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Jean-Yves Tadié (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070400514
Éditeur : Gallimard (25/11/1997)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 277 notes)
Résumé :
Au mois de mai 1660, le vicomte de Bragelonne arrive au château de Blois, porteur d'une lettre annonçant à Monsieur, le frère de Louis XIII, l'arrivée de Louis XIV et de la cour. La nuit suivante, un homme se présente au monarque : c'est le roi d'Angleterre Charles II, dépouillé de son royaume, qui vient demander au roi de France de l'argent ou des hommes afin de reconquérir sa couronne.

Mazarin refuse. Sur le chemin du retour, Charles II rend visite ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  13 octobre 2014
On a le plaisir de retrouver une fois de plus les aventures des trois mousquetaires avec D'Artagnan, pour ce premier tome de le Vicomte de Bragelonne, faisant suite aux trois mousquetaires, et vingt ans après,..cette fois-ci, la mission est de restaurer le roi Charles II, le roi sans royaume, au trône de l'Angleterre...
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Chocolatiine
  17 juillet 2015
Que d'intrigues, que d'intrigues !
Dix ans environ ont passé depuis Vingt ans après. Nous retrouvons au Louvre d'Artagnan, lieutenant des mousquetaires, Louis XIV, Mazarin qui règne toujours à la place du roi, Anne d'Autriche ; nous retrouvons à Blois Mlle de la Vallière, Raoul de Bragelonne et le comte de la Fère alias Athos. Plus tard, nous retrouverons Porthos et Aramis, devenu évêque, en Bretagne.
Ils sont tous là pour de nouvelles aventures ! Entre l'enlèvement de monsieur Monck à Newcastle, la restauration de Charles II d'Angleterre (fils du malheureux Charles I que nous avions vu condamné à mort dans Vingt ans après), la mort du cardinal Mazarin, le surintendant Fouquet qui fortifie Belle-Île-en-Mer et D Artagnan envoyé comme espion, le mariage de Monsieur frère du roi avec la jeune Madame Henriette soeur de Charles II, nous n'avons pas le temps de nous ennuyer !
Quel bonheur de retrouver Dumas ! Vraiment, à mes yeux, bien peu de romans d'aujourd'hui savent me tenir en haleine comme les siens. On a toujours du mal à les lâcher, même à des heures tardives et après des journées épuisantes. On observe la cour, on chevauche à travers le pays, on se bat l'épée avec les personnages ! Je n'ai fait qu'une bouchée (ou presque) des 870 pages de ce premier tome du Vicomte.
Alors, une seule chose à dire... Au suivant !
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Laureneb
  14 novembre 2018
Autant j'ai lu très tôt les Trois Mousquetaire et Vingt Ans après, autant j'ai longtemps attendu avant de lire le Vicomte de Bragelonne. Je préférais relire, et re-relire, les tomes précédents de la trilogie, plutôt que de découvrir la fin de héros si importants pour moi.
Le début du roman n'est cependant tragique, au contraire, c'est un tourbillon de rire, d'amour et de plaisir, avec la rencontre de deux jeunes filles et d'un amant qui n'est peut-être pas assez aimé. Ce Vicomte de Bragelonne apparaît si peu dans les trois tomes, qu'il n'est évidemment pas le héros du roman dont il porte pourtant le nom. Comme il a été effacé du coeur de sa maîtresse, il est effacé de ses propres aventures, là où son père et ses amis, ses quatre pères, vivaient leurs aventures en combattant pour deux rois, pour une reine tels des chevalier au service de la Dame, pour la France même, lui n'est là que aimer, aimer à en souffrir et à en mourir.
Le héros véritable est donc Louis XIV, et le Vicomte de Bragelonne conte dans ses trois tomes le récit de sa prise de pouvoir personnelle. L'ascension du roi, qui devient véritablement roi, passe par ses succès militaires - grâce à D Artagnan, ses conquêtes amoureuses, son contrôle de l'Etat en excluant Fouquet, sa domestication des Grands avec l'étiquette de cour, son absolutisme ne tolérant aucune contestation - Athos à la Bastille, et son culte des arts enrôlés dans sa célébration glorieuse.
