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EAN : 9782742772254
269 pages
Éditeur : Actes Sud (03/01/2008)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Illustre et décrié, vieillissant et proscrit, Gustave Courbet croise un soir à Genève une prostituée, Mona, en qui il croit reconnaître une amante de jadis, la belle Jo — celle qui donna naissance à L'Origine du monde, -l'oeuvre maîtresse de sa peinture...

Mona n'est pas Jo, mais qu'importe : ivre d'amertume et de solitude, devant cette femme de hasard, le temps d'une nuit Gustave Courbet se raconte, laisse déferler ses utopies et ses désillusions, sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  07 juillet 2018
Quelle lecture intéressante et enrichissante, j'ai appris beaucoup sur Courbet. Je m'étais toujours contentée de regarder ses toiles sans me documenter sur elles ou sur sa vie.
François Dupeyron nous donne des tas d'informations sur Courbet qui était engagé politiquement et qui croyait au pouvoir du peuple. Ici, il nous relate son implication pendant « la Commune », son goût pour la vie, les femmes, l'alcool mais aussi nous donne quelques clés de lecture sur certaines de ses toiles.
Oui, j'ai passé un moment riche auprès de Courbet. Si comme le précise François Dupeyron, il ne s'agit pas d'une biographie, ce roman n'en reste pas moins instructif et plein de vie .
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paroles
  11 mars 2016
Ce livre retrace les dernières années de la vie de Courbet. Celles où il se mêle de politique, où il rêve de la Commune, où il y prend part. Celles qu'il croit pouvoir changer car il croit en l'homme, il croit au partage, il croit au socialisme...
Mais il oublie qui il est est au plus profond de lui, un pacifique, un tendre qui n'aime ni les combats, ni les tueries, ni les morts inutiles. Et ce qu'il voit des hommes lui fait mal, lui fait peur et le fait reculer. Il n'en veut plus de cette Commune, il n'en veut plus de se pouvoir, il n'en veut plus de cette colonne Vendôme et de sa statue de Napoléon le sanguinaire. Il faut la détruire ! Mais est-ce bien lui qui a prononcé ces mots-là ou les a-t'il repris de quelqu'un d'autre ? Voilà qu'on les lui attribue. Et de ça non plus, il n'en veut plus. Lui, ce qu'il veut c'est qu'on le laisse tranquille, qu'on le laisse avec Adèle. C'est elle qu'il aime en ce moment. C'est avec elle qu'il se promène dans Paris en effervescence. C'est avec elle qu'il boit, beaucoup, beaucoup trop. Non, non, il faut qu'il laisse la politique aux autres, il faut qu'il se remette à peindre. Mais trop tard ! On l'a vu, on l'a entendu. La Commune, ce rêve, n'a pas pris. le voilà maintenant accusé, emprisonné, condamné. En prison ! Lui ! Mais on n'a pas compris. Il ne voulait pas faire de mal. Il croyait...
6 mois de prison, il s'en sort bien, d'autres ont été condamnés. Mais quand il est libéré ce n'est plus Courbet qui sort. C'est quelqu'un d'autre. Pendant 6 mois, la vie a continué sans lui. On lui a pris ses tableaux, on l'a volé. Adèle, sa soeur Zoé ? Il ne sait pas, il ne sait plus. Qui croire ? On lui demande de rembourser la destruction de la colonne. Cette fichue colonne. Avec quel argent ? Il n'en a pas, il n'en a plus. Alors il fuit. Il s'enfuit. Il s'exile. La Suisse sera sa nouvelle patrie. Ô il peindra bien encore quelques toiles, des fruits, des poissons, des paysages mais il a perdu sa flamme, cette petite flamme qui lui avait permis de briller plus fort que les autres peintres, celle qui lui avait permis d'atteindre des sommets comme "L'enterrement à Ornans" qui avait été refusé au Salon car ses proportions étaient hors norme, ou encore d'avoir osé peindre "l'origine du monde". Jamais plus, il n'avait réussi à égaler son art...
