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Anne-Marie Callet-Bianco (Traducteur)
EAN : 9782070425945
528 pages
Éditeur : Gallimard (19/01/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.01/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Lors d'une partie de chasse à Fontenay-aux-Roses, un jeune écrivain, nommé Alexandre Dumas, rencontre un homme effaré : une morte lui a parlé ! Le maire du village, qui réunit chez lui d'étranges convives, affirme que cela est possible.
L'histoire de sa vie en témoigne... Les têtes coupées survivent-elles à la décapitation ? La guillotine est-elle un supplice indolore ? Autant de questions que se posent les personnages, mi-fictifs, mi-réels, de ce récit à ti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
mcd30
  14 novembre 2018
Il m'a suffit de voir le titre : Les mille et un fantômes ainsi que le nom de l'auteur, Alexandre Dumas pour en faire une parfaite lecture d'Halloween.
A la suite d'un meurtre où l'assassin prétend que la morte lui a parlé; plusieurs personnes se réunissent et se racontent des nouvelles fantastiques. La bonne surprise c'est qu'il n'y a pas que des fantômes,il y est aussi question de prédictions, de prémonitions, de vampires. Toutes ces nouvelles sont incroyables. Ma préférence va aux nouvelles intitulées : Les tombeaux de Saint-Denis, L'Artifaille et Les monts Carpathes.
Avec un conteur comme Alexandre Dumas, ces étranges histoires ne peuvent que nous faire passer une bonne soirée.
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gill
  25 juin 2012
Invité en septembre 1831, par un de ses anciens amis, chef de bureau au domaine privé du roi, à faire l'ouverture de la chasse à Fontenay-aux-roses, Alexandre Dumas, lassé d'une partie de chasse qui se transforme, au fil des lapins et des perdrix abattus, en promenade monotone, décide de rentrer au village de Fontenay-aux-Roses.
Il rencontre, alors au détour d'une rue, un homme hagard aux mains ensanglantées qui s'accuse à une femme, sur le pas d'une porte, d'avoir assassiné son épouse et qui désire se constituer prisonnier au maire.
Et, Alexandre Dumas dîne le soir même, justement, chez le notable en compagnie de plusieurs invités qui raconteront tous au cours de la soirée une histoire fantastique, étrange, insolite ou simplement originale.
Ce recueil contient ces sept récits qui constituent ses principaux chapitres ; "Le soufflet de Charlotte Corday", "Solange" et "Albert", "Le chat, l'huissier et le squelette", "Les tombeaux de St Denis", "L'Artifaille" et les quatres derniers qui sont la même mystérieuse histoire d'une femme convoitée par un vampire.
Ensuite viennent plusieurs autres nouvelles ajoutées au volume, "La femme au collier de velours", "Les mariages du père Olifus", "Le testament de M de Chauvelin", "Un dîner chez Rossini", "Les gentilshommes de la Sierra-Morena" et "Le lièvre de mon grand-père".
Très peu réédité, cet ouvrage, un peu méconnu d'Alexandre Dumas, est atypique, sombre et un peu gothique. Il annonce les grands romanciers et nouvellistes fantastiques qui suivront dans ce siècle et le suivant, jusqu'à un dénommé Jean Ray.
C'est un livre formidable à redécouvrir.
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Folfaerie
  02 mai 2010
Voici un des rares recueils de Dumas consacré au fantastique. Les éditions Ombres ont repris 15 contes dans ce volume mais d'autres éditions de poche se sont permi d'en repiquer quelques-uns pour des thèmes précis, tels que les vampires, ou les sorcières. Difficile donc de pouvoir rassembler la totalité des histoires fantastiques présentées par l'ami Dumas.
Ce volume se distingue d'abord par l'originalité de sa narration.
