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EAN : 9782266217088
288 pages
Éditeur : Pocket (19/05/2011)

Note moyenne : 3.01/5 (sur 77 notes)
Résumé :

Vers 1840, les directeurs de journaux et les éditeurs s'arrachent Dumas, qui entreprend " Les crimes célèbres ", vaste saga historique de la violence. du meurtre et du sang. La figure de César Borgia, fils du pape Alexandre VI, cardinal à seize ans et condottiere absolu ensuite, domine cette famille illustre qui va se construire un royaume dans l'Italie renaissante. César, qui connaît " le bon usage de la cruauté ",... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  07 mai 2016
Les Borgia raconté par Dumas aurait pu être une vraie perle.. mais il est bien dommage que l'auteur se soit perdu dans ses documentations. On se perd dans l'histoire et dans le nombres de protagonistes.
Les Borgia c'est surtout Caesar, un vrai maître dans le chantage et la malversation. Capable de tout pour arriver à ses fins et étendre sa domination.
L'écriture de Dumas reste agréable malgré tout mais je préfère quand même nettemennt ses romans de capes et d'épées.
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missmolko1
  29 mai 2013
J'ai eu un peu peur et souvent repoussé ma lecture à cause des mauvaises critiques sur ce court récit d'Alexandre Dumas. Et puis il y a environ deux semaines j'ai commencé la série télé américaine The Borgias, j'ai donc entamé ma lecture en parallèle.
Alors autant le dire tout de suite c'est un classique donc cela sous entend une lecture parfois difficile à aborder, avec de très longues descriptions de la situations politiques et/ou géographiques de l'époque. Oui je l'admet parfois il faut s'accrocher mais ça vaut vraiment le coup car Dumas nous offre ici un récit passionnant sur la famille Borgia.
Corruption, meurtre, machination, conflits sont les au rendez vous pour nous décrire cette famille plutôt hors du commun. Je suis contente d'avoir en tout cas fait ma lecture en même temps que la série, j'y ai comme ça vu les différences entre les scénarios et surtout je pense que cela m'a facilité la lecture. Et puis c'est toujours bien de mettre un visage sur les personnages d'autant que dans le récit ils sont très nombreux et l'on si perds facilement si l'on est pas vraiment attentif.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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marylinestan
  28 mars 2018
Cette fin du XVème siècle voit l'avènement d'un nouveau pape : par la vertu d'un sacre truqué, l'ambitieux Roderic Borgia, devient Alexandre VI, self made pape, dont les yeux avides, du haut du Vatican, vont rapidement se tourner vers l'Europe. Flanqué de cinq enfants nés de sa maîtresse Rosa Vanozza, le pape est père : d'une fille, Lucrèce qu'il aime de tout son coeur et plus en corps, et de César, son fils façonné à son image, dans lequel se reflète son âme. Damnée. Ensemble, ces trois Borgia font former un triumvirat redoutable uni par la luxure, l'appât du gain et une inconcevable cruauté que rien, ni personne n'arrête, même pas Alexandre Dumas, qui taille avec truculence dans les épisodes de la petite et de la grande Histoire. Tel un Gargantua énervé, l'auteur débite avec largesse des pans d'intrigues princières, de guerres utérines entre les cités italiennes où par le truchement des alliances interviennent aussi les armées des rois de France et d'Espagne, sans compter les mercenaires suisses. Et entre ces mets dégoulinants, étroitement imbriquées, s'articulent les scélératesses renouvelées de la famille Borgia. Au fil du texte, César, véritable sérial killer, a dignement dépassé son père, assassinant, trahissant, torturant, empoisonnant, avec une candeur merveilleuse ses ennemis, ses amis, son frère en particulier et tous ceux qui ont l'heurt de se trouver sur son chemin en général. La somme des ignominies perpétrées sans qu'aucune retenue, ni aucune embûche vienne n'y mettre un frein a quelque chose de fascinant. Inhumainement fascinant (concept à méditer).
Enfin, l'impensable se produit : le machiavélique César meurt. Désolée pour cette révélation qui gâche le suspens, mais j'avais besoin de (me) le préciser.
Bref, un livre hors du commun, dérangeant, instructif, passionnant.
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JacquesYvesDepoix
  21 juillet 2020
"La reine Margot" m'avait enchanté. "Les Borgia" m'ont tuer. Lol.
Le récit commence bien. Il apporte sa dose de mystère et pose la fin d'une époque : le chant du cygne des Médicis. Mais ensuite, ça coince. D'abord, le lecteur se rend compte qu'il n'a pas en mains un roman mais un récit historique, un peu romancé sans plus. Et puis Dumas inonde sa narration de personnages que l'esprit du lecteur tente à chaque fois de retenir le plus précisément possible alors qu'en somme ils n'apparaîtront plus ou peu. Moi, lecteur, j'en suis tout étourdi.
Je me fâche enfin car le procédé se répète et Dumas liste même des catalogues de noms comme s'il confondait son récit avec un who's who mondain de l'époque de la Renaissance italienne. À moins qu'il ait voulu se créer un pense-bête pour ne rien oublier plus tard de ses recherches. Cet aspect-là des choses, on ne peut lui enlever, à Dumas : quel boulot de prospective !
Mais bon. Moi lecteur, je suis déçu. Ceci dit, je me console, je n'ai dépensé qu'un euro et quatre-vingt-dix-neuf centimes. Pas cher. Ça m'apprendra.
Décidément, les classiques ne me portent pas chance. Je me remets bientôt en selle et persévère tant mes lacunes sont grandes et m'agacent.
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Taraxacum
  24 mai 2014
Le début des Borgia souffre d'un défaut que j'avais déjà reproché au roman Isabel de Bavière, du même auteur. -L'impression est un peu que Dumas a choisi un sujet et puis se laisse distraire par l'époque et tourne autour de son personnage principal sans trop s'intéresser à celui ci. Isabel de Bavière parlait finalement moins de la reine en question que des guerres de l'époque et le début des Borgia pourrait être découpé et ré-intitulé: Charles VIII et la conquête du Royaume de Naples. Il faut un certain temps, et la mort du roi en question en fait, pour que la narration en revienne au pape Borgia et à sa tribu !
Dumas brode moins que d'habitude et on en vient à regretter un peu le ton épique qu'il trouve si souvent. Pourtant les multiples trahisons et batailles et assassinats dont ce bouquin est rempli s"y prêtaient bien! le résultat final semble parfois un peu sec, plus récit documentaire que roman et ceci malgré quelques passages fascinants.
Pour ceux qui sont passionnés, donc, et qui arriveront à dépasser le début, la suite étant nettement plus à la hauteur. Aux autres qui auraient envie de lire un texte de Dumas sur l'Italie, je recommanderais plutôt le texte qu'il a écrit sur les Médicis et qui avait été réédité par Vuibert il y a deux ans.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Bellisa55Bellisa55   23 juillet 2019
L'archevêque de Cosenza connaissait les hommes auxquels il avait affaire : il savait qu'ils ne reculaient devant aucun moyen d'arriver à leur but ; il savait qu'ils avaient une poudre qui avait le goût et l'odeur du sucre, dont il était impossible de distinguer la mixtion dans les aliments, et qui faisait mourir d'une mort lente ou prompte, selon qu'ils le désiraient, et sans laisser de trace : il connaissait le secret d'une clef empoisonnée qui était toujours sur la cheminée du pape, de sorte que, lorsque sa sainteté voulait se défaire de quelqu'un de ses familiers, il lui ordonnait d'aller ouvrir certaine armoire : or la poignée de cette clef avait une petite pointe, et comme la serrure de l'armoire jouait mal, on serrait la main, alors la serrure cédait, et l'on en était quitte pour une légère écorchure ; cette écorchure était mortelle. Il savait enfin que César portait une bague qui se composait de deux têtes de lion, et dont il tournait le chaton en dedans lorsqu'il voulait serrer la main d'un ami. Alors les dents du lion devenaient des dents de vipère, et l'ami mourait en maudissant Borgia.
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PseudoPseudo   20 mai 2013
[...] Jean fut fort désolé lorsqu'il entendit ces paroles ; car il se dit alors tristement à lui-même : "Voilà que j'ai perdu le temps et la peine que je croyais avoir si bien employés lorsque j'espérais avoir converti ce malheureux Abraham ; car s'il a le malheur d'aller comme il le dit, à la cour de Rome, et d'y voir la vie scélérate qu'y mènent les gens d'Eglise, au lieu de se faire chrétien, de juif qu'il est, il se ferait bien plutôt juif s'il était chrétien."

