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EAN : 9782367935171
240 pages
Éditeur : L'Atalante (20/06/2019)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 8 notes)
Résumé :
« Le Temps Incertain était l’un des plus puissants bâtiments militaires de sa catégorie. Il mit quatorze heures à mourir. Au voisinage d’Esméralda, les rides de l’espace-Tau annoncèrent sa venue et froissèrent temporairement l’espace local. Si un quelconque caillou errant avait été assez gros pour endommager le vaisseau, il aurait été repoussé hors de portée. Mais ce qui se tenait là était trop minuscule pour être affecté. Du moins au début. »

Évangel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
JustAWord
  21 juillet 2019
Certainement l'un des auteurs français de fantasy et science-fiction les plus prolifiques qui soit, Jean-Claude Dunyach délaisse ses trolls pour repartir dans les étoiles avec Trois Hourras pour Lady Évangeline.
L'auteur d'Étoiles Mortes reprend en réalité une novella du même nom publiée dans la revue Bifrost pour en faire un roman complet où la principale préoccupation est de réfléchir sur l'importance de la communication, notamment dans le cadre d'un premier contact avec une race extra-terrestre.
Que peut bien apporter de neuf Jean-Claude Dunyach sur un thème déjà abordé en long, en large et en travers à travers la science-fiction ?
Rencontres hostiles
Dès les premières pages, Trois Hourras pour Lady Évangeline se concentre sur le contact avec deux races qui n'ont quasiment aucun point commun — l'homme et un proto-nuage de particules intelligentes — et qui, de ce fait vont être incapables de cohabiter…et c'est peu de le dire !
Suite à la destruction totale du vaisseau le Temps Incertain (certainement commandé par le Capitaine Jeury) et à la perte de contact avec la colonie Esmeralda, une expédition est envoyée dans la zone pour établir un contact avec cette nouvelle race hostile qui pourrait menacer l'humanité toute entière.
À son bord, l'ambassadeur Guarnera et une compagnie de Fusiliers chargée de le protéger. Malheureusement, dès la première rencontre, les choses tournent mal et le Vaisseau-Mère doit repenser totalement sa stratégie militaire et diplomatique.
Dans un autre coin du secteur, la fille de l'ambassadeur rentre dans une école d'un genre un peu particulier chargée de la mettre au pas. Insolente, lubrique, rebelle et carrément ingérable, Évangeline n'a aucune intention de se conformer aux règles de l'établissement et tente de retrouver la console qu'il lui a été enlevée dans le stock de l'école. Soudainement, les alarmes se déclenchent mais rien à voir avec son effraction : une invasion alien est en cours et Lady Évangeline se retrouve en plein milieu d'un cauchemar dont elle deviendra…la Reine !
De la science-fiction pure et dure donc qui va entrelacer deux fils narratifs condamnées à se rejoindre : d'un côté les mésaventures d'Évangeline qui virent au cauchemar organique Cronenbergien et de l'autre les déboires d'une expédition incapables de comprendre ce qu'elle affronte. Deux adversaires et deux approches radicalement différentes qui vont servir le thème central du roman : comment communiquer avec l'autre ?
Crise d'adolescence
Dans son premier arc, Jean-Claude Dunyach dresse le portrait d'une gamine prise dans les affres de l'adolescence et qui découvre avec une ardeur un peu trop incandescente les plaisirs du sexe. Évangeline incarne donc une jeune femme rebelle dont le tempérament de feu va lui permettre de survivre (et de s'adapter) à la pire des horreurs. Dans cette fascinante attaque extra-terrestre à mi-chemin entre Starcraft et Alien, Évangeline devient une proto-Kerrigan en mettant à sa botte les insectes spatiaux venus la dévorer. Passionnant (et souvent répugnant), cette partie prend au pied de la lettre la notion de transformation du corps adolescent pour en faire quelque chose d'extrême et symbolique : s'adapter ou mourir. Dunyach montre par la même occasion que la communication ne se fait pas uniquement par la parole ou la gestuelle mais également par les odeurs, les sécrétions et le sexe. C'est à la fois dérangeant et jouissif, mais surtout complètement réussi.
En face, l'expédition de l'ambassadeur offre un côté bien plus classique au lecteur avec de la SF militaire admirablement menée et rythmée (avec en outre un sens aigu du dialogue) qui met encore une fois en relief l'incommunicabilité entre deux espèces ne partageant pas de repères communs et qui, du fait, auront un comportement agressif devant l'inconnu.
