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ISBN : 2070454479
Éditeur : Gallimard (06/06/2019)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 65 notes)
Résumé :
"Les Quarante-Cinq" constitue le troisième volet du grand triptyque que Dumas a consacré à l'histoire de France de la Renaissance.
Il achève le récit de cette décadence de la seigneurie commencé par La Reine Margot et poursuivi avec La Dame de Monsoreau. A cette époque déchirée, tout se joue sur fond de guerre: guerres de Religion, guerres dynastiques, guerres amoureuses. Aussi les héros meurent-ils plus souvent sur l'échafaud que dans leur lit, et les héroïn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  20 novembre 2014
Le roi Henri III est d'humeur sinistre. Il faut reconnaître qu'il a des raisons de l'être ! En cette triste année de 1585, treize ans après le bain de sang de la Saint-Barthélemy, il ne fait pas bon être roi dans une France plus que jamais écartelée par les conflits religieux. A Paris, la ligue, dévote et à la botte du redoutable duc de Guise, contrôle toutes les institutions et voue une haine féroce au monarque qu'elle juge trop peu zélé dans la lutte contre l'ennemi intérieur, les exécrés huguenots. Au nord, le frère cadet du roi, François d'Anjou, tente de se tailler un royaume en soutenant les flamands révoltés contre leurs maîtres espagnols , au risque de déclencher une guerre entre la France et l'empire espagnol. Au sud, Henri de Navarre, le « Renard béarnais », garde soigneusement profil bas et fait des risettes à tout le monde, mais d'inquiétantes rumeurs circulent sur les ambitions du trop ingénieux et trop discret souverain gascon. Comble de malheur pour le pauvre Henri III, Chicot, son fidèle et adroit bouffon qui l'avait si bien servi durant les événements emberlificotés de « La dame de Monsoreau », est mort dans d'étranges circonstances quelques mois plus tôt…
Mais, la chose est bien connue, la tombe n'est chose définitive que pour les niais manquant d'imagination. Et quand on s'appelle Chicot et que l'on a de l'esprit à revendre, on ne reste pas longtemps six pieds sous terre ! Décédé ou pas, le bouffon est donc prêt à prendre à nouveau tous les risques pour protéger son souverain, entre autres espionner la Ligue, mais surtout se rendre en Gascogne pour fouiner dans les affaires d'Henri de Navarre, monarque pour qui Chicot nourrit un certain faible, doublé d'une énorme quantité de suspicion. Mais Chicot n'est pas seul à être revenu miraculeusement du séjour des morts et, dans les rues noires de monde de Paris, deux silhouettes fantomatiques se meuvent : celle de Diane de Méridor, anciennement la dame de Monsoreau, et celle de Rémy le Haudouin, tous les deux décidés à tirer vengeance de François d'Anjou pour le meurtre de leur amant et ami, l'infortuné Bussy.
Troisième tome de la trilogie des Guerres de Religion d'Alexandre Dumas, « Les Quarante-cinq » est également le moins réussi. Non que la période historique décrite ne soit pas fascinante, ni le style du romancier toujours aussi addictif, mais parce que, à vouloir trop en faire, tout décrire, tout montrer, Dumas a trop dispersé ses personnages et son intrigue, créant un sorte de roman-monstre riche en idées ingénieuses et en morceaux de bravoure, mais également en longueurs et en culs-de-sac narratifs agaçants. Les nouveaux personnages sont nombreux mais pour la plupart si peu dignes d'intérêt que je ne me suis même pas donnée la peine de les mentionner dans mon résumé, la palme revenant aux frères Joyeuse, les nouveaux favoris du roi Henri III, tous deux à claquer, quoique dans des registres assez différents. On peut saluer d'ailleurs à nouveau l'incapacité triomphante de Dumas à titrer ses romans : les Quarante-cinq ? Franchement, quels Quarante-cinq ?
Tout est-il donc à jeter ? Meuh, non, voyons ! Comme toujours chez Dumas, on peut toujours extirper du pire fatras quelques pépites qui permettent de sauver l'ensemble. Si les nouveaux protagonistes sont insipides à souhait, les anciens sont toujours aussi sympathiques. J'ai joyeusement couiné de joie en retrouvant mon ami Chicot et sa longue ambassade en Navarre est assurément le meilleur passage du roman – d'un autre côté, étant donné qu'Henri de Navarre était mon personnage préféré de « La Reine Margot » et Chicot celui de « La dame de Monsoreau », on ne s'étonnera pas que leur rencontre équivaut pour moi à un combo de coolitude ! Quelques très belles scènes d'action pendant la Guerre des Flandres et une conclusion dramatique et oppressante à souhait viennent heureusement épicer le tout. L'ensemble donne un roman un peu bâtard au rythme souvent inégal, mais non dénué d'intérêt si l'on s'intéresse à la période évoquée et que l'on souhaite retrouver encore pour quelques centaines de pages les personnages des tomes précédents. Pas un must-read, mais globalement satisfaisant.
