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4,42

sur 3638 notes
Dionysos89
  31 janvier 2013
Lu et relu, dévoré sous tous les formats (roman d'origine, littérature jeunesse, films et télé-suites), le Comte de Monte-Cristo est pour moi une oeuvre de référence.
C'est d'abord la quintessence de la vengeance implacable. Alexandre Dumas théorise ici l'aventure au présent (dans son présent, évidemment). À grands coups de trésors, de secrets et de machinations, il nous emmène au gré des soubresauts du destin d'Edmond Dantès ! En plus de cela, il réussit là à développer efficacement les relations humaines ; quoi de mieux que le thème de la trahison pour aborder regrets, détermination et autres hantises de l'esprit humain ? Enfin, dans la pure tradition du roman d'aventure du XIXe siècle, il mêle plus qu'habilement l'exotisme à l'intérêt de son public : une île perdue en pleine Méditerranée, les campagnes militaires de Janina, les basses fosses françaises, son imagination a de quoi générer de belles scènes mi-épiques mi-touristiques, et c'est ce qu'il fait ! La magie et l'exotisme, ou plutôt la dissimulation, la tromperie, l'art du déguisement et les faux-semblants, sont plus que présents ici puisqu'ils imprègnent véritablement l'ensemble du roman.

Une lecture sans cesse renouvelable donc que ce Comte de Monte-Cristo. Plus que les Trois Mousquetaires, c'est davantage ce roman que je conseillerais dans la bibliographie d'Alexandre Dumas, car il l'inscrit à la fois dans la tradition du roman d'aventure et dans celle du roman-feuilleton made in XIXe siècle, mais il l'inscrit également dans son temps, tout simplement : comme figure intemporelle de l'écrivain français du XIXe siècle féru d'aventures et de conspirations.

P.C. (post critiquam) : il est frappant de voir Gérard Depardieu sur la couverture de l'édition sortie après l'adaptation en télé-suite par Josée Dayan (où il campe magnifiquement le fameux Edmond Dantès), tout en sachant qu'une dizaine d'années plus tard, il immortalisa l'auteur lui-même dans L'Autre Dumas (avec Benoît Poelvoorde dans le rôle d'Auguste Maquet)...
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gill
  13 novembre 2012
C'est avec "Le comte de Monte-Cristo" qu' Alexandre Dumas devient le romancier le plus célèbre de son temps et son ouvrage a connu depuis un succès ininterrompu jusqu'à nos jours.
Edmond Dantès, est depuis la mort de son capitaine, seul maître à bord du trois-mâts le Pharaon, navire marchand de l'armateur Morel. La plate-forme du fort Saint-Jean est pleine de curieux, le navire est de retour à Marseille.
Estimé par son armateur, Edmond malgré son jeune âge, va être nommé Capitaine mais surtout il compte épouser bientôt la belle Mercédès.
Mais dans l'ombre, Danglars, le comptable de l'armateur, jaloux, s'associe avec Fernand un pêcheur amoureux lui-aussi de la belle catalane et avec Caderousse pour le dénoncer aux autorités comme agent bonapartiste.
L'accusation est grave, nous sommes à la veille des cent jours et le le Pharaon a fait escale à l'île d'Elbe pour remettre un colis de la part du capitaine Leclère au grand maréchal Bertrand.
Edmond Dantès est arrêté en plein repas de noces.
Il clame son innocence devant Villefort, le magistrat de justice mais sans le savoir, il est porteur d'un document accablant pour le père de celui-ci.
Désespéré, Edmond est jeté, sans jugement dans un cul de basse fosse au château d'If...
Plébiscité par le public dès sa sortie, d'abord en feuilleton dans le journal des débats, puis en volume en 1844, cette grande fresque romantique d'aventures et de vengeance fut très attaquée par la critique qui y voyait une contestation de la restauration et du régime de Juillet dans lesquels les hommes, installés aux commandes, n'étaient pas ce qu'ils prétendaient être.
Dumas représente le pouvoir royaliste comme une sorte de despotisme bourgeois et le retour de l'empereur, redevenu républicain, comme un espoir de sauver la révolution. Pourtant, plus romantique que politique l'ouvrage devient vite mythique.
Dumas signe avec cette oeuvre monumentale et prestigieuse son livre le plus lu, avec "Les Trois mousquetaires", et sûrement le plus réussi.
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Gwen21
  07 octobre 2016
{Cet avis concerne le texte intégral}

Énorme.
C'est vraiment le mot qui me vient spontanément à l'esprit après cette lecture.

