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Sylvie Thorel-Cailleteau (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070309282
Éditeur : Gallimard (16/06/2005)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.77/5 (sur 181 notes)
Résumé :
Réédition à l'occasion du 200e anniversaire de la naissance d'Alexandre Dumas. Préface de Georges Lenôtre.

Paris, 1793, Louis XVI a été guillotiné. Le Tribunal révolutionnaire institué, la Convention mettra bientôt la Terreur à l'ordre du jour. Enfermée au Temple, Marie-Antoinette attend son procès dont l'issue ne fait pas de doute. Mais la police révolutionnaire est sur les dents. Une rumeur court, celle d'un complot visant à faire évader la "veuve ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
jeandubus
  16 mai 2015
Le chevalier de Maison Rouge.
Curieux de lire l'essai de Pierre Bayard « aurais-je sauvé Geneviève Dixmer », je me suis procuré l'édition Folio du chevalier de Maison Rouge, édition de Sylvie Thorel-Cailleteau pompeusement précédée d'une préface de plus de trente page et lourdement lestée en fin de volume de plus de quatre-vingts pages de notes (dont certaines occupent une page entière police2 - prévoir un marque page -) et addenda divers (cartes illisibles, plans abscons, sans compter l'inénarrable biographie d'Alexandre Dumas en six pages indigestes et consternantes de prétention).
Est-ce à dire que cette dose massive de culture universitaire est l'outil indispensable pour comprendre l'oeuvre proposée ou, pire encore peut être, pour donner à l'oeuvre une dimension que le lecteur ne trouverait pas tout au long des cinq cents pages de ce récit, disons le ennuyeux (*), et haché en courts chapitres, écrits « rapidement à deux mains » comme le dit Pierre Bayard (cf. « aurais-je sauvé Geneviève Dixmer »), désinvolte pour tout dire.
Qu'en est-il donc de ce chevalier. Nous en saurons (*) peu sur son compte puisqu'il apparait assez rarement dans le récit sous plusieurs apparences et sous plusieurs noms. Que fait-il ? Il complote pour sauver la reine Marie Antoinette enfermée à la prison du Temple puis à la conciergerie et organiser sa fuite à l'aide de divers stratagèmes. Et pourquoi donc ? Parce qu'il l'aime fiévreusement.
Contentons-nous (*) de ça, il n'y aura pas d'autre explication.
Suspens !!! Va-t-il réussir ? L'Histoire est catégorique : Marie Antoinette a été guillotinée le 16 octobre 1793. Point barre.
Avec ses notes, ses corrections de maîtresse d'école et ses commentaires fielleux sur l'associé et soit disant nègre, Auguste Maquet, d'Alexandre Dumas (avec qui il co-signe pourtant plusieurs oeuvres dont l'adaptation pour le théâtre du chevalier de Maison Rouge) Sylvie Thorel-Cailleteau nous fait passer tout cela pour un récit historique qu'elle exploite indument pour souligner « courageusement » les approximations et les inexactitudes.
Et alors ? La reine eût-elle d'ailleurs eu pour autant la tête tranchée à moitié et gardé le sourire sans Dumas ? L'historienne érudite et qui nous tient la jambe tout au long du bouquin en nous obligeant à une gesticulation entre texte « original » et notes pour la plupart du temps inutiles (puisqu'on s'en fiche bien que Machin était en fait Truc basé à Bordeaux à l'époque des faits…), cherche à l'évidence à justifier sa fonction et son savoir encyclopédique pour supposer une telle éventualité 50 ans après l'exécution. C'est absurde et masturbatoire.
Dumas, lui, sans doute conscient qu'il ne va pas faire un tabac avec une histoire dont tout le monde connait la fin, introduit deux personnages particulièrement niais : Maurice Lindey et Geneviève Dixmer dont il tombe amoureux en pleine nuit à Paris lorsqu'il entraperçoit son magnifique visage (sous une capuche sans lumière) alors qu'elle s'est fait arrêter par une patrouille sans laisser passer. Aucune crédibilité dans cette rencontre nocturne dont on ne sait pas autre chose que la rencontre elle-même. (D'où vient Geneviève finalement ?)
Le beau lieutenant, fidèle républicain, s'obsède et retrouve la jolie comploteuse. Pour elle il trahira ses idées, pour lui elle trahira son mari. Pas d'héroïsme dans ces postures qui mettent mal à l'aise à l'image de Lorin, le meilleurs ami de Maurice, qui cherche à convaincre les deux tourtereaux qu'ils se plantent sur toute la ligne et qu'il vont finir par « éternuer dans le sac », expression courante pendant la « terreur ».
C'est inéluctable et tout le monde monte dans la charrette, comme prévu.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avec ce style nonchalant et sans aucun panache (Ah ! les mousquetaires…), Alexandre Dumas ne nous propose pas un chef d'oeuvre, loin de là. Tout juste un prétexte pour rembourser ses dettes.
