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ISBN : 2268058824
Éditeur : Les Editions du Rocher (29/06/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.62/5 (sur 342 notes)
Résumé :
En 1672, Guillaume d'Orange prend le pouvoir en Hollande, profitant du massacre par le peuple des frères Jean et Corneille de Witt, accusés de tractations secrètes avec la France. Accusé à tort de trahison et condamné, le jeune Cornélius van Baerle (filleul de Corneille de Witt), continue de se livrer à sa passion des tulipes en essayant de créer une tulipe noire, dont la découverte sera récompensée par un prix de la société horticole de Harlem. Cet épisode tragique... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  09 janvier 2013
Nous avons tous plus ou moins des souvenirs de bibliothèque verte (je parle surtout pour les gens qui ont passé trente ans et pas encore soixante-dix). Vous savez, les livres aux couvertures kitsch et de mauvaise qualité (tout relatif d'ailleurs) que personne ne lisait jamais plus dans la bibliothèque de l'école car ils avaient tous un peu trop vécu, un peu trop passés de main en main jusqu'à épuisement de la reliure. Pour ma part, moi qui lisais fort peu en mes jeunes années, il n'y en a qu'un qui marque mon souvenir et, oui, vous avez deviné, il s'agissait de la Tulipe Noire.
Je me suis dis récemment qu'il fallait réactiver un peu mes vieilles images et relire, dans sa version non expurgée l'originelle Tulipe Noire.
Ah ! Dumas, Alexandre Dumas, le père s'entend, notre Pouchkine à nous, mais qui à la différence de ce dernier ne s'enorgueillissait pas d'avoir un ancêtre Maure, comme on disait alors. Il faut dire que d'authentiques abrutis, trop gras, trop épais, trop français de bas fondements, trop petits et veules dans l'âme se chargeaient de lui donner des complexes et de lui rappeler les encoignures exotiques de sa généalogie.
Pourtant Alexandre Dumas n'avait pas à rougir, car il offrait un exemple de ce que le mélange des peuples peut offrir de meilleur. Lui, le maître incontestable — incontesté d'ailleurs — du roman historique, avait très prononcé en lui ce souci des origines, cette propension à exhumer le passé pour le rendre vivant.
Cette fois-ci, il nous conduit en Hollande au XVIIème siècle, le siècle que l'on sait être là-bas, celui de la tulipomanie, sorte de frénésie spectaculaire autour d'un type floral du Proche-Orient récemment introduit dans le nord-ouest de l'Europe, la tulipe.
Certains économistes considèrent qu'il s'agit d'une des toutes premières bulles spéculatives de l'histoire. Vers le milieu du XVIIème s., les bulbes de tulipes pouvaient s'échanger à des prix de folie équivalant à des années de travail d'un homme de la classe moyenne.
Dumas surfe donc sur cet épisode et sur celui de la prise du pouvoir par Guillaume III d'Orange-Nassau sur les Provinces-Unies d'alors (plus tard le même Guillaume sera appelé à devenir également roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande), quitte à faire de petites entorses à l'histoire pour faire coïncider les deux événements, normalement pas exactement superposables puisque le haut de la bulle spéculative date de 1637 et la prise de pouvoir de 1672.
Le contexte étant posé, encore faut-il préciser que la ville de Harlem se propose de récompenser d'un prix de 100 000 florins (une forte somme, soyez en sûrs) celui qui serait capable de créer une nouvelle variété de tulipe entièrement noire, uniforme et sans tache. Vous vous doutez également que nombreux sont les horticulteurs, amateurs ou confirmés, qui se lancent alors dans les croisements en tout genre afin d'obtenir cette nouvelle fleur.
Cornélius van Baerle, jeune aristocrate érudit féru de botanique, semble le plus à même de faire éclore cette fleur, sachant qu'il n'hésite pas à consacrer une part notable de sa fortune personnelle à cette réalisation.
Néanmoins, son propre voisin, Isaac Boxtel, de condition plus humble et dans la tulipe depuis plus longtemps que son jeune concurrent, lui aussi dans la course à la tulipe noire, ne décolère pas des extensions qu'a fait construire Cornélius van Baerle et qui lui rognent des heures de soleil, si précieuses à la nature capricieuse des tulipes.
Si l'on ajoute à cela que Cornélius est le filleul d'un des plus farouches opposants à Guillaume d'Orange, que si l'on veut trouver des fautes à un homme, on lui en trouve, on comprend aisément que le malheureux Cornélius se retrouve rapidement et manu militari dans de beaux draps, au fond d'un cachot avec pour seule perspective sa tête sur un billot.
Mais Dumas serait-il vraiment Dumas s'il n'était une jeune et jolie frisonne, amoureuse de Cornélius jusqu'au bulbe ?
