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EAN : 9782020372312
568 pages
Seuil (16/04/1999)
3.75/5   59 notes
Résumé :
L'enfance de Louis XIV, de sa naissance tant attendue à la longue agonie de son père, est loin de ressembler aux images d'Epinal des livres d'histoire. Pris entre sa mère espagnole, la pieuse et tourmentée Anne d'Autriche, et son père, le taciturne et dévotieux Louis XIII, Petit Louis, bambin gargantuesque asséchant une flopée de nourrices, découvre le monde : complots et conspirations, cajoleries et chuchotis, légendes, contes et chansons... Mêlant événements histo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Si vous êtes un amoureux de la langue française vous connaissez sans doute Claude Duneton (1935-2012). Cet occitan bon teint n'a jamais cessé de militer depuis les années 70 jusqu'à sa mort pour une langue française puisant ses racines dans le peuple et dans l'originalité et la richesse des langues régionales (« Parler croquant » – 1973). Son autre cheval de bataille est l'enseignement du français, selon lui trop inféodé à une tradition sclérosée, conformiste et soumise aux préjugés de classe (« Je suis comme une truie qui doute » – 1976, « A hurler le soir au fond des collèges » – 1984). On lui doit une (indispensable) anthologie des explications populaires avec leur origine (« La Puce à l'oreille » - 1978), quelques romans, quelques essais, et deux ouvrages historiques qui valent le détour : « Petit Louis dit VIV, l'enfance de Roi-Soleil » (1985) et « le Monument » (2004) où il fait revivre les victimes de la Première Guerre mondiale originaires de Lagleygeolles, son village natal (Corrèze) qui figurent sur le monument aux morts.
Comme l'indique le sous-titre, ce livre, entre roman et reconstitution historique, relate la naissance et la petite enfance de Louis XIV, destiné à devenir le plus grand roi français de l'Ancien-Régime. L'auteur a construit son oeuvre à partir des mémoires de Pierre de la Porte, porte-manteau ordinaire de la Reine, puis premier valet de Louis XIV enfant. Ce nom vous dit quelque chose ? Je pense bien, c'est un des personnages des « Trois Mousquetaires » et de « Vingt ans après ». C'est le parrain de Constance Bonacieux.
L'histoire commence bien avant la naissance du Petit Louis : ce n'est un secret pour personne, depuis vingt-trois ans que le roi et la reine sont mariés, pas un rejeton royal n'a montré le bout de son nez. Quand enfin, le 5 septembre 1638, celui-ci se décide enfin à paraître, on l'appelle Louis-Dieudonné. Forcément, c'est un don du ciel, (il a quand même mis un moment Dieu, pour donner un fils à la Maison de France !) le petit prince est en fait un gros poupon, qui ressemble bien plus à Gargantua qu'au petit Jésus. Il a déjà cet appétit féroce qu'il gardera tout au long de sa vie.
A partir de là, les mémoires de la Porte sont le fil conducteur d'une véritable épopée. Car ne croyez pas que le petit Louis soit élevé dans la soie et la pourpre avec des serviteurs pour le moindre de ses caprices, faut pas croire, c'est pas Versailles tous les jours. Entre son père (le roi Louis XIII) sujet à des colères terribles, sa mère plus espagnole que française, le cardinal Mazarin dont la générosité n'est pas la qualité dominante, les bruits de couloirs, les complots, les conspirations, les peurs nocturnes et diurnes, et quelques bons moments aussi avec les jeux et les chansons avec des mini-courtisans…
Claude Duneton, avec une plume magnifique qui allie la vivacité d'un Alexandre Dumas, l'érudition d'un Alain Decaux ou d'un Lucien Bély (l'auteur du « Dictionnaire Louis XIV »), et sa propre contribution avec un langage populaire où fleurent bon les expressions de terroir, nous entraîne dans un roman passionnant, sans temps mort, même si parfois les considérations historiques (nécessaires) alourdissent un peu la trame du récit, sans en altérer ni la profondeur, ni l'enthousiasme.
Le livre à lire pour qui veut approfondir cette période d'histoire, où l'on comprend mieux que certaines décisions de Louis XIV adulte ne venaient pas toutes d'un esprit dirigiste et dictatorial, mais étaient peut-être un écho lointain d'une enfance pas comme les autres…
