suite prometteuse pour cette saga.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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HORUSFONCK
  09 décembre 2016
Je viens de trouver, très récemment, une intégrale de la Chronique des Pasquier en uns seul volume, relié cuir et imprimée sur "papier bible"... dans une vente Emmaüs et à un prix plus que raisonnable.
Ce sera l'occasion, pour moi, de relire quelques morceaux de cette attachante saga...
Ma lecture remontant à la décennie 1970.
Le premier épisode des Pasquier, dégusté en 1970 ou 71, m'avait passionné et donné l'envie de lire la suite. J'en avait fait un exposé de livre lorsque j'étais en quatrième.
Dans ce premier opus, les présentations sont faites du "noyau" Pasquier... Une famille qui va grandir et évoluer, et dont les caractères sont déjà dessinés.
Laurent sera le savant, Cécile la pianiste virtuose, Ferdinand le terne employé et Joseph l'affairiste... Et Suzanne n'est pas encore là.
Pour l'heure, la lettre du "Notaire de Havre" se fait attendre, et les Pasquier vivent assez chichement dans leur appartement parisien.
Et c'est Laurent qui raconte...
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La31
  09 mars 2019
la chronique des Pasquier nous entraîne l'histoire d'une famille les Pasquier avec toutes les péripéties de cette époque bouillonnante du début du XXe siècle de la montée des périls à la guerre et aux années folles.
Cette oeuvre est un monument comme les Thibaud de Roger Martin du Gard ou les hommes de bonne volonté de Jules Romains. malheureusement l'histoire bégaie souvent...
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M_a_r_c
  05 novembre 2017
« Trouvé » en rangeant la bibliothèque. Héritage de la grand-mère de ma compagne.
Je le lis ? Je le lis pas ? Allez, il s'agit de Georges Duhamel « de l'Académie française » (c'est écrit dessus) ! Et avec pareil titre, l'ouvrage ne peut être que mortellement ennuyeux ! Donc fonçons !
Premier constat après quelques pages seulement : au début du siècle dernier, on savait encore écrire. le français ne se résumait pas à un salmigondis de phrases d'une ligne au mieux. le subjonctif était d'usage. Les subordonnées également. le style n'était pas limité au duo « sujet + verbe » ou, audace suprême à notre époque, au plan à trois « sujet + verbe + complément » !
Deuxième constat : en plus d'être édifiante, la peinture faite par Duhamel d'une certaine couche de la population à la fin du XIXe siècle est diablement bien ficelée et même… amusante !
Bref, je poursuivrai tôt ou tard la chronique des Pasquier. Quoi qu'on puisse en penser, les classiques ont encore du bon !

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BVIALLETBVIALLET   02 juillet 2012
Melle Vermenouze avait en outre la passion du beau parler, ce qui la conduisit, un jour, à corriger mon père en notre présence à tous : « Mais non, Monsieur, mais non ! Le verbe aimer suivi d'un infinitif, demande la préposition. » Mon père se mit à sourire de ce sourire féroce qui nous jetait dans l'épouvante. « Avec ou sans préposition, c'est un verbe, Mademoiselle, que vous n'auriez pas été fâchée de conjuguer au moins une fois si on vous y avait aidée. » O terrible papa ! Comme il tapait cruellement quand il était agacé !
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BVIALLETBVIALLET   02 juillet 2012
« A quand le poulet d'honneur ? » l'entendions-nous crier s'il rencontrait maman dans l'escalier. Parfois, il me pinçait la joue, préludait par plusieurs prrrt...prrrt... à mi-voix et lançait, l'air résolu : « Dis à tes parents, jeune Eliacin, que c'est pour dimanche. Oui ! Dimanche sans faute. Je vais acheter la bête et mettre le vin au frais. » Je ne répondais rien, bien sûr, et le singulier homme oubliait tout, à peine le dos tourné. Mais le lendemain, il était ressaisi de sa marotte. Il inventait des détails : « Aimez-vous les escargots ? Il faudrait ajouter une douzaine d'escargots par personne. Tu dis : les enfants ! Non, tu ne dis rien ? Mais les enfants mangeront leur douzaine comme père et mère. Comprends-moi bien, Paula : je veux faire quelque chose de très, très gentil. »
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BVIALLETBVIALLET   02 juillet 2012
Un garçon de ton âge doit commencer à se défier des dames de la rue. Et d'un ! Ecoute la suite? Défie-toi aussi des jeunes filles, oui, des très jeunes filles. Et de deux ! Ca t'étonne ? Possible. Tu me comprendras un peu plus tard. Ah ! Je devrais aussi te parler de certaines rencontres, de certains camarades, mais c'est plus rare qu'on ne le dit et, surtout... Non. On reparlerait de ça s'il y avait lieu. Je le verrais quand même bien. Au revoir, mon cher, et rappelle-toi ce que je t'ai dit : primo, les dames de la rue ; secundo, les jeunes filles. Voilà pour l'instant.
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BVIALLETBVIALLET   02 juillet 2012
Nous fûmes tous habillés de neuf. Grande affaire et qui mit en état de siège l'appartement à peine installé. En général, Ferdinand reprenait les habits de Joseph, et les habits de Ferdinand, lavés, reprisés, pliés attendaient dans un tiroir que je fusse en âge de leur donner le coup de grâce. Mais maman voulait que notre début rue Vandamme fût considéré comme une date capitale et nous reçûmes tous des vêtements neufs.
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PiertyMPiertyM   25 février 2014
Le romancier est l'historien du présent, alors que l'historien est le romancier du passé
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Vidéo de Georges Duhamel
Première partie de la conférence sur Georges Duhamel donnée le 25 mai 2016 à l'Institut Henri Poincaré à l'occasion du Festival Quartier du Livre (Paris 5ème) par Philippe Castro.
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