Quant à l'édition lourdingue de Sylvie Thorel-Cailleteau, on est à la limite de l'imposture.


*A.D. adore parler à la première personne du pluriel (celle des rois) surtout lorsqu'il s'aperçoit qu'il a perdu le fil de son histoire et qu'il faut bien revenir un peu en arrière là où il a planté ses personnages.
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Nuageuse
  10 octobre 2018
Alexandre Dumas m'emmène à chaque fois dans ses intrigues.
Marie-Antoinette n'est pas encore morte guillotinée en 1793, contrairement à son mari Louis XVI. Elle est retenue prisonnière et ce récit relate "ses" tentatives de fuites qui n'aboutiront pas.
En plus de ces tentatives, il est question d'amour contrarié et de dévouement.
Mon personnage préféré reste Lindon, ami de Maurice Lindey, qui parle en vers. Un jeune garde loyal contre tout vis à vis de son ami Maurice.
Merci à Alexandre Dumas de nous faire revivre les derniers mois de Marie-Antoinette que je croyais morte en même temps que son mari (qui vous a dit que je n'écoutais pas en Histoire-Géo à l'école ;) ?) .
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CDemassieux
  08 juin 2018
Les drames de l'Histoire sont une inépuisable source d'inspiration littéraire. Victor Hugo ne dirait pas le contraire.
Ainsi, le Chevalier de Maison-Rouge plonge dans les rivières de sang parfaitement inutiles de la Terreur, qui dévoya les buts louables de la Révolution, allant jusqu'à inventer un système d'extermination, lors des guerres de Vendée, qui, plus tard, ferait mouiller d'extase la petite culotte de Lénine, ce « grand » homme aux mains rouges !
Après ce petit interlude historique, nécessaire à une époque où l'ignorance du passé est aussi abondante que le sel dans les océans, entrons de plain-pied dans ce récit qui fait s'entrechoquer l'amour particulier et celui de la cause, tant révolutionnaire que royaliste.
L'histoire commence donc en mars 1793, sous de sombres auspices. Louis XVI a été guillotiné le 21 janvier de la même année. Les guerres contre l'ennemi extérieur font rage et celles de Vendée commencent. Enfin, le Tribunal révolutionnaire fait ses premiers pas. Tout est en place pour l'acte le plus terrible de la Révolution.
Un certain chevalier de Maison-Rouge met en émoi les révolutionnaires car il est non seulement fou amoureux de la reine déchue, et désormais veuve, mais il a décidé de la faire évader. Marie-Antoinette, quant à elle, et malgré des émotions violentes et contradictoires selon les informations qu'elle reçoit, supporte dignement son destin, qui s'achèvera le 16 octobre 1793 sur l'échafaud. Ce qui donnera lieu à une scène particulièrement déchirante dont l'auteur a le secret (voir la fin de Portos dans le Vicomte de Bragelonne). Coquetterie de femme, elle s'excusera alors poliment pour avoir marché par inadvertance sur le pied de son bourreau.
Dans son entreprise désespérée, le chevalier peut compter sur l'aide d'un couple, Dixmer et Geneviève, attachés à la monarchie. Et puisqu'il faut bien un triangle amoureux, Maurice Lindey, fervent révolutionnaire, garde national de son état et affecté auprès de la reine, est de son côté amoureux de Geneviève. le tableau ne serait pas complet sans l'évocation de Simon, abject personnage concentrant tout le fanatisme d'un Jean-Baptiste Carrier – l'instigateur des noyades d'hommes, de femmes et d'enfants dans la Loire – et qui tyrannise le dauphin, quelque part bien plus résigné que sa mère, dont il a été séparé : « Sans doute la souffrance existait encore ; mais, si elle existait, l'enfant martyr à qui l'on faisait, d'une façon si cruelle, payer les fautes de ses parents, l'enfant martyr la cachait au plus profond de son cœur et la voilait sous les apparences d'une complète insensibilité. »
Le génie de Dumas fait le reste, entre quiproquos, complots et rebondissements, jusqu'à l'issue inévitablement tragique, de toute part, comme si rien ne devait survivre, sauf peut-être « un cri terrible, un cri qui résumait toutes les patiences : joie, épouvante, deuil, espoir, triomphe, expiation, couvrit comme un ouragan un autre cri faible et lamentable qui, au même moment, retentissait sous l'échafaud ».
Dumas est un romantique et il excelle lorsqu'il s'agit de convoquer certaines figures du roman national dans lesquelles il devine un don pour le malheur (voir La Reine Margot). Il est vrai que Marie-Antoinette est devenue une icône romantique de par son destin.