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Claude Duneton dresse une longue fresque sur une courte période de l'histoire française: les années 1637-1643. En fait, ça commence à peu près au moment de la conception (difficile) du futur roi Louis XIV et ça finit avec la mort de son père. Cette période charnière est relativement bien connue des Français. Dans le roman, absolument tout le Gotha français nous est présenté. D'abord la célèbre Anne d'Autriche qui, comme chacun sait, était Espagnole et fière de l'être, au moment crucial de l'affrontement entre l'Espagne et la France; ses suivantes, dont certaines (comme Marie de Hautefort) sont passées à la postérité; et son fidèle La Porte, qui n'hésite pas à se mettre en danger pour aider sa reine. Mais il y a aussi le redoutable cardinal de Richelieu, dominant le faible roi Louis XIII et implacable à l'égard de ses ennemis (qui sont aussi les ennemis de la France). Et également les grands princes, les courtisans, les comploteurs et toutes les petites mains… Quant à "Petit Louis", le très jeune dauphin, il prend une place croissante dans le livre et C. Duneton rapporte moult anecdotes charmantes ou amusantes à son sujet.
C'est un monde foisonnant dans lequel l'écrivain nous entraîne avec ce gros volume. Pour dire franchement, c'est même trop long et trop détaillé à mon goût. Il y a quelques morceaux de bravoure, comme la mort du premier ministre (1642), par exemple. Mais j'ai trouvé aussi des longueurs dans le roman. Au fond, je n'ai pas tout à fait adhéré au projet de Duneton, qui a vraiment souhaité immerger complètement le lecteur dans ce XVIIème siècle si éloigné de notre temps. Cette distance, l'auteur nous la fait sentir de diverses manières. Notamment quand il évoque les étranges contrastes d'humeur des hommes d'autrefois, capables d'assister à des exécutions capitales sans le moindre état d'âme et, à côté de ça, sujets en public à de sincères chagrins et à des crises de larmes. J'ai aussi noté les différences d'appréciation sur certains événements particuliers, dans ce livre. Par exemple, l'auteur donne volontairement deux versions opposées de l'exécution du favori royal Cinq-Mars: dans la première, on insiste sur la grandeur d'âme et sur la mort "sans bavure" du condamné; l'autre version décrit au contraire une mise à mort qui ressemble à une ignoble boucherie. Comme quoi, diverses légendes se formaient spontanément, au risque de pervertir la réalité. Quoi qu'il en soit, ce long roman historique a de la valeur; mais j'ai l'impression qu'il n'est plus lu aujourd'hui.
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Une relecture mais quel bonheur ! Cette langue qui fleure bon (euh... les descriptions des effluves nauséabondes "ordinaires", lorsque par exemple le futur Louis XIV , son "féfé" et sa mère quittent Paris pour prendre leurs quartiers à Saint-Germain, au château Neuf, dans un état indescriptible également, après que la menace de Louis XIII de lui retirer la garde de ses enfants ait plané sur la Reine...) l'ambiance de ce siècle de l'enfance d'un de nos rois les plus connus... C'est un véritable plaisir que de se plonger dans la vie de cette époque et dans ce que fût l'enfance de Louis XIV . Les caractéristiques de sa vie d'adulte prenant racine à ce moment-là sont patentes et cet ouvrage est remarquablement écrit. Passionnant. Un livre déjà ancien mais qui a bien fait de rester dans ma bibliothèque !
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Une extraordinaire évocation de l'enfance de Louix XIV.
Un roi que l'on croit connaître mais que l'on comprend mieux à la lecture de ce livre.
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Une façon bien originale de découvrir Louis XIV. C'est toute son enfance qui sert de fil conducteur. Cependant, l'histoire commence bien avant sa naissance. Une naissance tant attendue qui a dû passer des obstacles tant de conception que de diplomatie.