[...]

[...] Cependant Abraham monta à cheval, et, du meilleur train qu'il put, s'achemina vers Rome, où étant enfin arrivé il fut merveilleusement reçu par ses coreligionnaires : et là, s'étant arrêté un assez long temps, il commença d'étudier les façons de faire du pape, des cardinaux, des autres prélats et de toute la cour. Mais, à son grand étonnement, tant par ce qui se passa sous ses yeux que par ce qu'on lui raconta, il trouva que, depuis le pape jusqu'au dernier sacristain de Saint-Pierre, tous commettaient de la manière la plus déshonnête du monde le pêché de la luxure ; et cela sans aucun frein, remords, ni honte : de sorte que les belles filles et les beaux jeunes gens avaient pouvoir d'obtenir toutes les grâces et toutes les faveurs. Et, en outre de cette luxure à laquelle ils s'adonnaient si publiquement, il vit qu'ils étaient gourmands et buveurs ; et cela à tel point, qu'ils se faisaient plus esclaves de leur ventre que ne le sont les animaux les plus gloutons. Et lorsqu'il regarda encore plus avant, il découvrit qu'ils étaient si avares et si cupides d'argent, qu'ils vendaient et achetaient à deniers comptant le sang humain et les choses divines, et cela moins consciencieusement encore qu'on ne faisait à Paris des draps et d'autres marchandises.