Sous ses airs d'aventures spatiales, le roman nous questionne donc sur le rapport à l'autre et ce qu'implique l'absence de communication entre les peuples (alien ou humain).
« C'est une chose que l'on apprend vite, quand on voyage entre les mondes : les espaces clos envahis d'humains puent la soumission et la peur, quels que soient les efforts déployés pour nettoyer sans cesse chaque recoin. »
Un scénario de blockbuster
Malheureusement, et même si Jean-Claude Dunyach déploie une écriture remarquablement fluide et efficace, Trois Hourras pour Lady Évangeline a la fâcheuse tendance à lorgner vers le blockbuster hollywoodien dès qu'il s'agit de faire avancer l'histoire.
Du fait, les incohérences s'accumulent et il faut au lecteur parfois bien de la volonté pour faire fi des comportements totalement idiots des personnages qui rendraient presque ceux d'Alien : Covenant ingénieux.
Les raccourcis scénaristiques nécessaires au suspense de l'intrigue sont parfois gros à avaler (un vaisseau équipée d'IA ultra-intelligentes et à la pointe de la technologie mais qui ne détecte pas les phéromones et autres contaminations biologiques, un équipage militaire sur le pied de guerre qui n'hésite pas à détruire l'une de ses propres navettes présumées contaminées mais qui accueille gentimment une chose-femme devenue Reine d'une colonie d'insectes-aliens agressifs…) et l'histoire en pâtit globalement car on comprend que bien souvent ces raccourcis et facilités sont là pour permettre de développer le message de fond sur la communication. Un mal pour un bien, diront certains.
Bien sûr, le versant blockbuster donne aussi un certain côté page-turner à ce récit spatial mâtiné d'aventures teenager ce qui permet, somme toute, de raccrocher les wagons de la narration et de suivre l'histoire de Lady Évangeline jusqu'au bout sans véritable déplaisir.
Trois Hourras pour Lady Évangeline constitue donc une agréable balade parmi les étoiles où les amateurs de créatures extra-terrestres devraient en avoir pour leur argent. Réflexion sur le langage (sous toutes ses formes) et sur les affres de l'adolescence, le roman de Jean-Claude Dunyach abuse certainement de facilités scénaristiques un peu trop voyantes mais ne manque jamais d'idées lorsqu'il s'agit de stimuler l'attention de son lecteur.
Un bon divertissement en somme, plus intelligent qu'il n'y paraît.
Lien : https://justaword.fr/trois-h..
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Lilo0606160616
  29 décembre 2019
Dans une autre ère, les hommes vivent dans des vaisseaux spatiaux qui leur permettent de voguer d'une planète à une autre. En mission, « le Temps Incertain », bâtiment militaire à la pointe de la technologie et ayant toute forme d'intelligence artificielle à son bord, se voit attaquer par un ennemi impalpable qui se nourrit de l'environnement ambiant. Evangeline, fille de l'ambassadeur, est victime d'une invasion extraterrestre et se doit d'évoluer dans un environnement hostile pour survivre. Loin de là, son père de profession ambassadeur, se trouve confronter à ce même ennemi dont il ne sait rien…
La science-fiction n'est pas dans mes habitudes de lecture, j'ai toujours rencontré des difficultés à me mettre dans l'histoire et à m'imprégner de l'ambiance de ce genre. C'est donc avec une certaine appréhension que je me suis lancée, dans la lecture du roman publié aux éditions L'Atalante de Jean-Claude Dunyach « Trois hourras pour Lady Evangeline ». Mais c'est avec surprise que les premières pages ont effacé mon appréhension. J'ai ressenti une forme de tension, presque une angoisse à la découverte du fameux ennemi, en bref un petit quelque chose qui fait qu'on se dit : « j'aime se ressenti de lecture ». On est spectateur d'un personnage hors du commun, qui se meut dans l'univers, tel un boa en chasse qui s'apprête à tout engloutir sur son passage. J'ai trouvé la représentation de cette entité très bien réalisée, l'auteur nous donne la bonne dose d'information pour qu'on puisse faire fonctionner notre imagination mais sait s'arrêter là où il faut pour que l'angoisse monte en nous.