Cette histoire est vraiment plaisante, se lit en un clin d'oeil et nous donne à jouir de la délicieuse ironie de l'auteur ici ou là. On peut également lui reprocher certaines facilités dans le scénario et probablement aussi que Rosa est un peu trop gentille, un peu trop bonne, un peu trop fidèle, un peu trop tout, tout de suite et sous tous points de vue, pour qu'on adhère totalement, mais franchement, je ne lui en veut pas à notre Alexandre Dumas national.
Il signe là non pas un chef-d'oeuvre, mais un bon livre, divertissant et agréable, comme il sait si bien les faire, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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cmpf
  22 octobre 2014
A cinquante ans passés, je n'avais jamais lu Dumas, persuadée qu'il s'agissait de littérature pour enfant. Or je suis passée vers 12 – 13 ans de la bibliothèque verte, et d'une collection à dos rouge directement aux livres destinés aux adultes. Oh je ne prétendrais pas avoir quitté Les six compagnons pour le rouge et le noir ou Un adolescent d'autrefois. J'ai lu des romans d'anticipation et plus ou moins d'horreur tels La bouche d'ombre (vampirisme), Une lumière entre les arbres (savant fou), ou tout de même L'homme dans le labyrinthe.
Donc je ne connaissais pas directement Dumas, (sauf La dame pâle lu il y a un an ou deux et qui ne m'a laissé aucun souvenir bon ou mauvais). J'ai choisi ce titre pour commencer attendu que le sujet me faisait beaucoup rêver (depuis Semper Augustus d'olivier Bleys).
Beaucoup connaissent le thème, un jeune homme riche s'intéressant aux sciences, s'éprend de la culture de la tulipe et lorsque la société horticole de Harlem propose un prix pour la création d'une tulipe noire, il commence ses essais. Malheureusement pour lui il est le neveu des frères de Witt (personnages historiques), dont l'un Cornélius est condamné injustement pour trahison et tous deux exécutés par la population. Il est dépositaire sans en savoir le contenu d'une correspondance compromettante. Dénoncé par un voisin jaloux, lui aussi passionné de tulipes mais moins apte à réussir, il est arrêté.
Bien sûr en prison, il rencontre l'inévitable fille du geôlier (aussi tendre aux jeunes prisonniers que celle des prisons de Nantes).
Finalement la partie qui m'a plu, c'est celle qui raconte les mésaventures des frères de Witt. Ensuite l'intérêt a baissé pour moi, et encore plus à partir de l'emprisonnement du héros.
Peut-être la grandeur du livre m'a-t-elle échappée, c'est possible, dans ce cas je veux bien qu'on m'éclaire.
Ce serait malhonnête de dire que cette lecture est un pensum. C'est distrayant, pas mal écrit, dans un genre omniscient. Et il avait tout pour plaire aux lecteurs de son époque. Mais si mes prochains essais de Dumas ne sont pas plus enthousiasmants, je reviendrai à ma première opinion : littérature pour les jeunes. Encore que je vois mal les jeunes de 12 - 13 actuels quitter leurs histoires de sorcellerie et de vampirisme pour ce livre.
Critique faite dans le cadre du challenge ABC 2014 – 2015.
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melusine1701
  06 juin 2010
Mais comment fait-il?! Quand on ouvre un Dumas, on ne peut plus s'arrêter. L'histoire nous prend immédiatement, le narrateur nous chouchoute en s'excusant presque de devoir raconter les subtilités historiques pour qu'on comprenne bien pourquoi on en arrive à emprisonner le tulipier. Cela pourrait être lassant, voire risible un homme dont le seul but dans la vie est d'élever des tulipes. Oui, élever, car ses tulipes sont véritablement ses bébés. Et bien non: on s'attache à ce brave tulipier, mêlé malgré lui à de dramatiques affaires d'état, on espère avec lui voir fleurir cette tulipe noire comme l'encre, on sourit de le voir si aveugle devant les marques d'affection de la jolie Rosa (rose contre tulipe, les paris sont ouverts...). Car bien sûr, chez Dumas, le romantisme se répand dans toute sa guimauverie: on passe de condamnations à mort et de cadavres déchiquetés au prisonnier qui conte les petites fleurs et les petites abeilles à la jolie fille à travers les barreaux en priant pour que le vilain père geôlier ne les surprenne pas. Oui, c'est mielleux, mais ce côté suranné du romantisme qui allie le sang, l'honneur, la justice à grande échelle et l'amour le plus ras-des-pâquerettes, je succombe. Vive Dumas!
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PATACIDE
  27 avril 2015
En 1672, Guillaume d'Orange prend le pouvoir en Hollande, profitant du massacre par le peuple des frères Jean et Corneille de Witt, deux républicains accusés de trafic avec la France.