J'ai adoré et dévoré ce livre. J'ai vécu avec Courbet. le gros Courbet dont l'oeil s'égayait à la vision d'une jolie fille et qui perdait aussitôt ses repères parce qu'il était amoureux. Amoureux, il l'était aussi de la vie, du bon vin, de la bonne chère. Francois Dupeyron a su magnifiquement donner vie à ce bon vivant, excessif dans son art comme dans la vie. Excessif pour l'époque car il ne voulait pas suivre les codes des salons de peinture où ses toiles (dont les dimensions ne correspondaient pas à celles imposées) étaient refusées. Mais les amateurs étaient là et il vendait quand même. Son nom était connu, recherché.
Un beau portrait vivant d'un grand peintre dont j'ai pu apprécier les oeuvres au musée de Montpellier il y a quelques années. Un beau souvenir.
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tynn
  08 août 2016
François Dupeyron a disparu en février 2016, laissant une oeuvre cinématographie reconnue de la critique et du public.
Qui n'a pas été touché par son adaptation du roman de Marc Dugain, La chambre des officiers ?
Homme de gauche, intéressé par les problèmes de société comme les banlieues, le monde paysan, l'immigration clandestine, son travail fait preuve d'engagement et de réflexion. Par cet essai romanesque sur une personnalité publique dans un contexte politique, il se fait historien, remettant l'homme dans son époque.
Le peintre Gustave Courbet, républicain et socialiste, élu au Conseil de la Commune de Paris sera accusé responsable de la mise à terre de la colonne Vendôme. Proscrit et vieillissant, réfugié en Suisse, bien incapable de rembourser la somme astronomique pour réparations, le vieux peintre à la santé en berne, paye les excès de sa vie de fêtard et de libertin, trouve peu l'inspiration pour continuer à peindre et ne rentrera plus jamais en France.
J'ai aimé ce roman, plus léger qu'une véritable biographie, à l'écriture originale et à la documentation solide. le contexte historique est en filigrane et incite à compléter ses connaissances sur la Commune, sur l'oeuvre du peintre et son parcours d'homme engagé.
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missmolko1
  06 décembre 2013
Je suis bien embêtée pour rédiger cette critique car mon avis est vraiment mitigé. Je ne dis pas qu'il s'agit la d'un mauvais livre bien au contraire mais je suis passée totalement a coté.
L'écriture de l'auteur est complexe : tantôt des phrases longues avec beaucoup de ponctuation tantôt des phrases très courtes. Un vocabulaire très familier ou argotique qui colle parfaitement avec le personnage mais qui ont vraiment compliqué ma lecture.
Et puis des souvenirs du peintre qui se mélangent et que j'avais beaucoup de mal a resituer dans le temps. Encore une fois je précise que ce n'est que mon avis et que j'ai sans doute appréhendé ce livre dans une mauvaise période : début d'un nouveau travail avec horaire décalé, grosse fatigue....
Je vous le recommande quand même rien que pour découvrir un peu plus ce fabuleux peintre.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Malaura
  07 juin 2011
Parce qu'il a cru reconnaître en elle l'inspiratrice de ses oeuvres les plus célèbres, et parce qu'elle a fait remonter à la surface tout son passé d'illustre peintre, Gustave Courbet s'attache à Mona, une prostituée d'un bordel miteux de Genève.
Pendant toute une nuit, il se confesse à elle, laissant jaillir ses souvenirs.
Lui, le peintre célèbre et décrié, l'artiste vieillissant et malade, le naturaliste aux idéaux brisés, le communard exilé, le jouissif excessif, livre tout de ses utopies et de ses désillusions.
Le style particulier de François Dupeyron colle parfaitement à l'évocation du personnage Gustave Courbet, homme massif, haut en couleur, qui cache sous ses fanfaronnades une profonde sensibilité et une grande implication politique et humaine.
