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EAN : 9782491521028
240 pages
Éditeur : Les Avrils (06/05/2020)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Ici, on ne parle que de ça. Du pont. Bientôt, il reliera l'île au continent. Quand certains veulent bloquer le chantier, Léni, lui, observe sans rien dire. S'impliquer, il ne sait pas bien faire. Sauf auprès de sa fille. Et de Marcel qui lui a tant appris : réparer les bateaux dans l'odeur de résine, tenir la houle, rêver de grands voiliers. Alors que le béton gagne sur la baie, Léni rencontre Chloé.
Elle ouvre d'autres possibles. Mais des îles comme des homm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  17 février 2021
Le petit chantier naval est en sursis. Tout le monde le sait. Mais ce qui anime les soirées au café local, outre l'accordéon de Christine, et les tournois de coinche, c'est le pont et avec lui la fin de l'insularité. Même si les dés sont jetés, quelques uns poursuivent leur lutte inutile. le référendum a tranché, et les fondations sont déjà bien avancées.
Léni sait que ce combat est vain, et une autre guerre l'anime : celle qu'il mène contre son ex, pour passer plus de temps avec sa fille.
L'arrivée sur l'île d'une photographe change la donne.
Le portrait de ce taiseux, incapable d'exprimer ce qu'il ressent, au risque de s'isoler dans sa forteresse intérieure et d'en crever, est attendrissant.
C'est un roman d'amitié, d'appartenance à un terroir, particulièrement marquée pour des iliens et c'est en cela que le pont menace cette singularité. La route, c'est la fin de la tranquillité, la horde de touristes, les voitures. Difficile à accepter même si c'est aussi un accès plus facile au continent, et une manne pour ceux qui vivent du tourisme.
On retrouve avec plaisir la plume sensible de l'auteur du Chien de Schrödinger pour un deuxième roman réussi.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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alexb27
  02 février 2021
Tant qu'il reste des îles est le portrait d'une bande d'insulaires (Leni, Karim, Stéphane, Yann, Serge, Christine) bouleversés par la construction d'un pont entre leur île et le continent. Des amis partagés entre ceux qui voient l'intérêt touristique de cette construction et ceux qui ne veulent pas perdre leur statut d'îlien.
C'est donc la fin d'une époque et la construction d'une autre que relate Martin Dumont, d'une plume concise et imagée. Avec en sus le portrait d'un homme qui se cherche, confronté à la séparation d'avec sa compagne, à sa paternité en solitaire, à la maladie de sa mère, à son métier qui se perd.
La mer, personnage à part entière, est terriblement belle et vivante.
Au final, un très joli texte à la fin émouvante, pour une nouvelle collection des plus intéressante 😀
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mosaique92
  01 février 2021
Livre reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique de janvier (merci à Babélio et aux éditions Les Avrils) C'est le titre qui a d'abord attiré mon attention puis le résumé éditeur a fini de me convaincre de choisir ce livre.
Il faut préciser que, comme beaucoup de lecteurs probablement, le mot ‘'île'' me fait rêver. Pas les îles du Pacifique, Tahiti et Morea ne m'ayant pas donné envie d'y rester plus que quelques semaines ; idem pour les Caraïbes, Madère, etc… Mais un jour j'ai atterri à La Réunion et j'ai compris pourquoi on devenait inconditionnel(le) d'une île : le Monde ramassé sur quelques centaines de km².
Pour Léni, le personnage principal de ‘'Tant qu'il reste des îles'', ce n'est pas ce condensé du Monde qui l'attache à son île car celle-ci est en plein déclin. Cette île, c'est son monde : des gens qu'il a toujours connus, des garçons avec lesquels il a grandi, une nature qui est son cadre depuis qu'il est né et la mer, une mer toujours changeante sur laquelle, lui, le taiseux, s'épanouit à la barre du Fireball de Marcel, son patron dont le chantier naval est également en déclin. Certes il y a des inconvénients comme le fait que rien ne reste secret longtemps (« Tu sais comment c'est sur l'île, ça parle beaucoup ») mais il y une solidarité que rien, même la construction d'un pont reliant l'île au continent, ne peut altérer durablement.
