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ISBN : 2072559103
Éditeur : Gallimard (01/09/2016)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Jake Marlowe est le dernier de sa race.
Pourchassé par des tueurs fanatiques qui ont juré de lui trancher la tête, protégé contre son gré par une organisation secrète désireuse de vivre au grand jour, Jake a décidé d’arrêter de fuir. La prochaine pleine lune sera sa dernière.
« Va où tu peux, meurs où tu dois. »
Mais pour le vieux loup-garou suicidaire et blasé, rien ne va se dérouler comme prévu.
Par définition, l'amour est imprévisib... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
22 mai 2014
Si vampires et zombies ont depuis quelque temps la cote en littérature, on ne peut pas dire que le loup-garou bénéficie pour sa part d'une très grande popularité. Présent sous diverses formes dans la plupart des légendes du monde entier et dont les racines remontent jusqu'à la Grèce antique, le lycanthrope est pourtant une créature surnaturelle fascinante que Glen Duncan propose de remettre au goût du jour avec cet ouvrage paru dans l'excellente collection « Lunes d'encre ». Un roman écrit sous la forme d'un journal intime tenu par un certain Jake Marlowe, loup-garou depuis plus de deux-cent ans et auquel on apprend qu'il est désormais le dernier de sa race, tous les autres ayant été exterminé par un organisme chargé de lutter contre les phénomènes occultes. L'idée ne manque pas d'attrait et le résultat est plutôt convainquant malgré quelques défauts qui peuvent parfois gâter la lecture. Parmi eux on pourrait notamment regretter un léger problème de rythme (trop lent dans la première partie alors que la seconde donne à l'inverse l'impression d'avoir été un peu expédiée), ainsi qu'un style un peu lourd à certains moments (la faute à la traduction peut-être... ?) . Les nombreux passages dans lequel le protagoniste réaffirme encore et encore son envie de disparaître et sa lassitude à l'égard de la vie finissent pour leur part par devenir agaçant.
Au-delà de ces quelques bémols, « Le dernier loup-garou » possède cela dit d'incontestables qualités, à commencer par sa volonté de rendre à la figure du lycanthrope ses lettres de noblesse. Oubliez le gentil toutou à la Jacob dans Twillight et re-découvrez le véritable monstre des légendes d'antan. Car tout en réutilisant à sa sauce les éléments inhérents à toute histoire de loup-garou qui se respecte (les balles en argent, la pleine lune...), Glen Duncan amorce ici une réflexion captivante sur la nature profonde du loup-garou : les rapports entre l'homme et la bête, l'exhalation du loup lors de la mise à mort de la proie, puis le dégoût de l'homme face à sa monstruosité... L'auteur dispose également de beaucoup de talent dès qu'il est question d'évoquer les relations ambiguës entretenues entre le protagoniste et les différents personnages du récit, qu'il s'agisse de la profonde amitié l'unissant à son vieil ami Harley, de la compréhension qu'il partage avec l'un de ses chasseurs malgré les circonstances, et bien sûr de la relation qui l'unit à Talulla. Je serais toutefois un peu plus nuancée en ce qui concerne certains éléments de l'intrigue sur lesquels l'auteur passe un peu trop rapidement (les rapports entre vampires et lycanthropes, par exemple). de même, la fin du récit se révèle un peu trop prévisible et ne parvient ainsi pas à atteindre l'intensité dramatique à laquelle elle aspire.
Avec « Le dernier loup-garou » Glen Duncan rend un bel hommage à cette créature monstrueuse qui avait jusqu'à présent tendance à être éclipsée par ses consorts vampires, zombies et compagnie. Un hommage qui se poursuit, d'ailleurs, puisque la suite du roman (« Talulla ») vient d'être à son tour publiée par Denoël. Pour finir, un conseil de lecture destiné à ceux qui auraient été séduit par la figure du lycanthrope : l'excellent « Skin trade » de G. R. R. Martin.
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gruz
20 février 2013
Un titre digne d'une série Z et un sujet qui sent très fort la littérature pour adolescent boutonneux.
Si vous pensez cela, vous ne pouvez pas être plus éloigné de la vérité.
Ce roman est un récit pour public (très) averti, un sombre roman pour adulte, rempli de sang, de sexe ...et de questions existentielles.
Difficile de donner un sang neuf à un tel mythe rabâché jusqu'à la moelle. Duncan y parvient, le plus souvent avec brio, et nous propose un éclairage sang pour sang inédit.
Le propos est sexuellement très explicite, la violence est omniprésente, mais l'angle d'attaque principal du roman consiste à décrire l'intimité de la bête.
Parce que l'animal à des choses à dire, l'animal se pose des questions quasi métaphysiques, l'animal éprouve des sentiments, l'animal a des doutes.