Énorme par le volume.
Plus de 1 500 pages.

Énorme par le contenu.
Nous sommes là en présence d'une de ces oeuvres qui semblent dicter les règles de l'académisme romanesque. Une écriture si belle, un style si évocateur et une narration si maîtrisée forcent définitivement le respect.

Énorme par le thème.
Cette vengeance d'Edmond Dantès, que le lecteur fait sienne au fil des pages, éveille en lui des émotions fortes, parfois opposées, et s'érige en archétype incontesté de la Vengeance. Qui ne pense pas au comte de Monte-Cristo lorsqu'on évoque la vengeance ? Et quand on se rappelle que Dumas et Maquet se sont inspirés de faits véridiques, la fascination croît encore !

Énorme par ses développements.
Ici, le bât blesse un peu, avouons-le. Publié en feuilletons comme une majorité de romans-fleuves du XIXème siècle, "Le comte de Monte-Cristo" souffre de longueurs que personnellement j'aurais bien découpées à grands coups de ciseaux, parfois rageurs. Telles des boites gigognes, les aventures s'imbriquent tellement les unes dans les autres qu'elles m'ont souvent évoqué des chemins détournés quand j'aurais apprécié des raccourcis. Toutefois, pas question de sauter une page ou de délaisser ne serait-ce qu'un paragraphe, il faut boire la coupe jusqu'à la lie (ou plutôt sonner l'hallali sur les malfaiteurs).

Énorme par le drame.
Ici aussi un point plutôt négatif en ce qui me concerne. J'ai beau être familière de la littérature de cette période et connaître les dogmes des courants romanesques, quand c'est trop, c'est trop. Nombre de situations m'ont lassée par leur caractère "too much". Trop de larmes, trop de simagrées, trop de circonlocutions, trop de gros sabots parfois aussi. Ainsi, contrairement à beaucoup d'autres lecteurs, je n'ai pas du tout aimé le final, pourtant très attendu. Pourquoi faire autant souffrir et lambiner ce pauvre Morrel quand Dantès tient dans ses mains les clés de son bonheur ? La justification du comte sur ce point m'a parue bien fumeuse...

Mais enfin, malgré ces quelques inconvénients, le roman reste passionnant et mérite largement le voyage. Et puis, c'est du Dumas, c'est comme ça ; ces petits travers, on les retrouve d'ailleurs un peu dans chacun de ses romans.


Challenge Petit Bac 2016 - 2017
Challenge PAVES 2016 - 2017
Challenge ABC 2016 - 2017
Challenge BBC
Challenge 19ème siècle 2016
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cmpf
  31 mai 2015
J'avais toujours pensé que les romans d'Alexandre Dumas étaient des livres pour les enfants de dix à quinze ans. Imbécile que je suis. Oui un roman comme le Comte de Monte Christo, ou je suppose Les trois mousquetaires et bien d'autres, peut plaire aux jeunes, mais il peut être lu avec plaisir et bénéfice par les adultes.
Ce roman peut séduire les uns par les nombreuses péripéties et les autres par les réflexions qu'il suscite, par le mélange des deux qui en font un récit complet. La vengeance est-elle juste et facile à vivre une fois accomplie ?
J'ai particulièrement aimé les premiers chapitres, ceux qui nous font accompagner Edmond Dantès dans sa mise au secret au château d'if. Ceux où il est si éminemment humain. Un personnage que j'ai beaucoup aimé est l'abbé Faria, sorte d'accoucheur du nouveau Dantès.
Il y a dans ce roman, beaucoup des caractéristiques du conte. Edmond, jeune homme droit et sympathique, après avoir vécu dans une cellule, coupée du monde et avoir échappé à la mort renait sous les traits du Comte de Monte Christo (et de quelques autres personnages) en ange vengeur tout puissant. A tel point que l'on s'étonne lorsque parfois survient un acte qu'il n'avait pas prévu, une information qu'il ne connaissait pas.
Comment a-t-il vécu entre sa fuite du château d'If et le moment où il apparaît prêt à accomplir sa vengeance ? Comment s'est-il assuré la fidélité de tous ceux qui l'aident et le servent, nous ne le savons pas vraiment, et cela aussi contribue à en faire un être au-dessus du commun des mortels.
Alexandre Dumas n'est pas avare non seulement de rebondissements mais aussi de sentiments, même chez la plupart des personnages qui ont trahi le jeune Dantès. Environ 1500 pages, suivant les éditions, mais 1500 pages qui paraissent moins longues que 300 dans certains autres romans.

