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EAN : 978B00JJY7KC4
Éditeur : (07/04/2014)

Note moyenne : 4.59/5 (sur 581 notes)
Résumé :
Le comte de Monte-Cristo est un livre sur la vengeance, sur l'argent et l'intelligence. C'est aussi l'histoire d'une métamorphose, celle d'Edmond, un jeune homme vertueux qui après avoir subi une terrible injustice se mue en machine à punir. Histoire étonnamment moderne/intemporelle. Que dire de plus, c'est du Dumas : des personnages innombrables, une plongée passionnante dans notre passé (le 19° siècle), des destins qui s'entrecroisent, des sentiments et de l'actio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
  10 décembre 2015
Le comte de Monte-Cristo est un personnage fabuleux, un enchanteur qui semble tout droit sorti des contes des mille et une nuits, un sorcier du Moyen âge. Derrière ce personnage se cache un homme qui n'a plus qu'une idée en tête ; la vengeance.
Trois hommes, chacun d'eux représentant la justice, l'argent et l'armée, trois hommes puissants donc, ont établi leur fortune et leur notoriété sur une dénonciation mensongère et diabolique. Ils représentent l'égoïsme, la cupidité et la haine.
Quoi de mieux qu'un scandale pour faire descendre ces hommes et de leur piédestal ?
Edmond Dantès a beaucoup souffert et il pense qu'une fois devenu cet homme mystérieux, ce presque Dieu, qu'est le comte de Monte-Cristo, il n'est plus capable d'éprouver de la joie, il pense être imperméable au bonheur.
Pourtant, quand l'heure de la vengeance a sonné, qu'il a abattu ses dernières cartes, les doutes s'emparent de lui. Est-il le vengeur des ténèbres ou le justicier des lumières ? Pourrait-il à nouveau connaître l'amour ?
Finalement, Edmond Dantès revient à la surface, le masque tombe. Sa vengeance laissera des traces et il en prend conscience.
Les fils doivent-ils payer pour les fautes de leurs pères ? Comment épargner les uns et protéger les autres ? Telles sont les questions que soulève la vengeance.
À travers cette longue histoire, on vit une formidable aventure, avec des dénouements surprenants, presque irréels. Une immersion en Italie, en Corse, et dans cet univers étonnant de la bourgeoisie parisienne du XIXè siècle. Une histoire dramatique, mais aussi un conte fabuleux, un mythe, celui du comte de Monte-Cristo.
« Tu arracheras les dents du dragon, et tu fouleras aux pieds les lions… »
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Bobby_The_Rasta_Lama
  13 janvier 2018
Ma centième critique, c'est un peu comme un anniversaire - et je suis contente que cela tombe sur un livre bien...un livre intemporel !
Pourtant, j'en ai mis du temps pour me décider à le lire ! Autant que d'années passées par Edmond Dantès derrière les barreaux de Château d'If ! Je crois que j'avais peur d'en espérer beaucoup trop... mais, finalement, quelle histoire !
Paru originellement sous forme d'un feuilleton très populaire, suivi et attendu avec impatience par ses lecteurs, la critique de l'époque a pourtant condamné "Monte-Cristo" en tant que "vulgaire produit industriel sans valeur littéraire". C'est vrai qu'en maints égards Dumas me fait penser à son contemporain Eugène Sue, pour son "romantisme noir" comme tiré des histoires "d'almanach" du dix-neuvième siècle. le Comte de Monte-Cristo a du ressembler, pour un lecteur de l'époque, à ce que sont les super-héros Marvel pour nos enfants.
Même s'il ne faut pas oublier la part qu'Auguste Maquet a joué dans la rédaction et l'organisation du roman, l'idée globale de l'histoire ainsi que l'idée de personnage du comte viennent de Dumas. Et Dumas dit qu'il "pourrait collaborer même avec le diable, pourvu qu'il lui fournisse une bonne idée !"
Et l'idée de cette aventure est sacrément bonne !
Le début du livre est cependant assez manichéen - les "gentils" sont trop gentils et les "méchants" vraiment méchants. Je me disais sans arrêt - "mais réveille toi, Edmond, qu'est ce que tu peux être bête !"