Les lignes de ce texte, singulier et beau, révèlent une urgence de la confession, un besoin de dire, une oralité très évocatrice de l'homme excessif, imbibé, populaire et populiste, tel qu'a pu l'être cet artiste profondément attaché aux hommes et à la terre et à qui l'on doit la magnifique toile "l'Origine du monde".
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
martineden74martineden74   12 septembre 2020
D’abord qu’il la montre, qu’on la voie son Hospitalité. Ils avaient retiré le drap qui la recouvrait. On avait applaudi, le maire lui avait pris la main pour la lever bien haut.
— C’est un honneur pour la Suisse ! Pour La Tour…
On avait encore applaudi… Maintenant c’était son tour, le maire avait demandé le silence, Courbet regardait sa sculpture comme s’il la découvrait.
— Elle a de beaux cheveux…
Il cherchait ce qu’il pouvait bien en dire. Il y avait eu quelques rires parce que ça fait toujours rire un homme qui ne sait plus, qui se cherche… encore plus s’il est saoul. Il les avait regardés.
— Vous attendez que je dise quelque chose… C’est pas facile, la liberté c’est pas facile…
C’était lui maintenant qui avait son petit rire. Il allait les faire chier un peu puisqu’ils voulaient se marrer. Il s’était tourné vers le maire, un peu gêné l’élu, sur des œufs… il y avait eu quelques sifflets, encore des rires.
— Vous l’avez déjà rencontrée vous, la liberté ? Je l’ai peut-être aperçue mais je ne me souviens plus, je devais être bourré.
Ils mordaient, ils riaient. Ça, il savait encore… même si c’était toujours à son détriment.
— Peut-être bien qu’il faut être bourré pour la voir ! Peut-être que je me suis trompé de femme… Mais le cœur y était. Vous êtes un peuple merveilleux, vous avez les plus belles montagnes du monde… le meilleur des mondes, pardon à Rousseau.
On l’avait applaudi comme s’il avait dit quelque chose d’important.
— J’avais préparé un petit texte… mais je ne vais pas le lire.
Ça lui était venu comme ça, pas prémédité, remâché… il n’avait plus envie, il était fatigué.
— Je suis un peu fatigué et puis… il faut de l’innocence pour parler de la liberté. Il faudrait ne pas savoir… rien des hommes.
Là, il avait creusé un silence, on le sentait parti, qu’il allait s’envoler, sortir quelques perles comme il était le seul à savoir. Mais non !… Son regard s’était arrêté sur un petit Jo… Pourquoi lui ? Un autre petit Jo, il avait pensé et il en avait été tout remué. Petit Jo ! Comme il serait heureux de l’avoir près de lui… Pour lui, peut-être il arrêterait de faire le con. Il avait fait signe à l’enfant de le rejoindre, sa mère l’avait poussé, lui n’osait pas… Il s’était avancé freluquet, petit Jo aurait été plus décidé… Courbet l’avait pris par les épaules pour le retourner vers le public. Il avait retiré une feuille de sa poche.
— Tu sais lire ?… Oui ?… T’as peur ? Vas-y…
L’enfant avait lu le premier mot.
— Cette tête…
Courbet lui avait soufflé à l’oreille : “Très bien, maintenant tu parles fort et tu te tiens droit !” L’enfant avait fait comme il avait dit, il s’était mis à lire avec ce ton propre aux enfants qui déchiffrent. Courbet gardait les mains sur ses épaules.
— Cette tête, je l’ai appelée Liberté. La liberté, elle n’appartient à aucun pays, aucune caste… elle n’exprime aucune haine ni colère…
Si l’enfant butait, Courbet reprenait le mot. L’enfant parlait avec de plus en plus d’assurance et de plus en plus fort, le rose aux joues. Et on découvrait que dans sa bouche, les mots prenaient du poids, même ou surtout parce qu’il ne les comprenait pas tous.