Le fond de l'histoire est plutôt bien ficelé, de nombreux éléments se mêlent entre eux pour construire un récit qui se déroule dans un espace spatio-temporel innovant qui met en avant l'importance de la communication et du respect de l'autre. J'ai cependant trouvé qu'il y avait certains passages décousus notamment lorsqu'Evangeline retrouve son père et perd son statut auprès de ses congénères du moment. Je m'attendais à davantage d'explications sur les origines de cette tribu qu'elle habite pendant quelques temps, j'aurai aimé avoir un aperçu de la souffrance éprouvée par ses camarades de classe. Ce passage a été trop rapidement mis de côté et aurait mérité, à mon sens, d'être approfondi. le côté par ailleurs érotique de ce personnage n'a à mes yeux pas grand intérêt hormis peut-être le fait qu'il insiste sur le caractère révoltant de la « gamine ». On ressent bien les éléments de l'histoire, l'environnement hostile, mais pas pas suffisamment les affinités entre les personnages.
En conclusion, Trois hourras pour Lady Evangéline ne m'aura pas déçu mais ne m'aura pas happée non plus. Il y a une écriture fluide et riche en imagination de la part de l'auteur, il me manque juste une dose de sentiments et d'homogénéité pour donner toute l'attention à ce roman. Une découverte qui m'aura fait sortir de mes sentiers habituels de lecture et qui m'aura fait découvrir un auteur français de science-fiction plein de ressources.
+ Lire la suite
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Lunalithe
  13 novembre 2019
L'entrée en matière de ce roman, plutôt grandiose, annonce un roman moins hard-science qu'on aurait pu croire.
On suit l'évolution passionnante d'une entité qui se construit, qui évolue et qui apprend - et qui absorbe et tue. En parallèle, Evangeline doit survivre au milieu d'une ruche, et s'emploie alors à devenir la Reine.
Le récit oscille donc entre l'atmosphère glaciale de l'espace, et la moiteur humide de la ruche d'Evangeline, qu'elle marque de ses fluides.
Au delà de ce contexte, on assiste surtout à l'évolution, à l'apprentissage et à l'adaptation des êtres - humains, mais pas que...
Un très troublant roman, dont la conclusion m'a tout simplement ravie !
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Lauryn
  20 juillet 2019
Un roman de Science-Fiction qui déménage, avec une plume très agréable et un sujet fréquent mais traité avec originalité : la communication inter-espèces. À découvrir d'urgence !
Lien : https://lauryn-books.blogspo..
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gemme2603
  15 juillet 2019
Troublant, parfois dérangeant, mais du très grand Dunyach, indubitablement.
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   17 décembre 2019
Un roman de SF organique, aux descriptions cliniques, mêlant deux types de menaces alien, pas si différentes. Un roman sur les relations père-fille, sur les changements de l’adolescence : devenue reine des insectes, la jeune femme a également mûri. Un roman qui démontre tout le talent d’un auteur au style acéré.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   21 juillet 2019
Communiquer, c’est comprendre qu’on a un autre univers en face de soi, quelque chose qui vit suivant ses propres règles et dont on est obligé de tenir compte. Mais si on ne communique pas, comment réagit-on ?
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LunalitheLunalithe   25 octobre 2019
Trois organisations sociales se sont succédé dans ce système solaire isolé [...]. Aucune d'elle n'a triomphé des autres. Aucune n'a réussi à imprimer autre chose qu'une marque éphémère sur l'univers. Mais elle a appris de chacune d'elles. Elles l'ont aidée à devenir quelqu'un avec qui elle peut s'entendre, quelqu'un qui deviendra meilleur avec le temps, sans renoncer à rien.
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JustAWordJustAWord   21 juillet 2019
C’est une chose que l’on apprend vite, quand on voyage entre les mondes : les espaces clos envahis d’humains puent la soumission et la peur, quels que soient les efforts déployés pour nettoyer sans cesse chaque recoin.
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LunalitheLunalithe   25 octobre 2019
Communiquer, c'est comprendre qu'on a un autre univers en face de soi, quelque chose qui vit suivant ses propres règles et dont on est obligé de tenir compte.
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LunalitheLunalithe   25 octobre 2019
Durant les dernières heures, elle a cessé de se croire immortelle. Mais cela ne veut pas dire qu'elle est prête à renoncer à vivre.
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Videos de Jean-Claude Dunyach (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Claude Dunyach
Silène Edgar nous parle de ses deux derniers romans, de ses découvertes littéraires du moment, de Jean-Claude Dunyach, son parrain d'écriture, et bien évidemment des Imaginales.
L'autrice assure chaque année la coordination du speed dating auteurs - éditeurs des Imaginales avec Élise Dattin.
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