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ISBN : 2207249891
Éditeur : Denoël (26/10/1999)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Ptah Hotep, prince de Hagaptah, partage sa jeunesse dorée entre l'étude, la recherche spirituelle et la compagnie de la fastueuse courtisane Aset. Mais un coup d'Etat va contraindre l'adolescence à un apprentissage d'un tout autre ordre : celui de la misère et de l'exil. Dans un décor évoquant la fois Les Mille et Une Nuits, l'Inde et la Chine médiévales, l'Egypte, la Rome et la Grèce antique d'aventures en histoires d'amour, revêtira l'armure de Soliman pour libére... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
boudicca
  14 avril 2014
Dépeint par les éditions Denoël comme un véritable chef d'oeuvre « épique et foisonnant dynamitant les limites du genre », « Ptah-Hotep » est un roman incontestablement atypique qui ne plaira pas sans doute pas à tout le monde. Et je dois à mon grand regret m'inclure dans ce nombre, car malgré l'indéniable érudition de l'auteur et un décor attrayant, la magie n'aura pas réussi à opérer. Et pourtant, l'ouvrage semblait prometteur ! Jugez plutôt : un jeune homme issu de ce que l'on devine être l'aristocratie égyptienne se retrouve spolié de ses terres par un usurpateur et décide d'entreprendre le voyage jusqu'à Rûm afin de solliciter l'aide de l'empereur. Jusque là rien de bien exceptionnel, sauf que l'univers élaboré par Charles Duits serait en réalité une sorte de décalque subtil de notre Antiquité, empruntant aussi bien aux civilisations grecques et romaines qu'à celles de l'Égypte ou encore de l'Inde antique, le tout baignant dans une ambiance onirique proche du surréalisme (courant dont l'auteur était particulièrement proche). Et à cette idée, la passionnée d'histoire ancienne que je suis bondis de joie en se rappelant avec nostalgie du remarquable « Soldat des brumes » de Gene Wolfe qui avait plus ou moins adopté le même principe. Sauf que cette fois, rien à faire, la sauce ne prend pas.
Le plus gros bémol est à mon sens à chercher du côté du style de l'auteur, car si Charles Duits est de toute évidence un homme très cultivé et un artiste accomplis, quelle lourdeur dans le style ! Outre les trop nombreuses métaphores peu subtiles, ce sont surtout les répétitions à n'en plus finir qui seront venues à bout de ma patience. Répétitions d'autant plus agaçantes que l'on devine aisément qu'elles ne sont pas le fait d'une quelconque maladresse mais bien de la volonté de l'auteur. Mais quel peut bien être l'intérêt de répéter les même expressions encore et encore, jusqu'à parfois trois fois dans la même phrase ? ! Un défaut que ne fait que renforcer le mode de narration adopté par l'auteur, à savoir une lettre écrite à l'empereur par le protagoniste qui saisi là l'occasion de nous assommer de flatteries à l'égard de son « Seigneur et Divin Frère » toutes les deux pages. le charme n'aura pas non plus opéré en ce qui concerne les personnages qui, sans être ni fades ni particulièrement antipathiques, n'auront pas suscité en moi la moindre émotion. On suit avec un désintérêt complet la quête de justice du personnage qui se transforme rapidement en quête érotique, le roman étant découpé en trois parties, chacune consacrée à un personnage féminin ayant reçu la faveur du héros.
Malgré une histoire prometteuse, « Ptah-Hotep » se sera révélé en ce qui me concerne une véritable déception en raison d'un style lourd et pompeux et d'une intrigue trop peu originale qui auront rendu cette lecture très ardue. Au vu des nombreuses critiques dithyrambiques concernant l'ouvrage de Charles Duits il est cela dit tout à fait possible que ce soit moi qui n'ait strictement rien compris et soit complètement passée à côté du livre, alors n'hésitez pas à tenter l'aventure à votre tour. Qui sait... ?
