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ISBN : 2843210860
Éditeur : Les Editions Desjonquères (20/06/2006)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Ce livre, c’est d’abord le grand rire éclatant de l’aventure vécue dans la ville la plus surprenante du monde. Palpitant clandestin, Dumas se met en tête de séjourner à sa façon, rapide et gaillarde, l’intelligence affûtée, dans la bouillonnante Naples au million de faces. L’oeil vif et plein de jeu, Dumas se trouve, dès le premier instant de sa chasse à l’insolite et à l’émotion, dans la peau d’un napolitain ; et à un train d’enfer, il s’initie et nous initie au bo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
stcyr04
  10 juillet 2014
Avec son style alerte et enlevé, espiègle, ironiquement tendre, humoristique et primesautier, Alexandre Dumas invite le lecteur à une ballade à travers Naples et sa région, la besace pleine d'anecdotes savoureuses, grotesques, drolatiques et toutes plus colorées les unes que les autres.
Le Corricolo est un petit attelage que l'ingéniosité napolitaine a transformé en fiacre loufoque et c'est au vent de cette voiture que l'auteur propose un patchwork d'historiettes mettant en scène l'âme de cette ville riche d'histoires et de mystères. Ainsi vous ferez la connaissance d'un aubergiste où séjournait Dumas, plus passionné de tableaux, de curiosités d'antiquaires et d'autographes que par son métier; vous serez amusé des anecdotes pittoresques sur Rossini et son dilettantisme incurable et indissociable de son génie; vous sourirez à l'évocation de Domenico Barbaia, l'impressario bougon mais bonne pâte, dont la connaissance de la musique, selon Dumas , était toute relative; vous vous esclafferez à l'histoire de don Philippe Villani , facétieux et malicieux débiteur qui trouve toujours un remède pour ne point s'acquitter de ses dettes auprès de ses créanciers. Que dire de l'habitant typique des rues populeuses de la reine du sud, le lazzarone, enfant de la nature qui baille aux corneilles et profite des libéralités d'une nature bénie et, accessoirement, de l'aumône de l'étranger, du petit boulot ou de la “bonne affaire” à trouver dans la poche de l'étourdit, et dont le régime se compose de pizza l'hiver et de pastèque l'été? Puis le bon Alexandre vous contera l'histoire ténébreuse, violente et incroyable de Ferdinand, le roi “nasone”, pêcheur et chasseur, ne parlant que le patois du môle, laissant son ministre et son épouse régner à sa place. On vous divertira aussi avec le concept de la jettatora, ou “mauvais oeil”, illustré par les aventures désopilantes d'un prince portant la guigne, attirant les catastrophes, semant, bien malgré lui et à son insu, la mort et la désolation derrière son sillage. Certains récits nettement plus sombres, comme la narration de la révolte de Masaniello, sont l'illustration de la riche histoire d'une ville protéiforme. Et puis dans cette Naples pleine de mysticisme et de superstitions, tout récit serait incomplet, s'il ne faisait pas la part belle à son illustre saint patron, saint Janvier, martyr des premiers temps du christianisme; ce que Dumas ne se fait pas faute de narrer, surtout que son histoire est auréolée de miracles et de merveilles propres à captiver l'attention du lecteur. Tout ceci est agrémenté de considérations sur les différents sites traversés comme le môle, le tombeau de Virgile, la grotte de Pouzzoles, la place du marché, Herculanum et Pompéi, Caserta, Capoue, San Leucio, le musée Archéologique… ou de digressions plus longues, sur le conflit qui opposa Octave, futur César Auguste, et Antoine, amant célèbre de Cléopatre, sur les relations particulières entre Néron et sa mère Agrippine ou sur une fameuse mosaïque trouvée à Pompéi, qu'on peut visiter au musée archéologique et qui serait, malgré le démenti de Dumas, la représentation de la bataille d'Issus, entre Darius et Alexandre.
Le corricolo est un livre sans prétention, une sorte de fourre-tout littéraire d'histoires, qui aurait gagné à s'attarder plus sur les lieux visités proprement dits et moins sur les anectodes; l'auteur consacre par exemple une demi-page sur le château de Caserte, le Versailles de la Campanie, à peine plus sur Capoue. Il est vrai que les guides touristiques ne connurent leur vogue que bien plus tard, et que j'aurais très bien pu opter pour le guide Michelin ou Le Routard, n'empêche qu'il m'aurait été agréable de partager plus avant les impressions d'un grand écrivain au spectacle des milles richesses que cette région offre au voyageur ébahi!
