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Janine Garrisson (Éditeur scientifique)
ISBN : 207031636X
Éditeur : Gallimard (25/09/2008)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 188 notes)
Résumé :
Paris, une nuit de février 1578.
Dans une ruelle sombre des abords de la Bastille, Louis de Clermont d'Amboise, sire de Bussy, gentilhomme courageux et loyal, tombe dans l'embuscade que les mignons du roi Henri III lui ont tendue. Seul contre cinq, il ne doit la vie sauve qu'à l'intervention providentielle d'une belle inconnue blonde comme un ange... Ainsi commence l'histoire d'amour qui forme le coeur de La Dame de Monsoreau, histoire lumineuse qui se détach... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  11 juin 2014
Nous sommes à la fin du XVIe siècle et le soleil des Valois est en plein déclin. le dernier héritier de la lignée, Henri III, a bien du mal à conserver ses fesses vissées sur le flageolant trône de France, tiraillé qu'il est entre les exigences de ses « mignons » et les ambitions de son frère cadet, François d'Anjou. Assoiffé de pouvoir mais trop timoré pour s'opposer ouvertement à son ainé, le duc d'Anjou préfère s'attirer le soutien d'adversaires plus belliqueux que lui comme les redoutables ducs de Guise, dirigeants de la Ligue catholique, et s'entourer de valeureux gentilshommes prêts à défendre ses intérêts en provoquant les « mignons » royaux.
Le plus remarquable de ces vaillants jeunes hommes est le comte de Bussy, favori de dames et terreur de ces messieurs. Mais la renommée du séduisant comte lui attire bien des ennemis et, une nuit où il rentrait tranquillement de chez une de ses maitresses, il tombe dans un guet-apens tendu par quatre hommes du roi. Sauvé in extremis par l'intervention d'une jeune femme, Diane de Méridor, il en tombe aussitôt passionnément amoureux (c'est quand même épatant tous ces romans où l'on tombe raide dingue d'une fillette que l'on a aperçue pendant deux minutes à peine, mais bon, passons…) Pas de chance pour notre héros, la belle est déjà prise ! Elle vient d'épouser en justes noces le comte de Monsoreau, grand veneur du roi, proche ami du duc d'Anjou et mari atrocement jaloux. En fière tête-brûlée qu'il est, Bussy ne se laissera pas arrêter par un aussi insignifiant obstacle et fera tout pour libérer sa dulcinée, quitte à attirer sur sa tête la redoutable colère de François d'Anjou qui ne dédaignerait pas non plus de glisser la charmante dame de Monsoreau dans son lit.
Quoique ayant lu beaucoup de romans de Dumas il y a quelques années, je n'avais jamais été attirée par « La Dame de Monsoreau » et j'avais plus ou moins oublié son existence, jusqu'à que la lecture de l'excellent « Les douze muses d'Alexandre Dumas » de Dominique Fernandez le rappelle à mon souvenir. Plaisir retardé mais d'autant plus savoureux, car « La Dame de Monsoreau » est assurément un très bon Dumas ! Dialogues piquants et débordants d'esprit, anecdotes savoureuses, scènes d'action enlevées et intrigues tortueuses, tout y est pour transporter le lecteur et les presque 1000 pages de ce trépidant roman se dévorent comme un rien.
L'histoire d'amour, bien qu'agréable à suivre, est sans grande originalité, mais elle est soutenue par une intrigue historique particulièrement réussie et passionnante. La pâlichonne Diane et son chevalier servant sont aisément éclipsés par le personnage d'Henri III, roi à la personnalité fascinante vacillant sans cesse entre irrésolution et noblesse, et surtout par celui de son bouffon et fidèle conseiller Chicot. Chicot est un gascon, mais un gascon comme les aime Dumas : courageux mais pragmatique, bavard comme une pie mais rusé comme un renard, tortueux mais dévoué, jouisseur, sarcastique, fantasque… En un mot comme en cent, un gaillard formidablement sympathique que son affection sincère quoique un peu vacharde pour son trop faible souverain ne rend que plus attachant. Impossible de ne pas l'adorer ! C'est assurément pour le plaisir de le retrouver que je me procurerai dès que possible « Les Quarante-cinq », dernier tome de la trilogie des guerres de religion de Dumas (le premier étant « La reine Margot »).