Et quand Edmond se réveille enfin, c'est en prison...et c'est l'abbé Faria qui lui ouvre les yeux ! Abbé Faria, pour moi, c'est un personnage clé du roman. Le "savant fou", l'homme "universel de la renaissance"; un mélange entre Leonard de Vinci, Sherlock Holmes et Crésus. Grâce à lui, Dantès quitte sa prison en véritable héro byronien - savant, conscient des vérités amères sur la race humaine, infiniment libre et (ou parce que) infiniment riche. Et il retourne dans la civilisation en tant que l'ange de la vengeance, mais aussi l'ange de la miséricorde.
Trois noms, trois obsessions - Danglars, Villefort, Morcerf !!!
La vengeance pourrait être simple, mais elle est machiavélique - la destruction physique n'est pas assez, car la destruction morale est bien pire ! Et les dilemmes sont nombreux, car bien de personnes honnêtes risquent d'être entraînées par le courant.....
L'autre thème omniprésent du livre - et on y ressent une critique sans ménagement de la haute société de l'époque - est le pouvoir absolu de l'argent. Il suffit d'être riche, de se donner un titre imaginaire de duc, comte ou prince, et même si tout le monde sait pertinemment que c'est faux, vous restez populaire, intitulé et considéré comme tel. Dantès le sait, et cela l'arrange bien ! Et les têtes tombent, l'une après l'autre...la divine providence à l'oeuvre qui punit l'injuste et qui récompense le bon.
Mane, tekel, phares...il y a que le sort de la pauvre Mercedes qui va un peu à l'encontre de l'histoire. Est-ce un sort mérité ? Mais la croix derrière le passé est définitive...c'est la fin et le bateau s'en va.
Bon vent, Edmond Dantès !
NB - je peux enfin regarder le film...je ne l'ai jamais vu. Exprès !
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PJN
  19 août 2017
Dumas était un homme de théâtre : il met en scène des personnages inoubliables et aime les rebondissements. L'empoisonneuse, l'ancien révolutionnaire devenu muet, le traître et le fils maudit, Benedetto au destin rocambolesque. Mon arrière-grand-père adorait cette histoire, l'histoire d'un juste qui perd tout, avant de se venger de ses ennemis devenus riches et puissants dans le Paris de la Restauration. L'art de conteur de Dumas se déploie dans ses histoires dans l'histoire : les bandits romains, les aventures orientales et le crime de Caderousse raconté par un témoin caché dans son auberge, par une nuit d'orage...Et au dessus de tout ces personnages, l'agent de le Providence, le comte et ses doubles, l'abbé italien et le lord anglais qui fait de ce classique un vrai plaisir de lecture !
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Luniver
  06 septembre 2015
Le comte de Monte-Cristo est enterré depuis tellement longtemps dans ma pile à lire que l'en sortir était presque un acte archéologique. D'une part, ses 1600 pages ont de quoi impressionner, et comme en plus je connais très mal les classiques (ce qui est très bien au final, ça me permet de les découvrir exactement comme les sorties de l'année), je m'en étais fait une fausse image. Je n'avais en effet retenu qu'un long emprisonnement, et le désespoir d'un homme enfermé pendant un millier de pages, ça pourrait être intéressant, mais ça demande quand même une bonne dose de courage pour se lancer dans cette lecture. Mais dès les premières pages, j'ai réalisé qu'on est bien loin de cette sombre introspection. J'ai retrouvé tout de suite le ton typique du roman d'aventure qui m'avait tant plus dans Les trois mousquetaires.
Le roman raconte l'histoire d'Edmond Dantès qui, malgré une vie simple, est sur le point de toucher au bonheur : un poste de capitaine sur un navire où tout le monde l'aime, ce qui lui permettra de sauver son père de la misère, et d'épouser sa fiancée. Mais cet embryon de bonheur sera détruit par l'association bien redoutable d'un amoureux éconduit, d'un collègue jaloux et aigri, et d'un ambitieux politique. À quelques jours de son mariage, Dantès sera envoyé en prison, où il croupira plusieurs années, avec une seule idée en tête : la vengeance.
