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ISBN : 2246405114
Éditeur : Grasset (03/01/1990)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 13 notes)
Résumé :

Ceci est un roman classique, définitivement moderne, cocasse, énorme et tendre ; c'est la vie de bohème" dans les années 1970. Un retour dans le même neuvième arrondissement de Paris revisité. Le narrateur s'appelle Robert - mais comme la vie, parfois, nous change le nom de baptême, à la fin il est devenu Jean. L'amoureuse se nomme Carolina, par goût du romanesque. L'ami, c'est Clément, dit Le Tiaf, d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
luocine
  26 octobre 2011
e dois cette lecture à l'amitié d'Anne et Patrice, je sais que si je donne envie de lire ce roman qui m'a bouleversée, j'aurais réussi à leur dire merci. Ce livre est paru en 1989 , je n'en connaissais pas l'existence. Pourtant, l'auteur ne m'est pas inconnu, j'avais bien aimé à l'époque « La puce à l'oreille » et « Je suis comme une truie qui doute ».
Mais c'est un peu pour ça que je n'avais pas fait attention à sa production romanesque, j'avais catalogué Claude Duneton « spécialiste des faits de langue », en particulier des expressions, et je ne connaissais pas son talent de romancier.
« Rires d'homme entre deux pluies » raconte avec un talent humoristique certain, l'errance de paumés dans les années 70 . Ils vivent au coeur de Paris, à côté de Notre dame de Lorette, dans un logement vétuste sous les combles d'un immeuble, gardé par une concierge qui perd quelque peu la tête.
Tous les personnages sont importants et Alphonsine, la concierge jouera son rôle dans l'intrigue.
Le charme du roman vient essentiellement du côté déjanté mais plein d'humanité de tous les personnages et également du style de Duneton.
Comme la relecture la plus importante que j'ai faite cette année, c'est « le voyage au bout de la nuit » j'ai souvent pensé à Céline, mais un Céline heureux qui aurait confiance dans l'humanité.
Alors que reste-t-il de Céline ? Ce goût pour les gens de tous les jours, pour les antis héros, les situations banales, la maladie, la mort et l'évolution lente d'un personnage vers son accomplissement. Et puis, une certaine jouissance à écrire avec la langue de tous les jours truffé de toutes les expressions et citations que nous avons tous plus ou moins dans la tête.
Ferdinand (comme par hasard) qui finira par s'appeler Jean est traducteur, nous suivrons toutes ses difficultés de traduction comment par exemple traduire correctement une expression d'une langue à l'autre. Faut-il traduire « Piss-weak » par « pisse-froid » ou par « couille molle » ?
Nous le verrons avec son ami Clément ruser pour se nourrir les mois où la dèche et la faim sont trop fortes. Nous suivrons son amour pour Carolina qui s'appelle en réalité Viviane.
Nous connaîtrons les milieux de l'édition, du cinéma avec tous leurs aspects négatifs mais aussi amusants et vivants. Cela pourrait parfois être une charge contre notre société mais ce n'est pas ça, l'auteur pose un regard lucide et amusé sur les comportements des gens dans les années 70, un peu à la Brassens à qui il m'a fait penser également.
J'ai trouvé parfois que le roman s'égarait un peu, en particulier dans les brumes finlandaises et la fin me laisse dubitative.
Le titre le dit bien, si vous voulez rire et pleurer avec des êtres au combien humain précipitez (sur ce livre si vous le trouvez), vous passerez un très bon moment au milieu d'une foule de personnages aux destinées variés. Vous n'oublierez pas le Tiaf déguisé en femme , Alphonsine vociférant contre les juifs, Berbis qui se prend un râteau malgré son énorme érudition , Riton qui ne veut plus vivre accroché à son fauteuil roulant, et tant d'autres figures contemporaines croquées avec humour et sensibilité.
Lien : http://luocine.over-blog.com/
+ Lire la suite
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luocine
  26 octobre 2011
e dois cette lecture à l'amitié d'Anne et Patrice, je sais que si je donne envie de lire ce roman qui m'a bouleversée, j'aurais réussi à leur dire merci. Ce livre est paru en 1989 , je n'en connaissais pas l'existence. Pourtant, l'auteur ne m'est pas inconnu, j'avais bien aimé à l'époque « La puce à l'oreille » et « Je suis comme une truie qui doute ».
Mais c'est un peu pour ça que je n'avais pas fait attention à sa production romanesque, j'avais catalogué Claude Duneton « spécialiste des faits de langue », en particulier des expressions, et je ne connaissais pas son talent de romancier.
