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Claude Schopp (Éditeur scientifique)
EAN : 9782752904997
690 pages
Éditeur : Phébus (09/07/2010)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Vers la fin de ces années 1840 qui seront pour lui comme une allée royale balisée de chefs-d'oeuvre, Alexandre Dumas imagine un roman qui serait l'équivalent féminin de ses chers Mousquetaires : La Guerre des Femmes - soit la Fronde évoquée côté alcôve.
Nous sommes en 1650 et deux amazones pleines de panache s'opposent, tant par leurs caractères que par leurs convictions. La brune Nanon de Lartigues, fourbe, ensorceleuse et fougueuse maîtresse du duc d'Éperno... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  17 décembre 2012
"La Guerre des Femmes" ne fait pas partie des romans les plus connus, et partant de là les plus célébrés, du grand Dumas. Pourtant, c'est un roman qui m'a replongée avec délice dans les heures troubles de la Fronde, dans cette période courte et cependant si marquante de l'histoire française pendant laquelle le trône des Bourbon a dangereusement vacillé sur ses bases.
Dans ce contexte, deux femmes vont s'affronter, chacune totalement investie dans sa cause ; l'une est brune comme un diable, l'autre blonde comme un ange et leur combat sans merci se teinte des aventures les plus extraordinaires et des intrigues les plus passionnées.
Pour moi cela ne fait aucun doute, Alexandre Dumas a voulu, par ce roman, rendre un hommage appuyé au sexe "faible" en le dotant à son tour des armes du sexe "fort" : courage, ruse, intrépidité, noblesse et détermination. Dans un bel effort pour féminiser son oeuvre et mettre en exergue toute l'ingéniosité et la ténacité que peuvent receler le coeur et le cerveau des femmes, l'auteur qui a su forger tant de héros sous les traits de virils mousquetaires et autres courageux aventuriers nous offre un récit palpitant de rebondissements et tout aussi attachant que ses autres romans plus illustres.
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Arakasi
  22 avril 2014
Qui a dit que les femmes n'étaient pas de nature belliqueuse ? C'est pourtant bien par des femmes que fut en partie menée l'une des plus grandes guerres civiles françaises, la Fronde, qui bouleversa le pays de fond en comble pendant six furieuses années, de 1648 à 1653. Cette guerre vit s'affronter le gouvernement et le parlement, la royauté et les princes de sang, mais fut également le théâtre des sournoises manoeuvres d'Anne d'Autriche et de la princesse de Condé, toutes deux femmes de pouvoir et prêtes à toutes les extrémités pour en conserver les moindres miettes. Aux mains de ces harpies guerrières, les hommes ne sont guère plus que des outils, des pions plus ou moins dociles destinés à manier le canon et le mousquet, pendant que ces dames brandissent la plume et – plus important, surtout en temps de conflit – la bourse. Dans ce sombre contexte, deux belles amazones vont lutter l'une contre l'autre : la vicomtesse Claire de Cambes, fidèle amie de la princesse de Condée, et Nanon de Lartigues, splendide bourgeoise parvenue et maitresse d'un des bras droits d'Anne d'Autriche. Comme souvent chez Dumas, les sentiments se superposent aux luttes politiques et c'est donc pour le coeur d'un beau et brillant gentilhomme que les deux jeunes femmes batailleront bec et ongles, quitte à sacrifier au passage convictions et alliés, car, comme le dit si bien le proverbe : « En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis. »
Malgré toute la tendresse que j'ai pour l'oeuvre de Dumas, j'admets apprécier assez rarement ses personnages féminins et surtout sa vision très manichéiste de la femme, celle-ci ne pouvant être que toute blanche ou toute noire, ange candide ou démon tentateur (ses garces étant en général beaucoup plus réussies que ses pucelles : rappelez-vous l'immortelle Milady de Winter !). J'étais donc assez curieuse de découvrir un de ses romans ayant la réputation de replacer ces dames au coeur de l'action et de leur donner enfin la chance de botter un peu les fesses au sexe fort. Sur ce chapitre-là, j'ai été plutôt satisfaite. Sans se départir complétement de ses clichés habituels, Alexandre Dumas réussit à camper, avec la vicomtesse de Cambes et Nanon de Lartigues, deux beaux personnages féminins pleins de fougue, d'astuce et aux caractères solidement trempés.