Pendant ce temps, le filleul d'un des ancien républicain, Cornélius van Baerle, féru de fleurs, songe faire éclore une tulipe noire, afin de recevoir la récompense de cent mille florins décerné par la société horticole de Haarlem.
Mais son projet est noirci par son voisin jaloux, Boxtel, qui le dénonce injustement pour complicité avec son oncle. Or, Corneluis avait juste reçu des lettres de son parrain mais ne les avait jamais ouvertes.
Accusé de trahison, il enveloppe vite ses bulbes de tulipe noire dans une lettre l'innocentant, sans l'avoir lue et se retrouve en prison, condamné à mort. Mais au dernier moment, Guillaume d'Orange transforme sa peine de mort en prison à perpétuité.
Ensuite on suit l'évolution de la relation de Cornélius et de la fille du geôlier, Rosa ainsi que celle de la tulipe noire.
Mais une fois à maturité, Boxtel la vole pour toucher la récompense.
Il faudra alors à Rosa, toute son énergie pour prouvé au roi à qui doit réellement recevoir la récompense.
C'est un livre au caractère historique bien marqué et qui se passe en Hollande, soit dans un état ennemi de la France.
Comme dans la plus part des oeuvres de Dumas, les complots sont très présents, les personnages sages gagnent toujours dans le courage, les tours en prisons font souvent un lien très important entre l'ancienne et la future vie du héro.
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melusine1701
  25 juin 2012
CRITIQUE DE LA VERSION AUDIO
Déjà lue, déjà encensée et voici que Babelio la propose en livre audio, cette tulipe… Je saute alors sur l'occasion!
Pour rappeler l'intrigue de ce court roman, je m'autocite, suivant ma critique du roman:
“Nous sommes en Hollande, en 1672. Les frères Jean et Corneille de Witt sont accusés de haute trahison envers l'Etat, et sont mis en pièce par la foule en colère. Mais Corneille de Witt, avant d'être arrêté, a confié des documents à son neveu, Cornélius van Baerle, sans lui préciser ce que contenaient ces documents. Or Cornélius, à mille lieues des affaires politiques de son oncle, n'a qu'une passion: les tulipes, symbole et fierté de la Hollande. En amoureux des fleurs, il s'applique à créer la mythique Tulipe Noire, celle pour laquelle la Société Horticole de Harleem offre une récompense de cent mille florins. Il est tout prêt de réussir, ce qui attise la jalousie de son voisin, tulipier lui aussi, prêt à tout pour empêcher cette tulipe de fleurir, quitte à révéler l'existence de documents compromettants chez Cornélius.”
Tout d'abord, je regrette de devoir déplorer la manière de lire de Mathurin Voltz. Sa voix est certes chaude et agréable, mais il a tendance à tout lire d'un ton égal, et on ne ressent pas vraiment ni l'emphase romantique ni la dramatisation populaire ni même la légèreté pimpante qui m'avaient ravie à la lecture de Dumas. C'est globalement assez lent, et les trois ou quatre premiers chapitres où l'on explique les subtilités politiques qui ont conduit à l'emprisonnement et à la condamnation des frères de Witt m'en a presque paru ennuyeux. Heureusement, les choses s'améliorent un peu par la suite, et le ton colle mieux à la naïveté bienveillante de Cornélius, même s'il manque encore un peu de relief. Pour le reste, c'est un plaisir de s'entendre conter une histoire aussi attachante: là où le narrateur prend le temps d'insister sur le charme d'une scène, de nous rappeler les choses qui ont eu lieu auparavant, de nous guider dans la compréhension, de nous annoncer que les informations viendront, bref: de nous accompagner, le conteur nous entraîne plus encore, et l'on se laisse encore plus emporter par une histoire qui coulait déjà avec une fluidité étonnante. Encore une fois, j'ai été attendrie par cet excentrique tulipier, émue par les efforts et le dévouement de Rosa pour attirer son attention, inquiète devant les proportions que prend la jalousie de son rival, prêt à le faire arrêter et exécuter pour l'empêcher d'avoir les plus jolies fleurs, stupéfaite de voir que les conséquences de son emprisonnement ne valent que parce qu'elles compromettent les chances de floraison (il n'y a ni soleil ni pluie dans une cellule….) et impatiente de savoir si la tulipe de la dernière chance sera effectivement noire…
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   18 janvier 2013
(N. B. : admirez l'alternance des temps verbaux, j'ai choisi cet extrait surtout pour cela.)
- Oh ! oh ! qu'est-ce que cela ? demanda le geôlier.
- Mes pigeons, répondit Cornélius.
- Mes pigeons ! s'écria le geôlier, mes pigeons ! Est-ce qu'un prisonnier a quelque chose à lui ?
- Alors, dit Cornélius, les pigeons que le bon Dieu m'a prêtés ?
