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Éditeur : Nelson (01/01/1931)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Décembre 1559, le conseiller Dubourg est condamné à mort pour avoir remis en liberté un protestant, ce qui est interdit par le roi François II. Robert Stuart, son fils, cherche un moyen pour obtenir du roi la grâce de son père. A cette histoire politique se mêle celle du prince Louis de Condé. Épris de Charlotte de Saint-André - hôte du Louvre en compagnie du maréchal, son père - il se tient tous les soirs dans la cour du palais afin de la contempler de loin, à trav... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
sl972
  27 février 2015
L'Horoscope est un roman peu connu d'Alexandre Dumas. Je l'ai trouvé par hasard dans une librairie et je l'ai acheté plus à cause du nom de son auteur que de son intrigue. Malgré un début plutôt lent, j'ai été rapidement captivée par cette histoire.
L'Horoscope peut être considéré comme un prélude à la trilogie des Guerres de religion, qui comprend La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-Cinq.
Comme Dumas le fait souvent, le début de ce roman présente énormément de repères temporels : "Vers le milieu du mois de juin de l'année 1559, par une radieuse matinée de printemps". En fait, notre histoire commence avec la fête du landi, qui donne son nom à ce premier chapitre, une tradition dont les origines obscures pour bon nombre de lecteurs du XIX° siècle permettent à Dumas de se livrer à un long laïus dans son style si caractéristique.
Pourquoi toutes ces explications ? Tout simplement parce qu'elles permettent de situer très précisément le début de cette histoire, même si cette fête en elle-même ne joue aucun rôle fondamental par la suite
Le seul intérêt de cette fête, si l'on exclut le petit retour sur les traditions parisiennes du XVI° siècle, est qu'elle permet de présenter des individus qui se retrouveront dans une auberge pour se protéger de la pluie. Certains se connaissent, d'autres ne révèlent pas leurs identités, ils sont nobles ou des voyageurs de passage, ils sont jeunes ou plus vieux. Peu importe.
Ce qui compte, c'est qu'une voyante lira l'avenir des six hommes présents. A trois d'entre eux, elle leur prédira qu'ils seront des assassins, aux trois autres, qu'ils mourront assassinés. Cela marque la fin de la première partie de ce roman.
La seconde partie se passe à Paris et est beaucoup plus dense. Entre un conseiller huguenot condamné à mort, un prince de Condé amoureux d'une jeune fille bien moins innocente qu'il ne le croie, un roi, François II, qui a des velléités d'indépendance et une reine mère, la très célèbre Catherine de Médicis, qui refuse d'abandonner le pouvoir, les intrigues ne manquent pas, et il faut s'accrocher et ne pas mélanger les personnage et oublier les liens qui existent entre eux.
Pour conclure, ce roman, plutôt court comparé aux autres œuvres d'Alexandre Dumas, est un plaisir à lire pour ceux qui aiment les romans de cet auteur. Cependant, je ne le recommanderai pas à des personnes n'ayant jamais lu Dumas (et je ne parle pas des versions abrégées).
Le cycle des Guerres de religion n'est pas le plus connu de Dumas. On lui préfère les aventures de D'Artagnan ou celles du comte de Monte-Cristo. C'est tout juste si certains se souviennent de La Reine Margot, alors L'Horoscope, lui qui n'appartient pas vraiment à ce cycle,...
Néanmoins, je pense que ce cycle vaut la peine d'être lu, et, pour ceux qui se laisseront tenter, L'Horoscope peut être un plaisir à découvrir.
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Taraxacum
  05 décembre 2019
L'action de L'horoscope se situe avant celle de la Reine Margot, on pourrait dire que ce petit roman sert de prologue à l'un des meilleurs romans de Dumas.