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BVIALLET
  12 juin 2012
A Naples, dans le sud de l'Italie, à l'époque d'Alexandre Dumas, un corricolo est une sorte de calèche tirée par deux chevaux avançant à très vive allure en dépit de la quinzaine de personnes qui arrive à s'entasser à bord. le grand romancier qui visite incognito la ville et toute la région, se sert principalement de ce moyen de transport particulier, souvent surprenant et parfois même dangereux. Dans les impressions de voyage qu'il nous propose, nous apprenons toutes sortes de choses. Par exemple : comment Rossini écrivit « Otello » en huit jours seulement. Comment l'impécunieux Don Philippe Villani escroc qui a plus d'un tour dans son sac parvient à soutirer de l'argent à pratiquement tout le monde sans jamais rembourser le moindre centime. Comment le roi Ferdinand qui régna 65 années sur Naples et la Sicile mourut en étant le roi le plus populaire que cette région eut connu...
Ainsi donc, Dumas nous fait-il visiter Naples quasiment rue par rue et anecdote par anecdote. le lecteur a l'impression que l'érudition du maître est sans limite car il est capable de rappeler toutes sortes d'épisodes de l'histoire de la Rome antique aussi bien que des périodes plus récentes. C'est brillant, varié et toujours intéressant, même si ce type de livre n'a rien à voir avec les habituels romans de cape et d'épée...
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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LudwigduBouillon
  17 janvier 2018
irrésistible. un voyage entre copains en Italie
P40 "Il y a à Naples comme partout, plus que partout même, une certaine quantité de savants qui disputent sur la forme des pincettes grecques et des pelles à feu romaines, qui s'injurient à propos de la grande mosaïque de Pompéi et des statues des deux Balbus, mais cela se passe en famille et personne ne s'occupe de pareilles puérilités"
et le volume précèdent le speronare
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
stcyr04stcyr04   04 juillet 2014
Monsignor Perelli eut un jour un autre triomphe qui ne fit pas moins de bruit que celui-là. Il éclaircit d'un seul mot un grand point de l'histoire naturelle resté obscur depuis la naissance des âges.
Il y avait réunion de savants aux Studi, et l'on discutait, sous la présidence du marquis Arditi, sur les causes de la salaison de la mer. Chacun avait exposé son système plus ou moins probable, mais aucun encore n'avait été d'une assez grande lucidité pour que la majorité l'adoptât, lorsque monsignor Perelli, qui assistait comme auditeur à cette intéressante séance, se leva et demanda la parole. Elle lui fut accordée sans difficulté ni retard.
- Pardon, messieurs, dit alors monsignor Perelli ; mais il me semble que vous vous écartez de la véritable cause de ce phénomène, qui, à mon avis, est patente. Voulez-vous me permettre de hasarder une opinion ?
- Hasardez, monsignor, hasardez, cria-t-on de toutes parts.
- Messieurs, reprit monsignor Perelli, une seule question.
- Dites.
- D'où tire-t-on les harengs salés ?
- De la mer.
- N'est-il pas dit dans l'histoire naturelle que ce cétacé se trouve dans les mers, et presque toujours par bandes innombrables ?
- C'est la vérité.
- Eh bien donc, reprit monsignor Perelli satisfait de l'adhésion générale, qu'avez-vous besoin de chercher plus loin ?
- C'est juste, dit le marquis Arditi. Personne de nous n'y avait jamais songé : ce sont les harengs salés qui salent la mer.
Et cette lumineuse révélation fut inscrite sur les registres de l'Académie, où l'on peut encore la lire à cette heure, quoique je sois le premier peut-être qui l'ait communiquée au monde savant.
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BVIALLETBVIALLET   12 juin 2012
Nos théâtres sont régis constitutionnellement, nos directeurs règnent et ne gouvernent pas, suivant la célèbre maxime parlementaire. L'imprésario italien est un despote, un czar, un sultan régnant de droit divin dans son théâtre, n'ayant, comme les rois les plus légitimes, d'autre règle que sa propre volonté et ne devant de compte de son administration qu'à Dieu et à sa conscience. Il est à la fois un exploiteur habile et un père indulgent, un maître absolu et un ami fidèle, un guide éclairé et un juge incorruptible.
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BVIALLETBVIALLET   12 juin 2012
Le peuple est en général aux mains des rois ce qu'un couteau bien effilé est aux mains des enfants : il est rare qu'ils s'en servent sans se blesser.
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Videos de Alexandre Dumas (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Dumas
Fabrice D?Almeida est historien, professeur et également présent à la radio sur Europe 1, notamment avec sa chronique « C?est historique ! ». Nous l?avons rencontré pour qu?il nous explique quel est le livre qui l?a marqué? et le moins qu?on puisse dire est qu?il y a mis du c?ur : son enthousiasme pour "Le Comte de Monte-Cristo" d'Alexandre Dumas est contagieux ! Visitez le site : http://www.lecteurs.com/ Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/ Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/c/Lecteurs Dailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
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