Lors d'une partie de chasse à Fontenay-aux-Roses, Alexandre Dumas, qui ne s'amuse guère à arpenter les chemins, rentre en ville juste à point pour y être témoin d'une horrible tragédie : un homme ayant assassiné son épouse est venu se rendre spontanément au Maire, M. Ledru. Il faut dire que le pauvre bougre a une bonne raison d'être terrorisé. Alors qu'il vient de décapiter sa femme à l'aide d'un sabre, la tête de la malheureuse roule vers lui et prononce qu'elle était innocente ! le soir même, Dumas est invité à dîner par la Maire. Les autres convives vont tour à tour raconter l'effrayante expérience que chacun a vécue. Ainsi, chaque chapitre est composée d'une histoire rapportée par l'un des invités. Toutes sont plus effrayantes les unes que les autres et traitent du même sujet : la vie ne s'arrête pas forcément avec la mort, surtout si cette dernière fut violente ou injuste.
Criminel qui revient hanter son juge, amoureux qui recueille les derniers mots de sa fiancée guillotinée, femme désirée par un vampire... bref une série de contes macabres très réussis, à l'atmosphère pesante, où Dumas fait preuve de toute son habileté d'auteur dramatique. Moi qui aime particulièrement ce genre, je n'ai pas été déçue.
Dumas a écrit ces contes alors que le genre s'essoufflait. La raison ? la nostalgie des temps anciens, et des légendes. Mais laissons parler le Maître : "...Aussi, que fais-je ? Je vis avec les morts beaucoup, avec les exilés un peu. J'essaie de faire revivre les sociétés éteintes, les hommes disparus, ceux-là qui sentaient l'ambre au lieu de sentir le cigare ; qui se donnaient des coups d'épée au lieu de se donner des coups de poing... Voilà pourquoi ma voix, écho du passé, est encore écoutée dans le présent, qui écoute si peu et si mal".
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Taraxacum
  08 mai 2013
Les mille et un fantômes est un recueil de nouvelles déguisé en roman qui a su complètement me conquérir. Après une introduction où le narrateur, Dumas lui-même, assiste au hasard d'une partie de chasse à la révélation d'un crime, le voici l'hôte du maire du village pour la soirée. Chacun des convives, à son tour, raconte une histoire , vécue par lui-même ou par une personne de confiance, une histoire de revenant fantastique , de tête coupée parlant encore, de prince sortant de la tombe pour tenter d'y entraîner la femme qui l'obsède...
C'est gothique et délicieux, plein de nostalgie et d'une sombre beauté, mais aussi d'un jugement dur sur l'espèce humaine: celles des histoires qui se déroulent pendant la Terreur, par exemple, sont bien plus terrifiantes par leur dimension humaine que leur dimension fantastique. Les têtes coupées capables de papoter sont une chose, les régimes policiers où vous pouviez être arrêté, jugé, condamné et exécuté dans la même journée simplement pour votre nom sont franchement bien plus terribles!

Un excellent ouvrage que je recommande à tout le monde, les amateurs de Dumas, les amateurs de fantastique, même les amateurs d'histoire de France pour le plaisir de la nouvelle se déroulant à Saint Denis!
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purplevelvet
  11 novembre 2013
pour un recueil de nouvelles, le format est inhabituel: tout commence comme un récit classique de partie de chasse qui en fait va servir de "support" aux différentes nouvelles.
En effet, tout commence classiquement, un héros, nommé Alexandre Dumas ( tiens, tiens), écrivain ( tiens donc!), raconte comment un automne, il partit à Fontenay-aux-Roses pour une partie de chasse qui s'avère décevante. Et comment, préférant rentrer avant les autres chasseurs, il arrive en ville et se retrouve témoin de l'arrestation d'un homme qui vient se constituer prisonnier: il vient de tuer sa femme en la décapitant, et raconte que la tête coupée lui a parlé. Dumas est invité, après la déposition, à venir dîner chez le maire de la ville, avec les autres témoins et le commissaire, pour signer sa déposition dans un cadre confortable. Et Evidemment la conversation va rouler sur ce qui divise la population: une tête coupée est-elle encore vivante, et peut-elle parler? Les morts vivants existent-ils?..A partir de là, chacun y va de sa petite histoire, espérant prouver au médecin, le seul sceptique de la compagnie que oui, les morts vivants existent.et chaque récit constitue une nouvelle, liée aux autres car chaque fois quelqu'un enchaîne du genre " ha mais c'est comme moi, il faut que je vous raconte ce qui m'est arrivé..."