Challenge 19ème siècle
Challenge pavés 2015
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Ellane92
  20 mai 2014
En terminant ce livre, j'ai ressenti un manque, une tristesse. Tous ces compagnons qui luttent, combattent, aiment ou se vengent, dont j'ai suivi pas à pas et avec impatience toutes les aventures, les grands malheurs, les grands bonheurs, allaient me manquer.
Je ne vais pas faire des commentaires sur ce texte, qui a été commenté tant de fois par de plus légitimes que moi. le Comte de Monte-Cristo a été une lecture à la hauteur de mes attentes, et mes attentes étaient au plus haut. J'ai adoré le machiavélisme dont fait preuve Edmond Dantès, la bravoure et la droiture d'Albert de Morcef, la volonté de Noirtier. J'ai adoré me promener à Marseille, que je connais bien, à Paris également, où je vis, à Rome enfin, et même à Janina. Je me suis repue des moeurs d'une autre époque, avec d'autres chaines mais aussi d'autres libertés que celles que nous connaissons aujourd'hui. Bien sûr, le récit n'est pas parfait : l'écriture est parfois maladroite, les redites sont nombreuses, mais il est difficile, voire impossible, de ne pas se laisser emporter par ce récit qui tient à la fois de l'aventure, de l'exotisme, du suspense, de la machination. J'ai été assez surprise de la conception du bonheur un peu sadique de notre vengeur, selon laquelle un grand bonheur ne peut advenir que si l'on a vraiment beaucoup souffert. J'ai été frustrée du châtiment injustement (à mon avis) léger de ce misérable Danglars. Et surtout, surtout, j'ai souhaité un peu de bonheur à tous ces personnages si malmenés.
Un livre à ne rater sous aucun prétexte !
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Eric76
  19 septembre 2021
Le « Comte de Monte Cristo » d'Alexandre Dumas traverse allègrement les siècles sans prendre une seule ride, malgré l'emploi éhonté de l'imparfait du subjonctif et, dans l'intrigue, quelques tours de passe-passe dignes d'un bateleur de foire.
Combien d'interprétations cinématographiques de ce patrimoine mondial de l'Humanité ? Combien de gueules célèbres ont-elles personnifié le torturé Edmond Dantès ou le vénéneux Comte de Morcerf ? Combien de Mercédès, Déesses à la chevelure opulente et au regard de braise, qui ne cesseront jamais d'être poursuivies par les fantômes du passé ? Combien d'écrivains se sont-ils inspirés de cette intrigue ébouriffante pour construire leur propre histoire ?
Pourquoi cette oeuvre titanesque fascine-t-elle avec toujours autant de force ? Parce qu'elle y parle de vengeance, ce sentiment irrésistible et toxique vieux comme le monde et commun à tous les mortels ? Probablement ! mais réduire l'intrigue à cela serait presque faire injure à la faconde échevelée, enfiévrée, torrentielle du Grand Alexandre.
Il raconte tellement d'autres choses dans ce premier tome de, excusez du peu, près de mille pages.
Il y parle de ces amours de jeunesse, de ce bonheur insouciant et débordant avec ses fronts lisses, ses rires éclatants, ses chemises grandes ouvertes sous un ciel éternellement bleu.
Il y parle de ce soupçon d'immortalité pour ceux qui reviennent d'entre les morts, transfigurés, plus forts et déterminés que jamais.
Il y parle du Comte de Monte-Cristo qui éblouit le tout Paris avec sa fortune et l'expérience de ses mille vies. Son aura est telle qu'autour de lui les puissants se transforment en vilains singes, et les raffinés en pathétiques rustauds.
Qui, au détour d'une algarade, d'un drame, d'un échec tonitruant, d'un coup d'épée ou d'un coup d'épingle, n'a pas rêvé de prendre les atours du Comte de Monte-Cristo ?
Oh oui ! On a tous quelque chose en nous d'Edmond Dantès…


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Marple
  03 mars 2013
Ça fait bien longtemps que j'ai lu le Comte de Monte-Cristo, je crois que c'était mon premier Dumas, et j'en garde le souvenir fort d'un grand plaisir de lecture.