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PiertyM
  18 septembre 2014
Comme notre papa Dumas sait aussi bien nous le servir les plats historiques auxquels nous avons l'honneur et le plaisir de déguster la vie des rois et reines des siècles précédents, la vie ces gentilshommes célébrés par leur bravoure, c'est de cette même sauce qu'il nous sert avec la dame de Monsoreau qui fait suite à la reine margot, où nous côtoyons le règne du roi Henri III, sa vie, sa cour, ses faiblesses...
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Gwen21
  28 septembre 2012
C'est du grand Dumas, c'est du beau style, c'est de l'Histoire remaniée mais tellement vivante. Que du bonheur, au fil des 980 pages de l'édition Folio. On rit, on frémit, on s'impatiente, on aime, on dévore... on vit le roman.
J'aurais été Dumas, je n'aurais pas fait à Diane de Méridor l'honneur de donner à mon roman son titre (de noblesse) mais je l'aurais plutôt dédicacé au personnage de Chicot qui est, selon moi, le véritable héros du roman.
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Folfaerie
  26 avril 2010
Henri III a succédé à son frère Charles IX sur le trône de France. Henri est un roi superstitieux et indécis qui laisse gouverner sa mère, Catherine de Médicis. le pays est toujours divisé par les luttes entre catholiques et protestants et le roi ne peut compter que sur quelques amis : ses mignons, Saint-Luc, et surtout son bouffon, Chicot, en qui il a toute confiance. Il doit notamment sans cesse composer avec son frère le duc d'Anjou et se défier de nombreux ennemis, dont les Guise qui ont créé une Ligue de catholiques.
Le duc d'Anjou, fourbe et avide de pouvoir, s'est attaché les services d'un brillant seigneur, Bussy d'Amboise, comte de Clermont, ennemi juré des mignons du roi. Après être tombé dans un guet-apens, le beau et brave Bussy est soigné par une jeune femme, Diane de Méridor, dont il tombe follement amoureux. Hélas, Diane est promise à l'infâme Comte de Monsoreau, le grand veneur du roi, en réalité au service du Duc d'Anjou, et est de plus convoitée par ce dernier. Dès lors, les amants, aidés entre autres par Saint-Luc qui s'est pris d'amitié pour eux, et par le jeune médecin de Bussy, le fidèle Rémy, devront déjouer les plans machiavéliques de Monsoreau, dont la jalousie est féroce, et du duc d'Anjou. Hélas, les intrigues politiques et amoureuses font mauvais ménage, et le couple subira la vengeance terrible du duc.
Le portrait d'Henri III brossé dans ce roman est plus vrai que nature, Dumas multipliant les répliques historiques et inventant des dialogues savoureux. le couple principal a forcément toutes les qualités (ils sont jeunes et beaux) et Dumas leur donne une dimension dramatique en faisant d'eux un couple illégitime, qui les rend d'autant plus dignes d'intérêt. Bussy quant à lui est l'incarnation parfaite du héros solitaire et idéal. Il lui manque peut-être la dimension humaine d'un D Artagnan mais Dumas, habilement, en introduisant le personnage du bouffon Chicot (la véritable trouvaille du roman) redonne de la chaleur et cette petite touche d'humanité que Chicot représente parfaitement. Ce gentilhomme gascon qui jouit de la protection du roi et qui le paie de retour par des vérités cruelles et une aide précieuse dans les affaires politiques, a le sens de l'amitié, aime la bonne chère, et est doté du bon sens caractéristique des gens du peuple par opposition au pouvoir royal.