— La liberté appartient à l’humanité tout entière… elle est sa grandeur et sa beauté. Oui, la liberté est bonne… pas de lauriers sur son front ! parce que les peuples n’ont pas besoin de lauriers pour être heureux. Je suis fier de l’offrir au pays qui nous accueille, les bannis, les chiens… les fous de liberté. Vive la liberté, vive l’amour de la liberté… Vive la Suisse.
Courbet avait embrassé l’enfant, il l’avait soulevé de terre pour qu’on l’applaudisse. Le maire attendait pour le remercier encore à deux mains. L’enfant avait couru retrouver sa mère. On s’approchait pour voir de plus près cette Liberté et ce Courbet ! On venait le féliciter, c’était joyeux et il y était pour quelque chose… Tout le reste n’avait aucune importance
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martineden74martineden74   12 septembre 2020
— Au fond qu’est-ce qu’on voulait ?… D’abord en finir avec cette connerie de guerre, peu importe l’autre qui était en face… en finir ! place au peuple ! Mais le peuple ?… C’est un peu comme être heureux, c’est pas bien facile à cerner. C’est tout le monde le peuple… quand on est à la Bastille, on peut dire que c’est là, maintenant, le peuple… Là, c’est facile on l’a sous la main, à toucher, tout le monde en est… mais après c’est plus que des morceaux, on voudrait qu’ils tiennent ensemble… C’est ça le peuple, des morceaux qui tiennent pas bien ensemble, on essaye par tous les bouts et parfois ça marche, alors on se dit que c’est possible… pas trop longtemps, mais possible quand même…
On se dit que c’est tout le contraire de Thiers et de tous les jean-foutre, les napoltrons ! ça peut pas être leurs saloperies, c’est propre le peuple… C’est pas toujours le même qui brille, c’est des élections, c’est être tous égaux, heureux, égalité, fraternité… C’est rien que vouloir le bien pour l’autre… non ! ça c’est les curés ! ils en ont plein la bouche et on l’a déjà bouffée cette soupe… l’autre aussi d’ailleurs, l’égalité ! ça donne pas du propre à l’arrivée…
— Non, le peuple c’est pas ça… le peuple c’est… inventer… Oui voilà, il faut inventer maintenant, une autre vie, un autre monde.— Ça s’invente pas la vie.
— Comment ça ? Et pourquoi pas !
— Ça ne change pas les hommes.
— Que si ! Serait-ce que tu ne veux pas que je change ?
— Je veux, mais…
— Alors, ne commence pas par dire que ça peut pas !
— On n’est pas les premiers à vouloir.
— Et pourquoi on ne serait pas les premiers à réussir ? Y en a bien des premières fois ! des inventions ! non ?
— …
— T’es rien qu’un pessimiste, un mange-merde…
— Oui peut-être.
— Pas peut-être, c’est sûr ! L’homme a l’esprit pour inventer… C’est rien que ça un homme, sinon c’est une bête.
— On est peut-être des bêtes.
— Que non ! Est-ce qu’on serait là à parler comme ça ? On va leur montrer tout ce qu’on peut inventer. Place à l’Homme ! Place à la Commune, à l’Invention…
Là on ne peut plus rien dire, les inventeurs ont toujours le dernier mot… tant qu’ils n’ont rien inventé.
On en était là dans la nuit du 17 au 18 mars, on allait inventer et ça allait être beau, la nuit était belle et personne n’avait tiré parce que de l’autre côté il s’en racontait aussi des histoires, ça gambergeait, ça voulait que du bien… on appelle ça l’espoir
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martineden74martineden74   12 septembre 2020
Un boxeur qui commence à prendre des coups se protège, il tente bien une sortie, une autre, mais c’est pire… alors il se protège de plus en plus et l’autre cogne et lui ne pense plus qu’à résister. Il y met toute sa fierté, là où il la puise sa force, il se protège de mieux en mieux, incapable de penser à autre chose, à en devenir bête. Mais il ne peut pas écarter tous les coups et il commence à avoir mal, de plus en plus, et des pensées lui viennent qui l’emportent, l’éloignent pour combattre la douleur, il n’a plus besoin de penser à se protéger, c’est devenu un réflexe, alors il prend des coups et il rêve en attendant que l’autre cesse, mais l’autre ne cessera pas tant qu’il restera debout, il rêve quand même… et puis soudain, son corps le trahit, prend peur de l’autre et aussi du rêveur, du rêveur surtout et il s’écroule, demande grâce, c’est plus facile pour lui, semble-t-il, d’en finir avec l’autre que d’aller contre ses propres rêves. Je ne parle même pas d’aller avec eux, où diable n’iraient-ils pas ceux-là ? Il en a une peur panique et il préfère arrêter le combat… Mais il arrive que les rêves soient plus forts que le corps et sa peur, qu’ils prennent le pouvoir… Ce sera la Commune !