En comparaison, les protagonistes masculins principaux font d'ailleurs un peu pâle figure et marquent surtout par leur tempérament velléitaire et leur incapacité un brin agaçante à suivre une ligne de conduite – mention spéciale au beau Canolles, le don Juan de ces demoiselles, que j'ai régulièrement eu envie de saisir au collet et d'engueuler un bon coup : « Mais choisis une femme, bon sang, mon vieux ! Choisis un parti ! ». M'enfin, n'est pas un Athos qui veut, je suppose… L'intrigue elle-même ne déçoit pas le moins du monde, quoique l'histoire d'amour y prenne un peu trop de place à mon goût, joliment trépidante et rythmée en sus par quelques beaux morceaux de bravoure et de savoureux moments humoristiques (merci pour cela au réjouissant Roland de Cauvignac, frère ainé de Nanon et affable canaille au charme et au culot irrésistibles). En somme, un roman fort sympathique et qui mérite bien sa place dans la bibliothèque de tout fan de Dumas. A conseiller aux amateurs.
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Mondaye
  16 août 2016
Je l'avoue, j'ai pleuré!
Pourtant, je connais bien Dumas, je n'ai pas cette indécrottable naïveté du néophyte d'espérer une fin heureuse. Je savais bien que la tragédie inexplorable, je voyais venir l'effroyable mécanisme qui broie les âmes et les amours, tout en laissant dans nos coeur ce petit soupçon d'espoir.
Mais Dumas est un maître, et devant le sublime courage de ses héros face à la mort, devant la douleur terrible de ceux qui vivent, on ne peut que sentir un trouble profond.
Les livre s'appelle la guerre des femmes, est plus que jamais, les femmes occupent une place d'importance dans le récit. Que se soient Nanon de Lestrigue l'intrigante et amante, Claire de Cambe la vicomtesse amoureuse, que ce soit la princesse de Condé ou la reine, ce sont toujours elles qui mènent le jeu. Après, on peut leur reprocher par moment le fait que Dumas leur retire tout droit à la capacité de prendre les bonnes.
Sinon mis à part le tragique final, le tout se dévore tout aussi vite. Rythme palpitant, rebondissements maîtrisé, on retrouve le père des trois mousquetaire dans ce petit pavé.
Je recommande sans hésitation.
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Ys
  29 décembre 2014
Entre des critiques fort alléchantes et un net intérêt pour cette période rocambolesque de l'histoire de France, j'attendais beaucoup de cette Guerre des Femmes... qui m'a laissée assez nettement sur ma faim.
L'intrigue politique, potentiellement passionnante, est à moitié escamotée par l'intrigue amoureuse, et Merlin qu'elle m'a gonflée, cette histoire d'amour ! Elle est plutôt prometteuse, pourtant, dans les débuts, avec la classique mais toujours intéressante dualité entre devoir et sentiments, l'ambiguité entre deux amours et le thème du travestissement si cher à mon coeur. Hélas, si elle connaît quelques beaux moments de résolution admirable, Claire de Cambes reste bien trop ancrée dans l'archétype de la blondasse angélique, rougissante et pâmoisante que la littérature romantique affectionne tant et que j'abhorre. Nanon de Lartigues s'en sort beaucoup mieux, mais je ne parviens toujours pas à comprendre ce que l'une ou l'autre (et surtout elle !) peuvent trouver à ce bellâtre molasson et insipide de Canolles.