Même si j'ai depuis relu certains passages et vu l'adaptation ciné, je n'ai plus en tête toutes les péripéties ni tous les personnages, les deux étant fort nombreux... Non, ce que je retiens de ce roman, c'est l'immersion complète dans cette période troublée et dans l'histoire d'Edmond Dantes. J'ai vécu les événements en les lisant, j'ai été captivée au point de lire les 3 tomes d'une traite, sans reprendre mon souffle, en une semaine de vacances... tout en soupesant régulièrement les pages qui me restaient pour ne pas voir mon plaisir se terminer trop vite ! C'est tout le talent d'Alexandre Dumas d'écrire des romans-fleuves qui paraissent toujours trop courts et des histoires rocambolesques qui paraissent justes et vraies.

Le thème de la vengeance n'est vraiment pas mon préféré et, en théorie, un héros avec cette motivation ne me sera jamais sympathique. Je me suis pourtant attachée à Edmond Dantes, parce qu'il est beaucoup plus qu'un homme qui se venge. Il est à la fois un homme marqué par le traumatisme de l'injustice et de l'emprisonnement, un manipulateur génial, un amoureux au coeur brisé, un génie des affaires et des relations humaines... le roman évoque sa vengeance, certes, mais aussi toute une palette d'émotions et d'actions humaines, des plus grandioses aux plus mesquines.

Rien qu'en écrivant cette critique, j'ai envie de revivre les aventures d'Edmond Dantes, et je me réjouis d'avoir encore plusieurs titres de Dumas à découvrir.
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Kassuatheth
  23 juillet 2013
J'ai inclus ce livre dans les 6 que j'apporterais sur une île déserte. Pourquoi?

1642 pages c'est énorme alors, il faut du génie pour réussir à intéresser son lecteur pendant autant de pages. C'est un livre qu'on a hâte de retrouver lorsqu'on est obligé de le laisser pour aller dormir ou travailler. Comme dans tous les romans passionnants, il y a du suspense et de nombreux rebondissements mais il y a surtout des sentiments.

On se lasse de retrouver toujours les mêmes aventures mais on ne se lassera jamais de revivre des sentiments et dans le comte de Monte Christo il y en a beaucoup. de l'amour entre Edmond Dantes et Mercedes, entre Edmond Dantes et son père et la belle inconnue… il y a les trahisons les plus ignobles, le désespoir du prisonnier abandonné dans sa prison, l'amitié entre ce moine et son élève, le plaisir de trouver un trésor fabuleux, la mise au point de scénarii pour punir les coupables (ou se venger) et finalement la sagesse.

J'ai vu trois versions du film, j'ai lu d'abord l'adaptation pour jeunes mais surtout l'original.

Même en 2013, c'est un livre que l'on dévore d'une couverture à l'autre. Moi, j'ai lu les 1642 pages en trois semaines, malgré toutes les occupations que j'avais.

Je vais probablement le relire à nouveau quand tous les autres romans inconnus ne m'appelleront pas d'une façon trop insistante.
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Bonnynic
  15 septembre 2021
Un grand classique qui avait échappé à la lecture. . Ouf c'est dorénavant chose faite . Évidemment j'ai pris beaucoup de plaisir à parcourir ces nombreuses pages où sont racontées les aventures malheureuses d'Edmond Dantes. Une manière d'écrire d'une autre époque où le lecteur suivra la machination diabolique qui permettra au héros de vivre une vengeance discrète mais jubilatoire. Un classique de la littérature française.
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candlemas
  20 novembre 2016
Oeil pour oeil , dent pour dent 1

L'épopée d'Edmond Dantès, Comte de Monte-Cristo est un fantasme. le fantasme d'un héros tout-puissant, omniscient et qui prévoit méthodiquement ce qui va advenir. D'un jeune homme un peu naïf et droit, les geôles du château d'If et le trésor de l'abbé Faria feront un vengeur masqué implacable.
Ce ressuscité ne craint pas dieu lui-même. S'il n'avait Bertucchio comme Jiminy Cricket, il sombrerait probablement dans l'enfer dantesque, tout comme le héros de Gotham City sans Alfred et Robin.

Raconter l'histoire serait sacrilège ; on pourrait la résumer par le mot vengeance, mais se serait là réduire la richesse d'un conte de mille et une nuits que Dumas déploie sur 1500 pages dans une foultitude d'aventures, de personnages et de rebondissements...

Suite de mon commentaire en volume 2.
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