On comprend sans peine le succès de cette histoire qui, malgré son volume impressionnant, est passionnant du début à la fin. Le thème de la vengeance, tout d'abord, est déjà quelque chose de fascinant, d'autant que Dantès met en place des plans machiavéliques qui provoqueront la ruine ou le déshonneur public de ses ennemis au moment où ils s'y attendent le moins. Dumas fait également voyager ses lecteurs, en Italie, durant le carnaval, en Afrique du Nord et lui fait miroiter les charmes de l'Orient. Les destins de ses personnages s'entremêlent étroitement, des amitiés et des amours imprévues naissent, ce qui contrarie grandement les plans de Dantès. Parfois d'ailleurs, certains retournements de situation m'ont paru cousus de fil blanc, mais enfin on n'y prête peu attention, le genre de l'aventure en fait presque des passages obligés.
Un seul comportement récurrent m'a laissé sceptique. De temps en temps, un ami de Dantès se trouve dans une situation désespérée, et Dantès a la solution, disponible immédiatement. Plutôt que de la lui fournir, il attend le dernier moment, quand son ami a la corde autour du cou ou le revolver sur la tempe, pour se précipiter dans la pièce et lui dire que ses problèmes peuvent s'arranger. Il y a parfois des justifications à cette attente, mais souvent non, et ce comportement me paraît particulièrement cruel, sans générer, pour moins du moins, la moindre tension ni la moindre compassion pour les victimes.
Encore un classique que je regrette de ne pas avoir eu le courage de lire plus tôt ! Mais malgré les bonnes expériences qui s'enchaînent, il n'y a pas à dire, un nom célèbre ça impressionne…
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tassedeculture
  28 avril 2016
Marseille, 1815. Edmond Dantès est un jeune de 19 ans à qui tout sourit : il sera prochainement nommé capitaine du Pharaon, le navire marchand sur lequel il est en service et est sur le point d'épouser Mercédès, la belle Catalane qu'il aime. Mais cette félicité n'est pas au goût de tout le monde : Danglars, comptable sur le Pharaon envie la réussite de Dantès tandis que Fernand, amoureux de Mercédès, voudrait supplanter son rival de le coeur de celle qu'il aime. Ces deux hommes s'unissent et décident de comploter pour ce débarrasser d'Edmond Dantès. Ainsi, le jour de ses fiançailles, Edmond est arrêté, faussement accusé de bonapartiste en pleine Restauration monarchique. Comble de malchance, le substitut du procureur, monsieur de Villefort, qui traite l'affaire est un homme malhonnête et arriviste qui va profiter de la situation à son avantage et envoyer Dantès croupir dans une cellule du château d'If au large de Marseille.
Dans sa geôle, Edmond est complètement seul et désespéré. Au bout de plusieurs années, il rencontrera un autre détenu, l'abbé Faria, un vieil homme érudit qui fera son éducation et lui révélera l'emplacement d'un fabuleux trésor. Au bout de quatorze ans d'emprisonnement, Edmond réussit à s'évader, puis à trouver le trésor de l'abbé.
Devenu immensément riche, et se faisant appelé dorénavant le comte de Monte Cristo, Edmond décide de se venger de ceux qui lui ont fait tout perdre et qui eux, ont brillamment réussi leurs vies...

Je découvre Alexandre Dumas avec le comte de Monte Cristo et mon premier sentiment en refermant ce roman est : "quelle intrigue !" En effet, si ce livre raconte l'histoire de la vengeance d'Edmond Dantès, c'est aussi plusieurs intrigues secondaires qui se mêlent habilement au récit principal et le font évoluer, complétant un peu plus à chaque fois, les desseins du personnage principal. Ainsi, pendant près de 1500 pages, je me suis passionnée pour l'histoire d'Edmond Dantès : j'ai tourné les pages avec avidité, découvert chaque chapitre avec curiosité, me demandant comment ce récit allait bien pouvoir se terminer, jusqu'au dénouement. S'il y a des longueurs, je les ai bien vite oubliées tant le récit reste rythmé, plein de rebondissements.