Puis il y a ce constat final, qui dit tout une époque dont certains voudraient de nos jours faire croire qu'elle ne fut que glorieuse : « Autrefois on criait “Vive le roi !” mais il n'y a plus de roi. Depuis, on a crié : “Vive la liberté !” mais il n'y a plus de liberté. Car Dumas est un chantre de la liberté, ce « don du ciel, le plus précieux », disait-il.
Dans ces pages, le désenchantement fait force de loi à tous les étages.
Notons enfin que le Chevalier de Maison-Rouge s'inspire d'un personnage réel : Alexandre Dominique Gonsse de Rougeville, né à Arras, tout comme l'Incorruptible, à savoir Robespierre. Une ironie de l'Histoire…



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talou61
  21 août 2018
Ecrit par Maquet ou et) Dumas, peut importe.
Voilà un beau roman historique sur l'année 1793,
Après le Collier de la reine, Ange Pitou et la comtesse de Charny, ce livre relate la vie au Temple de la famille royale et les montées des antagonismes entre la Commune Insurrectionnelle et la Convention Nationale.
Les tentatives des royalistes afin de faire évader la reine (conspiration de l'oeillet, tentatives de corruption de Rougeville et du baron de Batz) sont plus intéressantes que l'histoire d'amour entre un jacobin et une contre-révolutionnaire (manipulée).
Les descriptions sont plus intéressantes que les personnages qui manquent de conviction.
Tous les problèmes et les passions périssent sous le couperet de la Louisette (la guillotine) (un peu comme 93 De Balzac !) qui montre la fierté et le courage des hommes (et des femmes).

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Mondaye
  29 août 2016
Mon deuxième Dumas en moins d'un mois, et je sais clairement ou va ma préférence.
La tension dramatique de la Guerre des femmes a su me faire frémir à défaut de me surprendre, mais là pas grand chose.
Déjà, je suis un peu partie pris, le fait de poser Marie-Antoinette en martyr m'a fait un peu hausser les sourcils. Ensuite j'ai eu beaucoup plus de sympathie pour Lorin (et dans une moindre mesure pour Maison-Rouge) que pour notre couple de tourtereaux. D'ou une presque indifférence à leur sort.
Enfin, si l'identité de Maison-Rouge est censé être une énigme, et bien je déconseille à Dumas du fond de sa tombe de ne pas tenter d'écrire un roman policier...
Mais ça reste une lecture fluide et plaisante, qui ne m'a toutefois pas transportée.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
ArakasiArakasi   13 avril 2015
- Oui, oui, pleure, hypocrite ! cria la folle ; ton bouquet lui coûte cher... D'ailleurs, elle devait s'en douter, c'est ainsi que meurent tous ceux qui te servent. Tu portes malheur, l'Autrichienne : on a tué tes amis, ton mari, tes défenseurs ; enfin, on tue ma fille. Quand donc te tuera-t-on à ton tour pour que personne ne meure plus pour toi ?
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talou61talou61   13 juin 2018
Mais le 10 août avait eu son écho à l'étranger, et la coalition s'était hâtée de marcher, non pas au secours de Louis XVI personnellement, mais du principe royaliste ébranlé dans sa base.
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NuageuseNuageuse   05 octobre 2018
-Bah ! le fils du tyran...
-Est un enfant, un enfant qui n'a point participé aux crimes de son père, un enfant qui n'est point coupable, et que, par conséquent, on ne doit point punir.
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meknes56meknes56   23 août 2019
La pauvre femme jeta un cri et essaya de fuir par la rue du Coq.
– Eh ! là, là, citoyenne, cria le chef des enrôlés, car déjà, tant le besoin d’être commandé est naturel à l’homme, ces dignes patriotes s’étaient nommés des chefs. Eh ! là, là, où vas-tu ?
La fugitive ne répondit point et continua de courir.
– En joue ! dit le chef, c’est un homme déguisé, un aristocrate qui se sauve !
Et le bruit de deux ou trois fusils retombant irrégulièrement sur des mains un peu trop vacillantes pour être bien sûres, annonça à la pauvre femme le mouvement fatal qui s’exécutait.
– Non, non ! s’écria-t-elle en s’arrêtant court et en revenant sur ses pas ; non, citoyen, tu te trompes ; je ne suis pas un homme.
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talou61talou61   21 août 2018
Tout le reste du temps, il avait cette fièvre qu'on pourrait appeler la fièvre de 93, qui séparait Paris en deux camps et faisait de l'existence un combat de chaque heure.
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Videos de Alexandre Dumas (61) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Dumas
Catherine Meurisse publie une ode à Delacroix écrite par Alexandre Dumas qu?elle illustre en dessins et en peinture. Elle a agrémenté le texte de l?auteur des Trois Mousquetaires de saynètes dessinées, de petits commentaires facétieux, et pour la première fois, de peinture. Elle explique ici comment elle s'y est prise pour le dessiner.
Plus d'informations sur la BD : Plus de leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
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