(.voir lien ci dessous pour le détail des nouvelles)
J'ai beaucoup apprécié ces histoires. Un peu moins, toutefois, la dernière qui manque de subtilité: le bon frère est blond aux yeux bleus, calme, ressemble à un saint Michel, un vrai seigneur, le mauvais est brun aux yeux sombres, caractériel, ressemble à un démon, un vrai saigneur.. dès la description des deux frères on devine qui est le gentil, qui est le méchant.. j'ai vainement espéré un retournement de situation, à la Alexandre Dumas, mais.. non. du coup elle est planplan et attendue.
Mais à part ça, j'apprécie énormément l'idée d'une série d'histoires enchâssées dans un récit plus vaste, ça donne du liant aux nouvelles, et l'ensemble paraît plus homogène qu'un recueil de nouvelles sans lien les unes avec les autres.
J'avais déjà parlé par ailleurs du talent narratif de Dumas, qui pour moi, compense tout les petits défauts qu'il peut y avoir par ailleurs - une nouvelle plus faiblarde, un personnage ennuyeux dans le comte de Monte-Cristo. C'est exactement ça: les nouvelles s'enchaînent l'une à l'autre exactement comme une conversation, où chacun rebondit sur le récit précédent, c'est très agréable à lire.
Lien : http://chezpurple.blogspot.f..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   25 juin 2012
Une heure après, j'étais chez monsieur Ledru. Le hasard fit que je le rencontrai dans la cour.
- Ah ! dit-il en m'apercevant, vous voilà ; tant mieux, je ne suis pas fâché de causer un peu avec vous avant de vous présenter à nos convives, car vous dînez avec nous, n'est-ce pas ?
- Mais, monsieur, vous m'excuserez.
- Je n'admets pas d'excuses ; vous tombez sur un jeudi, tant pis pour vous : le jeudi, c'est mon jour : tout ce qui entre chez moi le jeudi m'appartient en pleine propriété.
Après le dîner, vous serez libre de rester ou de partir.
Sans l'événement de tantôt, vous m'auriez trouvé à table, attendu que je dîne invariablement à deux heures.
Aujourd'hui, par extraordinaire, nous dînerons à trois heures et demie ou quatre.
Pyrrhus que vous voyez, - et monsieur Ledru me montrait un magnifique molosse, - Pyrrhus a profité de l'émotion de la mère Antoine pour s'emparer du gigot : c'était son droit, de sorte qu'on a été obligé d'en aller chercher un autre chez le boucher.
Je disais que cela me donnerait le temps, non seulement de vous présenter à mes convives, mais encore celui de vous donner sur eux quelques renseignements....
(extrait du chapitre IV "La maison de Scarron" de l'édition parue chez "Marabout")
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Nostradamus27Nostradamus27   26 juillet 2020
Vous croyez qu'ils sont morts parce qu'on les a guillotiné, vous ?

- Sans doute.

- Eh bien ! On voit que vous ne regardez pas dans le panier quand ils sont là tous ensemble ; que vous ne leur voyez pas tordre les yeux et grincer des dents pendant cinq minutes encore après l'exécution. Nous sommes obligés de changer de panier tous les trois mois tant ils en saccagent le fond avec les dents. C'est un tas de têtes d'aristocrates, voyez-vous, qui ne veulent pas se décider à mourir, et je ne serais pas étonné qu'un jour quelqu'une d'elles se mit à crier : Vive le Roi ! Je savais tout ce que je voulais savoir : je sortis poursuivi par une idée : c'est qu'en effet ces têtes vivaient encore, et je résolus de m'en assurer.