Ce roman est tel une giclée d'idées, l'auteur se lance plus souvent qu'à son tour dans des digressions sur le pourquoi et le comment, sur les sentiments (car ce roman, aussi étonnant que cela puisse paraître, est aussi une histoire d'amour), sur la culpabilité et la solitude (je rappelle que nous sommes face au dernier de la race).
Tout n'est pas parfait à mon sens, l'auteur aime s'entendre parler et certains passages tournent un peu à la divagation et au bavardage.
Mais, bon sang ne saurait mentir, voilà un roman à la fois digne du mythe ancestral, tout en prenant le parti de le déchiqueter.
Duncan est un auteur à suivre, je ne me fais pas de mauvais sang pour la suite de sa carrière.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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Masa
07 décembre 2014
Merci à l'édition Gallimard (Folio SF) et à Babelio pour la lecture de ce livre dans le cadre de la masse critique.
Depuis que j'ai lu l'excellence « L'heure du loup » de Robert McCammon, j'ai été soudainement pris de sympathie pour la littérature lycanthropie. Ce livre faisait partie de ceux que j'avais envie de lire.
Le premier constat fut une déception : la narration. Bien que le récit soit riche en verve et en description, la narration est faite à la première personne. Quelle abomination ! Je hais la narration à la première personne. Voilà, le ton est donné : une action bâclé à cause de ce procédé de narration. Il va falloir que je fasse avec durant les presque 500 pages.
Marlowe apprend qu'il est le dernier loup-garou. Depuis un peu plus d'un siècle, le loup-garou ne peut plus transmettre son virus. Une société s'est développée du nom de l'OMPPO (Organisation Mondiale pour la Prédation des Phénomènes Occultes) et chasse chaque bêtes. Mais Marlow est un blasé de la vie, après deux siècles, il n'a plus tout à fait l'envie de vivre.
Marlow est un loup-garou classique. Il se transforme une fois par mois lors de la pleine lune et dévore un être humain. Bon, encore une déception de ce côté là. Point de chasse nocturne (enfin durant une trop longue partie du roman) entre un lycanthrope et un humain. Autre mauvaise nouvelle, les loup-garous de Glen Ducan ne pense qu'au sexe. Marlow est un queutard. Durant tout le récit, on a le droit à ses exploits ou ses pensées sexuelles : c'est lourd. Marlow fume énormément, mais le loup-garou ne peux pas avoir le cancer des poumons.
Si l'idée de départ était pourtant prometteuse, le récit est loin d'apporter les promesses tant attendue. L'organisation se fait très rare, se limitant à des filatures discrètes.
Bon, tout n'est pas mauvais dans le livre. L'auteure parle très (trop) longuement du passé de Marlow. Quelques passages intéressants. Et puis, nous avons le droit d'avoir quelques vampires qui viennent titiller le loup-garou (comme chien et chat).
La fin est prévisible due à un événement que je ne divulguerai pas. En conclusion, j'attendais certainement beaucoup trop de ce livre, suite au coup d'éclat de Robert McCammon. Je ne regrette pas sa lecture qui fut toutefois honorable. Il me reste à trouver les autres livres, bien trop rare, sur la lycanthropie. Hé oui, le vampire est plus classe que la bête poilue, dans le regard des écrivains. Mais moi, j'ai quand même une préférence pour les lycanthropes.
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BlackWolf
25 novembre 2014
Résumé : J'ai donc finalement passé un moment de lecture sympathique avec ce livre, même si tout n'est pas non plus parfait selon moi. J'avoue que le premier tiers du livre a eu du mal à m'enthousiasmer, le personnage principal tombant un peu trop dans la dépression, l'auto-apitoiement et dans l'attente de sa mort qu'il croit certaine. Certes il a des raisons, mais à force on a clairement envie, au minimum, de le secouer. Puis la suite m'a réveillé, gagnant en intensité, offrant un rythme soutenu, rempli d'action, de trahisons, de surprises et de rebondissements qui font que je me suis finalement laissé emporter. L'univers développé se révèle classique et solide et offre de nombreuses questions qui devraient être développés par la suite. Concernant les personnages je suis plutôt mitigé, outre notre héros cynique à souhait et percutant ils sont soit complexes et intéressant soit tombent un peu dans la caricature. Je reste par contre légèrement frustré de cette conclusion reposant sur un deus ex machina un peu gros, mais rien de bloquant. La plume de l'auteur se révèle efficace, dense et pleine d'ironie et d'humour noir. Je lirai sûrement la suite de cette série, même si je ne pense pas en faire une priorité.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Taraxacum
18 février 2013
Le dernier loup-garou est un lycanthrope à l'ancienne et il faut tout de suite prévenir les lecteurs que celui-ci n'a rien d'un animal bien policé d'un roman pour adolescents.