Pages 365-367
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MyrtleMyrtle   25 septembre 2011
Telles étaient les fêtes du dehors ; quant à celles qui avaient lieu dans l'intérieur du Vatican, le programme n'en était pas donné au peuple ; car, au dire de Burchard, témoin oculaire, voici ce qu'elles étaient :
"Le dernier dimanche du mois d'octobre, cinquante courtisanes soupèrent au palais apostolique dans la chambre du duc de Valentinois, et, après avoir soupé, dansèrent avec les écuyers et les serviteurs, d'abord vêtues de leurs habits, ensuite nues ; après le souper on enleva la table, on posa symétriquement les candélabres à terre, et l'on sema sur le parquet une grande quantité de châtaignes, que ces cinquantes femmes, toujours nues, ramassèrent en marchant à quatre pattes entre les flambeaux ardents ; le pape Alexandre, le duc de Valentinois et sa sœur Lucrèce, qui regardaient ce spectacle d'une tribune, encourageaient par leurs appaludissements les plus adroites et les plus diligentes, qui reçurent pour prix des jarretières brodées, des brodequins de velours et des bonnets de drap d'or et de dentelles ; puis on passa à de nouveaux plaisirs, et..."

Nous demandons bien humblement pardon à nos lecteurs, et surtout à nos lectrices ; mais après avoir trouvé des expressions pour la première partie du spectacle, voilà que nous en cherchons vainement pour la seconde ; nous nous contenterons de leur dire que, comme il y avait eu des prix pour l'adresse, il y en eut pour la luxure et la bestialité.
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MyrtleMyrtle   25 septembre 2011
NOTE

Le poison des Borgia, disent les auteurs contemporains, était de deux sortes : en poudre et liquide.
Le poison en poudre était une espèce de farine blanche presque impalpable, ayant le goût de sucre, et que l'on nommait "Cantarelle". On ignorait sa composition.
Quant au poison liquide, il se préparait, à ce qu'on assure, d'une façon assez étrange pour ne la point passer sous silence. Nous rapportons, au reste, ce que nous lisons, et ne prenons rien sur nous, de peur que la science ne nous donne un démenti.
"On faisait avaler à un sanglier une forte dose d'arsenic ; puis, au moment où le poison commençait à agir, on pendait l'animal par les pieds ; bientôt les convulsions se déclaraient, et une bave mortelle et abondante coulait dans sa gueule ; c'était cette bave recueillie dans un plat d'argent, et transvasée dans un flacon hermétiquement bouché qui formait le poison liquide."
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pit31pit31   14 décembre 2020
Le coup était terrible : mais il avait le danger de portetr Louis Sforza à quelques-unes de ces combinaisons politiques qui lui étaient familières, et devant lesquelles il ne reculait jamais, quelque dangereuses qu'elles fussent. Ce fut ce qui arriva effectivement ; Sforza, inquiété dans la possession de son duché, résolut de menacer Ferdinand dans celle de son royaume.
Rien n'était plus facile : il connaissait les disposition belliqueuses de Charles III, il savait les prétentions de la maison de France sur le royaume de Naples. Il envoya deux ambassadeurs pour inviter le jeune roi à réclamer les droits de la maison d'Anjou usurpés par celle d"Aaragon ; et, pour mieux l'engager dans cette entreprise lointaine et hasardeuse il lui offirt un passage facile et amical par ses propres Etats.
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Videos de Alexandre Dumas (62) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Dumas
Trop souvent confondue avec son homonyme révolutionnaire Olympe de Gouges ou tout simplement oubliée, Olympe Audouard est pourtant une figure de proue du féminisme sous Napoléon III, qui n'a cessé de transgresser les normes en vigueur en franchissant la frontière de la sphère privée, seul espace autorisé aux femmes. Au coeur de la vie intellectuelle du Second Empire, elle a fondé pas moins de trois quotidiens, écrit une trentaine de livres et ferraillé avec la plupart des intellectuels et hommes de pouvoir contemporains, de Barbey d'Aurevilly à Zola en passant par le préfet Haussmann. Maîtresse d'Alexandre Dumas et de Victor Hugo, protégée de Théophile Gautier, ses combats contre « le sexe barbu », notamment pour le droit au divorce, résonnent encore aujourd'hui. Celle que l'on surnomme la « Papillonne », du nom de son premier journal, est également une aventurière chevronnée : juchée sur les premiers chemins de fer, elle a observé de près la conquête de l'Ouest américain, les mouvements nihilistes russes, failli périr noyée dans un naufrage entre Alger et Marseille, affronté une tempête dans le désert avec Abd el-Kader… Un destin hors du commun, une figure qui a marqué son époque et que la nôtre gagnera à redécouvrir.
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