« Rires d'homme entre deux pluies » raconte avec un talent humoristique certain, l'errance de paumés dans les années 70 . Ils vivent au coeur de Paris, à côté de Notre dame de Lorette, dans un logement vétuste sous les combles d'un immeuble, gardé par une concierge qui perd quelque peu la tête.
Tous les personnages sont importants et Alphonsine, la concierge jouera son rôle dans l'intrigue.
Le charme du roman vient essentiellement du côté déjanté mais plein d'humanité de tous les personnages et également du style de Duneton.
Comme la relecture la plus importante que j'ai faite cette année, c'est « le voyage au bout de la nuit » j'ai souvent pensé à Céline, mais un Céline heureux qui aurait confiance dans l'humanité.
Alors que reste-t-il de Céline ? Ce goût pour les gens de tous les jours, pour les antis héros, les situations banales, la maladie, la mort et l'évolution lente d'un personnage vers son accomplissement. Et puis, une certaine jouissance à écrire avec la langue de tous les jours truffé de toutes les expressions et citations que nous avons tous plus ou moins dans la tête.
Ferdinand (comme par hasard) qui finira par s'appeler Jean est traducteur, nous suivrons toutes ses difficultés de traduction comment par exemple traduire correctement une expression d'une langue à l'autre. Faut-il traduire « Piss-weak » par « pisse-froid » ou par « couille molle » ?
Nous le verrons avec son ami Clément ruser pour se nourrir les mois où la dèche et la faim sont trop fortes. Nous suivrons son amour pour Carolina qui s'appelle en réalité Viviane.
Nous connaîtrons les milieux de l'édition, du cinéma avec tous leurs aspects négatifs mais aussi amusants et vivants. Cela pourrait parfois être une charge contre notre société mais ce n'est pas ça, l'auteur pose un regard lucide et amusé sur les comportements des gens dans les années 70, un peu à la Brassens à qui il m'a fait penser également.
J'ai trouvé parfois que le roman s'égarait un peu, en particulier dans les brumes finlandaises et la fin me laisse dubitative.
Le titre le dit bien, si vous voulez rire et pleurer avec des êtres au combien humain précipitez (sur ce livre si vous le trouvez), vous passerez un très bon moment au milieu d'une foule de personnages aux destinées variés. Vous n'oublierez pas le Tiaf déguisé en femme , Alphonsine vociférant contre les juifs, Berbis qui se prend un râteau malgré son énorme érudition , Riton qui ne veut plus vivre accroché à son fauteuil roulant, et tant d'autres figures contemporaines croquées avec humour et sensibilité.
Lien : http://luocine.over-blog.com/
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SachaStellie
  10 juin 2016
L'un de mes plus beaux souvenirs de lecture à mes vingt ans...
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
luocineluocine   26 octobre 2011
Sa tactique à lui consistait à jouer de la culture comme d’une arme secrète … Il m’avait confié qu’il lui arrivait d’établir des fiches, des catalogues de citations choisies, par matières pour les balancer dans une discussion au moment stratégique, de l’air de celui qui s’en fout totalement… Ah oui : très important ça ! Ne citer que par dessous la jambe, toujours ! Négligemment, faire croire que c’est tellement connu, ce qu’on dit là ! … Un rappel, tout au plus ! En s’excusant de la banalité…

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luocineluocine   26 octobre 2011
Pour les soucis d’argent Clément était d’un réconfort médiocre. Ses discours sur la société capitaliste, intéressant en eux-mêmes, ne valaient pas le diable dans les moments de pénurie. Je trouvais que ce garçon populaire s’acheminait lentement, mais sans remède , vers le Secours du même nom.
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luocineluocine   26 octobre 2011
Carolina disait qu’il ne faut rien savoir des gens ; quand on sait tout, il ne reste plus rien. Ils sont mangés …. Souvent il n’y a palus qu’à les vomir ! Ce qui est une rude entreprise ? Parfois ça peut durer toute la vie.
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luocineluocine   26 octobre 2011
Je me disais que cet intérieur blanc des cuisses des femmes est sans doute le plus bel endroit du monde. Que lorsque je mourrais, si j’avais le sentiment des choses laissées, mon regret ce serait l’intérieur blanc des cuisses des femmes !
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luocineluocine   26 octobre 2011
Devant le radiateur à gaz à l’entrée, il y avait des caleçons qui séchaient, des boîtes de conserve bâillaient sur ce qui aurait dû être ma table de travail. Et partout des chaussettes, des bouquins, des godasses, un manche de pioche – je ne sais pour quelle raison- et des journaux en pagaille !
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