- Voilà déjà une contravention, répliqua Gryphus, des pigeons ! Ah ! jeune homme, jeune homme, je vous préviens d'une chose, c'est que, pas plus tard que demain, ces oiseaux bouilliront dans ma marmite.
- Il faudrait d'abord que vous les tinssiez, maître Gryphus, dit van Baerle. Vous ne voulez pas que ce soient mes pigeons ; ils sont encore bien moins les vôtres, je vous jure, qu'ils ne sont les miens.
- Ce qui est différé n'est pas perdu, maugréa le geôlier, et pas plus tard que demain, je leur tordrai le cou.
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Nastasia-BNastasia-B   09 janvier 2013
Gryphus entra. Il tenait à la main un énorme bâton, ses yeux étincelaient de mauvaises pensées, un mauvais sourire crispait ses lèvres, un mauvais balancement agitait son corps, et dans sa taciturne personne tout respirait les mauvaises dispositions. (...) Cornélius l'entendit entrer, devina que c'était lui, mais ne se détourna même pas. (...) Rien n'est plus désagréable aux gens qui sont en veine de colère que l'indifférence de ceux à qui cette colère doit s'adresser. On a fait des frais, on ne veut pas les perdre. On s'est monté la tête, on a mis son sang en ébullition. Ce n'est pas la peine si cette ébullition ne donne pas la satisfaction d'un petit éclat. Tout honnête coquin qui a aiguisé son mauvais génie désire au moins faire une bonne blessure à quelqu'un.
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cmpfcmpf   22 octobre 2014
– Oh ! monsieur Jean, avait répondu la jeune fille, ce n’est pas le mal qu’on lui a fait que je crains pour lui : le mal qu’on lui a fait est passé.
– Que crains-tu donc, la belle fille ?
– Je crains le mal qu’on veut lui faire, monsieur Jean.
– Ah ! oui, dit de Witt, ce peuple, n’est-ce pas !
– L’entendez-vous ?
– Il est, en effet, fort ému ; mais quand il nous verra, comme nous ne lui avons jamais fait que du bien, peut-être se calmera-t- il.
– Ce n’est malheureusement pas une raison, murmura la jeune fille en s’éloignant pour obéir à un signe impératif que lui avait fait son père.
– Non, mon enfant, non ; c’est vrai ce que tu dis là.
Puis, continuant son chemin :
– Voilà, murmura-t-il, une petite fille qui ne sait probablement pas lire et qui par conséquent n’a rien lu, et qui vient de résumer l’histoire du monde dans un seul mot.
Et toujours aussi calme, mais plus mélancolique qu’en entrant, l’ex-grand pensionnaire continua de s’acheminer vers la chambre de son frère.
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Nastasia-BNastasia-B   13 janvier 2013
La vie, bien mieux que la vie, le bonheur de cet homme dépendait du simple caprice d'un autre homme, et cet homme c'était un être d'un esprit inférieur, d'une caste infime ; c'était un geôlier, quelque chose de moins intelligent que la serrure qu'il fermait, de plus dur que le verrou qu'il tirait.
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Nastasia-BNastasia-B   11 janvier 2013
Cornélius, retenant son haleine, toucha du bout des lèvres la pointe de la fleur, et jamais baiser donné aux lèvres d'une femme, fût-ce aux lèvres de Rosa, ne lui entra si profondément dans le cœur. La tulipe était belle, splendide, magnifique, sa tige avait plus de dix-huit pouces de hauteur, elle s'élançait du sein de quatre feuilles vertes, lisses, droites comme des fers de lance, sa fleur tout entière était noire et brillante comme du jais.
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Si les deux premiers épisodes d’Hommage Collatéral s’intéressaient à des ambassadeurs contemporains de la culture Pop, le troisième est carrément dédié à l’un de ses pères fondateurs. Tout le monde a lu (ou prétend avoir lu) Les Trois Mousquetaires et Monte-Cristo. Mais la vie et la carrière d’Alexandre Dumas sont bien plus vastes, bien plus flamboyantes que ses deux chefs-d’oeuvre. À la fin de la précédente émission, je disais que Dumas était le showrunner de son époque. (Si vous lisez son Petit éloge des séries télé, vous constaterez que Martin Wincker est d’accord avec moi.) Il était aussi script doctor à ses heures et surtout écrivain, bien-sûr. Mais il était tellement d’autre choses ! Dramaturge, metteur en scène, poète, parolier, mécène, duelliste, entrepreneur, patron de presse, politicien, aventurier. Dumas à tout fait. (Et, ce qu’il n’a pas fait, il l’a écrit.) Il était tout ça à la fois, tout en témoignant des nombreux changements du monde, pendant le 19ème siècle. Bref, il fallait bien un double-podcast pour tenter de synthétiser sa carrière, ses oeuvres, ses amis, ses amours, ses emmerdes.
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