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Citations sur Directs du droit (20)

araucaria
araucaria   11 juillet 2017
La justice se fourvoie quand elle perd de vue ce pourquoi elle a été organisée : faire du droit, pas de la morale.
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araucaria
araucaria   13 juillet 2017
La cour d'assises est une arène, un théâtre violent, un âpre lieu de parole au sein duquel un balbutiement peut faire basculer le verdict d'un côté ou de l'autre.
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araucaria
araucaria   10 juillet 2017
Si, comme l'a dit Robert Badinter, le crime est "le lieu géométrique du malheur humain", la cour d'assises, qui juge les criminels, est un lieu de combat autant que de douleur. La machine à juger, telle qu'elle a été conçue au fil des siècles, oblige la défense, si elle veut se faire entendre, à imposer un rapport de force - le sien.
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araucaria
araucaria   08 juillet 2017
Je ne vais pas faire semblant de chanter les louanges de la magistrature : je me méfie de son corporatisme, de sa frilosité, de la détestation qu'elle voue au Barreau. Pourtant, il existe de grands juges; c'est le troupeau qui est petit.
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Bigmammy
Bigmammy   15 février 2017
La méfiance viscérale des magistrats vis-à-vis des avocats m'intrigue depuis toujours. Ils ne nous aiment pas. Mais pourquoi ? En grande partie parce qu'ils ne nous connaissent pas, tout bonnement parce qu'ils ne veulent pas nous connaître. Et que circulent sur le Barreau les plus extravagants fantasmes. Les magistrats sont, souvent, gens raisonnables et peu aventureux, c'est ainsi, et peut-être cela vaut-il mieux pour les justiciables - quoique ...Ils voient en nous, les avocats, et surtout les pénalistes, une cohorte de fous furieux rémunérés par l'argent du vice, prêts à tout pour faire libérer des coupables.
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Verdure35
Verdure35   26 février 2017
la justice se fourvoie quand elle perd de vue ce pourquoi elle a été organisée: faire du droit, pas de la morale
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rkhettaoui
rkhettaoui   07 mai 2017
Gouverner, ce n’est pas recueillir, pour y trouver profit, la peur qui nous fait perdre raison, la haine qui nous rend incapables. Gouverner, ce n’est pas nous flatter ni nous ressembler quand nous devenons médiocres. Qu’une partie de la presse ait fait le même et médiocre métier, qu’elle ait alimenté la colère en détails inventés, en interviews insupportables, en commentaires destinés à faire peur, à faire mal, et surtout à faire vendre ; qu’elle se soit dégradée jusqu’à célébrer la haine et regretter qu’il y ait des juges là où il suffirait d’un bourreau ; qu’elle ne se sente d’autre mission que de suivre l’opinion publique, de l’exaspérer, quand il faudrait l’éclairer et la retenir car elle devient féroce : cela non plus ne se comprend ni ne s’excuse
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araucaria
araucaria   03 juillet 2017
En visite à la prison d'Alger, j'ai croisé un détenu qui, me reconnaissant, m'a murmuré : "Vous savez, maître, votre livre, ici, il circule en douce, sous le manteau." L'idée que Bête noire soit considéré comme un ouvrage sulfureux dans une prison m'a bien plu, je l'avoue, et m'a donné envie d'aller plus loin, avec la complicité de Stéphane Durand-Souffland.
En quatre ans, j'ai encore vu changer le monde que je connais le mieux : celui de la justice.
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CocoetYvette
CocoetYvette   12 mai 2017
Le professeur Mouthon rend un rapport de treize pages sur le dalmatien Théo. Un document qui fera date dans les annales de la justice française, rédigé avec l’aide d’une « employée de la Fondation Assistance aux animaux connaissant particulièrement bien le caractère et le comportement des chiens ». On y apprend par exemple que « tous les dalmatiens n’ont pas un caractère identique. Il est classiquement décrit que ces chiens peuvent être tranquilles ou actifs, obéissants ou frondeurs, confiants ou réservés, d’une éducation facilement ou plus difficilement réalisable ». « Étonnant, non ? », aurait commenté Pierre Desproges. La suite est inénarrable : « Nous faisons pénétrer le chien avec son (nouveau) maître dans le hall du bateau, en présence des policiers qui filment et de monsieur le Juge et de sa greffière. Le chien s’est d’abord approché de chacune des différentes personnes précitées présentes, puis il s’est rendu devant un escalier en colimaçon situé à gauche de l’entrée du bateau (c’est sous cet escalier que Libellule avait été retrouvée pendue). Il s’est immobilisé en regardant fixement cet escalier. Il est reparti vers son maître puis est revenu vers l’escalier, ceci à trois reprises, chaque fois s’immobilisant en arrêt, et regardant fixement cet escalier. Cette attitude du chien attire l’attention : tout se passe comme si l’animal avait un souvenir lié à la présence de cet escalier. Apparemment, le chien est inquiet et ne s’approche pas de l’escalier (…) »
On présente ensuite à Théo différents vêtements. Premier vêtement : « Le chien vient le sentir plusieurs fois et remue la queue. Il n’y a aucune réaction particulière de crainte. » Deuxième vêtement : « Le vêtement ayant été déposé trop rapidement, le chien l’interprète visiblement comme un jeu (…) (On le présente à nouveau) Il n’y a aucune réaction particulière de crainte. » Au quatrième vêtement, Théo présente une attitude qui « nous paraît être celle d’un chien inquiet ». Idem pour deux autres. Puis, on fait entrer divers personnages dans la péniche, chacun devant lancer « Bonjour Libé ». Selon les moments, Théo remue la queue, ou « semble inquiet », ou « paraît visiblement lassé ». Conclusion : « Il nous est apparu que le chien Théo a pu réagir aux différents tests auxquels il a été soumis, tant pour la présentation des vêtements portés par les différentes personnes à qui ces vêtements appartenaient (sic). Nous avons constaté pour un des vêtements présentés une attitude du chien qui se différenciait de ses autres comportements et cela de façon répétitive, par une réaction apparemment d’inquiétude ou de crainte. Cette attitude a été retrouvée ensuite lors de la présentation de la personne ayant porté ce vêtement. »
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Filox
Filox   12 février 2019
Aux assises, l’oralité des débats est un principe sacré: c’est le seul endroit du monde où la parole vaut plus que les écrits.
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