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mcd30mcd30   01 novembre 2018
Je suis Polonaise, née à Sandomir, c'est-à-dire dans un pays où les légendes deviennent des articles de foi, où nous croyons à nos traditions de famille autant, plus peut-être qu'à l'Evangile. Pas un de nos châteaux qui n'ait son spectre, pas une de nos chaumières qui n'ait son esprit familier. Chez le riche comme chez le pauvre, dans le château comme dans la chaumière, on reconnaît le principe ami comme le principe ennemi. Parfois ces deux principes entrent en lutte et combattent.
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ArakasiArakasi   16 avril 2015
- Ah ça ! me dit Legros en me regardant fixement, vous croyez donc qu'ils sont morts, parce qu'on les a guillotinés, vous?
- Sans doute.
- Eh bien ! on voit que vous ne regardez pas dans le panier quand ils sont là tous ensemble ; que vous ne leur voyez pas tordre, les yeux et grincer des dents pendant cinq minutes encore après l'exécution. Nous sommes obligés de changer de panier tous les trois mois, tant ils en saccagent le fond avec les dents. C'est un tas de têtes d'aristocrates, voyez-vous, qui ne veulent pas se décider à mourir, et je ne serais pas étonné qu'un jour quelqu'une d'elles se mit à crier : Vive le roi !
+ Lire la suite
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mcd30mcd30   20 octobre 2018
Hélas ! Mon ami, l'époque est triste, et mes contes, je vous en préviens, ne seront pas gais. Seulement, vous permettez que, lassé de ce que je vois se passer tous les jours dans le monde réel, j'aille chercher mes récits dans le monde imaginaire. Hélas ! j'ai bien peur que tous les esprits un peu élevés, un peu politiques, un peu rêveurs, n'en soient à cette heure où en est le mien, c'est-à-dire à la recherche de l'idéal, le seul refuge que Dieu nous laisse contre la réalité.

Lettre d'Alexandre Dumas à un ami.
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Videos de Alexandre Dumas (55) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Dumas
Kean d’Alexandre Dumas : pièce en cinq actes (1949 / France Culture). La RTF présente un drame en cinq actes et six tableaux d'Alexandre DUMAS père. Portrait d’Alexandre Dumas par Nadar, en 1855. Réalisation : Léon Ruth. Avec Maria Casarès (Anna), Louise Conte (La comtesse de Koefeld), Marcel André (Le comte de Koefeld), Daniel Lecourtois (Le prince de Galles), Jean Temerson (Salomon), Marcelle Monthil (Amy), Lily Siou (Ketty), René Hiéronimus (Pistole), Charles Lavialle (Peterpat), Jean Clarens (Lord Mewill), Edmond Beauchamp (John), Jean Topart (Darius), Roger Bontemps (Bardoche) et Pierre Brasseur (Kean).
Présentation des Nuits de France Culture par Philippe Garbit : « L’acteur, à cette époque - la pièce est créée en 1836 -, l’acteur n’est pas grand chose. La pièce met en scène un acteur, donc, un acteur anglais mort quelques années plus tôt. L’acteur, le comédien ne laisse rien après lui, on le sait bien, il ne vit que pendant sa vie, sa mémoire s’en va avec la génération à laquelle il appartient ; il tombe du jour dans la nuit, du trône dans le néant. Edmund Kean, Kean, le grand et illustre Kean n’est pas totalement mort. En tout cas, il n’est pas tombé dans l’oubli grâce à un écrivain français, Alexandre Dumas, qui écrivit une pièce en cinq actes : “Kean ou Désordre et génie”, tout à la gloire de sa passion pour la comédie. Un comédien de génie - quelques privilégiés naissent avec le génie - mais un homme, fut-il l’ami du prince de Galles, qu’on ne saurait recevoir dans un salon digne de ce nom. Le noble, l’illustre, le sublime Kean, le roi des tragédiens passés, présents et futurs a pour nous la voix de Pierre Brasseur, grâce à la diffusion de cette version radiophonique proposée pour la première fois sur la Chaîne nationale en 1949. »
Source : France Culture
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