L'intrigue, pourtant, est bonne, avec un suspense croissant, une fin diaboliquement nouée. Mais le déluge de sentiments grandiloquents, de douleur pathétique et de larmes en torrents m'a gâché le spectacle, et cette fin qui devrait être poignante, je l'ai trouvée plus ridicule qu'autre chose (la scène du couvent est juste consternante).
Heureusement qu'il y a le frangin, ce grand diable roublard de Cauvignac, pour relever un peu le niveau avec ses magouilles délicieuses - mais même lui, j'ai trouvé qu'il manquait un peu de la truculence que Dumas accorde d'ordinaire à ce genre de personnage. Question de langue, pour le coup, plus que de caractère.
Au final, ce roman me donne un peu l'impression que le maître a tracé, dans les grandes lignes, un excellent scénario, puis en a confié la réalisation à un larbin médiocrement doué et lourdement imprégné des idéaux petits-bourgeois de son époque.
Dommage.
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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ladymi
  24 septembre 2011
La Fronde déchire la France. Entre la loyauté qu'il doit à son Roi et l'appui qu'il donne à la cause des Princes, le peuple est passionné. D'entre tous les personnages qui animent ce récit, deux jeunes gens tentent de s'aimer et deviendront bien malgré eux les outils de vengeance des Condé et d'Anne d'Autriche. C'est là un bon et grand Dumas même si, pour avoir lu beaucoup de ses oeuvres, il est possible de parfois deviner le dénouement des intrigues.
Tragique, romantique et politique, Dumas fait de la Fronde le théâtre d'une histoire d'amour à la Shakespeare.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
markko31markko31   25 février 2015
- Ainsi vous m'attendiez?continua le duc avec un ricanement plein d'ironie.
- Ah çà! monseigneur, dit Nanon en fronçant le sourcil à son tour, je crois, Dieu me pardonne, que vous avez envie de regarder dans les armoires. Seriez-vous jaloux par hasard? [...]
- Moi, jaloux? oh! non pas! Dieu merci, je n'ai pas ce ridicule. Vieux et riche, je sais naturellement que je suis fait pour être trompé. Mais à ceux qui me trompent, du moins, je veux prouver que je ne suis pas leur dupe.
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markko31markko31   25 février 2015
Cette fois, la vicomtesse était prise... Il n'y avait pas moyen de refuser à un officier du roi la cérémonieuse faveur qu'il réclamait ainsi en face de tous. Mme de Cambes allongea donc sa main tremblante vers Canolles.
Celui-ci s’avança vers le lit comme s'il se fût avancé vers le trône d'une reine, prit du bout des doigts la main qu'on lui tendait, mit un genou en terre et appuya sur cette peau fine, blanche et frémissante, un long baiser que chacun attribua au respect, et qui, pour la vicomtesse seule, fut une ardente étreinte d'amour.
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Sand94Sand94   08 juin 2010
- Peste! Parce que dans le temps où nous vivons, les femmes sont plus dangereuses que les hommes; aussi notre guerre pourrait, à proprement parler, s’appeler la Guerre des femmes.( p.303)
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La dessinatrice de presse et auteure de bande dessinée, Catherine Meurisse publie "Delacroix" chez Dargaud, dans lequel elle s'invite dans les souvenirs d'Alexandre Dumas et de l'amitié qu'il a tissé avec Eugène Delacroix. Cet ouvrage révèle une communauté d'artistes qui se manifeste lorsque Alexandre Dumas consacre une causerie à la mémoire de son ami, le peintre décédé un an plus tôt. Anecdotes émouvantes et cocasses s'enchaînent avec ce ton malicieux propre à la dessinatrice. "On suit Delacroix de son enfance à sa mort et on voit ce que c'est que la vie d'artiste et voit tous ses combats pour l'art, au nom de l'art qui défilent", explique Catherine Meurisse sur le plateau de la Grande Librairie.

Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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