L'ère de l'épopée chevaleresque et des exploits individuels est donc terminée. Alors, oui, D Artagnan tente d'abord de réunir ses amis pour relancer une expédition en Angleterre, mais ce n'est plus le courage qui triomphe des obstacles, mais l'argent. A ce titre, Planchet gagne encore une place, du valet au confident et maintenant à l'ami de d'Artagnan, lui le boutiquier intéressé et paresseux.
Les Mousquetaires sont devenus objets de légende, mais eux-mêmes ne combattent plus ensemble, mais l'un contre l'autre : Aramis et D Artagnan s'affrontent, par les mots certes, mais il s'agit bien d'un duel.
D'Artagnan cependant trouve encore dans ce tome des occasions de s'illustrer, tant par son courage que par sa ruse et sa grandeur d'âme, prouvant que malgré l'âge, il reste un héros - au contraire, Raoul reste représenté comme un enfant.
C'est donc un tome où le rythme est encore assez vif, avec des péripéties et des rebondissements - ce qui ne sera pas le cas du deuxième. Cependant, on peut être un peu submergé par la masse de personnages nouveaux, sans arriver encore à voir les principaux fils de l'intrigue. Il faut donc continuer !
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Bill_Veuzay
  07 janvier 2014
En adoratrice de Dumas et en grande inconditionnelle des aventures des quatre mousquetaires et de roman historique, je me suis évidemment jetée sur cette suite en trois tomes de plus de huit cent pages chacun.
C'est toujours un délice de retrouver les personnages et leurs caractères propres. Cette fois, on passe moins de temps avec Porthos et Aramis, dont les rôles sont secondaires (pour l'instant), qu'avec D Artagnan et Athos. le premier, dont on savoure une fois encore le savant mélange de finesse et de causticité, le second, toujours aussi noble et généreux et dont on nous révèle à dose homéopathique des traits de personnalité et des facettes d'un passé bien mystérieux...
Dans ce tome I, moins d'aventures, plus d'Histoire (la restauration de Charles II, la prise de fonction de Louis XIV après le décès de Mazarin, le mariage de son frère Philippe avec Henriette d'Angleterre, sans oublier les petites histoires de la cour). Mais la lecture n'en est pas moins savoureuse.
Dans ce tome également, un focus sur le jeune fils d'Athos, Raoul, qui donne son nom au roman ; personnage jusqu'ici discret mais dont l'aura s'étend au fil des pages et qui prendra sûrement toute sa dimension par la suite.
La tendance, par rapport aux épisodes précédent, s'inverse donc quelque peu : d'aventures chevaleresques sur fond d'histoire de France, on passe a de l'histoire de France parsemée d'aventures, lesquelles nous emmènent quand même tantôt en Angleterre, tantôt en Bretagne, lorsqu'elle ne nous fait pas naviguer sur la route de Blois à Paris.
Prédominance de l'aspect historique entraînant diversité des plans narratifs, voilà le seul motif à la petite étoile en moins : récit légèrement moins fluide que les précédents. Mais, si j'avais pu, je n'aurais soustrait qu'une demi-étoile.
Vite, la suite !
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girianshiido
  21 janvier 2015
Dans ce premier des trois tomes du Vicomte de Bragelonne, on retrouve rapidement ce cher D Artagnan, qui après 35 ans de loyaux services, demande sa démission à Louis XIV de son poste de lieutenant des mousquetaires, le jeune roi étant un peu trop velléitaire à son goût. Il souhaite en fait tenter une escapade extrêmement risquée pour permettre à Charles II de remonter sur le trône du Royaume d'Angleterre et surtout pour s'enrichir.
On ne s'ennuie pendant ces huit cents premières pages, qui ne manquent pas de passages très amusants et des habituels moments de bravoure ! On retrouve Athos assez rapidement, Porthos et Aramis sont aussi présents mais ils ont des rôles assez particuliers que je ne dévoilerai pas.
On assiste également à la fin du règne de Mazarin et à la prise de fonction de Colbert, qui n'aura de cesse de se confronter avec Fouquet.
Quant à Raoul, le fils du comte de la Fère qui donne son nom à l’œuvre, on le retrouve épris d'une jeune demoiselle sans fortune, mais cette partie de l'histoire n'est que peu développée dans ce premier tome.
Pour ma part, je ne me suis pas ennuyé une seconde en lisant cette première partie du Vicomte de Bragelonne que j'ai dévorée très rapidement !