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Folfaerie
  25 décembre 2010
Henri III a perdu ses favoris. Ne lui reste que le moins aimé, D'Epernon, devenu duc et courtisan paresseux. Il se console donc en reportant son affection sur le duc Anne de Joyeuse et son frère Henri.
Pendant ce temps, les Guise, à la tête de la Ligue, n'en finissent pas de comploter et le duc d'Anjou s'est exilé, par la volonté royale, dans les Flandres. C'est alors que d'Epernon a l'idée de recruter 45 gentilshommes gascons pour constituer la garde rapprochée du roi. Parmi eux, le séduisant Arnauton de Carmainges qui tombe amoureux de la terrible duchesse de Montpensier, alliée aux Guise.
Deux personnages importants reparaissent alors à point nommé. Chicot, que l'on croyait mort, et qui, sous le nom de Robert Briquet, continue de servir son roi, et Diane de Meridor, comtesse de Monsoreau, qui ne vit plus que pour venger la mort de son amant. Tandis que Chicot se promène dans les couvents et rend visite à Henri de Navarre, dont les forces grandissent, Diane, aidée du fidèle Rémy, entreprend de rejoindre le duc d'Anjou dans les Flandres. Elle y est suivie par Henri de Joyeuse, éperdument amoureux de la jeune femme, hélas sans espoir de retour.
Henri III, se gardant à la fois des Guise et de son frère François, ourdit ses plans de bataille pour contrer les uns et les autres. Mais le destin de la France tient parfois à un fil capricieux. Diane de Meridor accomplit enfin sa vengeance, et Henri étant le dernier des Valois, devra trancher entre les Guise et Henri de Navarre pour la succession au trône...
Même si ce dernier volet est aussi riche en péripéties et rebondissements que les deux autres volumes, et que l'on prend plaisir à retrouver de vieilles connaissances (Chicot, Diane de Méridor et Rémy le Haudoin, le moine Gorenflot, Henri de Navarre et Margot....), c'est cependant le moins réussi des trois. La raison tient à la multiplication des intrigues et au fait que le roman n'est pas véritablement achevé : Dumas prévoyait une suite, qui ne fut en fait jamais écrite...
Dumas nous fait partager les amours malheureuses de Henri, comte du Bouchage, dédaigné par Diane de Méridor, puis le voyage de celle-ci avec Rémy pour accomplir sa vengeance
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YannJulien
  28 février 2017
Georges R.R. Martin, un Alexandre Dumas un peu badass ?
Troisième tome de la trilogie des Valois, après "La Reine Margot" et "La dame de Monsoreau", ce roman regorge d'intrigues croisées, qu'elles soient amoureuses ou politiques, il n'y a pas de temps mort et pour les amateurs de la saga "Game of thrones", on retrouve beaucoup de similitudes (déjà présentes dans les 2 premiers tomes de cette trilogie) :
Le chapitre "Français et Flamands", romançant la bataille d'Anvers, ressemble à s'y méprendre à la bataille de la Néra : des combats sur terre...et en bateaux, qui tombent dans une embuscade et sont repoussés par des feux grégeois... Chicot, personnage central qui semble se jouer de tous les pièges grâce à la célérité de sa réflexion qui rappelle celle de Tyrion - personnage préféré de Georges R.R. Martin, comme Chicot semble être celui de Dumas -, Catherine de Médicis, pendant historique de Cersei : intrigue de l'ombre jouant sur le pouvoir et qui voit ses fils mourir (il est également question d'une prophétie sur le règne et la vie de ses enfants).
Seul bémol, la fin : elle laisse à penser, comme le contexte historique dans lequel elle s'inscrit, que l'auteur prévoyait une suite...qui n'a jamais vu le jour.
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YannC
  31 juillet 2016
https://unepauselitteraire.com/2016/07/31/les-quarante-cinq-dalexandre-dumas/
Nouvelle collaboration entre Alexandre Dumas et Auguste Maquet et publié en feuilleton entre 1847 et 1848, Les Quarante-Cinq, roman épique qui reste peu connu du grand public, termine le cycle que consacre Dumas aux guerres de religions. Après le massacre de la Saint-Barthélemy décrit dans La Reine Margot et les évènements tragiques sur lesquels se conclue La Dame de Monsoreau, ce dernier volume, malheureusement le moins réussi, continue de retracer cette période faite d'instabilité politique et met en scène un Henri III affaibli et plus que jamais vulnérable.
1584. Dix ans ont passés depuis que Henri III, alors duc d'Anjou, abandonne son trône du royaume de Pologne pour prendre celui de France, remplaçant son frère, Charles IX, mort sans descendance mâle. Affaibli de toute part, menacé dans le sud du royaume par la popularité grandissante d'Henri de Navarre et, plus proche de lui, par les Guise qui forment des groupes de bourgeois ligueurs dans l'optique d'une nouvelle Saint-Barthélemy, Henri III n'est plus que l'ombre de lui-même : les frères Joyeuse peinent à remplacer les favoris du roi, morts en duel à la fin de la Dame de Monsoreau, tandis qu'un vide se fait ressentir dans la vie d'Henri, depuis la disparition tragique de son bouffon, Chicot.