J'ai aimé ce roman pour son dynamisme, son originalité et sa richesse.

Nous sommes dès le début plongé dans l'ambiance de cette époque. La grande Histoire et l'histoire plus intime des grands personnages de cette période se croisent. L'auteur s'appuie d'ailleurs sur les mémoires d'un favori de la Reine, nommé de la Porte, qui apporte beaucoup d'authenticité. Nous entrons dans les coulisses du Royaume et suivons les relations entre Louis XIII, Anne d'Autriche, Richelieu, Mazarin et bien d'autres personnages. le contexte religieux y est aussi très bien décrit. On comprend alors dans quel contexte Petit Louis est arrivé, l'enfant tant désiré de ses parents et de la France entière.

S'y rajoute tout au long de l'histoire des anecdotes intéressantes qui nous font découvrir Louis XIV et le rend plus proche.

J'ai aimé le dynamisme du roman et sa richesse sur l'histoire de cette époque.


Lien : http://unepauselivre.over-bl..
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Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
— Savez-vous seulement ce que sont les poils du con, Monseigneur ? s’enquit-elle d’un ton guilleret.
Petit Louis fit un signe de dénégation timide.
— Comme cela ? Ne savez-vous point ce que sont les petits conins des demoiselles ? Les petits conins velus ? N’avez-vous jamais grattouillé celui de mademoiselle votre nourrice quand elle vous tient au lit tout nu ?
À chacune de ses questions, le garçonnet continuait de secouer la tête avec un air de parfaite ignorance qui affligeait la duchesse. — Ah ça ! dit-elle en se relevant, que lui enseignez-vous donc, ma fille ?
« Ma fille » prenait un air des plus pincés.
— Je lui enseigne, ne vous déplaise, madame, à ne pas offenser Dieu et à bien dire ses prières, comme il est de mon devoir. En outre, je ne crois pas que Sa Majesté la Reine approuverait cette conversation sur le velours des dames.
— Et Dieu, qui nous donne la vie par ces petits trous, n’est-il pas bien aise qu’on en parle aux enfants ? s’indigna Mme de Rallewaert, se moquant avec éclat. Quand je pense que son père au même âge mettait sa main sous mes jupes et qu’il tendait hardiment sa guillerie en relevant sa cotte pour qu’on la lui branlât ! Ah ! les temps deviennent bigots et revêches. Son grand-père, notre bon sire – Dieu ait son âme ! –, doit se retourner dans son tombeau à SaintDenis ! Adieu, Monsieur.

Deuxième partie. Des châteaux en Espagne
Chapitre V
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En outre, le garçon avait fait de bonnes études dans un collège de Baugé et il avait des lettres – préparé comme il l’avait été, de longue main, à entrer au service royal dans l’entourage de Marie de Rohan, il avait appris l’espagnol, qu’il parlait fort bien, chose tout à fait essentielle. Le castillan était alors non seulement la langue la plus importante au monde par le rayonnement de la cour de Madrid dans toute l’Europe, mais aussi celle qui se targuait du plus grand prestige dans la politesse de ses écrits, le raffinement de sa littérature et l’abondance de la pensée religieuse dont elle était le véhicule et le soutien. Par ailleurs, il était indispensable de savoir l’espagnol lorsqu’on était au service d’une souveraine qui, au bout de cinq années, vivait encore les pieds dans le royaume de France et l’esprit outre-Pyrénées. Ses sentiments, ravivés par le chagrin et par la langueur de l’été, la rendaient tout imprégnée du souvenir des terres ocre de Castille-la-Vieille et des senteurs ensoleillées des vergers de Valladolid, où elle était née. Le deuil rallumait en elle la poignante nostalgie de ses courses d’enfant sur les frais bords du Tage, dans les jardins d’Aranjuez où la brise jouait dans les feuillages gris des ormes, dans les cours du palais…

Première partie. Le fils de mon silence
Chapitre II
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Ces derniers temps, le porte-manteau d’Anne d’Autriche – qui, plus ou moins, avait toujours été aussi son porte-lettres – prenait de plus en plus l’allure clandestine et les apparences d’un émissaire secret. Depuis deux ans surtout que s’étaient rallumées les guerres avec l’Espagne, où la Reine écrivait. Elle n’avait jamais accepté, en effet, d’interrompre sa correspondance avec ses frères bien-aimés : le roi Philippe, quatrième du nom, successeur de leur père, et le Cardinal Infant – les descendants, comme elle, de la maison d’Autriche, les arrière-petits-enfants de Charles Quint… Ce faisant, elle était fort étroitement surveillée par les innombrables espions à la solde du cardinal de Richelieu, lequel la soupçonnait, non sans quelque cause, d’informer régulièrement l’Espagne de tout ce qu’elle pouvait glaner ici des secrets de la Couronne. Il l’accusait de plus en plus résolument auprès du Roi, son mari, de franche trahison. Anne, il est vrai, dite d’Autriche et si résolument espagnole, ne cachait ni son hostilité ni parfois son mépris pour cette cour de France qui la tenait encore pour étrangère et la traitait à présent comme une ennemie vouée du royaume. Depuis vingt et un ans qu’elle était en France, elle continuait à vivre à l’heure de Madrid, de fait et de cœur… Elle savait pertinemment que le ministre redoutable intriguait plus que jamais pour la faire répudier, elle qui demeurait sans enfants malgré ses ardentes prières, les pèlerinages et les vœux qu’elle avait entrepris. Un rien pouvait la faire renvoyer en Espagne et, depuis que le Cardinal avait rétabli l’état de guerre avec ce pays, que les armées royales avaient essuyé d’âpres revers de fortune, à Corbie, elle se savait de plus en plus clairement à la merci de la colère de Son Éminence.