Hélas, aussi plaisant qu'il soit, L'horoscope souffre un peu de la comparaison. Il est le siège d'une tension qui monte peu à peu, d'un drame qui se noue, mais ce drame n'arrive jamais, car il ne se déroulera que sous le roi suivant. C'est un peu frustrant, malgré l'écriture de Dumas toujours aussi plaisante, et je reconnais avoir eu l'impression de lire la première partie d'un livre, et pas un roman complet.
A enchaîner directement avec La Reine Margot, donc.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
TaraxacumTaraxacum   19 novembre 2019
Du temps de Charlemagne, le roi teuton qui faisait sa capitale à Aix-la-Chapelle, une fois par an, on montrait aux pèlerins les saintes reliques dans la chapelle.
Charles le Chauve transporta ces reliques d’Aix à Paris, et on les montra au peuple une fois par an, dans un champ de foire qui se tenait vers le boulevard Saint-Denis.
L’évêque de Paris, trouvant que, vu la piété croissante des fidèles, le champ de foire n’était point en harmonie avec ceux qu’il devait contenir, établit la tête du landi dans la plaine Saint-Denis.
Le clergé de Paris y apportait les reliques en procession ; l’évêque venait y prêcher et y donner la bénédiction au peuple ; mais il en était des bénédictions comme des biens du prochain ou des fruits du voisin : n’a pas le droit de les distribuer qui veut ; les clercs de Saint-Denis prétendirent qu’eux seuls avaient le droit de bénir sur leurs terres et assignèrent au parlement de Paris l’évêque, comme usurpateur.
L’affaire fut débattue avec acharnement et plaidée de part et d’autre avec une telle éloquence, que le parlement, ne sachant à qui des deux donner raison, donna tort à tous deux, et défendit, vu le trouble qu’ils causaient, aux évêques d’une part et aux abbés de l’autre, de mettre les pieds à la foire du landi.
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sl972sl972   27 février 2015
– Ah ! prince ! prince ! quel grand capitaine vous eussiez fait, dit mélancoliquement l’amiral, si, au lieu que des désirs charnels vous missent l’amour au cœur, de hautes passions vous eussent mis l’épée à la main !
– Vous voulez parlez de la religion, n’est-ce pas ?
– Oui, prince, et plût à Dieu qu’il voulût faire de vous un des nôtres, et, par conséquent, un des siens !
– Mon cher cousin, dit Condé avec sa gaieté habituelle, mais en laissant transparaître au fond de cette gaieté la volonté d’un homme qui, sans en avoir l’air, a souvent réfléchi sur ce sujet, vous ne le croirez pas, peut-être, mais j’ai sur la religion des idées pour le moins aussi arrêtées que sur l’amour.
– Que voulez-vous dire ? demanda l’amiral étonné.
Le sourire du prince de Condé disparut de ses lèvres, et il continua sérieusement :
– Je veux dire, monsieur l’amiral, que j’ai ma religion à moi, ma foi à moi, ma charité à moi ; que je n’ai besoin, pour honorer Dieu, de l’intercession de personne, et, tant que vous ne pourrez pas me prouver, mon cher cousin, que votre doctrine nouvelle est préférable à l’ancienne, souffrez que je conserve la religion de mes pères, à moins qu’il ne me prenne fantaisie d’en changer pour faire pièce à M. de Guise.
– Oh ! prince ! prince ! murmura l’amiral, est-ce ainsi que vous allez dépenser ces trésors de force, de jeunesse et d’intelligence que l’Éternel vous a donnés, et ne saurez-vous les employer au profit de quelque grande cause ? Cette haine instinctive que vous avez pour MM. de Guise n’est-elle pas un providentiel avertissement ? Relevez-vous, prince, et, si vous ne combattez pas les ennemis de votre Dieu, combattez au moins les ennemis de votre roi.