Le personnage de Catherine de Médicis est d'ailleurs complètement en retrait, cédant à Chicot sa place de conseillère du roi. Dumas a su doser son récit, l'humour, le drame et l'action s'équilibrant admirablement. Certaines scènes sont drôles, d'autres poignantes et constituent des morceaux d'anthologie.
C'est à la fois un roman d'amour et d'amitié, un drame historique bien sûr, mais c'est surtout une histoire de vengeance, qui se poursuivra d'ailleurs avec les Les Quarante-Cinq. La Dame de Monsoreau est sans doute le plus réussi de la trilogie et fait partie des meilleures oeuvres de Dumas.
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Combray
  19 août 2017
Suite, il me semble moins connue que son prédécesseur La Reine Margot, et pourtant qui mériterait de l'être tellement mieux !
Encore plus que le premier volet, j'ai dévoré avec bonheur celui -ci.
La Reine Margot s'achevait à la mort tragique du roi Charles IX, avec le double triomphe de sa mère ,l'infernale Catherine de Médicis, qui assistait à la fuite de son ennemi juré,le roi de Navarre, futur Henri IV.
Ainsi donc qu'à l'avènement sur le trône français de son rejeton préféré, revenu dare-dare de Pologne.en profitant de la place laissée vacante par le frangin, Charles IX, empoisonné par mégarde par Maman. Ainsi commence le règne de Henri III.
Au grand dam du troisième lardon de la fratrie, le duc d'Alençon, assoiffé de pouvoir, ourdissant perfidement, et vainement ,dans l'ombre, mille complots.
La Dame de Monsoreau nous raconte donc ce que devient tout ce petit monde là, enfin ceux qui ont su garder leur tête, ne sont pas tombés sous les coups d'épée ou par le mortel poison.
Se succèdent avec frénésie, une
avalanche de rivalités,de trahisons et de complots, toujours sur fond de clivage entre protestants et catholiques.
Et aussi, encore, le sournois et infatigable duc d'Alençon, devenu duc d'Anjou, tentant toujours d'usurper la couronne du frère haï.
Ce frère, Henri III qui nous offre de savoureuses scènes de la vie royale, notamment avec ses fidèles mignons, Quélus, Schomberg, Maugiron et d'Épernon.
Sans oublier enfin, l'indispensable, lumineuse et tragique histoire d'amour entre le gentilhomme Bussy et la belle Diane de Monsoreau.
Il faut encore parler des personnages secondaires, tous plus attachants les uns que les autres.
Rémy, le dévoué et fidèle médecin, Gorenflot ,le moine qui aime un peu trop la bonne chère et le bon vin,ainsi que son âne, Panurge.
La bonne Gertrude, à l'amour un peu trop démonstratif, les époux Saint-Duc si amoureux et intègres. Et le meilleur pour la fin, à mon sens, le véritable héros de toute cette aventure: Chicot, le bouffon du Roi, pas si fou qu'on pourrait le croire.
Le vrai cerveau de toute l'affaire, agrémenté d'un humour inégalable. Ah Chicot, rarement j'ai autant aimé un personnage!
Tout ceci, narré dans un style relevé, brillant, drôle ,bourré d'esprit auquel nous a habitué l'auteur.
Un grand Dumas.
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
ArakasiArakasi   30 août 2014
- Il y a d'abord le roi de Navarre.
- Oh ! il ne m'inquiète pas celui-là ; il est tout occupé de ses amours avec la Fosseuse.
- Celui-là, Monseigneur, celui-là vous disputera jusqu'aux cordons de votre bourse ; il est râpé, il est maigre, il est affamé, il ressemble à ces chats de gouttière à qui la simple odeur d'une souris fait passer des nuits tout entières sur une lucarne, tandis que le chat engraissé, fourré, emmitouflé ne peut, tant sa patte est lourde, tirer sa griffe de son fourreau de velours ; le roi de Navarre vous guette ; il est à l'affût, il ne perd de vue ni vous ni votre frère ; il a faim de votre trône. Attendez qu'il arrive un accident à celui qui est assis dessus, vous verrez si le chat maigre a des muscles élastiques, et si d'un seul bond il ne sautera pas, pour vous faire sentir sa griffe, de Pau à Paris ; vous verrez, Monseigneur, vous verrez.