Ce roman présente toute une galerie de personnages dont chacun a son importance. Il est important de bien retenir tous les noms cités pour bien comprendre les liens entre les intrigues et les personnages. On sent bien que rien n'est laissé au hasard dans cette histoire.
Edmond Dantès est bien entendu le personnage que nous suivons le plus, et dont nous connaissons le plus l'évolution : d'un jeune homme plein de vie, sûr de lui, il devient un prisonnier désespéré qui décide de vivre en même temps qu'il décide de se venger. Après son évasion, il change d'identité selon ses besoins : tour à tour Simbad le marin, abbé Busoni, lord Wilmore ou comte de Monte Cristo. Il se fait implacable dans son désir de vengeance, qu'il a préparé minutieusement. Je dois bien avouée que j'ai été fasciné par ce personnage aux multiples facettes et un peu mystérieux.
Je ne vais pas évoquer tous les personnages du roman sinon je pourrais y passer la journée mais j'ai également énormément apprécié de personnage de monsieur de Noirtier : père de monsieur de Villefort, il a eu une attaque qui l'a laissé paralysé et ne peux plus communiquer qu'en clignant des yeux. J'ai admiré sa force de caractère, sa façon d'influer sur les événements malgré son handicap. J'ai aussi été touché par son amour pour sa petite-fille, Valentine.
J'ai également aimé les différents membres de la famille Morrel. le père, qui a cherché à sauver Edmond de son triste sort, et ses enfants qui n'ont jamais oublié le bienfaiteur anonyme qui a sauvé leur père de la faillite. Ce sont des gens simples, honnêtes, avec des valeurs où l'honneur prime.
Le comte de Monte Cristo a su me distraire avec son intrigue et ses personnages mais à aussi su fait me voyager dans le temps, me projetant dans la première moitié du XIXe siècle. le contexte politique est évoqué, et on croise même le roi Louis XVIII au détour d'un chapitre. On s'aperçoit aussi de toutes les évolutions technologiques qui arrivent durant cette période : le télégraphe, le chemin de fer, les transports à vapeur... On découvre le Paris de cette époque où bourgeois et nobles se partagent le pouvoir. Mais on voyage aussi à Marseille, à Rome, sur l'île de Monte Cristo.
Evidemment, je vous conseille vivement de lire le comte de Monte Cristo. Pour moi, c'est un roman à lire au moins une fois dans sa vie. Ne vous laissez pas effrayer par la longueur du récit et appréciez vous aussi cette intrigue bien ficelée où rien n'est laissé au hasard.
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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
LutopieLutopie   13 avril 2019
Croyez-vous que le vrai savant s’adresse banalement à l’individu même ? Non pas. La science aime les ricochets, les tours de force, la fantaisie, si l’on peut dire cela. Ainsi, par exemple, cet excellent abbé Adelmonte, dont je vous parlais tout à l’heure, avait fait, sous ce rapport, des expériences étonnantes.

— Vraiment !