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   17 juin 2015
Les malheureux s'attachent aux moindres espérances, comme les heureux aux plus grands bonheurs, et lorsqu'il faut quitter le lieu où cette espérance leur a caressé le cœur, ils éprouvent le mortel regret que ressent le banni lorsqu'il met le pied sur le vaisseau qui doit l'emporter pour l'emmener en exil. C'est apparemment que le cœur déjà blessé tant de fois souffre de la moindre piqûre ; c'est qu'il regarde comme un bien l'absence momentanée du mal, qui n'est seulement que l'absence de la douleur ; c'est qu'enfin dans les plus terribles infortunes, Dieu à jeté l'espérance comme cette goutte d'eau que le mauvais riche en enfer demandait à Lazare.
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Bill_VeuzayBill_Veuzay   22 décembre 2013
Les malheureux s'attachent aux moindres espérances, comme les heureux aux plus grands bonheurs, et lorsqu'il faut quitter le lieu où cette espérance leur a caressé le cœur, ils éprouvent le mortel regret que ressent le banni lorsqu'il met le pied sur le vaisseau qui doit l'emporter pour l'emmener en exil. C'est apparemment que le cœur déjà blessé tant de fois souffre de la moindre piqûre ; c'est qu'il regarde comme un bien l'absence momentanée du mal, qui n'est seulement que l'absence de la douleur ; c'est qu'enfin dans les plus terribles infortunes, Dieu à jeté l'espérance comme cette goutte d'eau que le mauvais riche en enfer demandait à Lazare.
Un instant même l'espérance de Charles II avait été plus qu'une fugitive joie. C'était lorsqu'il s'était vu bien accueilli par son frère Louis. Alors elle avait pris un corps et s'était faite réalité ; puis tout à coup le refus de Mazarin avait fait descendre la réalité factice à l'état de rêve. Cette promesse de Louis XIV sitôt reprise n'avait été qu'une dérision. Dérision comme sa couronne, comme son sceptre, comme ses amis, comme tout ce qui avait entouré son enfance royale et qui avait abandonné sa jeunesse proscrite. Dérision ! tout était dérision pour Charles II, hormis ce repos froid et noir que lui promettait la mort.
Telles étaient les idées du malheureux prince alors que couché sur son cheval, dont il abandonnait les rênes, il marchait sous le soleil chaud et doux du mois de mai, dans lequel la sombre misanthropie de l'exilé voyait une dernière insulte à sa douleur.
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PiertyMPiertyM   12 octobre 2014
– ... Te rappelles-tu Cromwell, Planchet ?
– J’en ai beaucoup ouï parler, monsieur.
– C’était un rude guerrier.
– Et un terrible mangeur, surtout.
– Comment cela ?
– Oui, d’un seul coup il a avalé l’Angleterre.
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ChocolatiineChocolatiine   18 juillet 2015
Les courtisans sont, pour les bruits de cour, comme les vieux soldats, qui distinguent à travers les rumeurs du vent et des feuillages le retentissement lointain des pas d'une troupe armée ; ils peuvent, après avoir écouté, dire à peu près combien d'hommes marchent, combien d'armes sonnent, combien de canons roulent.
Fouquet n'eut donc qu'à interroger le silence qui s'était fait à son arrivée : il le trouva gros de menaçantes révélations.
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PiertyMPiertyM   11 octobre 2014
Oh ! sire, quel mot ! Plus tard ! Voilà trente ans que je vis sur ce mot plein de bonté, qui a été prononcé par tant de grands personnages, et que vient à son tour de prononcer votre bouche. Plus tard ! voilà comment j’ai reçu vingt blessures, et comment j’ai atteint cinquante-quatre ans sans jamais avoir un louis dans ma bourse et sans jamais avoir trouvé un protecteur sur ma route, moi qui ai protégé tant de gens ! Aussi, je change de formule, sire, et quand on me dit : Plus tard, maintenant, je réponds : Tout de suite.
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Fabrice D?Almeida est historien, professeur et également présent à la radio sur Europe 1, notamment avec sa chronique « C?est historique ! ». Nous l?avons rencontré pour qu?il nous explique quel est le livre qui l?a marqué? et le moins qu?on puisse dire est qu?il y a mis du c?ur : son enthousiasme pour "Le Comte de Monte-Cristo" d'Alexandre Dumas est contagieux ! Visitez le site : http://www.lecteurs.com/ Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/ Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/c/Lecteurs Dailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
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