Je ne vous en dirai pas plus : lisez cette histoire qui sent le vécu du premier au dernier mot. Je ne sais si ce vécu est celui de l'auteur ou non, mais je me suis totalement immergée dans cette histoire d'amitiés, d'amours et de quotidiens difficiles noyés dans le projet et la réalisation d'un pont qui transformera profondément la vie des iliens.
« C'était l'histoire d'une île, de son charme incroyable (…) La joie, la fierté des privilégiés, mais aussi l'isolement, la peur et le repli sur soi quand tout à coup un pont s'élevait du continent (…) Un pont tendu vers une terre inconnue. »
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motspourmots
  07 janvier 2021
Tous ceux qui ont lu le chien de Schrödinger attendaient avec impatience le deuxième roman de Martin Dumont. Initialement prévue en mai 2020, sa parution a finalement été décalée de plusieurs mois comme la naissance de la collection qu'elle inaugure au sein du groupe Delcourt, Les Avrils. Mon attente n'a pas été déçue, bien au contraire. J'ai retrouvé ce qui m'avait séduite, la précision des mots, le bon dosage entre le dit et les silences, l'attention aux sensations et aux respirations. Et j'ai apprécié la sobriété assumée, la retenue de l'écriture là où, dans le roman précédent perçaient quelques étincelles stylistiques. Cela s'accorde bien à l'ambiance marine qui englobe le lecteur au point de lui donner l'illusion des embruns.
C'est une histoire d'île, ou bien l'histoire de Leni, ou peut-être les deux se confondent-elles ? Sur l'île, le monde de Leni est celui du chantier naval où le travail se fait de plus en plus rare mais où la passion de la construction reste intacte. On construit, on assemble, on polit, on bichonne et on navigue. le reste, ce sont les copains, les soirées chaleureuses au bistrot. Et le continent que Leni doit rejoindre pour voir sa fille, Agathe. Pourtant, les bouleversements sont perceptibles dans l'atmosphère. La construction du pont qui reliera l'île au continent est l'objet de toutes les discussions. Certains sont pour, question d'essor économique et touristique. D'autres sont contre, veulent préserver leur tranquillité. Les esprits s'échauffent, on évoque des actions de blocage. Leni est incertain. Comme pour beaucoup de choses. Chloé, par exemple, cette photographe venue chercher l'inspiration sur l'île ; elle lui plaît, mais il tangue, encore attaché à sa vie d'avant, pas très capable de se projeter, envahi par des appréhensions qui le restreignent. le pont s'élance, et avec lui, les repères explosent.
Avec délicatesse, Martin Dumont avance ses pions. Dessine le parallèle entre l'île et Leni, comme une métaphore de nos relations au monde. Rester à l'écart ou au contraire s'ouvrir aux autres. Au rythme de l'assemblage des différents éléments du pont qui constituent autant de parties du livre, l'état d'esprit de Leni progresse, la carapace se fissure, son regard sur lui-même et sur les autres évolue. Oh, ce n'est pas sans douleur ni sans casse. Un monde qui change, c'est une mue, une peau dont il faut s'extraire, la nouveauté et l'inconnu qu'il faut accepter. Martin Dumont saisit toute la complexité de ces moments et les met en scène avec finesse grâce à des personnages pour lesquels on éprouve immédiatement une grande empathie. Il met dans ce livre sa passion pour la mer, les bateaux et les hommes qui les construisent. C'est ce qui lui donne ce supplément d'âme qui laisse passer l'émotion. Voire le frisson pour accompagner la dernière phrase.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Zabouille
  18 février 2021
"Tant qu'il reste des îles" de Martin Dumont
Éditions Les Avrils
Parution le 06/01/2021
233 pages
Il était une fois une île. Elle est leur royaume, ce petit coin de paradis qui leur appartient, tout ce qui fait le charme de ce petit bout de terre au milieu de l'eau. Celle qu'ils veulent garder, protéger.
Cette sérénité est alors perturbée par l'arrivée de ce qu'ils appellent "le monstre" : la construction d'un nouveau pont. Il sera le lien avec le continent, cette oeuvre que certains refusent, d'autres tentent d'en comprendre la nécessité, mais lui, Léni, reste sans avis. Il observe son évolution.