– Bon ! dit Condé, voilà que vous oubliez, mon cousin, que j’ai un roi à moi, comme j’ai un Dieu à moi : il est vrai que, autant mon Dieu est grand, autant mon roi est petit. Mon roi, cher amiral, c’est le roi de Navarre, mon frère. Voilà mon vrai roi. Le roi de France ne peut être pour moi qu’un roi d’adoption, un seigneur suzerain.
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sl972sl972   27 février 2015
– J’ai dans le cœur votre image, et cette image radieuse illumine jusqu’à mes moindres paroles : n’attribuez donc qu’à vous seule le mérite dont vous me gratifiez.
– Eh bien ! prince, croyez-moi, fermez les yeux, ne regardez point mon image ; c’est ce que je puis vous souhaiter de plus heureux.
Mlle de Saint-André, aussi radieuse de la victoire que M. de Condé était humilié de la défaite, fit alors de son côté un pas vers lui, et, lui tendant la main :
– Tenez, prince, dit-elle, voici comment je traite mes vaincus.
Le prince saisit la main blanche, mais froide, de la jeune fille, et y appuya ardemment ses lèvres.
Dans ce mouvement mal calculé, une larme qui tremblait au coin de la paupière du prince et que la fièvre de l’orgueil avait inutilement tenté de dessécher, tomba sur cette main de marbre, où elle trembla et brilla comme un diamant.
Mlle de Saint-André la sentit et la vit à la fois.
– Ah ! sur ma foi ! je crois que vous pleurez véritablement, prince ! s’écria-t-elle en éclatant de rire.
– C’est une goutte de pluie après un orage, répondit le prince en soupirant ; qu’y a-t-il d’étonnant à cela ?
Mlle de Saint-André fixa un regard de flamme sur le prince, sembla hésiter un instant entre la coquetterie et la pitié ; enfin, sans qu’on pût dire lequel des deux sentiments l’emportait, sous l’influence du mélange de ces deux sentiments peut-être, elle tira de sa poche un fin mouchoir de batiste sans armes, sans initiales, mais tout parfumé de l’odeur qu’elle avait l’habitude de porter, et, le jetant au prince :
– Tenez, monseigneur, dit-elle, si vous étiez sujet par hasard à cette maladie de pleurer, voici un mouchoir pour sécher vos larmes.
Puis, avec un regard qui donnait bien certainement raison à la coquetterie :
– Gardez-le en mémoire d’une ingrate, dit-elle.
Et, légère comme une fée, elle disparut.
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TaraxacumTaraxacum   15 novembre 2019
Un homme, arrivé fraîchement de sa province et tombant tout à coup au milieu de la rue Saint-Jacques, d’où il eût pu apercevoir cette foule, eût été bien embarrassé pour dire à quelle fin elle se trouvait agglomérée en si grand nombre sur ce point de la capitale.
Le temps était superbe : ce n’était donc pas la châsse de sainte Geneviève que l’on allait faire sortir, comme en 1551, pour obtenir la cessation des pluies.
Il avait plu l’avant-veille : ce n’était donc pas la châsse de sainte Geneviève que l’on promenait pour demander de la pluie, comme en 1556.
On n’avait point à déplorer une désastreuse bataille dans le genre de celle de Saint-Quentin : ce n’était donc pas, comme en 1557, la châsse de sainte Geneviève que l’on menait en procession pour obtenir la protection de Dieu.
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TaraxacumTaraxacum   05 décembre 2019
-Quel singulier corps vous êtes, mon cher prince!
-Que voulez-vous ! Je suis ainsi fait; c'est au point que je ne me comprends pas moi-même: tant qu'une femme ne m'a rien accordé, je suis fou furieux d'amour, capable de tuer son mari, son amant, de la tuer, de me tuer moi-même, de faire la guerre pour elle, comme Périclès pour Aspasie, César pour Eunoé, Antoine pour Cléopâtre; puis, si elle cède...
-Si elle cède?
-Alors, mon cher amiral, malheur à elle, malheur à moi! La douche de la satiété tombe sur ma folie et l'éteint.
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