Parce que la République va trahir, Thiers préférera signer avec la Prusse, s’enfuir à Versailles… et ce sera le chaos, KO le boxeur, dans le coma ! l’esprit dans les limbes qui ne veut plus revenir dans le corps, cette saleté qui lui a trop fait mal, il est bien là où il est, il n’a jamais été aussi bien, alors ça va durer, il va prendre son temps… mais ça peut pas toujours, et c’est bien dommage, ou bien il abandonne ses rêves, ou bien il en meurt ! et Paris ne peut pas mourir, alors il lui faudra abandonner ses rêves, c’était tous les rêves de 89, 93, 48 qui avaient rappliqué, étaient remontés et beaucoup d’autres encore plus menus, feux follets, poétiques… les rêves des hommes qui ont mal, qui ont faim… la vie comme on aimerait qu’elle soit.
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martineden74martineden74   12 septembre 2020
— Ah, on va vivre ! On a commencé ! Ce matin, en me levant je me suis dit : Marius t’as trente-cinq ans et c’est maintenant que tu commences à vivre !… Merde ! Va falloir se rattraper, y a du chemin à faire ! Je t’en ai une de ces envies de vivre nom de Dieu ! pas toi ?…

— L’emmerdement c’est que moi j’ai cinquante ans !

— Alors faut y aller, faut y aller !… T’es pas encore moisi, on l’a bien raide encore à cinquante ans, un roc comme toi… à soixante-dix ans, t’aurais vu le grand-père chez moi…Il s’était mis à siffler entre ses dents et son bras allait et venait, le poing bien fermé.

— Nom de Dieu Courbet, le paradis c’est maintenant qu’il nous le faut ! Ici qu’on le veut pour qu’on le laisse à nos petits… qu’ils n’aient plus qu’à faire pousser des fleurs et se rouler dans l’herbe. J’ai toujours aimé ça moi, me rouler dans l’herbe, pas toi ?…

— Oui, mais avec une bergère pour lui sucer les tétons !
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martineden74martineden74   12 septembre 2020
Il fuyait toujours… Il n’y avait rien à faire qu’à attendre que ça passe, parce que rien ne tient ici-bas. Il ne restait pas sans peindre, mais en vagabond, l’œil lisse aussi… Il avait trop vu, trop fait, où qu’il aille maintenant, il en avait vite fait le tour.Après quelques mois, il avait trouvé le Bon-Port… un signe ! une ancienne auberge, les pieds dans l’eau, près de Vevey, libre, qui l’attendait… il n’avait pas hésité. (…) La vue était belle, il pouvait se baigner à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, il n’y avait que là que son corps ne lui pesait plus, et aussi le froid de l’eau le rassemblait… parce qu’on pouvait saisir ses toiles, manger sa fortune, il y avait pire encore… la part profonde de son être n’était pas dans de bonnes mains et il le ressentait dans tout son corps, comme si on lui arrachait un bras, une jambe.
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Videos de François Dupeyron (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Dupeyron
Entretien avec François Dupeyron .Entretien avec François Dupeyron à propos de la parution du livre "Chacun pour soi, Dieu s?en fout", Éditions Léo ScheerPlus d'information : http://www.leoscheer.com/spip.php?article2008
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