— Oui, je vous en citerai une seule. Il avait un fort beau jardin plein de légumes, de fleurs et de fruits ; parmi ces légumes, il choisissait le plus honnête de tous, un chou, par exemple. Pendant trois jours il arrosait ce chou avec une dissolution d’arsenic ; le troisième jour, le chou tombait malade et jaunissait, c’était le moment de le couper ; pour tous il paraissait mûr et conservait son apparence honnête : pour l’abbé Adelmonte seul il était empoisonné. Alors, il apportait le chou chez lui, prenait un lapin, l’abbé Adelmonte avait une collection de lapins, de chats et de cochons d’Inde qui ne le cédait en rien à sa collection de légumes, de fleurs et de fruits : l’abbé Adelmonte prenait donc un lapin et lui faisait manger une feuille de chou, le lapin mourait. Quel est le juge d’instruction qui oserait trouver à redire à cela, et quel est le procureur du roi qui s’est jamais avisé de dresser contre M. Magendie ou M. Flourens un réquisitoire à propos des lapins, des cochons d’Inde et des chats qu’ils ont tués ? Aucun. Voilà donc le lapin mort sans que la justice s’en inquiète. Ce lapin mort, l’abbé Adelmonte le fait vider par sa cuisinière et jette les intestins sur un fumier. Sur ce fumier, il y a une poule, elle becquète ces intestins, tombe malade à son tour et meurt le lendemain. Au moment où elle se débat dans les convulsions de l’agonie, un vautour passe (il y a beaucoup de vautours dans le pays d’Adelmonte), celui-là fond sur le cadavre, l’emporte sur un rocher et en dîne. Trois jours après, le pauvre vautour, qui, depuis ce repas, s’est trouvé constamment indisposé, se sent pris d’un étourdissement au plus haut de la nue ; il roule dans le vide et vient tomber lourdement dans votre vivier ; le brochet, l’anguille et la murène mangent goulûment, vous savez cela, ils mordent le vautour. Eh bien, supposez que le lendemain l’on serve sur votre table cette anguille, ce brochet ou cette murène, empoisonnés à la quatrième génération, votre convive, lui, sera empoisonné à la cinquième et mourra au bout de huit ou dix jours de douleurs d’entrailles, de maux de cœur, d’abcès au pylore. On fera l’autopsie, et les médecins diront :

« Le sujet est mort d’une tumeur au foie ou d’une fièvre typhoïde. »
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GODONGODON   28 novembre 2015
On fit cinquante pas à peu près, puis on s'arrêta pour ouvrir une porte, puis on se remit en route. Le bruit des flots se brisant contre les rochers sur lesquels est bâti le château arrivait plus distinctement à l'oreille de Dantès à mesure que l'on avança.
«Mauvais temps! dit un des porteurs, il ne fera pas bon d'être en mer cette nuit.
– Oui, l’abbé court grand risque d'être mouillé», dit l'autre – et ils éclatèrent de rire.
Dantès ne comprit pas très bien la plaisanterie, mais ses cheveux ne s’en dressèrent pas moins sur sa tête.
«Bon, nous voilà arrivés! reprit le premier.
– Plus loin, plus loin, dit l'autre, tu sais bien que le dernier est resté en route, brisé sur les rochers, et que le gouverneur nous a dit le lendemain que nous étions des fainéants.»
On fit encore quatre ou cinq pas en montant toujours, puis Dantès sentit qu’on le prenait par la tête et par les pieds et qu’on le balançait.
«Une, dirent les fossoyeurs.
– Deux.
– Trois!»
En même temps, Dantès se sentit lancé, en effet, dans un vide énorme, traversant les airs comme un oiseau blessé, tombant, tombant toujours avec une épouvante qui lui glaçait le cœur. Quoique tiré en bas par quelque chose de pesant qui précipitait son vol rapide, il lui sembla que cette chute durait un siècle. Enfin, avec un bruit épouvantable, il entra comme une flèche dans une eau glacée qui lui fit pousser un cri, étouffé à l'instant même par l’immersion.
Dantès avait été lancé dans la mer, au fond de laquelle l'entraînait un boulet de trente-six attaché à ses pieds.
La mer est le cimetière du château d’If.
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PiertyMPiertyM   19 juillet 2014
Est-ce que la loi a des yeux pour voir votre tristesse ? Est-ce que la loi a des oreilles pour entendre votre douce voix ? Est-ce que la loi a une mémoire pour se faire l’application de vos délicates pensées ? Non, madame, la loi ordonne, et quand la loi a ordonné, elle frappe.
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LuniverLuniver   30 août 2015
Les blessures morales ont cela de particulier qu'elles se cachent, mais ne se referment pas ; toujours douloureuses, toujours prêtes à saigner quand on les touche, elles restent vives et béantes dans le cœur.
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gouelangouelan   10 décembre 2015
- Venez avec moi, vicomte, je vous emmène…
- Oui, mais où cela…
- Je vous l’ai dit, où l’air est pur, où le bruit endort, où, si orgueilleux que l’on soit, on se sent humble et l’on se trouve petit. J’aime cet abaissement, moi, que l’on dit maître de l’univers, comme Auguste.
-Où allez-vous, enfin ?
- À la mer, vicomte, à la mer.
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