D'Épernon, personnage historique que le lecteur a déjà rencontré dans le volume précédent, l'un des derniers favoris d'Henri III, est devenu duc et, dans une inspiration qui tient plus à de l'arrivisme, il décide de former un groupe de quarante-cinq gentilshommes d'origine gasconne qui deviendra la garde rapprochée du roi et dont les membres arrivent à Paris en même temps que l'exécution de Nicolas de Salcède, dont le crime était d'avoir voulu tuer le frère d'Henri, François, parti se réfugier dans le nord.

La suite sur le blog :
https://unepauselitteraire.com/2016/07/31/les-quarante-cinq-dalexandre-dumas/
Lien : https://unepauselitteraire.c..
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weda
  16 février 2013
après la reine margot et la dame de Monsoreau qui sont déjà longs, j'ai fait l'erreur de vouloir poursuivre avec les quarante-cinq. Non que ce ne soit pas intéressant, mais l'histoire est bien plus stratégique et difficile à suivre. On se perd dans des batailles avec différents camps qui s'opposent avec des enjeux divers. C'est plutôt ennuyeux.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ArakasiArakasi   01 novembre 2014
- Cahors pris ! continua Henri.
- Et de la bonne façon même, dit Chicot.
- Mais il a donc des généraux, des ingénieurs ?
- Nenni, dit Chicot, le Béarnais est trop pauvre ; comment les payerait-il ? Non pas, il fait tout lui-même.
- Et... il se bat ? dit Henri avec une sorte de dédain.
- Te dire qu'il s'y met tout d'abord et d'enthousiasme, non, je n'oserais pas, non : il ressemble à ces gens qui tâtent l'eau avant de se baigner ; il se mouille le bout des doigts dans une petite sueur de mauvais augure, se prépare la poitrine avec quelques mea culpa, le front avec quelques réflexions philosophiques ; cela lui prend les dix premières minutes qui suivent le premier coup de canon, après quoi il donne une tête dans l'action, et nage dans le plomb fondu et dans le feu comme une salamandre.
- Diable ! dit Henri, diable !
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ArakasiArakasi   14 octobre 2014
Il avait deux bourses d’argent, car il s'était aperçu que le sachet remis par Sainte-Maline, outre la lettre royale, contenait certains objets arrondis et roulants qui ressemblaient fort a de l'or ou à de l'argent monnayé. Le sachet était une véritable bourse royale, chiffrée de deux H, un brodé dessus, l'autre brodé dessous.
« C'est joli, dit Chicot en considérant la bourse, c'est charmant de la part du roi ! Son nom, ses armes ! On n'est pas plus généreux, et plus stupide ! Décidément, jamais je ne ferai rien de lui. »
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ArakasiArakasi   11 novembre 2014
- [...] Mais quel est le nom de la nouvelle maîtresse ?
- Oh ! c’est une belle et forte personne, qui porte une ceinture magnifique, et qui est fort capable de se défendre si on l’attaque.
- Et s’est-elle défendue ?
- Pardieu !
- De sorte que Henri a été repoussé avec perte ?
- D’abord.
- Ah ! ah ! et ensuite ?
- Henri est entêté ; il est revenu à la charge.
- De sorte ?
- De sorte qu’il l’a prise.
- Comment cela ?
- De force.
- De force !
- Oui, avec des pétards.
- Que diable me dis-tu donc là, Chicot ?
- La vérité.
- Des pétards ! et qu’est-ce donc que cette belle que l’on prend avec des pétards ?
- C’est mademoiselle Cahors.
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ArakasiArakasi   05 octobre 2014
Quand l'ânon est destaché,
Quand le vin est débouché,
L'ânon dresse son oreille,
Le vin sort de sa bouteille ;
Mais rien n'est si éventé
Que le moine en pleine treille ;
Mais rien n'est si desbâté
Que le moine en liberté.

(Chanson de prédilection de Gorenflot, moine ivrogne et meilleur ami de Chicot, le fou du roi)
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ArakasiArakasi   09 novembre 2014
« Monseigneur, interrompit Henri, racontez-moi comment le dieu tutélaire de la France a sauvé Votre Altesse.
- Eh ! cher comte, c'est bien simple, le dieu tutélaire de la France était occupé à autre chose de plus important sans doute en ce moment, de sorte que je me suis sauvé tout seul.
- Et comment cela, monseigneur ?
- Mais à toutes jambes. »
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Vidéo de Alexandre Dumas
Fabrice D?Almeida est historien, professeur et également présent à la radio sur Europe 1, notamment avec sa chronique « C?est historique ! ». Nous l?avons rencontré pour qu?il nous explique quel est le livre qui l?a marqué? et le moins qu?on puisse dire est qu?il y a mis du c?ur : son enthousiasme pour "Le Comte de Monte-Cristo" d'Alexandre Dumas est contagieux ! Visitez le site : http://www.lecteurs.com/ Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/ Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/c/Lecteurs Dailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
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