D'un oeil terriblement lucide, le narrateur n'épargne aucun de ses secrets dans la longue confession de ce roman.

Jake Marlowe est le dernier loup-garou en vie, comme le titre l'indique, et franchement, il n'en a plus rien à faire. A deux cent ans au compteur, traqué par la Chasse, revenu de tout, désabusé et fatigué de l'éternel recommencement, de la Faim, de la Malédiction et de tout le saint saint-frusquin, il n'attend plus que la prochaine pleine lune où, il en est sûr, sa tête rejoindra les trophées de ses semblables. Il ne veut plus que le temps de finir ses mémoires en fumant comme un pompier, après tout le tabac ne le tuera pas, s'envoyer en l'air avec des professionnelles pour calmer sa libido d'avant la pleine lune et surtout, surtout, qu'on lui fiche la paix un bon coup.
Évidemment, Glen Duncan ne va pas le laisser s'en tirer si facilement et il tisse une intrigue pleine de terreur et de retournement de situations, entrecoupée des souvenirs & réflexions de Marlowe. C'est dur et cru, très cru, mais un roman qui explose d'idées et se révèle excellent.
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Les critiques presse (3)
Telerama16 janvier 2013
Même s'il remplit son cahier des charges de sexe et de violence, Le Dernier Loup-Garou est plus qu'un simple « revival ». En faisant de son héros le dernier de son espèce et en lançant à ses trousses une mystérieuse organisation qui veut le maintenir en vie, Duncan pose en creux la question de l'humain.
Lire la critique sur le site : Telerama
Elbakin.net06 janvier 2013
Le texte de Glen Duncan démontre sans détour que l’on est finalement encore très loin d’avoir tout dit sur une figure aussi mythique que celle du loup-garou… et celui ou celle qui se cache sous la bête.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
SciFiUniverse07 décembre 2012
Une histoire simple et subtile à la fois.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations & extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
gruzgruz17 février 2013
La capacité du monde à continuer pesait lourd sur mes épaules ; il produisait un jour singulier après l'autre, il faisait éclore guerres et conversations, il donnait naissance à des bébés sanglants et gobait les morts en silence.
L’inconscient collectif humain ne le supporte pas, il ne supporte pas la pensée que les choses continuent à jamais, alors il a décidé (inconsciemment, collectivement) de mener la planète à sa fin.
L'éco-apocalypse ne doit rien au hasard ; c'est au fond un stratégie de l'espèce.
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gruzgruz16 février 2013
On a longtemps expliqué le faible pourcentage de femmes infectées d'une manière très romantique : la possession d'une matrice était sensée conférer à ces dames une douceur qui leur rendait tout simplement insupportable la férocité d'un coeur de lycanthrope. Les garous du beau sexe se suicidaient sans doute en nombre étourdissant, affirmait la mâle idiotie.
La première pleine lune venue, les malheureuses se transformaient, dévoraient un être cher, se révélaient incapables de vivre, écrasées sous le fardeau de remords, et s'en allaient discrètement avaler dans un coin une boucle d'oreille en argent.
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boudiccaboudicca04 mai 2014
Les monstres disparaissent lorsque l'imagination collective cesse d'en avoir besoin. La mort d'une espèce de ce genre n'est qu'une évolution du programme psychologique commun. La bête que recèle tout homme restait autrefois cachée dans le noir, reniée. La transparence de l'histoire moderne a rendu cette dissimulation impossible : nous nous sommes vus dans les camps de concentration, les goulags, la jungle, les champs de mort de Cambodge, nous nous sommes reconnus dans les lectures des annales du crime. La technologie a allumé les projecteurs et personne ne peut plus méconnaître les faits : la bête est superflue. C'était nous, tout du long.
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gruzgruz18 février 2013
Les grands espaces rapetissent les dieux américains : Elvis, John Wayne, Marilyn, Charles Manson, JFK ne sont dans ces immensités que des nuages fragiles qui se déchirent sur un néant bleu infini.
Tout le monde n'a pas la tête assez solide pour le supporter, les Etatsuniens en sont conscients. Poussé par l'intuition collective, ils se rassemblent sur les côtes.
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TaraxacumTaraxacum16 février 2013
Les lycanthropes ne se reproduisent pas par le sexe. Les femelles n'ovulent pas, les mâles ne fabriquent pas de spermatozoïdes. Si on n'a pas eu d'enfants avant de se transformer, on n'en aura jamais, il faut s'y faire. La reproduction se réalise par infection: quand on survit à la morsure, on a automatiquement droit à la Malédiction.
Le problème, la nouvelle d'hier, la une qui date, c'est que personne ne survit plus à la morsure.
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