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BlackWolf
  25 avril 2016
En Résumé : Je ressors au final pas complètement convaincu par ma lecture, même si elle ne s'est pas non plus révélée mauvaise pour autant. Il s'agit clairement d'un roman différent de ce qui se fait habituellement en Fantasy. le principal intérêt du récit vient principalement de sa forme que ce soit dans la construction de l'univers, qui se révèle vraiment dense et soignée, comme dans le style qui essaie de coller au récit jouant sur le côté un peu archaïque. En effet on se retrouve plonger dans un monde, mélange de cultures disparates, qui va se révéler complexe, fascinant, onirique et envoûtant. Certes l'auteur pousse le tout à son paroxysme, avec des phrases qui paraissent sans fin, ou l'auteur pousse au maximum le sens du détail et de la métaphore, qui pourrait en dérouter plus d'un, mais qui a réussi à m'attirer. Sauf que voilà au fil des pages l'ensemble s'essouffle. Il faut dire que l'intrigue, pour l'auteur n'est clairement que secondaire ce qui fait qu'il n'y a aucune tension et transforme l'histoire en simple récit contemplatif. Pour moi il me faut tout de même plus. Ensuite autant le personnage de Ptah Hotep est intéressant à suivre par son évolution et ses réflexions, autant j'ai trouvé les personnages secondaires un peu caricaturaux. Il m'est donc difficile de recommander ou non ce livre, si pour vous le travail sur l'univers et le verbe passe avant tout ou si vous cherchez un roman de Fantasy totalement différent, alors tentez votre chance et faites-vous votre avis.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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vda
  04 février 2011
Ptah Hotep est un noble patricien de Rûm. Fils du duc de la province de Hag, Lucinius le Merveilleux et le Chéri du Ciel. Charles Duits nous convie à suivre son personnage à travers son périple vers Rûm, et le nouvel empereur auprès duquel il espère trouver une oreille attentive, la province de Hag étant tombé sous la coupe du régent, lequel a fait perpétré plusieurs meurtre afin de parvenir à ses fins, dont l'empoisonnement du père de Ptah Hotep.
Chaque partie du roman est placée sous la dénomination d'une femme, l'errance de Ptah Hotep est aussi amoureuse et érotique que géographique, une errance mais aussi une recherche de la connaissance de soi, du sacrifice de l'autre au sacrifice de soi, de l'égotisme aveugle à la conscience de l'autre.
Des bras de Aset, à ceux de Prajna, Ptah Hotep parcourt son âme, épris des joies de l'amour physique, désireux d'être un homme bien, d'aller au-delà des apparences comme de la seule satisfaction de ses désirs.
Charles Duits déroule les méandres d'une écriture de répétition, et de contrastes, envoûtante, progressive. La beauté formelle de son texte emprisonne le lecteur, le charme.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
boudiccaboudicca   13 mars 2014
Il vient, le Pacificateur de la Terre. Il approche, le Rassembleur des Nations, et celui qui rendra leur liberté aux peuples. La Terreur marche devant lui, et sa gloire est telle que le rugissement du lion, et les Victoires l'accompagnent, et les Rois tremblent devant sa face. Il vient dans le nuage de la Terreur, et la foudre est dans sa main, et son visage est celui de l'épouvante et de la gloire. Et lui, qui apporte la paix et l'abondance, il vient comme un guerrier, et le bruit de son pas fait frémir les Rois et les Princes. Il vient comme un lion, et comme un homme de proie, et les chaînes de la servitude fondent comme de la cire sous son regard et les méchants ne soutiennent pas l'ardeur de sa Lumière, car il est comme Habolaune dans sa fureur et comme le Posidonien dans sa colère. 
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WalktapusWalktapus   28 août 2012
Le sage Nasroddîn me dit : « Dans le monde entier la guerre est glorifiée et il n'est point de gloire comparable aux yeux des hommes à celle que donnent les armées. Mais en vérité, mon fils, la guerre est le royaume de la sottise, et les grands capitaines sont simplement des hommes un peu moins sots que leurs ennemis, et tout l'art de la guerre consiste à tromper l'adversaire et à lui faire croire que l'on est ici quand on est là. Ainsi, ton adversaire rassemble ses forces en un point, et tu pourras lire tous les historiens et étudier toutes les campagnes, jamais tu n'y trouveras autre chose que cela. Et seuls sont grands les hommes de guerre qui haïssent la violence et qui prennent les armes parce qu'ils ne peuvent faire autrement. (...) "
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vdavda   04 février 2011
Toute ma jeunesse me paraissait nébuleuse et telle qu’un rêve et voici que c’était ce chemin que je suivais derrière Sorcade qui me paraissait nébuleux et je ne savais plus si c’était le passé qui était un rêve ou le présent.
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Video de Charles Duits (1) Voir plusAjouter une vidéo

Plantes divinatoires et champignons hallucinogènes ; 10 et dernière
- Au début : Indicatif de l'émission et présentation des invités.
- A 2'04 : Interview de Charles DUITS, écrivain : son expérience du Peyotl en 1956 à Antibes; C'était pour lui une forme de suicide; C'est une plante désagréable à prendre. il était vide et disponible. Après la prise, il a attendu une heure avant de ressentir les premières impressions. Tous ses sens étaient...
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