Première partie. Le fils de mon silence
Chapitre II
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(...) : à mesure que la situation politique se compliquait, la tension augmentait entre le Roi et Anne d’Autriche ; car le gouvernement de Louis XIII se durcissait sous l’influence de Richelieu, qui, une fois entré au Conseil, et toujours sous le couvert de suaves protestations de modestie, avait obtenu une emprise grandissante sur l’esprit du Roi, en même temps qu’un rôle prépondérant dans la conduite des affaires. Le nouveau ministre s’était tout de suite opposé à l’Espagne, pour laquelle il ne cachait plus son hostilité, et aussi aux grands seigneurs du royaume, dont il barrait les prétentions, particulièrement ceux qui étaient huguenots. Les grands murmurèrent, puis, de cabale en cabale, ne tardèrent pas à comploter contre ce prélat arrogant qui cachait sa détermination autocrate sous les dehors d’une humble papelardise.

Première partie. Le fils de mon silence
Chapitre II
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Sous prétexte de pieuse retraite, elle s’enfermait souvent seule dans une cellule du couvent qu’elle avait fondé naguère au Val-de-Grâce, dans le faubourg Saint-Jacques, et qu’elle dotait de ses deniers ; la Mère supérieure, qu’elle avait choisie originaire de la Franche-Comté espagnole, comptait parmi le petit nombre de ses fidèles. Grâce à la bienveillante complicité des religieuses amies, ce couvent, où elle avait son petit appartement privé, constituait l’unique refuge de la Reine, qui d’ordinaire vivait nuit et jour entourée des personnes de sa maison. C’était le seul endroit où elle pouvait faire réponse aux lettres qu’elle recevait, longuement, à l’abri de tous les regards et sans autre témoin que Dieu lui-même, qui l’assistait de sa grâce à cause de l’amour que Sa Majesté portait à son Église. Ces lettres, elle les confiait dès son retour à son discret porte-manteau qui les chiffrait selon le code et les faisait parvenir… Elle savait que La Porte, l’incorruptible, l’inconditionnel La Porte, était non seulement un des plus habiles hommes de son entourage, le mieux capable de mener à bon terme l’affaire la plus délicate – cela, il l’avait plusieurs fois montré –, mais qu’il se serait laissé arracher la langue devant un pont d’or plutôt que de la trahir. Il était le seul de ses proches serviteurs à qui elle ait pu confier la grille d’une correspondance si dangereuse pour elle au cas où elle viendrait à être découverte… Dangereuse aussi pour lui : Pierre, le plus intime colporteur des secrets de sa souveraine, risquait en permanence sa propre vie.

Première partie. Le fils de mon silence
Chapitre II
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Videos de Claude Duneton (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claude Duneton
Avec Jacques Bonnaffé, François Chattot, Pablo Cueco, Louis Duneton, Louis-Do de Lencquesaing, Catherine Merle, Gérard Mordillat, Lou Wenzel…
Voici déjà onze ans que Claude Duneton a tiré sa révérence. Figure originale et attachante, il a marqué tous ceux qui l'ont fréquenté. Duneton a enseigné l'anglais et le français, fait du théâtre, de la radio et de la télé, et même joué dans quelques films. Un pied dans l'édition parisienne et l'autre dans le terroir occitan, il est l'auteur d'une trentaine de livres, mais sa chronique du langage au Figaro, “Au plaisir des mots”, aurait suffi à le rendre populaire. L'auteur du Bouquet méritait bien qu'on lui offrît une soirée d'hommage. Amis, collègues, partenaires, compagnons de route ou de rencontre, tous ont souhaité parler de lui, de lui avec eux. Chacun apporte ici sa pièce pour composer le portrait d'un personnage sans doute plus complexe que ce qu'il a pu paraître. Un puzzle, en somme, dans tous les sens du terme.
“Le langage est un fameux véhicule et, contrairement aux autres, il ne coûte rien.” Claude Duneton
À lire – Claude Duneton façon puzzle, préface de Gérard Mordillat, éd. Unicité, 2023.
Son : Jean-François Domingues Lumière : Marta Bellini, assistée de Hannah Droulin Direction technique : Guillaume Parra Captation : Claire Jarlan
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