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ArakasiArakasi   03 juin 2014
- C'est la Ligue pure et simple, fit Chicot, la Ligue commencée depuis dix ans. M. de Morvilliers a découvert ce que tout bourgeois parisien sait comme son Pater.
- Monsieur..., interrompit le chancelier.
- Je dis la vérité... et je le prouverai, s'écria Chicot avec un ton d'avocat.
- Dites-moi le lieu de la réunion des ligueurs, alors ?
- Très volontiers : 1° la place publique ; 2° la place publique ; 3° les places publiques.
- Monsieur Chicot veut rire, dit en grimaçant le chancelier ; et leur signe de ralliement ?
- Ils sont habillés en Parisiens et remuent les jambes lorsqu'ils marchent, répondit gravement Chicot.
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ArakasiArakasi   27 août 2014
En effet, le peintre avait peint à fresque pour François Ier et par les ordres de ce roi, la vie de sainte Marie l'Egyptienne : or, au nombre des sujets les plus intéressants de cette vie, l'artiste imagier, naïf et grand ami de la vérité, sinon anatomique, du moins historique, avait, dans l'endroit le plus apparent de la chapelle, placé ce moment difficile où sainte Marie n'ayant point d'argent pour payer le batelier, s'offre elle-même comme salaire de son passage.

Maintenant il est juste de dire que, malgré la vénération des fidèles pour Marie l'Egyptienne convertie, beaucoup d'honnêtes femmes du quartier trouvaient que le peintre aurait pu mettre ailleurs ce sujet, ou tout au moins le traiter d'une façon moins naïve ; et la raison qu'elles donnaient, ou plutôt qu'elles ne donnaient point, était que certains détails de la fresque détournaient trop souvent la vue des jeunes courtauds de boutique que les drapiers leurs patrons amenaient à l'église les dimanches et fêtes.

(A propose de l'église Sainte Marie l'Egyptienne)
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ArakasiArakasi   02 juin 2014
- [...] où est M. le duc ?
- Il est en prison.
- Où cela ?
- Dans sa chambre. Quatre de mes bons amis l'y gardent même à vue. M. de Schomberg, qui fut teint en bleu hier soir, comme vous savez, puisque vous passiez là au moment de l'opération ; M. d'Epernon, qui est jaune de la peur qu'il a eue ; M. de Quélus, qui est rouge de colère, et M. de Maugiron, qui est blanc d'ennui ; c'est fort beau à voir, attendu que, comme le duc commence à verdir de peur, nous allons jouir d'un arc-en-ciel complet, nous autres privilégiés du Louvre.
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ArakasiArakasi   07 septembre 2014
- Mon fils, à chaque désappointement qui vous arrivera, à chaque malheur qui vous arrivera, à chaque catastrophe qui vous arrivera, et dont l'auteur vous restera inconnu, ne cherchez pas, n'hésitez pas, ne vous enquérez pas, c'est inutile. Ecriez-vous : « Henri ; c'est Henri de Navarre », et vous serez sûr d'avoir frappé juste... Oh ! cet homme !... cet homme ! voyez-vous, c'est l'épée que Dieu a suspendue au-dessus de la maison de Valois.
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"La vie d'artiste" d'Alexandre Dumas (1854) : illustrations Le trou de l'enfer + Dieu dispose +La boule de neige (1862)+ une vie d'artiste (1854) : courts romans illustrés ou nouvelles de la prodigieuse production d'Alexandre Dumas n'a pas fini de nous raconter des histoires pas toujours très belles mais au moins ça bouge..
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