"Le monstre avançait dans la baie et la plupart des gens paraissaient s'en réjouir. C'était difficile à admettre mais on n'y pouvait rien."
A travers ce texte de Martin Dumont, on assiste à différents regards portés sur cet intrus : celui de Léni sans implication, celui de Chloé la photographe débarquant pour lui consacrer un reportage, celui de Marcel et les autres qui le rejettent.
"Pour lui, une île c'était un Graal, un objectif qu'on ne pouvait atteindre qu'en affrontant la mer."
Mais Léni c'est aussi un fils qui rend visite à sa maman malade, Léni c'est un papa un peu perdu, Agathe, sa petite fille qu'il aime tant et voit trop peu. Il travaille dans un chantier naval, les bateaux c'est son domaine mais aussi sa passion. Dans sa vie, quelques éléments ne manqueront pas de perturber cette pseudo routine, fragile, que l'arrivée de la jolie Chloé mettra aussi en branle.
A la lecture de ce roman, j'ai tout ressenti : les embruns et le vent à chaque escapade marine, cette sensation de huis clos que l'apparition de ce pont brisera. Cette atmosphère
et son ambiance m'ont un peu fait penser au roman de Claudie Gallay "Les déferlantes".
Cher Martin, vous savez combien ce livre m'a touchée, comment dois-je faire pour quitter cette île où je me sens si bien ? Il ne me reste plus qu'à prendre le prochain ferry, j'irai sur le pont, à l'extérieur, pour sentir sur mon visage la larme à l'oeil, une dernière fois, l'air marin et voir filer au loin ce petit bout de terre que je ne suis pas prête d'oublier...
Je remercie les Éditions Les Avrils, toute l'équipe et bien entendu le sacré Martin Dumont pour ce voyage. En ces temps étranges, les livres rendent possible l'impossible...
"Tant qu'il reste des îles, il y aura toujours un joli coin où jeter l'ancre."
https://littelecture.wordpress.com/2021/02/18/tant-quil-reste-des-iles-de-martin-dumont/
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
GoodBooksGoodFriendsGoodBooksGoodFriends   26 février 2021
C'est pas rien, une île... C'est un bout de terre planté au milieu de l'océan. Un caillou peut-être, mais avec la mer autour. Un truc magique, un endroit d'où tu peux pas te barrer comme ça, juste sur un coup de tête. Et même pour la rejoindre d'ailleurs ! Une île, ça se mérite. Faut prouver qu'on est digne de l'atteindre, faut être à la hauteur.
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JazzynewyorkJazzynewyork   16 février 2021
C’est pas rien, une île. C’est un truc magique, un endroit d’où tu peux pas te barrer comme ça, juste sur un coup de tête. Une île, ça se mérite.
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PGillyPGilly   14 février 2021
Oui, tout le monde pouvait trouver un intérêt au pont, une bonne raison de le voir apparaître. La question, c'était plutôt de savoir ce qu'on voulait vraiment. Les sacrifices que l'on était prêt à faire pur préserver un territoire.
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mosaique92mosaique92   01 février 2021
[Léni va emprunter le pont pour la première fois]

J'ai baissé la vitre en inspirant à pleins poumons. L'odeur me rassurait. La marée, le sable et le sel. Mon univers tout entier. D'ici, il était sans doute possible de croire que rien n'avait changé. Se mentir, faire encore semblant juste encore un peu. Il suffisait de fermer les yeux. Je les ai gardés bien ouverts.
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BilosBilos   01 février 2021
Ce pont, il a chuchoté, c'est la mort de la poésie. [...]
C'est pas rien, une île... C'est un bout de terre planté au milieu de l'océan. Un caillou peut-être, mais avec la mer autour. Un truc magique, un endroit d'où tu ne peux pas te barrer comme ça, juste sur un coup de tête. Et même pour la rejoindre d'ailleurs ! Une île, ça se mérite. Faut prouver qu'on est digne de l'atteindre, faut être à la hauteur. [...] Si tu construis un pont, tu détruis tout, non ? Moi, je dis que tu la tues, cette île.
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